Valérian


Status : série finie
Genre : Science-fiction

Valérian et Laureline, en bref

Issus de l'imagination débordante de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières, les personnages de Valérian et Laureline – agents spatio-temporels qui voyagent à bord d'un vaisseau affrété par Galaxity, capitale de l'Empire Terrien - sont apparus pour la première fois dans les pages de Pilote en 1967. Par son inventivité et son audace, cette série est très rapidement devenue la référence absolue pour les lecteurs de bande dessinée de science-fiction. Valérian, le plus grand space opera publié par des auteurs français, nous entraîne donc dans un monde et un futur lointains.

Les scénarios font d'habiles clins d'œil à notre époque, mettant en scène tyrans et dictateurs, souvent bien proches de ceux de notre XXe siècle. Le dessin est classique mais doué d'une fantaisie qui donne une saveur rarement égalée aux créatures monstrueuses ou sympathiques que croise Valérian.

Synopsis

Dans les trois premières histoires de la série, Valérian pourchasse un dissident, Xombul, superintendant des rêves, qui cherche à prendre le pouvoir à Galaxity. Dans Les Mauvais Rêves, Xombul retourne sur Terre au xie siècle pour s'approprier les pouvoirs du magicien Albéric le Vieil. Avec l'aide d'une sauvageonne de rencontre, Laureline, Valérian parvient à faire échouer cette tentative. Dans La Cité des eaux mouvantes et dans la suite Terres en flammes, Xombul parvient à s'échapper de nouveau sur la Terre du xxe siècle. Il pense pouvoir profiter d'un cataclysme nucléaire pour s'approprier des connaissances scientifiques qui feraient de lui un nouveau maître de l'Univers. Sun Rae, pillard new-yorkais, et Schroeder, jeune savant, aident Valérian et Laureline à poursuivre Xombul. Finalement ce dernier disparaît dans la dématérialisation d'une machine à remonter le temps qui ne pouvait pas encore être fonctionnelle.

Dans L'Empire des mille planètes, Valérian et Laureline aident la Guilde menée par Elmir le marchand à rétablir l'ordre sur Syrte-la-Magnifique. Ils découvrent à cette occasion que les Connaisseurs sont les rescapés d'une expédition spatiale terrienne lancée à la recherche d'une planète d'accueil pour sauver l'humanité, à la suite du cataclysme nucléaire de 1986. Alerté par une série de phénomènes inexplicables, le Superintendant de Galaxity tente, dans Les Spectres d'Inverloch, d'empêcher le déclenchement de l'âge noir de la Terre. Avec l'aide de Valérian et Laureline, de Monsieur Albert, de Ralph le Glapum'tien et des Shingouz, il déjoue les plans de la Trinité d'Hypsis. Une négociation avec ces faux Dieux permet de changer le passé de la planète : l'explosion nucléaire (Les Foudres d'Hypsis) qui l'a dévastée au xxe siècle n'aura pas lieu. Cette modification de l'histoire a pour conséquence la disparition de Galaxity, qui était née de l'âge noir.

C'est alors qu'un ex-membre du Service spatio-temporel, Jal, s'approprie les pouvoirs de Kistna, survivante d'une espèce très ancienne et très puissante, pour répliquer une explosion nucléaire qui doit corriger les altérations de la trame du temps (Sur les frontières). Valérian et Laureline, avec l'aide de Monsieur Albert, font échouer toutes ses tentatives. Ayant perdu la Terre de Galaxity, devenus mercenaires à la solde du colonel Tlocq dans Les Cercles du pouvoir, tous deux se confrontent au futur Triumvirat de Rubanis34. C'est en réunissant des données sur des événements épars qu'ils se heurtent à LCF Sat et de nouveau à la Trinité d'Hypsis. Ils en obtiennent des informations sur l'existence de leur planète, perdue quelque part dans l'Univers, Par des temps incertains.

