Saint-Martin-de-Castillon

Localisation

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Saint-Martin-de-Castillon : descriptif

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Saint-Martin-de-Castillon

Saint-Martin-de-Castillon est une commune française située dans le département de Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Histoire

Préhistoire et Antiquité

Dans les collines, le Néolithique a laissé ses marques (outillage lithique) sur l'oppidum de Sainte-Croix, dans l'abri sous roche de Castillon et sur les sites de Saint-Fare et du Cannet. Au quartier de Fournas, une épée de l'âge du bronze a été mise au jour.

Grâce à la via antica, le commerce avec les Phocéens fut intense : 2 000 oboles massaliotes datées du IIe siècle avant notre ère ont été retrouvées à Courenne, et le long de la Voie Domitienne (via Domitia) ce sont les monnaies impériales d'Auguste à Constantin ainsi qu'un autel dédié à Minerve qui témoignent de l'importance du trafic entre le Ier et le IVe siècle.

Haut Moyen Âge

Cette prospérité est balayée par les grandes invasions. La dernière, celle des Sarrasins entre le VIIIe et le IXe siècle, semble même avoir fait souche si l'on en croit la toponymie de certains lieux-dits de cette partie du Luberon : Barbière, Barbeiras, Tour d'Embarbe, Testanières, les Vallons des Roumis.

Le monastère des bénédictines de Saint-Martin, cité dans le cartulaire d'Apt en 896 (monasteriolum S. Martini), a disparu, mais reste, près de la Bégude, Saint-Pierre le Reclus, qui en 1099 était la propriété de l'abbaye camarguaise de Saint-Pierre de Psalmody. Saint-Jean du « Boxetum », dans le cimetière du hameau du Boisset, est nommé dès 1020 et Santa-Maria de Pogito, dont le nom a été transformé en Notre-Dame de Courenne, date du XIe siècle.

Bas Moyen Âge

Du XIe au XIIe siècle, le village est constitué de deux gros bourgs : Saint-Martin qui appartient à l'Église d'Apt, et Castillon (qui trouve son origine dans le castellum, le château-fort, fief des Agoult.

En 1119, les Agoult sont en conflit avec le comte de Forcalquier, Guillaume, qui prend d'assaut le château. En 1122, le fief de Castillon est inféodé par Laugier d'Agoult, évêque d'Apt, à ses neveux Bertrand et Guiraud. Puis, à son tour, le bourg de Saint-Martin est protégé, à partir de 1178, par un castrum.[réf. nécessaire] Lorsque le comté de Forcalquier perd son indépendance en 1209, à la mort de Guillaume II, un de ses neveux, Guillaume de Sabran tente de le relever. Après une lutte de dix ans, il passe un accord à Meyrargues le 29 juin 1220 avec Raimond Bérenger IV, comte de Provence et lui aussi héritier du comté de Forcalquier. Par cet accord, la moitié sud du comté, dont Saint-Martin, lui est donnée. Guillaume de Sabran conserve sa moitié de comté jusqu'à sa mort, vers 1250.

En 1314, les deux bourgs et leurs hameaux sont devenus les fiefs des Simiane, la branche jumelle des Agoult. Mabille de Simiane, dame de Castillon, par un acte daté de 1321, octroie à ses gens le droit de nommer leurs syndics. Sa seigneurie passera ensuite aux familles de la Voulte et de Ventadour.

Temps modernes

En 1540, Pierre de Forli, le nouveau prince-évêque d'Apt, lance contre les hérétiques les premières escarmouches qui précédent les guerres de Religion : Castillon et son fort sont mis à sac et ruinés. Le bourg est abandonné par ses habitants qui se réfugient à Saint-Martin qui est mieux défendu. On perd même trace de son emplacement exact puisqu'en 1592, Jean Bompar, qui réalise la première carte de Provence, situe Castillon au pied du Luberon, sur la rive droite du Calavon comme Auribeau et Castellet.

Le village prend le nom de Saint-Martin-de-Castillon au XVIIe siècle quand il devient le fief des Pontevès de Buoux. Ils revendront leur seigneurie, décimée par la Grande Peste entre octobre 1720 et août 1721, aux barons du Piguet au cours de l'année 1734.

La situation du village est telle que le négoce se plaint de ne pas trouver sur place des courtiers « auxquels ils puissent s'adresser pour l'achat de leurs vins ».

Révolution française

Lors de la Révolution, en 1790, les habitants choisissent d'appeler leur commune Luberon la Montagne. Changement qui ne fut pas du goût de tous, puisque cinq ans après la statue de la Liberté fut « trouvée sans bras ni tête, jetée dans la rue, toute mutilée ».

