Saint-Germain-sur-Moine

Localisation

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Saint-Germain-sur-Moine : descriptif

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Saint-Germain-sur-Moine

Saint-Germain-sur-Moine est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire et la région Pays de la Loire, au cœur de la région naturelle et historique des Mauges

Ses habitants sont les Germinois et les Germinoises. Le 15 décembre 2015, elle est devenue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Sèvremoine. D'après le recensement de l'Insee, la commune de Saint-Germain-sur-Moine comptait, en 2009, 2771 habitants, soit une augmentation d'environ 10,5 % par rapport à la population de 1999. Au niveau géographique, Saint-Germain-sur-Moine est entourée par les communes de Tillières, Saint-Crespin-sur-Moine, Montfaucon-Montigné, Gesté et La Renaudière, et se situe à une vingtaine de kilomètres de Cholet, la plus grande ville des environs

La commune est également traversée par la Moine (rivière), un affluent de la Sèvre nantaise.

Géographie

Localisation

Saint-Germain-sur-Moine est situé dans le département de Maine-et-Loire et la région Pays de la Loire, au cœur de la région naturelle et historique des Mauges.

En dépendent un certain nombre de lieux-dits, tels Saint-Gilles, la Terrionnière, le Bourg-Hardy, les Rivières, Chantemerle, la Roullière, la Davière, Livois, le Bordage, Baulieu, la Lortière, la Petite-largère ou la Jarrie.

Les communes voisines les plus proches sont Tillières (à 5 kilomètres du bourg), Gesté (7 kilomètres) et La Renaudière (5 kilomètres) au nord, La Renaudière à l'est, Montfaucon-Montigné (2 kilomètres) et le département de la Loire-Atlantique au sud, Saint-Crespin (5 kilomètres) et Tillières à l'ouest.

Communes limitrophes de Saint-Germain-sur-Moine
Tillières Gesté La Renaudière
Tillières Saint-Germain-sur-Moine La Renaudière
Saint-Crespin-sur-Moine Montfaucon-Montigné Roussay

Géologie et relief

Saint-Germain-sur-Moine est situé sur un plateau relativement élevé (100-108 mètres) en pente vers le sud-ouest et aplani vers le sud (91-81 mètres). Les deux points culminant, situés respectivement à 108 et 105 mètres d'altitude, sont le domaine de la Perrinière et le plateau de la Rouillère. La place de l'église ne compte que 75 mètres d'altitude.

Sur les terrains primaires des Mauges se trouve un pays de bocage sur des terrains anciens composés de schistes et de granites.

La superficie de Saint-Germain-sur-Moine est de 26,79 km2 (80e rang des communes de Maine-et-Loire), rassemblant 2771 habitants, soit 103 habitants au km2.

Hydrographie

La Moine, qui prend sa source à Saint-Aubin-de-Baubigné dans les Deux-Sèvres et se jette dans la Sèvre à Clisson, forme la limite intérieure vers le sud. Y affluent les ruisseaux du Douet-de-l'Aulne- avec la Barboire et la Chignardière, ses affluents-, de l'Aiguefou- avec Livois et les Rochettes, ses affluents-, et de la Chenillère. Y passent aussi les ruisseaux de la Braudière et de la Giganne.

Une source minérale, sensiblement ferrugineuse, aurait été signalée dès le XVIIIe siècle, dans un pré bas sur le chemin de Saint-Crespin.

Climat

Comme l'ensemble des Mauges, Saint-Germain-sur-Moine bénéficie d'un climat tempéré, de type océanique. Globalement, le département de Maine-et-Loire est assez peu pluvieux par rapport aux autres régions de France métropolitaine. Néanmoins, les perturbations océaniques apportent la pluie venant de l'Ouest, qui arrose en premier lieu les régions de bocage que sont les Mauges et le Segréen. Le nombre moyen annuel de jours pluvieux alterne entre 160 et 170 jours dans les Mauges.