Dans l'antépénultième et la pénultième histoire de la série (respectivement Au bord du Grand Rien et L'Ordre des Pierres), Valérian et Laureline se lancent à la recherche de la Terre de Galaxity, aux confins de l'Univers, en se joignant à une expédition d'exploration dirigée par la commandante Singh'a Rough'a. Ils découvrent alors la puissance des Wolochs qui sont à l'origine de tous les malheurs de la Terre. L'ultime album, L'OuvreTemps, met fin à la quête des héros pour retrouver l'Âge d'or de la Terre. Valérian et Laureline y réunissent tous les amis rencontrés au long de la saga. Et leur alliance affronte, dans un dernier combat, tous leurs adversaires. Ils retrouvent alors la Terre de Galaxity telle qu'elle était, inchangée. Le Superintendant envoie Valérian et Laureline sur de nouvelles missions, mais séparément. Déçus par cette prochaine séparation, ils retrouvent Xombul dans son habituel fatras d'objets d'autres siècles. En reconnaissance, il leur offre un voyage dans un très ancien vaisseau spatial, le XB27, qui avait ramené Valérian, accompagné de Laureline, de l'an mil. Ce voyage les ramène dans le Paris du xxe siècle mais… ayant fortement rajeuni. Retombés en enfance, Valérian et Laureline sont adoptés par Monsieur Albert.

Géographie

Flag Univers Valérian et Laureline

Vous pouvez consulter l'article détaillé sur la géographie de l'Univers de Valérian.

Influences

Influences de Valérian et Laureline sur le cinéma

Stan Barets raconte qu'en 1977, lors du Festival international de la science-fiction à Metz, où était projeté pour la première fois en France le premier film de Star Wars (La Guerre des étoiles), Mézières déclara à la fin de la projection : On dirait une adaptation de Valérian au cinéma.

Cela faisait déjà dix ans que la série paraissait dans Pilote et le Faucon Millenium de Han Solo a le même aspect global que le vaisseau XB 982 de Valérian et Laureline. Au fil des épisodes, les ressemblances se font de plus en plus précises : dans L'Empire contre-attaque en 1980, Han Solo est prisonnier d'un bloc de carbonite qui retenait déjà Valérian en 1971, dans L'Empire des mille planètes. En 1983, dans Le Retour du Jedi, la princesse Leia Organa est habillée par Jabba le Hutt d'une tenue de harem semblable à celle qu'avait revêtue Laureline pour Alzafar, le gros poussah d'empereur du Pays sans étoile, publié en 1972. Dans La Menace fantôme de 1999, le ferrailleur Watto pourrait bien venir, tant l'apparence est similaire, de la même planète que les Shingouz apparus en 1975 dans L'Ambassadeur des Ombres. Les Connaisseurs de l'Empire des mille planètes de 1971 cachent sous leur casque la même figure décharnée que Valérian découvre à la fin de l'histoire comme Luke Skywalker va découvrir, en 1983, celle de Dark Vador à la fin du Retour du Jedi. Cependant il est aussi admis que Vador soit inspiré du docteur Fatalis qui avait déjà cette caractéristique. Il serait facile aussi de relever des ressemblances entre la faune galactique de La Guerre des étoiles et les inventions graphiques du bestiaire de Mézières. Un ami américain du dessinateur lui a rapporté que Doug Chiang, le chef-décorateur de George Lucas sur La Menace fantôme, possédait en bonne place dans les rayons de sa bibliothèque les albums de Valérian.

« Les designs de planètes, de créatures ou d'objets de Mézières participeront tellement à l'établissement des codes du genre que Will Eisner (auteur et théoricien de la bande dessinée) dira que Mézières et Christin sont l'une des plus grandes influences qu'ait subie le cinéma américain en matière de science-fiction. » En 1983 paraît dans Pilote un article sur le Retour du Jedi et les emprunts du cinéma à la bande dessinée, illustré par Mézières qui fait se rencontrer, dans un bar de l'espace, Valérian et Laureline et Luke Skywalker accompagné de la princesse Leia. À cette dernière qui déclare : Comme c'est amusant de nous rencontrer ici !, Laureline répond, non sans sous-entendus : Oh, nous sommes des habitués de cette boîte depuis longtemps !

De même, la 4e planche de l'Ambassadeur des Ombres représentant Point Central a souvent été source d'inspiration, comme le making-of d'Independence Day en fait état. Ou encore la similitude frappante entre la tanière de Thulsa Doom, dans le film de 1981 Conan le Barbare, et les cuisines du Maître des oiseaux dans l'album de 1973. Le film Dark City d'Alex Proyas, en 1998, met en scène un inspecteur de police, Franck Bumstead, qui pour échapper à une bagarre tombe dans l'espace, découvrant une ville, Shell City, flottant dans le vide. C'est la même aventure que vit Valérian en 1976/1977 dans Sur les terres truquées : rattrapé par ses poursuivants, il tombe de la jetée d'un port non pas dans l'eau mais dans l'espace.

