Saint-Martin-les-Eaux

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Saint-Martin-les-Eaux : descriptif

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Saint-Martin-les-Eaux

Saint-Martin-les-Eaux est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur

L'exode rural a été très fort dans cette commune, qui a perdu plus de 80 % de sa population avant de se stabiliser autour de 100 habitants. Située en limite nord du parc naturel régional du Luberon, la commune est tournée vers l'environnement, notamment la préservation de ses espaces forestiers

Elle développe ses sources d'énergies renouvelables

Son territoire, pour l'essentiel classé en zone naturelle et zone de silence, est formé de monts et ravins, une rivière (le Largue) formant la limite nord

Son socle géologique particulier (gypse, sel gemme) a permis un développement économique spécialisé (extraction du sel et stockage d'hydrocarbures), mais l'agriculture reste présente.

Géographie

Les communes limitrophes de Saint-Martin-les-Eaux sont Saint-Michel-l'Observatoire, Dauphin, Manosque et Villemus.

Géologie

Saint-Martin-les-Eaux se situe dans le bassin sédimentaire de Manosque-Forcalquier, au nord-ouest de la faille de la Durance. D'origine fluvio-lacustre, il date de l'Oligocène. Cette couche s'organise selon un anticlinal, avec une épaisse couche tertiaire contenant des lignites et du gypse. L'ensemble s'est ouvert par le percement d'un dôme de sel gemme (diapir) datant de l'Oligocène inférieur ou de l'Éocène qui a extrudé au travers de failles de l'anticlinal, durant la deuxième poussée alpine. Ces couches sont enfouies sous une couche de marnes sableuses datant du Sannoisien.

L'ensemble est compris en limite des Monts de Vaucluse, dans le Luberon oriental.

Relief

Le territoire communal se situe entre les régions naturelles du Massif du Luberon et des Monts de Vaucluse, dans le Luberon oriental, à l'ouest de la vallée de la Durance qui coule vers Aix-en-Provence. Le village est situé à 500 m d'altitude. Sa topographie varie de 395 mètres (vallée de la Largue en limite nord) à 705 mètres (la Blache). Elle s'organise en différents monts et ravins : le ravin de l'Ausselet, le ravin de Coste Longue, le ravin de Piférat, le ravin de l'Agasson.

Hydrographie

Le Largue traverse la commune au nord.

Deux sources sont présentes dans la commune, l'une sulfureuse et l'autre saline, ainsi que des bassins et de la pisciculture[réf. nécessaire].

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 832 mm, avec 6,3 jours de précipitations en janvier et 3,4 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Dauphin », dans la commune de Dauphin à 5 km à vol d'oiseau, est de 12,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 693,2 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 42,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,4 °C, atteinte le .

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.

Environnement

La commune compte 320 ha de bois et forêts, soit 35 % de sa superficie.

Voies de communication et transports

L'autoroute A 51 passe à l'est de la commune (à 14 km en voiture). Celle-ci est desservie par les routes départementales RD 105 et RD 505.

Les accès ferroviaires sont aux gares SNCF à Manosque - Gréoux-les-Bains à 7 km, à La Brillanne-Oraison à 13 km et à Pertuis à 28 km vers Aix-en-Provence et Marseille.

L'orientation et la localisation de Saint-Martin-les-Eaux par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant. Distance à vol d'oiseau :

Ville Marseille Nice Montpellier Lyon Toulouse Bordeaux Strasbourg Paris Nantes Rennes Lille
Distance

Orientation

71 km

(S)

125 km

(S-E)

152 km

(S-O)

221 km

(N)

347 km

(O)

515 km

(O)

547 km

(N-E)

614 km

(N)

681 km

(N-O)

741 km

(N-0)

779 km

(N)

Risques naturels et technologiques

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Manosque-Nord auquel appartient Saint-Martin-les-Eaux est en zone 2 (risque moyen) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques, et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011. La commune de Saint-Martin-les-Eaux est également exposée à trois autres risques naturels :

  • feu de forêt ;
  • inondation ;
  • mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort.

La commune de Saint-Martin-les-Eaux est également exposée à plusieurs risques d'origine technologique :

  • risque industriel lié à la présence de stockage d'hydrocarbures dans les installations de Géosel-Géométhane, classées Seveso seuil haut ;
  • risque lié au transports de matières dangereuses par canalisations. La première canalisation transporte de la saumure et des hydrocarbures de et vers Géosel ; la seconde, Transéthylène, sert à acheminer de l'éthylène et traverse la commune.

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n'existe pour la commune, mais elle est incluse dans le périmètre particulier d'intervention de Géosel-Géométhane et le Dicrim existe depuis 2011.

La commune a été l'objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle, pour des inondations, des glissements de terrain et des coulées de boue en 1990 et 1994. Le seul tremblement de terre qui a été ressenti à Saint-Martin-les-Eaux est celui du 11 juin 1909, avec Lambesc pour épicentre.


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Toponymie

Le toponyme le Castelas, au sud du village, fait référence à une motte castrale.

Le village s'appelait Sancti Martini de Paracollis au XIe siècle, puis Saint-Martin-de-Renacas au XIIIe siècle et Saint-Martin-d'Arnagas au XVIe siècle. Il devient ensuite Saint-Martin-le-Charbonnier.

