Les Moutiers-en-Retz

Localisation

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Les Moutiers-en-Retz : descriptif

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Les Moutiers-en-Retz

Les Moutiers-en-Retz ([lɛ.mu.tje.ã.ʁɛ]) est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire. Ses habitants s'appellent les Monastériens.

Géographie

Situation

Elle est traversée par la Route Bleue (tronçon Pornic-Bourgneuf) et l'itinéraire cyclable Vélocéan.

Communes limitrophes des Moutiers-en-Retz
La Bernerie-en-Retz Pornic

Océan atlantique
Moutiers-en-Retz Bourgneuf-en-Retz
(Villeneuve-en-Retz)

Océan atlantique
Bouin
(Vendée)

Paysages

La commune est composée de 4 paysages différents :

  • le Marais breton dans la partie sud de la commune avec ses anciens marais salants qui firent la richesse de la commune jusqu'au XVIIIe siècle et le Port du Collet pour ses exportations de sel pour les pays du nord de l'Europe au Moyen Âge qui est à la limite des communes des Moutiers, Bourgneuf et Bouin. Aujourd'hui l'ostréiculture (huîtres Vendée-Atlantique) a remplacé le sel, mais depuis 2002 le sel revient, une saline de 16 œillets a été restaurée et se visite ; en effet, ce marais aux Moutiers était composé de petites salines la plupart de moins de 16 œillets, ce qui pourrait supposer que localement ces salines soient très anciennes ;
  • les coteaux de vignobles (gros-plant, muscadet, gamay, chardonnay, grolleau gris et rosé, sauvignon, cabernet) et le village de Prigny ;
  • le bourg, au nord-ouest, totalement urbanisé ;
  • des kilomètres de plages sur la baie de Bourgneuf (océan Atlantique).

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 714 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 6,1 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Même-le-Tenu », sur la commune de Machecoul-Saint-Même à 16 km à vol d'oiseau, est de 12,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 866,4 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes de Monasteriis en 1119, Burgus Monasteriorum en 1287, Bourg-des-Moütiers en 1790.

Burgus Monasteriorum en 1287 : Burgus (bourg) et monasteriorum (monastère).

La commune est située au sud de la zone de transition linguistique entre poitevin et gallo. En gallo, son nom s'écrit Lés Moutiérs et Lés Mouqhérs selon l'écriture ABCD; Les Mòstiers selon l'écriture ELG, ou Lé Mouqhé selon l'écriture MOGA. En gallo comme en poitevin, le nom de la commune se prononce [lemutje] ou [lemuce].

La forme bretonne actuelle proposée par l'Office public de la langue bretonne est Mousteroù-Raez.

Histoire

Les premières traces d'occupation attestées sur la commune des Moutiers remontent à l'époque préhistorique : des monuments mégalithiques étaient encore visibles au XIXe siècle. Des traces d'habitats néolithiques ont été retrouvées près du bourg actuel.

Avant et après la conquête par César, une activité de récupération du sel marin (technique de briquetage) est attestée au Pré de la Layette (camping municipal) et aux Noës sur la route bleue. Des vestiges d'habitations gallo-romaines ont été découverts aux Courtes et à la Rairie. Un oppidum est établi sur la butte de Prigny, succédant peut-être à une fortification gauloise. Le site de Prigny est au croisement de deux voies romaines et domine de 25 mètres le littoral de la baie de Bourgneuf, (aujourd'hui remplacée par le Marais Breton) où se trouve un port.

Au IXe siècle, les Vikings s'emparent de Prigny et y établissent un camp. Ils sont chassés du pays de Retz par Alain Barbetorte en 938.

Au début du Moyen Âge, l'urbanisation du territoire est centrée sur la ville de Prigny, citée fortifiée (elle est désignée par le terme oppidum dans les chartes du XIe siècle). Ses fortifications atteignaient 1 km de longueur (comparable à la superficie de la ville-close de Guérande). Elle était organisée autour de son château (ou motte castrale), protégé par des fossés. Rebâtit ultérieurement en pierre, celui-ci comportait un donjon et une demeure seigneuriale formant quadrilatère. (voir plan en lien)

Au XIe siècle, les droits de la chapelle castrale Saint-Jean-Baptiste, actuelle chapelle de Prigny, sont transférés à l'abbaye Saint-Jouin de Marnes, qui fonde le prieuré Saint-Nicolas hors les murs. La chapelle, desservie par les moines, devient l'église paroissiale de Prigny. On trouve également dans la ville forte une chapelle dédiée à saint Jean l'Évangéliste, mais qui est peu à peu abandonnée.

