Les Cités de la Trame
Status : en cours (La série est en cours de diffusion).
La trilogie Les Cités de la Trame
est une série de romans de fantasy écrite par Alex Pheby. La série se déroule dans un monde où la trame de la réalité est tissée à partir d'un matériau appelé « weft ». Le premier livre, Mordew
, paraît en , suivi de Malarkoi
en , puis du dernier volume, Waterblack
, en .
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| Auteur | Alex Pheby |
|---|---|
| Pays | Royaume-Uni |
| Langue | Anglais |
| Genre | Fantasy |
| Éditeur | Galley Beggar Press |
| Publication | – |
| No. de livres | 3 |
La trilogie Les Cités de la Trame se déroule dans un monde fictif divisé en un archipel de villes ; chaque ville est dirigée par un ou une Maître·sse puissant·e différent·e.
Synopsis
Mordew
Nathan Treeves, habitant de la ville de Mordew, découvre qu'il possède des pouvoirs spéciaux qui rivalisent avec ceux du maître de la ville. La cité elle-même est bâtie sur le cadavre de Dieu, dont la décomposition affecte la matière et engendre une « trame » magique. Certains individus peuvent exploiter cette énergie par un phénomène appelé étincelle
.
Accueil
La production culturelle évolue par vagues : certaines formes dominent temporairement l'imaginaire collectif. Dans les années , la poésie adopte massivement la forme du sonnet ; dans les années , le cinéma privilégie les westerns. De la même manière, la fantasy contemporaine connaît une forte expansion.
Les librairies regorgent aujourd'hui de récits de mondes magiques, issus notamment des œuvres de J.R.R. Tolkien, suivies par celles de Terry Pratchett, J.K. Rowling, George R.R. Martin et N.K. Jemisin. Dans ce contexte, écrire une œuvre originale constitue un défi majeur.
La trilogie est décrite par Simon McNeil (Typebar Magazine) comme « révélant le cœur sombre du genre fantasy », tandis qu'Alexandra Marraccini (Los Angeles Review of Books
) considère Mordew
comme une rupture avec la fantasy littéraire britannique traditionnelle.
Mordew
s'inscrit dans cet environnement saturé mais s'en distingue par son intensité et son inventivité. Il propose un univers néo-gothique extrêmement dense, peuplé d'enfants des rues, de magiciens, de criminels, de créatures monstrueuses, ainsi que d'objets extraordinaires comme un théâtre capable de rejouer des événements passés en échange de sang.
Le roman combine une structure classique — l'ascension d'un jeune marginal doté de pouvoirs — avec une exécution radicalement originale. Le monde oscille entre temporalité indéterminée et futur post-apocalyptique.
Le premier roman reçoit globalement des critiques positives. Dans The Guardian
, Adam Roberts le qualifie de « roman brillamment sombre, extraordinaire, captivant et hanté comme un rêve ». Il suscite des comparaisons avec Charles Dickens, Mervyn Peake (Gormenghast
), ainsi qu'avec Ursula K. Le Guin, Terry Pratchett et China Miéville.
L'ouvrage figure parmi les meilleurs livres de science-fiction et fantasy de selon The Guardian
et Tor.com
, et est sélectionné comme livre de l'année par The Guardian, The I, Tor.com
et Locus
.
Malgré la saturation du marché, Mordew
se distingue par une inventivité « grotesque » poussée à l'extrême. L'œuvre submerge volontairement le lecteur par la richesse de ses idées, renouvelant ainsi des codes considérés comme épuisés.
Le roman se caractérise également par une esthétique mêlant horreur et sublime : visions macabres (cadavres, mutations) côtoient des images de transformation magique spectaculaire. Cette tension reflète une exploration des états mentaux et de leur projection dans le monde matériel.
Chronologie estimée de la trilogie
La trilogie Les Cités de la Trame
ne fournit qu'un nombre très limité de repères temporels explicites. Il est néanmoins possible de proposer une chronologie approximative en s'appuyant sur les éléments disséminés dans les trois romans.
