Bovel

Localisation

Carte du monde

Bovel : descriptif

Informations de Wikipedia (v2.1 – 30/08/2025 16:16:21)
Bovel

Bovel est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne

Elle est membre de Maure de Bretagne communauté.

Géographie

Communes limitrophes

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

Bovel se trouve dans la partie ouest du département d'Ille-et-Vilaine. Les communes limitrophes sont Baulon, La Chapelle-Bouëxic, Maxent et Val d'Anast.

Rose des vents Maxent Baulon Rose des vents
N La Chapelle-Bouëxic
O    Bovel    E
S
Val-d'Anast

Relief et hydrographie

Le territoire communal présente un dénivelé notable : les points les plus élevés sont au nord-ouest (127 mètres dans le Bois de Cent Jours à la limite avec Maxent) et à l'ouest (112 mètres entre les Garreaux et le Bois Denatz) et les points les plus bas au nord-est (étang de Bélouze) et au sud-est (étang de la Gaie) de la commune (45 mètres d'altitude).

Le finage de Bovel est limité au nord par le Ruisseau de Bélouze (qui alimente aussi l'étang de Belouze), un affluent de rive droite du Canut et le sépare de Baulon ; le Ruisseau des Landes de Bovel traverse la partie centrale du territoire communal; coulant d'ouest en est et passant un peu au nord du bourg et conflue avec le Ruisseau des Biardiaux ; dénommé en aval de cette confluence Ruisseau du Hadé (sa vallée est à cet endroit encaissée d'une quarantaine de mètres par rapport au plateau avoisinant), il sert de limite côté est avec La Chapelle-Bouëxic et alimente l'étang de la Gaie ; c'est un affluent du Combs, lui-même affluent de l'Aff. Tous font partie du bassin hydrographique de la Vilaine.

Louis Grillet écrit en 1965 que la vallée du Hadé, 500 mètres avant La Chapelle-Bouëxic, quand on arrive par la route de Campel, est l'une des promenades favorites des Rennais, quand arrivent les beaux jours. « C'est l'un des coins les plus reposants de cette région, avec ses rochers escarpés, ses pentes boisées, son bel étang et ses hautes futaies ».

Géologie

Le front de taille de la carrière de la Harlais montre des volcanites et du grès armoricain. Des poudingues de Gourin et des dalles de schistes pourprés affleurent au niveau de l'étang de la Gaie.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Fontaine du Rozay, le ruisseau des Biardiaux, le ruisseau d'à-bas et le ruisseau des Landes de bovel.

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de Bélouze, d'une superficie totale de 14,3 ha (0,04 ha sur la commune) et l'étang de la Gaie, d'une superficie totale de 3 ha (1,66 ha sur la commune).

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique altéré, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Intérieur Est », avec des hivers frais, des étés chauds et des pluies modérées.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 790 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 6,4 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Guer à 12 km à vol d'oiseau, est de 12,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 872,7 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.

Paysages et habitat

Le paysage agraire traditionnel est le bocage avec un habitat dispersé en écarts formés de hameaux et fermes isolées ; certains hameaux (Trouessay, le Bosseray) sont plus importants que le bourg, qui s'est implanté en contre-bas du centre religieux, resté de très modeste importance avec, de plus, un habitat peu dense.

La commune possède de nombreux espaces boisés, principalement dans la partie occidentale de la commune (le Bois Denatz et le Bois de Cent Jours sont les principaux) et des landes (la Lande des Noës Blanches s'étend dans la partie nord-est de la commune).


Erreur de référence : Des balises <ref> existent pour un groupe nommé « Carte », mais aucune balise <references group="Carte"/> correspondante n'a été trouvée
Erreur de référence : Des balises <ref> existent pour un groupe nommé « Note », mais aucune balise <references group="Note"/> correspondante n'a été trouvée

Toponymie

Le nom de la commune est attesté sous la forme Bouel en 1453.

Bovel vient du gaulois bove (« grotte ») ou de l'ancien français bovel (« jeune bœuf »).

Histoire

Antiquité

Les données archéologiques indiquent que le territoire de la commune était peuplé dès l'époque gallo-romaine.

Moyen-Âge

Bovel est l'une des chapelles qui fait partie de l'ancienne paroisse d'Anast (Maure) en 843. Au dire d'une curieuse tradition, les bœufs, qui traînaient la charrette sur laquelle on avait placé une statue de la Vierge pour la porter dans l'église paroissiale de Maure, refusèrent d'avancer, et l'on décida de lui élever un sanctuaire au lieu même où elle avait été découverte : telle est l'origine de la chapelle primitive. Il s'agit d'une ancienne chapelle frairienne de Maure-de-Bretagne.

Temps modernes

La tour de l'ancienne chapelle de Bovel a été construite en 1720 par Pierre de la Noë de Coëtpour, seigneur du Bois-Denast. On voyait dans cette chapelle les armoiries des comtes de Maure et des seigneurs du Bois-Denast. Il se tenait alors â Bovel « une foire considérable, le lendemain de la Notre-Dame de septembre [le 9 septembre], et l'on voyait accourir de très loin, non seulement des marchands de toute sorte, mais encore des troupes entières de pieux pèlerins ».

