Grasse

Localisation

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Grasse : descriptif

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Grasse

Grasse — prononcé [gʁas] — (Grassa (normes classique et mistralienne) [ɡʀˈasa] dans le dialecte local) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Sous-préfecture des Alpes-Maritimes, Grasse est la cinquième ville du département en matière de population

Elle est historiquement située en Provence

Ses habitants sont appelés les Grassouillets et les Grassouillettes . Depuis le XVIIe siècle, la ville est considérée comme la capitale mondiale du parfum et attire de nombreux touristes pour ses fragrances

Elle a obtenu trois fleurs au Concours des villes et villages fleuris et a été promue « Ville d'Art et d'Histoire »

Elle est également « Ville Internet ».

Géographie

Les communes limitrophes sont Auribeau-sur-Siagne, Le Bar-sur-Loup, Cabris, Châteauneuf-Grasse, Mouans-Sartoux, Pégomas, Peymeinade et Saint-Vallier-de-Thiey.

Localisation et physionomie

Grasse est une ville majeure du moyen-pays de la Côte d'Azur située dans l'ouest du département des Alpes-Maritimes à 12 km au nord de Cannes sur la côte méditerranéenne. Elle est aussi dans le Sud-Est de la France. Sa distance à vol d'oiseau avec la préfecture, Nice, est de 29 km pour un cap de 79°, et avec la capitale nationale, Paris, est de 677 kilomètres pour un cap de 330°. Sa superficie est de 4 444 hectares (44,44 km2) constitués d'importantes réserves forestières. La commune de Grasse s'étale sur une vaste superficie et un grand écart d'altitude car étant sur le flanc sud du plateau de Caussols et du Haut Montet, culminant à 1 335 m : de moins de 100 à plus de 1 000 m avec une altitude moyenne de 333 m(notamment grâce à la Route Napoléon remontant vers Saint-Vallier-de-Thiey).

L'habitat ancien (du XVIIe siècle au XVIIIe siècle), surtout concentré au centre-ville sous la forme d'immeubles de hauteur limitée dans des ruelles étroites et sombres, cohabite avec des villas et hôtels particuliers du XIXe siècle, souvenirs des premiers touristes de la ville, et des maisons modernes, signes de l'expansion démographique principalement dans les hameaux autour du centre.[réf. nécessaire]

Aux emplacements des anciennes cultures d'oliviers et de fleurs, l'habitat se disperse. La commune compte d'importantes zones forestières : un quart du territoire est classé réserve naturelle communale.

On note des routes secondaires étroites et vers le centre-ville (zone en forte pente) des « traverses » — escaliers et chemins permettant un passage à pied entre rues horizontales. Au total, Grasse compte 200 km de voirie communale.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Grasse
Saint-Vallier-de-Thiey Le Bar-sur-Loup Le Bar-sur-Loup
Châteauneuf-Grasse
Cabris Grasse Châteauneuf-Grasse
Peymeinade Pégomas
Auribeau-sur-Siagne
Mouans-Sartoux

Quartiers

Autour du centre-ville, les quartiers se composent de hameaux :