En été, les zones de bocage de l'Ouest du département sont les moins chaudes. Le relief apporte également un peu de fraîcheur. La durée d'ensoleillement est cependant moins élevée que dans le Saumurois ou le Layon.

La force des vents reste modérée (entre 3 et 4 m/s), et ils dépassent rarement les 100 km/h, que ce soit lors des tempêtes ou en rafales sous les orages d'été.

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes en Maine-et-Loire (°C) 7,9 9,2 12,6 15,3 19 22,6 24,9 24,7 21,8 17 11,4 8,4 16,2
Températures minimales moyennes en Maine-et-Loire (°C) 2,1 2,2 3,9 5,6 8,9 11,8 13,6 13,4 11,3 8,4 4,6 2,8 7,4
Températures moyennes en Maine-et-Loire (°C) 5 5,7 8,2 10.4 13,9 16,2 19,2 19,1 16,5 12,7 8 5,6 11,8
Moyennes mensuelles de précipitations en Maine-et-Loire (mm) 62,1 50,8 51,7 44,6 54,4 41,2 43,8 44,9 52,2 59,6 64,5 63,4 633,4
Durée mensuelle d'ensoleillement en Maine-et-Loire (heures/mois) 70 92 141 179 201 234 248 237 191 129 89 65 1877
Source : Climatologie de 1947 à 2008 - Angers, France

Voies de communication et transports

Voies routières

La commune est desservie par la N 249 (route nationale 249), reliant Nantes à Cholet, ainsi que par la D 762 (route départementale 762), reliant Gétigné à Chalonnes-sur-Loire. la Route nationale 249 supporte un trafic de 21 500 véhicules par jour et la route départementale 762 4 600 véhicules par jour.

Transports

Sur l'axe Cholet-Nantes, la pratique du covoiturage a rapidement connu un grand succès, amenant le Conseil général à y aménager l'aire de Saint-Germain-sur-Moine au lieu-dit du carrefour du petit lapin.

Cette opération a trois objectifs :

  • création d'un giratoire pour sécuriser le raccordement des bretelles d'entrée et de sortie de la RN 249,
  • construction du parking de covoiturage,
  • aménagement de deux accès pour desservir deux futures Zones d'Activités concernant la Communauté de Communes Moine et Sèvre.

Le parking de covoiturage a une capacité actuelle de 32 places mais inclut une extension possible dans le futur de 35 places.

La commune est également desservie par une ligne d'autobus, la ligne 22 Angers-Montigné du réseau interurbain de Maine-et-Loire AnjouBus, qui passe par Villedieu-la-Blouère, Saint-Germain-sur-Moine et Montfaucon-Montigné.

Toponymie

Les habitants de Saint-Germain-sur-Moine sont les Germinois et les Germinoises.

L'origine de "Saint-Germain" se perd dans la nuit des temps. Depuis 1070, année où apparait le nom de "Saint-Germain" pour la première fois et la commune actuelle de "Saint-Germain-sur-Moine", les habitants ont successivement été de :

  • Ecclesia Sti Germani (vers 1070)
  • Ecclesia Beati Germanicum capella sancti Egidii (vers 1179)
  • Ecclesia Sti Germani prope Montem Falcon (vers 1448)
  • Ecclesia Sancti Germani Montis Falconii (vers 1629)
  • Saint-Germain-de-Montfaucon (vers 1683)
  • Saint-Germain-près-Montfaucon (du XVIIe au XVIIIe siècle)
  • Saint-Germain (du XVIIIe au XIXe siècle- mais seulement "Germain" de 1793 à 1798)
  • Saint-Germain-lès-Montfaucon (XIXe siècle)
  • Saint-Germain-sur-Moine (depuis 1910)

