Le Bourg-d'Iré
Localisation

Le Bourg-d'Iré : descriptif
- Le Bourg-d'Iré
Le Bourg-d'Iré est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire. Village du Haut-Anjou, Le Bourg-d'Iré se développe au Moyen Âge en étant siège d'un doyenné et châtellenie
Son essor commence véritablement au XIXe siècle, notamment sous l'égide du comte de Falloux
Le bourg se modernise et se développe, puis entame une période d'exode rural jusqu'au début des années 2000
Sa proximité avec Segré et la construction de nouveaux lotissements permettent au village d'enrayer le déclin démographique. Elle est depuis le 15 décembre 2016, intégrée à la nouvelle commune de Segré-en-Anjou Bleu.
Géographie
Localisation
Commune angevine du Segréen, Le Bourg-d'Iré se situe au sud de Noyant-la-Gravoyère, sur la route D 181, Le Tremblay / Sainte-Gemmes-d'Andigné. Le bourg se trouve sur la rive nord de la Verzée.
Les communes les plus proches sont Noyant-la-Gravoyère (2 km), Le Tremblay (4 km), Combrée (6 km), Nyoiseau (6 km), Sainte-Gemmes-d'Andigné (6 km), Bouillé-Ménard (7 km), Bourg-l'Évêque (7 km), Loiré (7 km), Segré (7 km) et Challain-la-Potherie (8 km).
Géologie et relief
Le territoire de la commune se situe sur l'unité paysagère du Plateau du Segréen.
Hydrographie
Le territoire de la commune est traversé d'ouest en est par la Verzée qui contourne le bourg du village au sud et sépare le bourg du quartier Saint-Jean. Deux autres petits ruisseaux s'écoulent du sud au nord, le ruisseau des étangs, qui rejoint le ruisseau de la Rivière Tiercé, ce dernier se jetant dans la Verzée. La Verzée a permis la création de plusieurs étangs ainsi que de bassins de lagunage.
Voies de communication et transport
Le chef-lieu communal du Bourg-d'Iré est traversé d'ouest en est par la D 181 qui autorise un accès facile, à l'est, à Sainte-Gemmes-d'Andigné, dans la banlieue ouest de Segré. Au nord, la D 219 qui rejoint Noyant-la-Gravoyère permet de gagner, à l'ouest et au nord-ouest, Châteaubriant ou Rennes.
Aucun transport en commun ne dessert de façon régulière le Bourg-d'Iré en 2014. Le réseau AnjouBus du Conseil général de Maine-et-Loire comporte deux lignes régulières d'autobus d'Angers à Segré puis Châteaubriant et d'Angers à Segré puis Rennes ; ces deux lignes passent par Noyant-la-Gravoyère à 3,5 km au nord du Bourg-d'Iré. Toutefois, un système de transport à la demande est mis en place par AnjouBus pour certaines communes non desservies de manière régulière, dont le Bourg-d'Iré.
La gare SNCF la plus proche est celle d'Angers à 43 min de trajet, alors que les aéroports d'Angers ou de Rennes se trouvent à respectivement 1 h et 1 h 10 du Bourg-d'Iré.
Toponymie
Parmi les formes anciennes du nom, on trouve Yri et Hiri entre et , Ecclesia de Burgo Ireii en , Borc d'Iré en , Bourg Diré en , Bourg-Diré en , puis Le Bourg-d'Iré.
Le nom de la commune proviendrait du nom Irius, dérivé de Irus voir de Hirrius mentionné dans des textes romains. Le terme de bourg désigne quant à lui une place fortifiée près d'un domaine noble ou seigneurial.
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Histoire
Préhistoire et antiquité
Une hache en pierre polie a été trouvée sur le territoire de la commune, attestant du passage d'homme à la préhistoire. Plusieurs toponymes dont les noms contiennent « la Pierre » pourraient attester de monuments mégalithiques. À l'antiquité, une villa gallo-romaine semble probable, bien que son emplacement soit inconnu.
Moyen Âge
Le premier prêtre connu desservant le Bourg-d'Iré est Geoffroi, vers 1130-1135. Au XIIe siècle, l'église, alors dans les mains d'un seigneur laïque, est acquise par l'évêque d'Angers Geoffroi III la Mouche. En 1177, il la remet au chapitre de la cathédrale d'Angers. La paroisse devint, à une date inconnue, le siège du doyenné de Candé.
Ancien régime
Les registres paroissiaux commencent en 1610. Aux XVIe et XVIIe siècles, on trouve dans la paroisse des chirurgiens et des notaires. La seigneurie du Bourg-d'Iré est alors siège d'une châtellenie, d'où la présence de notaires. L'évêque d'Angers visite la paroisse en 1644 et donne la confirmation à 344 personnes.