  • Magagnosc ou Maganhòsc (à 400 m d'altitude) apparaît dès 1248 sous le nom de « Magagnosc, faubourg de Grasse ». Les hameaux de Magagnosc ont été longtemps en procès contre la ville de Grasse, revendiquant leur autonomie. Deux requêtes adressées au roi en 1615 et en 1621 n'apportèrent rien à cette cause. Le , Magagnosc obtient un adjoint spécial. Une grotte néolithique a été découverte par Marcellin Chiris à Magagnosc. Une église y est attestée dès le XIIIe siècle. En 1901, Magagnosc comptait 348 habitants ;
  • Le Plan dépend de Grasse depuis le . Il comprend la Paoute, ancien domaine de la famille de Sartoux, puis de la mairie de Cannes, Moulin de Brun, traversé par une ancienne voie romaine, Saint-Joseph, avec un ancien lac disparu subitement en 1816 et réapparu depuis et Sainte-Marguerite. Le pont du Plan date de 1784, le mur de Jeu de paume, la fontaine et le lavoir, alimentés par l'eau du canal de la Siagne, de 1878 et le groupe scolaire de 1886-1887. En 1901, le Plan comptait 784 habitants ;
  • Plascassier (à 300 m d'altitude), nom issu de « Plan escassier » et « Planscassier » qui signifie « plaine en hauteur » (en provençal, escassié veut dire monté sur échasses). Ce hameau a sa propre paroisse créée en 1770, l'église ayant été restaurée en 1882. La fontaine, inaugurée le , est alimentée par l'eau du Foulon. En 1901, Plascassier comptait 453 habitants. Plascassier fut connu comme étant le dernier lieu de résidence de la célèbre chanteuse Édith Piaf, qui y est décédée le  ;
  • Saint-François, anciennement appelé « camp rousse en ribes ». Lors de la construction de la chapelle Saint-François de Salles, le quartier prit son nom ;
  • La Blaquière (rebaptisée Les Fleurs de Grasse) de « blachia », terre parsemée de chênes. C'est aujourd'hui le nom d'une cité de HLM classée quartier prioritaire avec 1 300 habitants en 2018 ;
  • La Madeleine de La LM, est un quartier de Grasse. C'est aujourd'hui le nom d'une petite cité de HLM ;
  • Les Aspres ou « Les Aspros » est un quartier traversé par le canal de la Siagne, orné de coteaux abrupts et rocheux ;
  • La Marigarde ou « Maligardo », la construction du pont de la Marigarde en 1455 évita le passage dangereux entre deux cours d'eau. Le réseau d'égouts de la ville débouche depuis 1895 dans ce qui est aujourd'hui une station d'épuration ;
  • Saint-Jean, du nom de sa chapelle : Saint-Jean de Malbosc ;
  • Saint-Jacques, du nom de sa chapelle ; il y avait un arrêt de chemin de fer ;
  • Sainte-Anne, du nom de sa chapelle ;
  • Saint-Mathieu, du nom de sa chapelle ;
  • Saint-Antoine, du nom de sa chapelle ;
  • Saint-Claude, du nom de sa chapelle.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et se trouve dans la région climatique Var, Alpes-Maritimes, caractérisée par une pluviométrie abondante en automne et en hiver (250 à 300 mm en automne), un très bon ensoleillement en été (fraction d'insolation > 75 %), un hiver doux (°C) et peu de brouillards.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 14,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 982 mm, avec 6,2 jours de précipitations en janvier et 2,5 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée par la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Pegomas », à Pégomas à 7 km à vol d'oiseau, est de 16,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 983,2 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −4,4 °C, atteinte le .

Statistiques 1991-2020 et records PEGOMAS (06) - alt : 109m, lat : 43°36'09"N, lon : 6°56'12"E
Records établis sur la période du 01-03-2010 au 04-01-2024
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,4 4,2 6,4 9,3 12 16,2 18,8 18,8 15,8 12,4 8,5 5,4 11
Température moyenne (°C) 9 9 11,5 14,3 17,2 21,6 24,5 24,7 21,5 17,3 12,9 10 16,1
Température maximale moyenne (°C) 13,6 13,9 16,6 19,3 22,4 27 30,3 30,6 27,2 22,2 17,3 14,5 21,2
Record de froid (°C)
date du record
−4,4
17.01.17
−4,1
11.02.12
−1
01.03.18
1,1
02.04.22
5,4
03.05.17
9,2
01.06.13
12,9
21.07.11
13,4
18.08.14
8,3
27.09.20
2,1
29.10.12
−3
27.11.10
−2
18.12.10
−4,4
2017
Record de chaleur (°C)
date du record
23
04.01.18
22,2
10.02.20
28
31.03.15
27,5
25.04.23
32,9
27.05.22
38,6
25.06.17
40,4
19.07.23
38,7
06.08.17
34,2
15.09.22
30,3
14.10.23
28,2
14.11.23
23,6
11.12.23
40,4
2023
Précipitations (mm) 76,2 83,1 96,7 77,4 59,5 52,4 25,3 20,6 51,4 147,3 190 103,3 983,2
Source : « Fiche 6090002 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/01/2024 dans l'état de la base
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
13,6
4,4
76,2
 
 
 
13,9
4,2
83,1
 
 
 
16,6
6,4
96,7
 
 
 
19,3
9,3
77,4
 
 
 
22,4
12
59,5
 
 
 
27
16,2
52,4
 
 
 
30,3
18,8
25,3
 
 
 
30,6
18,8
20,6
 
 
 
27,2
15,8
51,4
 
 
 
22,2
12,4
147,3
 
 
 
17,3
8,5
190
 
 
 
14,5
5,4
103,3
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.