Histoire

Préhistoire et Antiquité

Les pierres mégalithiques de la Davière et des Borrères, plusieurs silex taillés et haches de pierre polie, trouvés sur les hauteurs de la Roullière et de la grande Métairie, témoignent d'une occupation ancienne du site, dès la période dite de l'Acheuléen. Dans un champ du lieu-dit la Davière, un énorme rocher, au centre duquel peut se voir une cavité, est entourée de nombreux blocs de granit, ce qui témoignerait peut-être des restes d'une cité antérieure au Celtes Gaulois (sans que cela ne soit prouvé définitivement). Ces pierres sont également l'objet d'une légende locale qui voudrait que "Satan lui-même ait entrepris de bâtir un pont sur le ruisseau de la Moine, pour aller voler les vaches des métayers. Ses travaux auraient été interrompus par la procession du dimanche. La procession le vit, il vit la procession. À un signe de croix du prêtre, ses forces auraient défaillies, l'obligeant à poser ici-même, et pour toujours, l'énorme pierre qu'il ne pouvait plus soulever".

Une ancienne voie romaine passant par les bois de la Perrinière, du Petit Lapin et la Barboire, descendait vers la Moine en direction de Montfaucon et du Poitou.

Époque médiévale

Le nom de « Saint-Germain » apparait pour la première fois en 1070. Tout le territoire fait alors partie du vaste canton, Curtis, dont le Vicus de Chassé, Chassiacus (aujourd'hui Montfaucon), forme le centre. Il n'en est détaché à demi que par la constitution du château féodal. Plusieurs églises y existent dès le XIe siècle, dont une, Saint-Gilles, est réduite dès le XIIe siècle, au rang de simple chapelle. L'église paroissiale appartient, comme les trois églises de la ville, à l'abbaye Saint-Jouin de Marnes, qui en conservera jusqu'à la Révolution française le patronage.

Olivier de Clisson, connétable de France, achète le château de la Perrinière en 1390.

De la Renaissance à la Révolution française

Les registres de l'état civil proprement dit (naissances, mariages, décès) ne datent que de 1790. Auparavant, les registres paroissiaux (baptêmes, mariages, sépultures) étaient tenus par des prêtres sous la responsabilité du curé de la Paroisse. C'est en 1586, sous le règne d'Henri III, que la paroisse ouvre ses premiers registres d'état civil (certains de ses registres existent encore et sont conservés à la mairie et aux archives départementales d'Angers).

La paroisse (qui porte alors le nom de Saint-Germain-de-Montfaucon), comprise dans la baronnie de Montfaucon, avait pour maison principale la Barboire, bien que les honneurs seigneuriaux fussent attribués, en 1786-1789, au seigneur de Livois, Pierre-Louis de Beaucorps, capitaine de Dragons. Cette même paroisse fut sous la dépendance successive de l'évêché de Nantes, du doyenné de Clisson, de l'élection et du présidial d'Angers, puis du district de Beaupréau à partir de 1788, et de celui de Cholet à partir de 1790.

Isolé dans les terres, entouré de chemins inabordables pour la moitié en landes et bruyères, dont il avait fallu abandonner le défrichement, Saint-Germain-sur-Moine se trouve, à l'aube de la Révolution française, de plus en plus enclavé entre quatre bureaux des Traites, aux confins de l'Anjou et de la Bretagne, sur le passage des gabeloux et des contrebandiers. La population se compose pour l'essentiel de pauvres métayers ou d'artisans désœuvrés. Le tiers des habitants se trouve réduit à la mendicité.

De la Révolution française à la Belle époque

En 1793, Saint-Germain-sur-Moine se retrouve au cœur des guerres de Vendée qui touchent l'ouest de la France. Monsieur Lyrot de la Patouillère, seigneur de la Jarrie, sert dans les armées du général vendéen Charles Melchior Artus de Bonchamps. Les colonnes infernales passent dans la commune le , tuant quatre femmes et six enfants.

La paix revenue, le XIXe siècle permet l'essor et le développement de la commune. Le bourg, groupé dans un vallon, connait une large transformation, grâce au nivellement de l'ancien cimetière et à la création d'une place centrale devant l'église (certains aménagements ont aujourd'hui disparu), qui est elle-même reconstruite entre 1847 et 1852. Un marché est installé, après arrêté préfectoral du .