En 1702 et 1703, à leur mort, Perrine et Jeanne Jamet font don d'une closerie et d'une maison pour assurer l'entretien d'une maîtresse d'école devant également soigner les pauvres. En 1707, la paroisse subit l'épidémie de dysenterie qui ravage le Haut-Anjou. La paroisse passe de 87 sépultures en 1706 à 247 l'année suivante. En 1724, Guy André de Laval fonde la chapelle du Buron. La Verzée permet l'installation d'un tanneur, mentionné en 1764.
En 1788, la paroisse dépendant alors du diocèse d'Angers et était le siège du doyenné de Candé. Elle dépendant du grenier à sel de Pouancé. La paroisse payait, à la fin du XVIIIe siècle, 2 233 livres pour le vingtième, 4 000 livres pour la taille et 1 600 pour la capitation. On y trouve un chirurgien, une sage-femme et une brigade de gabelous. Elle comptait cinq privilégiés : le chevalier d'Armaillé, le comte de Falloux, Mme Veillon, la comtesse de la Poterie et le curé. La terre agricole est considérée comme assez bonne, permettant de nombreuses cultures de céréales, avec un tiers de landes et des prés, des moutons, des pommiers et châtaigniers, et un peu de bétail. En 1789, le cahier de doléances réclame notamment de meilleures routes vers Segré, une réglementation de la féodalité et des droits de chasse, et une baisse des impôts, la paroisse possédant de nombreux pauvres et mendiants.
Révolution et chouannerie
Lors de la Révolution de 1789, le prêtre et son vicaire refusent de prêter serment et sont déportés en Angleterre et en Espagne. Un second vicaire s'enfuit et se cache dans les environs, mariant et inhumant les catholiques. Le prêtre constitutionnel nommé renonce rapidement à son poste. Le 16 juillet 1794, l'église est incendiée par les chouans. Ceux-ci passent la nuit dans le bourg la veille du combat de Noyant-la-Gravoyère, en . Une habitante de la paroisse, Anne Hamard, est fusillée en 1794, lors des fusillades d'Avrillé.
XIXe siècle
La mémoire de la chouannerie reste très présente dans la commune au début du XIXe siècle. En 1830, le curé du Bourg-d'Iré exhorte les fidèles à prendre les armes contre Louis-Philippe Ier, l'« usurpateur ». La présence de nombreux nobles et leur importance dans le tissu social local amène des habitants à collaborer avec les chouans. Dans les années 1830, un cultivateur du Bourg-d'Iré est poursuivi en justice à Segré pour avoir hébergé des chouans.
Au XIXe siècle, le Bourg-d'Iré devint un centre agronomique renommé grâce à l'action du comte de Falloux. Ce dernier, « fils du pays », fut député légitimiste et ministre de l'Instruction publique et des Cultes de 1848 à 1849.
En 1850, Alfred de Falloux hérite de ses parents un domaine de 717 hectares dans le Segréen, dont 70 au Bourg-d'Iré. À partir de 1854, il le transforma avec l'aide de Jean-Baptiste Lemanceau, le maire du Bourg-d'Iré, en une ferme agricole de grande renommée, le Domaine. C'est là que fut élevée et d'où se répandit à travers l'Anjou la race bovine Durham-Anjou. Afin de compléter son domaine, Falloux fait construire un imposant château au lieu-dit la Mabouillère. Cette demeure accueillit de grands noms politiques, religieux et intellectuels du XIXe siècle : Montalembert, Dom Guéranger ou encore madame Swetchine.
La construction de ce domaine entraîne la modernisation du village : des commerces s'ouvrent, les maisons traditionnelles (peu confortables) laissent place à des demeures plus conformes aux critères urbanistiques du XIXe siècle, un lavoir (offert par Falloux aux femmes du bourg) et une caserne de pompiers sont également créés.
La mort du comte de Falloux, survenue en janvier 1886, marque la fin des « belles heures » du Bourg-d'Iré.
Époque contemporaine
Pendant la Première Guerre mondiale, 51 habitants perdent la vie. Lors de la Seconde Guerre mondiale, cinq habitants sont tués, dont deux en déportation. L'électricité arrive dans le bourg en 1925.
Au XXe siècle, Le Bourg-d'Iré se modernise pour présenter sa physionomie actuelle.
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Le Bourg-d'Iré dans la littérature
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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260111-030919
Source du document imprimé : https://www.gaudry.be/lieu/fr/fr-pdl/291229.html
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