La chapelle de Bovel est attestée au XVIIe siècle comme un lieu de pèlerinage et l'est resté les siècles suivants. Amédée Guillotin de Corson écrit au XIXe siècle qu' « à la fête de la Nativité le concours des pèlerins est toujours nombreux à Bovel et l'on voit tous ces bons villageois aller respectueusement à la fontaine de la Vierge, y prier et y boire de l'eau, jeter ensuite une petite pièce de monnaie dans la source, puis se rendre à l'église et y terminer leur pèlerinage aux pieds de la statue vénérée. Le lendemain de la fête, on vide la fontaine pour en retirer les offrandes ».

Le XIXe siècle

L'église actuelle de Bovel a été consacrée le . Amédée Guillotin de Corson écrit qu'« on y a transféré avec raison un joli portail de la Renaissance appartenant à l'ancienne chapelle : il se compose de cinq voussures en plein cintre retombant sur des colonnettes à chapiteaux ornées de feuillages. Un trumeau y forme deux portes jumelles et une niche occupe le tympan. Dans ce modeste sanctuaire, reconstruit simplement mais avec goût, on honore une stature miraculeuse de Notre-Dame.

La commune indépendante de Bovel a été créée en 1872, par démembrement de la commune de Maure-de-Bretagne (la paroisse de Bovel avait été créée en 1831). La mairie a été construite peu après au centre de l'embryon de bourg.

Le XXe siècle

La Belle Époque

En mai 1907 le curé de Bovel refusa de faire sonner les cloches pour le baptême du fils du maire ; ce dernier les fit sonner lui-même. En représailles, le curé , avec l'accord de l'archevêque de Rennes, feria l'église et en remit les clefs à la municipalité.

Le journal républicain et libre-penseur La Dépêche bretonne du a publié un article polémique à l'encontre du recteur et des catholiques de Bovel.

Bovel au début du XXe siècle

La ligne des Tramways d'Ille-et-Vilaine allant de Bréal-sous-Montfort (correspondance avec la ligne de Rennes à Plélan-le-Grand) à Redon via Maure et Pipriac ouvrit en 1912 et ferma dès 1937. Cette ligne de tramway passait par Bovel et La Chapelle-Bouëxic.

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Bovel porte les noms de 40 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux Pierre Urvoy fut le premier mort pour le France de la commune (tué à l'ennemi le à Fosses-la-Ville (Belgique ) et Gustave Briot de la Crochais le dernier (mort des suites de maladie contractée en service le à Bovel, plus de 4 mois après l'armistice) ; la plupart des autres soldats sont morts sur le sol français à l'exception de Louis Courrais, mort lui aussi de maladie contractée en service le à Sofia (Bulgarie) et d'Ange Piel, mort le à Bastogne (Belgique), tous les deux également après l'armistice.

L'Entre-deux-guerres

Le monument aux morts de Bovel, édifié par les "Marbreries générales de Paris", a été inauguré en 1924 : il représente la statue en fonte d' un poilu portant un drapeau, placée sur un piédestal en ciment orné d'une couronne de lauriers avec palme, d'une croix de geurre et d'une croix latine ; il porte les inscriptions "À LA MÉMOIRE GLORIEUSE DES ENFANTS DE BOVEL MORTS POUR LA FRANCE 1914 - 1918" et "ILS ONT BIEN MÉRITÉ DE LA PATRIE" ; il est entouré d'une haie végétale.

La Seconde Guerre mondiale

Eugène Denier, soldat du 1er régiment de chasseurs d'Afrique, est le seul mort pour la France de Bovel pendant la Seconde Guerre mondiale ( il est mort des suites de ses blessures le à Obernai (Bas-Rhin).

L'après Seconde Guerre mondiale
L'école de Bovel

Le bâtiment initial aurait été construit par l'architecte rennais Jean-Marie Laloy, à une date non précisée, mais dans le dernier quart du XIXe siècle.

En 1992 l'école de Bovel avait 16 élèves regroupés dans une classe unique. Pour éviter la fermeture de l'école un regroupement pédagogique avec La Chapelle-Bouëxic et Mernel est mis en place en 1993. L'école primaire publique Jean de la Varende, qui a accueilli jusqu'à 106 élèves au début du XXIe siècle, accueille 67 élèves en 2024, répartis en trois classes (maternelle, CP/CE, CM).

Ces informations proviennent du site Wikipedia (v2.1 – 30/08/2025 16:16:21). Elles sont affichées à titre indicatif en attendant un contenu plus approprié.

Bovel dans la littérature

Découvrez les informations sur Bovel dans la bande dessinée ou les livres, ou encore dans la ligne du temps.

1280 autres localités pour la Bretagne — région

Vous pouvez consulter la liste des 1280 autres localités pour la Bretagne — région sur cette page : https://www.gaudry.be/lieu/fr/fr-bre/villes.html.

Version en cache

Cette version de la page est en cache (à la date du 29/01/2026 03:04:24 - Mozilla/5.0 AppleWebKit/537.36 (KHTML, like Gecko; compatible; ClaudeBot/1.0; +claudebot@anthropic.com)) afin d'accélérer le traitement.
Vous pouvez activer le mode utilisateur dans le menu en haut pour afficher la version plus récente de la page.

Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260129-030424
Source du document imprimé : https://www.gaudry.be/lieu/fr/fr-bre/262226.html

L'infobrol est un site personnel dont le contenu n'engage que moi. Le texte est mis à disposition sous licence CreativeCommons(BY-NC-SA). Plus d'info sur les conditions d'utilisation et sur l'auteur.