La mairie, qui se trouve alors avec l'école publique de garçons (tenue par les frères de Saint-Gabriel), est reconstruite à partir du . Au début du XXe siècle, l'équipe municipale prend ses quartiers rue du docteur Raffegeau (à l'emplacement de la pharmacie actuelle) dans le local de la Fondation Raffegeau qui allait par la suite devenir la maison de retraite.

L'école publique de filles est construite en 1835 et est dirigée par les sœurs de Saint-Gildas-des-Bois (les religieuses seront remplacées par un personnel laïc après 1905. Les bâtiments seront ensuite occupés par l'école maternelle mixte, jusqu'au déménagement de cette dernière dans les années 2000).

La richesse du pays reste essentiellement agricole. En 1878, l'industrie n'occupe qu'une centaine de tisserands, huit maitres sabotiers, quatre moulins à eau et dix moulins à vent.

La commune, dont le nom a changé régulièrement au cours des siècles (passant de Saint-Germain-de-Montfaucon, Saint-Germain-près-Montfaucon ou encore Saint-Germain-lès-Montfaucon, entre 1683 et le début du XXe siècle) adopte définitivement le nom de Saint-Germain-sur-Moine en 1910. Saint-Germain-sur-Moine connait une première vague d'urbanisme qui marque la fin du XIXe et le début du XXe siècle.

Saint-Germain-sur-Moine est également l'une des premières communes du secteur à être électrifiée, grâce à la roue à aubes de l'étang du moulin (le réseau sera rétrocédé à l'Électricité de France en 1933). Le service téléphonique fait son apparition à la même époque, dans les locaux de la recette auxiliaire. Les premières voitures font leur apparition à Saint-Germain-sur-Moine en 1908.

En 1907, l'artisanat fait place à la petite entreprise: MM. Pasquier, Mabit, Giraud et Chauveau créent un atelier de savaterie, le groupe Pasquier, qui deviendra célèbre quelques années plus tard sous le nom de "GEP industrie". Dès 1910, on compte une trentaine d'ouvriers. L'entreprise est cependant désorganisée en 1914, du fait de la guerre, mais l'activité repart dès 1919.

La Première Guerre mondiale

Le , l'ordre de mobilisation générale est lancé à travers toute la France. À dix-sept heures, le tocsin retentit appelant tous les hommes valides sous les drapeaux. Plus de deux-cents Germinois participèrent à cette guerre et soixante-cinq furent tués au combat.

En 1917, les États-Unis ayant déclaré la guerre à l'Allemagne, les premières troupes américaines débarquent à Saint-Nazaire. Il faut les loger et Saint-Germain-sur-Moine en accueille une cinquantaine.

La statue de Jeanne d'Arc n'avait pas vocation à devenir monument aux morts. Le conseil municipal avait décidé la mise en place de cette statue à l'emplacement de l'ancien cimetière, en 1913. Elle fut posée sur son socle le , à dix heures du matin. Cette statue, qui venait d'une fonderie d'Allemagne, fut déchargée à la gare de Cholet sur une plate-forme spéciale, trainée par des chevaux. Le samedi , le tocsin retentit pour la mobilisation générale. Parmi les ouvriers qui s'affairaient au montage se trouvaient plusieurs Allemands qui avaient accompagné la statue pour achever l'installation. Ils s'empressèrent de regagner l'Allemagne, mais leur travail ne fut jamais terminé (sur les petites boules de granit, qui font bordure sous la statue, devait être gravée la fleur de lys, mais seulement quelques-unes en sont pourvues). En 1918, par de nouvelles délibérations, le conseil municipal décida de baptiser la place, "place du château de Mondement", en référence à la bataille du château de Mondement. En 1920, il fut également décidé de consacrer la statue comme monument aux morts pour y graver le nom des Germinois morts au combat.