Le cinéaste danois Søren Kragh-Jacobsen (lui-même amateur de Valérian et Linda, le nom de Laureline en danois) fait une citation de la série et de Linda/Laureline dans Mifunes sidste sang (La dernière chanson de Mifune). Dans ce film de 1999, sorti en France sous le titre de Mifune, un personnage, Rud, est lecteur assidu des albums de Valérian qu'il cache sous son lit. Il croit reconnaître dans un autre personnage, Liva Psilander, Linda, son héroïne préférée.

Le Cinquième Élément

Le travail de Jean-Claude Mézières sur le film Le Cinquième Élément représente un magistral clin d'œil à Valérian et Laureline. La bande dessinée va influer de façon significative sur le film de Luc Besson.

C'est à Noël 1991 que le réalisateur demande à Jean Giraud/Moebius et à Jean-Claude Mézières de travailler avec son chef décorateur Dan Weil aux décors du film qu'il a en projet : Zaltman Bléros. Pendant toute l'année 92, Mézières met de côté l'histoire sur laquelle il avait commencé à travailler, Les Cercles du pouvoir, pour se consacrer au projet. Il introduit dans les croquis de décors qu'il réalise des éléments qu'il emprunte à son travail interrompu. Pour une scène qui doit se passer à la bibliothèque publique, les personnages se déplacent en métro aérien et Mézières agrémente la scène de ses taxis volants et des « limouzingues » des Cercles du pouvoir.

Mais le projet est arrêté début 1993. Mézières reprend donc le dessin des Cercles du pouvoir et lors de la sortie de l'album en 1994, il en dédicace un exemplaire à Besson, ainsi qu'un dessin de ses taxis. Après le succès de Léon, celui-ci reprend son projet et réalise ce qui s'appelle désormais Le Cinquième Élément en utilisant dans une large mesure les dessins de Mézières pour ses décors. Mais surtout il modifie son scénario en s'inspirant fortement de l'album : le héros n'est plus Zaltman Bléros mais Korben Dallas, qui n'est plus travailleur dans une usine d'assemblage de fusées mais chauffeur de taxi, rappelant S'Traks, l'un des personnages des Cercles du pouvoir, plus pourri que tous les taxis du Bronx. Surtout, les taxis volants et les « limouzingues » tiennent maintenant un rôle central dans le film.

Dans la bande dessinée, les influences sont souvent réciproques. Mézières et Giraud ont travaillé ensemble sur le Cinquième Élément et il est intéressant, à ce sujet, de rapprocher une aventure dessinée en 1976 par Giraud/Moebius sur un scénario de Dan O'Bannon, The Long Tomorrow, avec sa ville organisée en niveaux et parcourue par des voitures volantes, de l'atmosphère des Cercles du pouvoir, du Cinquième Élément, ou encore du Blade Runner de Ridley Scott. On notera que l'idée des cités verticales est initiée par Silverberg dans les Monades urbaines en 1971.

Lors de ses visites aux studios de Pinewood en 1996, Jean-Claude Mézières déclare que c'est une émotion rare pour un artiste graphique, que de voir son travail à la fois scrupuleusement respecté et magnifié par la magie toujours intacte du cinéma à grand spectacle.

Influences de Valérian et Laureline sur la bande dessinée

Pour ce qui est de la bande dessinée, il est difficile de ne pas remarquer les similitudes entre les personnages de Valérian et Laureline et ceux de Bruno Castorp et Mireia dans la série Gigantik, de Victor Mora (scénario) et Josep-Maria Cardona, ou encore l'allure de loser commune à Valérian et à Cosmik Roger, de Mo/CDM et Julien/CDM. Dans l'histoire de Goldorak intitulée Le Vaisseau errant, dessinée par Jorgue Domenech et publiée dans Téléjunior, ledit vaisseau errant est la copie presque conforme de l'astronef de Valérian et Laureline. Mézières reconnaît lui-même qu'une bonne culture graphique fait que des souvenirs s'imposent quelquefois malgré soi sous le crayon, la plume ou le pinceau.