1. Monde contemporain
- : seule date explicitement mentionnée dans la trilogie.
- Les membres de la Tontine (les sorciers) évoluent encore dans un monde identifiable comme le nôtre.
2. Rupture majeure
- Peu après : Nathaniel Treeves tue le Weftling (Dieu).
- Cet événement bouleverse l'équilibre entre le monde matériel et le monde conceptuel.
- Une guerre nucléaire est déclenchée dans ce contexte.
3. Cataclysme et transformation du monde
- Destruction des structures politiques et sociales modernes.
- Transformation géographique majeure :
- Paris devient Mordew
- Dublin devient Waterblack (engloutie)
- Affaiblissement des lois de la réalité et émergence généralisée de la magie.
4. Reconstruction et émergence de nouveaux pouvoirs
- Formation progressive des cités-États (Mordew, Malarkoi, Waterblack).
- Mise en place de la Tontine (conflit entre sorciers pour le pouvoir divin).
- Émergence de l'Assemblée, société scientifique organisée.
5. Période des Croisades athéistes
- Au moins sept croisades ont lieu avant les événements principaux.
- Ces conflits opposent l'Assemblée aux sorciers.
- Le monde atteint une forme d'équilibre instable entre rationalisme et occultisme.
6. Époque de Mordew
- Naissance et enfance de Nathan Treeves dans les Bas-fonds.
- Ascension progressive du personnage et intégration dans les luttes de pouvoir.
- Intensification du conflit entre Mordew et Malarkoi.
Conclusion et datation retenue
Les indices fournis par la trilogie suggèrent que les événements principaux se déroulent bien après . Plusieurs éléments imposent un écart temporel significatif : la transformation complète de la géographie européenne, la reconstitution de sociétés complexes, l'installation durable de structures politiques et religieuses, ainsi que la succession d'au moins sept conflits majeurs entre l'Assemblée et la Tontine.
Ces transformations impliquent vraisemblablement une durée minimale de plusieurs décennies, et plus probablement de un à deux siècles. En conséquence, la période la plus plausible pour situer l'action principale se situe entre le XXIIe et le XXIIIe siècle.
Afin de disposer d'un repère chronologique exploitable pour la structuration des données (notamment l'estimation des dates de naissance des personnages), une date de référence unique est nécessaire. Sur cette base, l'année est retenue comme point d'ancrage pour les événements de Mordew
.
Ce choix correspond à un compromis cohérent au sein de la fourchette estimée : suffisamment éloigné de pour rendre crédibles les transformations du monde, tout en restant dans un horizon temporel encore lisible du point de vue historique. Il s'agit toutefois d'un arbitrage méthodologique, la trilogie entretenant volontairement une ambiguïté temporelle et une instabilité chronologique.
Les dates associées aux personnages et aux événements dérivés reposent donc sur cette convention, et doivent être considérées comme des reconstructions vraisemblables plutôt que comme des données canoniques explicites.
Thèmes
La trilogie Les Cités de la Trame
explore de manière approfondie la nature du pouvoir, de l'autorité et de la narration. Elle interroge les mécanismes par lesquels le pouvoir s'exerce, qu'il soit magique, économique ou narratif, et met en lumière les obligations morales qu'il engendre.
Pouvoir et autorité
Au cœur de l'œuvre, le pouvoir apparaît comme une force relationnelle et violente : il correspond à l'imposition d'une volonté sur autrui. Les magiciens de la Tontine obtiennent leurs capacités en assassinant une entité divine, le Weftling (Dieu), et en exploitant « l'étincelle » vitale des êtres vivants. Cette énergie représente leur potentiel et alimente les actes magiques, au prix d'une dette morale envers les victimes.
Chaque exercice du pouvoir implique ainsi une obligation. Dans Waterblack
, Nathan Treeves, devenu maître de la cité des morts, comprend qu'il doit réparer les torts infligés à ses victimes. À l'inverse, d'autres personnages tentent d'esquiver cette responsabilité, que ce soit par l'exploitation industrielle (le Maître de Mordew) ou par la rationalisation idéologique (l'Assemblée).
