Saint-Michel-les-Portes
Localisation

Saint-Michel-les-Portes : descriptif
- Saint-Michel-les-Portes
Saint-Michel-les-Portes est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie
Situation et description
Rattaché à la communauté de communes du Trièves, le village de Saint-Michel-les-Portes est établi dans une position remarquable, à 900 m d'altitude, face au mont Aiguille (2 087 m), et dominant le vaste plateau du Trièves, jusqu'à l'Obiou. Le territoire de la commune fait partie du parc naturel régional du Vercors. Le village est dominé au nord par le roc de Cognière (antécime du rocher du Baconnet, 1 808 m), au sud par l'Aubeyron (1 553 m) et la tête de Papavet (1 450 m), et à l'ouest par la cime altière du Grand Veymont (2341 m), point culminant de la barrière orientale du Vercors.
Géologie
- Sites géologiques remarquables
En 2014, plusieurs sites géologiques remarquables sont classés à l'« Inventaire du patrimoine géologique » :
- la « butte témoin du Mont Aiguille » est un site d'intérêt géomorphologique de 25,68 hectares sur les communes de Saint-Martin-de-Clelles, Saint-Michel-les-Portes et Chichilianne (Le Mont-Aiguille). Il est classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique » ;
- l'« éboulis froid du Pas de la Selle » est un site d'intérêt géomorphologique de la commune de Saint-Michel-les-Portes, classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique ».
Communes limitrophes
- Saint-Martin-de-Clelles
- Monestier-de-Clermont
- Gresse-en-Vercors
- Chichilianne
- Roissard
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montargnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 084 mm, avec 9,5 jours de précipitations en janvier et 6,1 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Monestier », sur la commune de Monestier-de-Clermont à 6 km à vol d'oiseau, est de 9,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 062,6 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.
Hydrographie
Voie de communication et transport
La RN75, ancienne route royale vers la Provence, axe majeur traversant la commune, assure la liaison entre Grenoble et Sisteron. La ligne de Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles, aujourd'hui empruntée par les TER Grenoble-Gap, traverse également la commune, avec le viaduc de Thoranne. Une ancienne gare est située au hameau de Gerbaud.
Toponymie
Histoire
Saint-Michel-les-Portes faisait partie de la vicomté du Trièves, dont le centre était le château de Bardonenche à Monestier-de-Clermont, au sein de l'ancienne province du Dauphiné. Malgré la proximité de Grenoble, la paroisse, comme tout l'ancien pays de Trièves, dépendait de l'évêché de Die, jusqu'à la Révolution française.
On a trouvé une tombe du Bronze au hameau de Gerbaud, près du chemin de fer. L'ancienne voie romaine de Grenoble à la Provence passait par le hameau de Saint-Michel, où se trouvait un relais de poste.
Au Moyen Âge, Saint-Michel et les Portes constituent la seigneurie de Saint-Michel-les-Portes, aux Bérenger de Morges. L'église de la paroisse se situait entre les deux villages, près de l'actuelle N75, elle a été détruite au cours des guerres de Religion, probablement en 1573, et n'est pas immédiatement reconstruite. En 1628 le siège de la paroisse est fixé aux Portes, ce qui entraîne des tensions entre les deux communautés : les habitants de Saint-Michel obtiendront l'édification d'une chapelle vers 1690.
Le village de Thoranne constitue une seigneurie qui appartient aux évêques de Die, avant de passer aux Bardonenche ; il y a un château dès 1060 et une chapelle castrale qui fait office d'église paroissiale.
En 1679, Alexandre de Bardonenche unit les deux seigneuries, et reconstruit le château de Thoranne. Celui-ci sera probablement détruit à la Révolution, il n'en reste pas pierre sur pierre. En 1790, deux communes naissent : Saint-Michel-les-Portes et Thoranne. Cette dernière, dépeuplée, sera rattachée en 1839.
Les Portes est ravagé par deux incendies, en 1762 et 1877 ; c'est alors que la plupart des maisons sont reconstruites en style dauphinois, avec des toitures à quatre pentes, donnant au village une grande unité.
Au XIXe siècle, le tracé de la route royale, avec le pont de Saint-Michel, le chemin de fer, avec le viaduc de Thoranne, en 1878, et l'ouverture de la route de Gresse par le col de l'Allimas (1334 m), ouvre la commune au tourisme. Il y a alors deux hôtels pour les excursionnistes, le Grand Hôtel Maurice en face de l'église, et l'Hôtel Terrier qui deviendra le Soleil levant et abritera le "bureau des guides du Mont Aiguille".
En 1952, le tronçon de la N75 entre Saint-Michel et le pont est emportée par un important éboulement des marnes qui dominent le ruisseau de Grosse-Eau, affluent de l'Ebron. L'Équipement crée alors 7 kilomètres de contournement sur un haut remblai - une première technique - plus à l'ouest, longeant plus au moins la voie ferrée, rapprochant le village des Portes, tandis que le hameau de Saint-Michel devient un cul-de-sac.
Histoire du fer :
- En 1655 existaient à Saint-Michel-les-Portes des fourneaux et martinets exploités par un certain Reymond-Faure, dit Perier. L'établissement traitait le minerai de Mens.
- En 1739, les présidents Antoine de Tencin et Joseph de Barral, cousins germains et exploitants, l'un, le haut fourneau de Brignoud, et l'autre, les forges d'Allevard, vont former avec l'évêque de Die, Daniel de Cosnac, une société d'exploitation des forêts du Vercors pour fournir le charbon de bois à leur fabrique de fer des Portes à laquelle ils ajouteront d'autres "artifices". La société cessera l'exploitation en 1746.
Héraldique
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Saint-Michel-les-Portes possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles. |
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Saint-Michel-les-Portes dans la littérature
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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260202-190244
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