Durant la Révolution française, la commune, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, changea son nom pour Mont-Martin et Mont-Renacas. Après la Révolution, la commune est appelée Saint-Martin-de-Renacas jusqu'en 1892. L'exploitation des eaux sulfureuses pour des cures thermales justifia son nouveau nom de Saint-Martin-les-Eaux.

Histoire

Préhistoire et Antiquité

Le territoire de la commune est fréquenté à l'époque néolithique, voire chalcolithique, l'essentiel des découvertes archéologiques datant des Ve, IVe et IIIe millénaire av. J.-C..

Dans l'Antiquité, le territoire de Saint-Martin fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s'étend du sud des Baronnies à la Durance. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la conquête romaine, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron). L'époque gallo-romaine est attestée par un four de potier et par le site des Passaïres (atelier de potier fabricant des amphores vinaires), à cheval sur la commune de Manosque. Ce site permet d'établir que la production de vin était importante dans la région, et que la zone de Manosque était, grâce à la proximité de la voie Domitienne, fortement intégrée à l'Empire romain et fortement pénétrée de ses modes de vie.

Moyen Âge

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l'Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l'Italie, jusqu'en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire.

Au XIe siècle, une motte castrale est élevée au lieu-dit Le Castelas. Situé sur un petit éperon barré d'un fossé de 8 m de largeur, à environ 300 m de l'église, le château ne réussit pas à attirer la population, qui se fixe autour de l'église.

Le territoire fait partie du comté de Forcalquier en 1125 (XIIe siècle). L'église et ses revenus relèvent dès le XIe siècle du prieuré de Carluc, le fief est acheté par la famille des Laincel (XIIIe – XVIIe siècle). La communauté relève de la viguerie de Forcalquier. Le fief de Renacas relevait du comté de Forcalquier au XIIe siècle. Lorsque ce comté perd son indépendance en 1209, à la mort de Guillaume II, un de ses neveux, Guillaume de Sabran tente de le relever. Après une lutte de dix ans, il passe un accord à Meyrargues le 29 juin 1220 avec Raimond Bérenger IV, comte de Provence et lui aussi héritier du comté de Forcalquier. Par cet accord, la moitié sud du comté, dont Renacas, lui est donnée. Guillaume de Sabran conserve sa moitié de comté jusqu'à sa mort, vers 1250.

Georges de Launcello, damoiseau, puis chevalier, originaire de Forcalquier, baile de Sisteron (1345-1366), fut probablement le seigneur de Saint-Martin-de-Renacas, signalé par M.-Z. Isnard, en 1351.

Révolution française

Durant la Révolution, la commune de Saint-Martin-de-Renacas compte une société patriotique, créée après la fin de 1792.

Époque contemporaine

Au cours du XIXe siècle, de nouvelles activités économiques se développent : exploitation de mines de gypse, de lignite, et en 1880, la source d'eaux sulfureuses est aménagée. Son exploitation est autorisée en 1884, et ses eaux sont commercialisées sous différents noms (Eau de Renacas en 1903, puis du Château, puis Huguette à partir de 1933). Gustave Arnoux, propriétaire de l'établissement, avait construit cinq douches, une chaudière et une buvette. L'eau froide sulfurée de la source Huguette, d'un débit d'environ 12 litres par minute, était amenée par une conduite, puis chauffée pour alimenter les douches. Après une vingtaine d'années d'exploitation sommaire l'autorisation n'a pas été renouvelée. L'activité cesse définitivement le 6 mai 1942. Cependant, les habitants de la région ont conservé l'habitude de boire l'eau de la source Huguette.

Comme de nombreuses communes du département, Saint-Martin-de-Renacas se dote d'une école bien avant les lois Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu. Aucune instruction n'est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l'ouverture d'une école de filles aux communes de plus de 800 habitants, ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent Saint-Martin-de-Renacas. Ce n'est qu'avec les lois Ferry que les filles de Saint-Martin-de-Renacas sont régulièrement scolarisées.

En 1892, la commune abandonne le nom de Saint-Martin-de-Renacas pour se renommer Saint-Martin-les-Eaux.

Comme toute la France, Saint-Martin-les-Eaux compte des hommes morts au front durant la Première Guerre mondiale. De plus, un exode rural massif se produit de plus durant un siècle, de 1866 à 1968. La population est ainsi divisée par 6.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le département est occupé par l'Italie en de novembre 1942 à septembre 1943, puis par l'Allemagne nazie jusqu'en août 1944. Le débarquement de Provence ainsi que différents bombardements permettent une libération rapide de la zone.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Saint-Martin-les-Eaux. Le vin produit était destiné à l'autoconsommation. Cette culture est aujourd'hui abandonnée.

Une carrière de gypse et une mine de lignite sont exploitées dans les années 1960. Comptant seulement une trentaine d'habitants, la commune fusionne avec Manosque en 1974, puis s'en détache en 1980.

Au début du XXIe siècle, la commune se tourne vers la préservation de l'environnement, avec le développement d'énergies renouvelables et d'actions visant à des économies d'énergie.

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Saint-Martin-les-Eaux dans la littérature

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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260209-193627
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