L'entre deux-guerres

Les activités sportives connaissent un essor après la guerre. La première équipe de football est créée en 1918, sous la direction de l'abbé Chauveau et de Monsieur Auguste Goislot. Elle porte le nom de "Avenir sportif". Les premières rencontre intercommunales se déroulent vers 1920-1925. En 1941, sur la demande de Monsieur Camille Pasquier, est relancée une équipe de football qui prend le nom de "Bottiers sportifs" (actuel Football club Val de Moine).

Le local actuel de la mairie, avec la recette auxiliaire, est construit en 1933 (il sera réaménagé plusieurs fois par la suite) et l'équipe municipale s'y installe définitivement.

Le , madame et monsieur le docteur Raffegeau lèguent à la commune une somme de 200 000 francs. Le but de ce don était de permettre l'installation d'une sœur infirmière qui donnerait des soins à domicile aux habitants de la commune et assurerait les soins aux indigents. La maison rue du Docteur Raffegeau (à l'emplacement de la pharmacie actuelle) est transformée et devient un hospice avec dispensaire pour les personnes âgées et les indigents. Les locaux ouvrent en 1932 et sont améliorés dès l'année suivante (le chauffage est installée, ainsi que le service d'eau). En 1938, neuf petites chambres sont d'ores et déjà aménagées, portant la capacité d'accueil à dix-neuf personnes.

L'entreprise du Groupe Pasquier prospère et compte, en 1925, deux-cent-vingt employés. En 1932, un incendie ravage les locaux, ce qui nécessite la construction de nouveaux bâtiments.

La Seconde Guerre mondiale

Le samedi , la mobilisation est décrétée en France. Cinq Germinois ne revinrent pas de cette guerre (leurs noms seront gravés sur le monument aux morts en 1947).

L'armée allemande passe à Saint-Germain-sur-Moine le . La commune est occupée à partir de 1942 et jusqu'en . À la fin du conflit, un régiment de la région de Carcassonne et Montpellier monte vers le front Atlantique, en France occupée ou en voie de libération après le départ de l'armée Allemande. Ces militaires Français font partie d'un régiment du train des équipages. Une partie est affectée au 537e groupe sanitaire. Un détachement est hébergé à Saint-Germain-sur-Moine entre avril et . Les habitants de la commune les appelaient les "soldats du Midi".

Entre 1945 et 1947, un certain nombre de prisonniers allemands sont employés dans les fermes ou pour travailler sur les routes.

Les Trente glorieuses

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la modernisation s'accélère et, de 1954 à 1971, tous les chemins de ferme sont goudronnés. L'activité agricole poursuit sa mécanisation: les premiers tracteurs font leur apparition en 1947.

Le développement culturel prend son essor à la fin des années 1940. La salle de l'espérance est construite en 1947 et accueille des pièces de théâtre, telles Michel Strogoff et le bossu. La municipalité acquiert cette salle en 1973, pour en faire une salle de mariages et de fêtes. Des aménagements permettent à nouveau aujourd'hui d'abriter la troupe théâtrale, les « tréteaux Germinois ».

La démographie galopante de la localité induit la vague de construction des lotissements. C'est ainsi qu'entre 1960 et le début des années 1970 apparaissent successivement les lotissements de Beaumanoir, du Puits-Ragot, des Pélicans (qui n'existent plus à l'heure actuelle) et de l'Eventard.

L'hospice, dit « fondation du docteur et de Mme Raffegeau » est érigé en hospice établissement public communal, le . En 1961-1962, M. Camille Pasquier fait prolonger de trois chambres le bâtiment. Les boxes sont dotés d'une salle d'eau et de sanitaires plus modernes. En 1966, l'Action sanitaire et sociale décide de fermer la maison de retraite de Montfaucon, non viable avec ses sept lits. M. Bernard Pasquier demande alors d'agrandir celle de Saint-Germain-sur-Moine pour faire face aux demandes de plus en plus nombreuses. Les premiers projets d'une nouvelle maison de retraite prennent corps: la première pierre est posée en 1971 et le bâtiment est inauguré le  (la maison de retraite a depuis subie plusieurs transformations et agrandissements. Devenue "résidence des sources" en 1993, elle est toujours en activités aujourd'hui).