Au début du Moyen Âge, l'actuel bourg des Moutiers-en-Retz est un simple faubourg. On y trouve la trace d'une nécropole mérovingienne. Au XIe siècle, Judicaël, viguier de Prigny, transfère les droits sur ce faubourg à l'abbaye Notre-Dame du Ronceray d'Angers qui y fonde le prieuré Notre-Dame. Le prieuré de Saint-Pierre, dépendant de l'abbaye Saint Sauveur de Redon, également est fondé à la même époque près de l'église paroissiale qui en constituait le sanctuaire. Un marché se développe dont les droits appartiennent aux religieuses.

En 1225, il est pour la première fois fait mention du bourg des Moutiers, Burgo Monasterium, dans le cartulaire des seigneurs de Rais.

L'essor du bourg des Moutiers est parallèle au lent déclin du site de Prigny, dont le port s'envase inexorablement.

Au temps du Duché de Bretagne, les Moutiers faisaient partie des subdivisions suivantes : au niveau le plus bas, celui du « Clos de Retz », subdivision des Pays « au-delà de la Loire » qui faisaient eux-mêmes parties du Pays nantais.

L'essor du commerce et des salines atteint son apogée au XIVe siècle. Les navires étrangers, anglais, allemands, hanséates, se pressent dans la baie de Bourgneuf qui est alors un centre économique important.

Pendant la Guerre de Succession de Bretagne, le fort du Collet est occupé par les troupes anglaises sous les ordres de Gautier Huet.

Les religieuses du Ronceray quittent le prieuré Notre-Dame au début du XVe siècle.

Le XVIe siècle est une période difficile, les marais salants connaissant des conditions climatiques défavorables auxquelles s'ajoutent les troubles des Guerres de religion. En 1548, la paroisse de Prigny obtient des exemptions d'impôts pour compenser les pertes causées par les tempêtes sur les marais salants. Le commerce international commence à décliner.

Le château de Prigny possède encore une garnison en 1678, mais la justice seigneuriale de Prigny est transférée à Bourgneuf en 1680, marquant le début de sa ruine.

Au XVIIe siècle, le bourg des Moutiers semble retrouver un certain essor, qui se signale par la construction de nouvelles maisons. Mais l'envasement de la baie entraine la disparition de nombreuses salines. Au XVIIIe, on assiste à un début de reconquête agricole par les atterrissements.

En 1730, le prieuré Saint Nicolas de Prigny et son sanctuaire sont détruits. Le culte est transféré à l'église Saint-Jean-Baptiste.

L'étier du Collet est creusé en 1777.

Pendant la période révolutionnaire, la commune change de nom pour s'appeler “les Champs Libres” , regroupant les Moutiers et Prigny.

En 1793, le bourg des Moutiers subit deux attaques des Vendéens et est pillé et dévasté par Charette.

En , 41 habitants soupçonnés d'aider les royalistes sont noyés en baie de Bourgneuf.

Prigny et les Moutiers retrouvent leur nom en 1811.

Le , la commune de Prigny est rattachée aux Moutiers.

Les derniers vestiges du château de Prigny, à l'abandon depuis le XVIIIe siècle, sont détruits en 1832.

Le , La Bernerie se sépare des Moutiers.

Depuis 1875, le chemin de fer Nantes-Pornic dessert la commune.

Les Moutiers sont renommés Les Moutiers-en-Retz le .

Héraldique

Blasonnement :
De gueules au château d'or, coulissé, ajouré et maçonné de sable, accompagné de trois têtes de crosses aussi d'or, deux en chef et une en pointe ; à la bordure cousue d'azur.
Commentaires : Le château représenté est celui de Prigny (519), qui fut détruit par les Normands. Les crosses figurent les trois moutiers implantés sur le territoire communal : un à Prigny et deux au bourg. Blason conçu par M. Gautier en 1930 (délibération municipale du ), enregistré en 1972.

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Les Moutiers-en-Retz dans la littérature

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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260127-133039
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