Inspiration et références

Toutes les aventures de Valérian et Laureline sont des références constantes à la culture de la science-fiction. Pour le lecteur attentif, il est possible de reconnaître dans l'écriture ou dans le dessin les sources d'inspiration des auteurs de la série. Pourtant Mézières déclare qu'il arrête de lire de la science-fiction dès qu'il commence à produire Valérian : « la science-fiction était devenue mon territoire, je ne voulais pas aller grappiller des idées chez les autres. » Il reste que la machine à voyager dans le temps, c'est H. G. Wells, l'idée même d'agents spatio-temporels c'est Poul Anderson et sa Patrouille du temps, les pouvoirs des Alflololiens semblent venir des Plus qu'humains de Theodore Sturgeon et l'ambiance du Monde d'Azur de Jack Vance, enfin une partie du bestiaire de la série pourrait sortir tout droit de La Faune de l'espace d'A. E. van Vogt. Tous ces éléments et d'autres encore, sont le signe d'une inspiration voulue et assumée, venue des auteurs de pulp magazines de science-fiction. « L'œuvre de Jean-Claude Mézières et de Pierre Christin constitue aujourd'hui l'une des deux voies royales vers une initiation à la science-fiction, l'autre étant celle des anthologies. »

La scène du déjeuner des canotiers de Renoir est reprise dans Sur les terres truquées. Souvent, plus que d'inspiration, il faudrait parler de références ou encore d'hommages ou de clins d'œil de deux maîtres de la bande dessinée à d'autres artistes maîtres de leur art :

  • à la littérature, le nom de Valérian est l'adaptation de celui de Valéran, prince des ténèbres, héros de La Plaie, un roman de Nathalie Henneberg, le nom de Syrte-la-Magnifique dans L'Empire des mille planètes vient du Rivage des Syrtes de Julien Gracq, les noms des personnages du Pays sans étoile sont inspirés de Jorge Luis Borges et la planète creuse vient du Le Matin des magiciens de Louis Pauwels et Jacques Bergier ;
  • à la peinture, Mézières nous donne son interprétation du Déjeuner des canotiers ou de La Grenouillère d'Auguste Renoir, Sur les terres truquées ou dans L'Ordre des Pierres où l'on retrouve aussi un dripping à la mode de Jackson Pollock, Par des temps incertains un faux dieu qui a tout d'Orson Welles se prend pour celui de la Chapelle Sixtine et une nature morte de Willem Claeszoon Heda apparaît dans Les Héros de l'équinoxe ;
  • à la sculpture, avec le discobole de Myron dans Les Armes vivantes ;
  • au cinéma, avec Fred Astaire toujours dans Les Armes vivantes ou le personnage de Jerry Lewis dans Docteur Jerry et Mister Love qui devient Schroeder, le savant de La Cité des eaux mouvantes et de Par des temps incertains. Si la station spatiale de La Cité des eaux mouvantes a cette allure de grande roue et les Wolochs de L'Ordre des Pierres celle de grandes pierres énigmatiques, c'est bien parce que Mézières et Christin signent de cette façon leur admiration pour Stanley Kubrick et 2001, l'Odyssée de l'espace, tout comme la couverture de l'intégrale 3 comporte un clin d'œil à E.T. l'extra-terrestre de Steven Spielberg ;
  • à la musique, avec Sun Rae, dans La Cité des eaux mouvantes, qui porte le nom à peine adapté de Sun Ra, pianiste de jazz (comme Christin lui-même) qui prêchait la « philosophie cosmique » ;
  • et bien entendu à la bande dessinée, Molto Cortes de L'Ordre des Pierres est un hommage au héros de Hugo Pratt comme Blake et Mortimer Sur les terres truquées à ceux d'Edgar P. Jacobs, l'orage de glace de L'Empire des mille planètes est une référence à Little Nemo in Slumberland de Winsor McCay, les portraits des Spectres d'Inverloch sortent tout droit de la Partie de chasse d'Enki Bilal (album qui fut scénarisé par Christin), et un clin d'œil à leur copain Jean Giraud se trouve dans Les Héros de l'équinoxe avec Arzach, un des personnages créés par Moebius.

Parfois l'inspiration est moins évidente : si Mézières ne l'avait pas révélé, nous ne saurions pas que le physique de Valérian est inspiré d'une série de photos d'Hugues Aufray tirées du magazine Salut les copains, ni que Ky-Gaï d'Au bord du Grand Rien ressemble étrangement à l'une de ses petites nièces. Il est plus facile de reconnaître dans le bateau de Bienvenue sur Alflolol une réminiscence du Kon-Tiki qui remonte aux neuf ans de Mézières, ou dans Métro Châtelet direction Cassiopée sous les traits de Chatelard un portrait de Gaston Bachelard, et il est transparent que le scientifique de l'expédition de L'Ordre des Pierres se nomme Chal' Darouine.

Valérian : les albums

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Document créé le 01/05/2020, dernière modification le 06/02/2021
Source du document imprimé : https://www.gaudry.be/bd/valerian/

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