Transports et accès

La Route Napoléon à Grasse avec le Musée International de la Parfumerie sis dans l'Hôtel de Pontevès à droite (en haut), une voie vivante et commerçante.

Par la route, la ville est desservie par la pénétrante Cannes-Grasse qui relie l'autoroute A8 (par la sortie Sortie 42) au rond-point des 4 chemins au sud de la ville construit au début des années 1990. Les autres voies d'accès, moins importants : depuis Nice par la D 2085, depuis Draguignan par la D 562, puis la D 2562 et depuis Mandelieu-la-Napoule par D 109, puis la D 209. Depuis Grenoble, on peut accéder à Grasse par la route Napoléon (RN 85), une route historique qui suit le trajet qu'emprunta Napoléon Ier à son retour de l'Île d'Elbe, au début des Cent-Jours. Après avoir débarqué le à Golfe Juan, avec une petite armée de 1 200 hommes, Napoléon prit la direction de Grasse pour rejoindre les Alpes par la vallée de la Durance. En outre, l'Association Nationale des Élus de la Route Napoléon (ANERN) est présidée par le maire de Grasse, Jean-Pierre Leleux.

Par le bus, la ville est accessible grâce aux lignes du réseau Zou! exploitées par le conseil régional : avec le 500 depuis Nice, le 610 depuis Cannes (par Pégomas), le 600 (par Mouans-Sartoux) ou encore le 511 depuis Vence. À l'intérieur de la ville et dans l'ensemble du pays grassois, de Mougins à Saint-Auban, le transport en commun est assuré par le syndicat intercommunal Sillages, présidé par François Reyne, 3e adjoint au maire de Grasse.

Les transports ferroviaires furent jadis très nombreux dans la ville : jusqu'au milieu du XXe siècle, la ligne Grasse-Cannes reliait les deux villes par le train sous l'égide de la compagnie du chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée, la ligne de chemin de fer à voie métrique de Meyrargues-(Bouches-du-Rhône) à Draguignan-Grasse-Nice qui reliait la ville avec l'est et l'ouest était quant à elle exploitée par la Compagnie des Chemins de fer de Provence (elle fut détruite par les bombardements allemands durant la Seconde Guerre mondiale), le tramway reliait Cannes et Grasse, et le funiculaire reliait la gare ferroviaire au centre-ville.

Aujourd'hui, la gare de Grasse, fermée depuis 1944, a été remise en service par la SNCF, sous l'impulsion des collectivités locales et de l'État dans le cadre du Contrat de plan État-Région : elle a été rouverte au service voyageur le . Un TER y circule toutes les heures et on y enregistre une fréquentation de près de 2 500 passagers par jour.

Les déplacements à vélo, dans une commune au relief très chaotique seront appréciés par les cyclistes grimpeurs chevronnés. Les routes (200 km de voirie en tout) sont souvent très étroites et donc peu équipées de pistes cyclables, même si de tels équipements se sont multipliés sur les voies principales ou les voies les plus larges durant ces dernières années. Un projet de remise en service d'un funiculaire reliant la gare SNCF au centre-ville a été abandonné (2010).[réf. nécessaire]


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Toponymie

L'origine du nom de la ville n'est pas formellement identifiée, mais dérive peut-être de Podium Grassum qui signifie en latin « Grand Puy », du nom de la colline sur laquelle est installé depuis l'origine le cœur de la ville. Avec l'usage, la dénomination latine se serait simplifiée et aurait finalement donné le nom actuel : « Grasse ».

Ainsi, la ville possède aussi un nom en provençal qui s'écrit sous plusieurs variantes orthographiques : Grassa en norme classique, Grasso en norme mistralienne et Grasà en norme bonnaudienne.

Ce nom apparait pour la première fois dans les textes au XIe siècle. Il fut porté pour la première fois par le petit-fils de Rodoard : Guillaume Gauceran qui, dans une charte du 15 octobre 1040, signa « Guillelmus de Grassa ». Cette première trace se trouve dans le Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Victor de Marseille.

Histoire

Héraldique

Blason
D'azur à l'agneau pascal d'argent, la tête contournée, ornée d'un nimbe d'or chargé de trois tourteaux de gueules, portant une longue croix de gueules au guidon d'argent chargé d'une croix de gueules.
Détails
Attribué en 1427 et confirmé par d'Hozier en 1696.

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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 14/02/2026 c20260302-181743
Source du document imprimé : https://www.gaudry.be/lieu/fr/fr-pac/40490.html

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