La recette auxiliaire, gérée par Léon Bouyer, secrétaire de mairie, est transformée en Agence postale en 1956. Cette même Agence postale devient un bureau de poste en 1960 (le bureau de poste actuel date de 1983).

Monsieur l'abbé Jean Blouin, prêtre à Saint-Germain-sur-Moine souhaite la création, à partir de 1960, d'un collège privé sur le territoire de la commune. En 1965, se constitue l'AEP(association d'éducation populaire de la Moine) en vue de la construction d'un collège inter-paroissial. Les bâtiments sont construits et inaugurés dès l'année suivante, sous la direction de monsieur Joseph Terrien. En hommage à son fondateur, l'établissement est nommé "collège Jean Blouin".

L'industrie de la "chaussure" fait la renommée de la commune. En 1971, la fusion des sociétés Pasquier (créée en 1907), la Choletaise (créée en 1934) et MOGECO donne naissance au groupe GEP industrie.

Saint-Germain-sur-Moine de nos jours

La construction de lotissements se poursuit, pour faire face à l'augmentation de la population. Apparaissent ainsi les lotissements de l'étang en 1978, des Plantes en 1980, du Champ du bois entre 1981 et 1999, du Châtaignier en 1986, de la Petite lande en 1997, de la Loriette en 1998, de l'Aiguefou en 1999 et de la Fontaine en 2011. D'autres sont actuellement en cours de réalisation (la Clairière II) ou à l'état de projet.

En , le conseil municipal décide l'achat d'un terrain pour la construction d'une salle de sports. Pendant deux ans, la municipalité se voit refuser les demandes de subvention. Le coût d'une telle réalisation ne cessant d'augmenter, la municipalité décide en 1976 de réaliser cette salle sans subvention. La première pierre est posée en . De nouveaux clubs sportifs se créent, comme les "Dynamic's" (gymnastique) ou "les Gazelles" (basket-ball). Une deuxième salle de sport est construite en 1999-2000.

En 1983, l'école publique, qui avait dû fermer ses portes en 1972, ouvre à nouveau sous le nom de "école Pierre-et-Marie-Curie" dans des bâtiments provisoires, rue de la cave. De nouveaux locaux sont construits entre 2004 et 2006, auxquels s'adjoignent le restaurant scolaire en 2010.

Le centre-bourg est progressivement réaménagé. Divers embellissements sont réalisés entre 1975 et 1996 (espace verts, jardinières...), jusqu'à la transformation de la place de l'église et de la place du château de Mondement.

Le groupe GEP connait son apogée en 1987, avec la prise de contrôle du groupe de distribution CENDRY et la cotation de la société. À la fin des années 1980, l'ouverture des marchés internationaux entraine le déclin rapide de la production de chaussures tant sur le plan national que local. En 1988-1989, l'entreprise ferme certaines unités de production et procède à des licenciements. GEP retrouve brièvement une phase de développement, puis est placé en liquidation judiciaire en 2000. Le groupe parvient cependant à rebondir, en contrepartie de licenciements massifs, et se spécialise dans la fabrication de chaussures femmes confort. En 2010, la municipalité acquiert l'ancienne usine de l'entreprise (celle-ci s'étant installée dans de nouveaux locaux) afin de redynamiser le centre-bourg et d'installer une supérette, des bureaux d'entreprise, un espace commercial, ainsi que des habitations.

En 1984, la commune fait l'acquisition de la maison des rosiers, qui devient la "maison commune des loisirs", actuelle bibliothèque.

En 2014, un projet de fusion de l'ensemble des communes de l'intercommunalité se dessine. Le , les conseils municipaux de l'ensemble des communes du territoire communautaire votent la création d'une commune nouvelle baptisée Sèvremoine pour le , dont la création a été officialisée par arrêté préfectoral du .

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Saint-Germain-sur-Moine dans la littérature

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