Istanbul, la citerne basilique

Les photos et explications sur la citerne basilique à Istanbul

Je ne pouvais être à Istanbul sans visiter la Citerne basilique…

 Affiche Istanbul
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La Citerne Basilique, Yerebatan Sarnıcı en turc (ce qui signifie « la citerne enfouie sous terre ») était la plus grande des 60 réserves d’eau de Constantinople, permettant de stocker l’eau de l’automne au printemps afin de remédier à la sécheresse de l’été. En outre, en cas de siège de la ville, l’approvisionnement en eau par les aqueducs étant saboté, les réserve d’eau de ces différentes citernes permettaient aux Constantinopolitains de survivre. La Citerne Basilique a joué son rôle de réserve d’eau jusqu’au XIXème siècle.

 Istanbul, la citerne basilique
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 Yerebatan Sarayı
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Une architecture renversante

 La tête à l'envers
 Tête pressée
L’architecture particulière de la Citerne Basilique tient au fait que cette énorme structure souterraine se situe sur une grande place publique avec un centre commercial, juridique et artistique qui date du début de l’âge romain. Il y avait des jardins, entourés de colonnades. C’est à cet endroit que l’empereur Constantin a fait construire la structure de base, qui a ensuite été agrandie sous l’empereur Justinien pour lui donner sa configuration actuelle.

La Citerne Basilique mesure 138m sur 64,6m, avec des murs de 4m d’épaisseur recouverts d’un enduit, et sa capacité était estimée à 78000m3. 336 colonnes soutiennent la voûte, réparties en 12 rangées de 28 colonnes, chacune mesurant 8m de haut. La plupart des colonnes sont surmontées de chapiteaux d’ordre corinthien (nous pouvons remarquer les feuilles d’acanthe qui les ornent), ou simplement de blocs d’imposte (le but étant fonctionnel et non décoratif car il ne devait pas être visible).

Ce qui intrigue le plus le visiteur, c’est la position de certaines représentations de la tête de la Méduse… En effet, comme le lieu a été bâti pour répondre à des besoins fonctionnels et avec des matériaux de récupération, ces têtes servent de base à certaines colonnes, et sont à l’envers ou ont subi une rotation de 90°.

Visite de la Citerne Basilique

 Istanbul - Cistern Cafe

Bien que l’entrée soit tout à fait modeste et ne laisse pas présager des merveilles qui se trouvent en dessous, c’est un monument qui reste parmi les plus marquants pour les touristes. Nous retrouvons même un bar restaurant dans la Citerne Basilique, le « Cistern Cafe », et qui jouit donc d’une atmosphère assez unique, avec son ancienne enseigne en tubes néon qui se reflète sur l’eau du pavage.

Pour les inconditionnels de l’agent 007, une scène du film « Bons baisers de Russie » se déroule dans la Citerne Basilique, au temps où les visites s’effectuaient encore en barque. On y voit brièvement James Bond, interprété par Sean Connery, guidé par l’agent local du MI6, Kerim Bey, s’introduire dans les locaux du consulat Soviétique (qui en réalité n’est pas situé dans la vieille ville) en empruntant un passage par la Citerne Basilique.

En 2009, le film « l’enquête » (The International) évoque aussi la Citerne Basilique.

Enfin, les « gammers » retrouveront dans « Assassin’s Creed: Revelations » la possibilité d’explorer une partie de la Citerne Basilique sous les traits de Ezio Auditore.

D’autres citernes sont aussi à visiter à Istanbul, comme par exemple la petite citerne de Théodose (plus agréable car nettement moins visitée), ou Binbirdirek Sarnici dont les doubles colonnes ont une hauteur de 15m (mais dont la restauration a ôté tout son charme; le béton à coulé à flots, amputant la citerne de la moitié de son volume).

La photo

 Istanbul, Basilica Cistern
Un petit conseil aux amateurs de photos, n’oubliez pas de prendre un monopode (ou tout autre système de stabilisation) ou un objectif permettant une grande ouverture, car les conditions de lumière ne sont pas des plus évidentes (en général assez sombre, mais les éclairages ponctuels sont assez violents et risquent de saturer les hautes lumières). Je n’avais pas de pied photo et je n’osais pas à l’époque utiliser une sensibilité élevée, ce qui explique que j’ai fort peu déclenché.

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