Métaphysique
L'univers repose sur une métaphysique duale entre le domaine matériel (ce qui est et peut être) et le domaine conceptuel (ce qui est impossible et n'est pas). La « trame » relie ces deux pôles et permet aux magiciens de transformer la réalité en faisant advenir l'impossible.
Les utilisateurs de magie manipulent leur volonté comme une « démangeaison » qu'ils doivent apaiser, déclenchant ainsi des transformations du monde. Ils créent également des « royaumes intermédiaires », espaces hybrides où les lois du réel sont altérées, révélant un équilibre instable entre le possible et l'impossible.
Narration et vérité
La trilogie remet en question l'idée même de vérité narrative. Elle invite le lecteur à douter de la fiabilité du récit et à adopter une lecture active. Le texte souligne que la narration constitue elle-même une forme de pouvoir, capable d'imposer une interprétation.
Le livre fictif « Adam Birch », qui se révèle être l'ouvrage lui-même, affirme : lisez-moi comme vous voulez
, revendiquant la liberté du lecteur face à l'autorité de l'auteur. La structure fragmentée, les annexes et les récits non linéaires participent à cette déconstruction.
Temps et multiplicité
Le temps se présente comme instable et fragmenté dans la trilogie. Les événements ne suivent pas toujours une chronologie linéaire, et plusieurs temporalités coexistent.
Certaines scènes mettent en jeu des réalités simultanées incompatibles, où différentes versions d'un même événement existent en parallèle. Les transformations, duplications et résurrections brouillent les frontières entre identité, copie et original, remettant en cause l'idée d'une vérité unique.
Structures sociales et critique
Les sociétés décrites reflètent diverses formes de domination. Mordew incarne un système capitaliste brutal fondé sur l'exploitation des classes pauvres. Malarkoi repose sur un système sacrificiel rituel, tandis que l'Assemblée se présente comme une utopie scientifique.
Cependant, cette dernière dépend également de l'exploitation extérieure pour maintenir son mode de vie. Elle justifie ses violences par une idéologie rationaliste niant l'humanité de ses adversaires. L'œuvre montre ainsi que toute structure de pouvoir tend à reproduire des mécanismes d'oppression.
Violence et morale
La violence est omniprésente, qu'elle soit physique, sociale ou symbolique. Chaque acte de domination engendre une dette morale.
La conclusion suggère que l'exercice du pouvoir corrompt, et que seule la reconnaissance de sa responsabilité — voire le sacrifice de soi — ouvre la voie à une forme de rédemption. Nathan incarne cette possibilité en acceptant les conséquences de ses actes et en cherchant à réparer ses fautes.
Réinvention du genre
La trilogie détourne les codes traditionnels de la fantasy, notamment le motif de « l'élu ». Plutôt que de glorifier l'ascension héroïque, elle en montre les implications morales et les conséquences destructrices.
Les Cités de la Trame : les 1 livres
Liste des livres sous forme de couvertures
- n°1, tome 1 - Mordew (infos)
Message
2Information
Attention que dans le cas de personnages affichés au sein d'une série, si le personnage provient d'une autre série il risque de ne pas être présent. Par exemple, Roland (le pistolero) n'est pas présent dans la série Les Mondes de Stephen King car il est dans une série spécifique pour La Tour Sombre. Si vous ne trouvez pas le personnage souhaité, vous pouvez essayer avec le moteur de recherche des personnages.
Voici le personnage le plus important de la série1.
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Document créé le 01/05/2020 01:00:00, dernière modification le 08/06/2026 c20260618-011020
Source du document imprimé : https://www.gaudry.be/livre/les-cites-de-la-trame/
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- ↑ Personnages les plus importants : Le fait qu'un personnage soit considéré comme important ici est le fait qu'il soit défini dans un album de cette série en tant que personnage principal, que ce soit un personnage de la série, ou un invité (crossover).