Un siècle plus tard, une riche agriculture s'était développée : vignes, fruitiers, légumes et blé. Celui-ci était moulu sur place dans les moulins installés depuis le Moyen Âge le long du Calavon.

Il est à signaler que le « Tombeau de la Musulmane » date de 1860 et a été construit en tant que chapelle funéraire par la famille Légier.

La fête des Fiélous

Au XIXe siècle, le temps du Carême était coupé par une mascarade, la fête des «fiélous», véritable bacchanale où chacun se travestissait et où la gauloiserie était élevée au niveau d'un art.

Un journal de l'époque donne un compte rendu de cette manifestation :

« Rien de plus gai et d'amusant comme cette longue file de personnes, originalement costumée selon la mode du bon vieux temps, se livrant en cadence à des pas de la plus primitive des chorégraphies et toutes porteuses de quenouilles lumineuses, toutes chantant des couplets en langue provençale que le chœur reprend en se livrant à des avant-doux de recul... Cette joyeuse mascarade n'a que le tort de se produire en Carême ».

Les femmes sont revêtues d'un ample jupon blanc brodé ou garni de dentelles, parsemé d'étoiles, de lunes, d'ornements dorés ou argentés. Les hommes portent la veste noire décorée d'or et d'argent avec un col en dentelles. Leur chapeau blanc est recouvert de mousseline, garni de fleurs, de fruits, de rubans et autres colifichets.

Tous les participants chantent la chanson des «fiélous» :

Lei fieloua, lei cascavèu
Ei tout ça qu'aven de pus bèu
La candello que ia deduns
Esclara nostre camin
Ses amouçavo anarie mau
Tant voudrie jita lou fanau

Cette manifestation a été ponctuellement reprise depuis la fin du XXe siècle.

Seconde Guerre mondiale

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Roger Bernard, poète de la région engagé dans la Résistance aux côtés de René Char, dans le groupe de Céreste, est exécuté lors d'une mission de liaison le 22 juin, sur le bord de la route, à Saint-Martin-de-Castillon. Sa stèle est particulière, puisqu'elle a été augmentée d'une pierre latérale mentionnant « la douleur d'un Allemand », du nom de Curd Ochwadt, professeur, ethnologue, auteur d'une étude sur René Char.

Géographie

Le village de Saint-Martin-de-Castillon est un village perché des monts de Vaucluse, en face de la montagne du Grand Luberon sur lequel une partie de la commune s'étend.

Communes limitrophes de Saint-Martin-de-Castilon
Caseneuve
Saignon
Viens
Castellet-en-Luberon Saint-Martin-de-Castilon Céreste
(Alpes-de-Haute-Provence)
Cabrières-d'Aigues La Motte-d'Aigues Peypin-d'Aigues

Accès et transport

Le principal axe de circulation est la départementale 900 (ex-nationale 100), dans la vallée du Calavon, reliant Céreste à Apt. Il est doublé, en parallèle, par une piste cyclable. Le GR9 traverse la commune sur laquelle passent d'autres chemins de randonnées vers le Luberon.

Hameaux et lieux-dits

La commune de Saint-Martin-de-Castillon compte plusieurs hameaux :

  • Courenne
  • les Basses Courennes
  • la Bégude
  • le Boisset
  • la Tuilière
  • le Griffon
  • Glorivette.

Relief

Au sud de la commune, le versant du Luberon s'élève à 1 057 mètres au rocher de l'Aigle. Il est entaillé de nombreux vallons parallèles. Au centre et au nord, se trouvent de petites vallées et plans de cultures coupés de collines occupées par de petits bois et des garrigues.

Voies de communication et transports

Voies routières
Services autocars
Lignes régionales, réseau Zou !

Saint-Martin-de-Castillon est desservie par :

  • 2 lignes de PROXIMITÉ :
Ligne Tracé
915 Avignon ↔ Apt ↔ Saint-Martin-de-Castillon ↔ Forcalquier ↔ La Brillanne
926 Apt ↔ Saint-Martin-de-Castillon ↔ Banon

Sismicité

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments.

Hydrographie

Au sud du village, le Calavon traverse la commune d'est en ouest, formant une large vallée.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 788 mm, avec 5,9 jours de précipitations en janvier et 3,1 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Apt-Viton », sur la commune d'Apt à 9 km à vol d'oiseau, est de 13,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 770,3 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 43,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,4 °C, atteinte le .

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.


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Héraldique

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur à un saint Martin à cheval partageant son manteau avec un pauvre.

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Saint-Martin-de-Castillon dans la littérature

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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260213-204553
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