Luz-Saint-Sauveur
Localisation

Luz-Saint-Sauveur : descriptif
- Luz-Saint-Sauveur
Luz-Saint-Sauveur [lys sɛ̃ sovœʁ] est une commune française du département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie
Longtemps dénommée simplement Luz, la ville a pris son nom actuel de Luz-Saint-Sauveur le 9 avril 1962
Ses habitants se nomment les Luzéens
Sur le plan historique et culturel, la commune est dans la province du Lavedan, partie sud-occidentale de la Bigorre et constituée d'un ensemble de sept vallées en amont de la ville de Lourdes. Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par le gave de Pau, le Bastan, le ruisseau de Bat Barrada, Gave de Cestrède, le ruisseau de l'Yse et par divers autres petits cours d'eau
Incluse dans le Parc national des Pyrénées, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 (le « pic Long Campbielh » et le « Néouvielle ») et onze zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Luz-Saint-Sauveur est une commune rurale qui compte 914 habitants en 2022, après avoir connu un pic de population de 2 678 habitants en 1836
Elle est dans l'unité urbaine de Luz-Saint-Sauveur
Ses habitants sont appelés les Luzéens ou Luzéennes.
Géographie
Commune située dans les Pyrénées (Hautes-Pyrénées).
Elle est traversée par le méridien de Greenwich.
Hameaux de la commune
Luz et Villenave ont été réunies en 1823 et agrandies des hameaux d'Ayrues dépendant de Sassis, de Sia et de Trimbareilles dépendant de Sazos, de Saussa et de Héas, dépendant d'Esquièze. Autre hameau de la commune : les Astès. La station thermale de Saint-Sauveur constitue aussi un quartier distinct.
Communes limitrophes
Luz-Saint-Sauveur est limitrophe de dix autres communes.
Hydrographie
Luz-Saint-Sauveur est traversée par le gave de Gavarnie (autre nom du gave de Pau) et le Bastan qui se rejoignent au nord-ouest du village. Luz s'est bâtie sur le cône de déjections morainiques du torrent de l'Yse, qui rejoint le Bastan au niveau de la ville.
Le Bugarret, affluent droit du gave de Gavarnie, prend sa source sur la commune.
De tout temps, l'histoire de la ville (et des villages environnants) a été marquée par des inondations destructrices mais sans perte humaine, qui grâce aux travaux successifs entrepris en amont (digue sur la rive gauche du Bastan décidée en 1905, barrages) sont aujourd'hui relativement maîtrisées :
- : à la suite de fortes pluies, des inondations catastrophiques ont causé des dégâts considérables, dont des maisons emportées ;
- : grande crue de 30 m3/s du Bastan provoquée par de fortes chutes de neige prématurées, sur laquelle tombe une énorme quantité d'eau, adoucie par un vent du sud particulièrement saharien. Le gave de Gavarnie déborde également et provoque de sérieux dégâts à l'usine hydroélectrique de Luz ;
- : deux jours de pluie continue sur les neiges encore présentes sur les hauteurs provoquent la fonte rapide de ces dernières. Une crue exceptionnelle s'ensuit, le Bastan roulant d'énormes blocs de pierre. La route Barèges-Luz est emportée sur plusieurs kilomètres, ainsi que la conduite d'eau des thermes de Barzun, qui alimentait le nouvel établissement thermal situé au centre de Luz ; celui-ci ne sera jamais plus utilisé et bientôt détruit ;
- 1788 : une digue naturelle à Héas cède sous la pression des eaux ; l'énorme vague formée par les flots du lac dévale sur Luz : le pont de Saint-Sauveur est emporté, beaucoup de dégâts sont constatés dans les propriétés riveraines, la plupart des ponts en aval sont fortement endommagés ;
- et ;
- ;
- : crue du Bastan, provoquée par le débordement du lac d'Oncet (avalanches cassant la glace épaisse qui le recouvrait) ;
- : grande crue qui emporte le pont de Pescadère, construit en 1736 ;
- : des pluies torrentielles font enfler le Bastan dans des proportions telles qu'il sort de son lit et en ravage les rives jusqu'à Luz.
Sismologie
Toute la vallée de Luz (et plus largement l'ensemble des Pyrénées) se situe dans une zone fortement sensible aux tremblements de terre, dont le plus terrible (intensité MSK=VIII-IX) a été ressenti le 21 juin 1660 dans une zone comprise entre Saint-Savin, Bagnères-de-Bigorre et Luz et a occasionné de gros dégâts dans la région, une douzaine de victimes ainsi qu'un certain nombre de changements naturels (chaos, nouveaux lacs naturels) en montagne. D'une expansion de plus de quatre cents kilomètres, il a ainsi pu être perçu jusqu'en Vendée où Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche dont l'union venait d'être célébrée ont été les témoins.
Plusieurs fois par an, de petits tremblements de terre dont l'épicentre est plus lointain se font ressentir : leur magnitude est en général comprise entre 2 et 2,5 avec cependant quelques séismes plus rares approchant une magnitude de 5 sur l'échelle de Richter. Ainsi, un tremblement de terre de magnitude 4,9, dont l'épicentre était très proche de Luz (latitude 43°02'10 N et longitude 0°1'30 E) s'est produit le à 19 h 19 (18 h 19 TU) sans causer de dégât à Luz. Un autre tremblement de terre a été enregistré le , avec une magnitude de 4,3 sur l'échelle de Richter et un épicentre au sud-est de Tarbes (latitude 43,01 N et longitude 0,31 E).
Climat
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat de montagne », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu.
Les paramètres climatiques qui ont permis d'établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
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Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat complétée par des études régionales prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Barèges Ville », sur la commune de Barèges, mise en service en 1944 et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau, où la température moyenne annuelle est de 8,9 °C et la hauteur de précipitations de 1 235,3 mm pour la période 1981-2010. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Tarbes-Lourdes-Pyrénées », sur la commune d'Ossun, mise en service en 1946 et à 35 km, la température moyenne annuelle évolue de 12,2 °C pour la période 1971-2000, à 12,6 °C pour 1981-2010, puis à 12,9 °C pour 1991-2020.
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Toponymie
Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail rapportent les dénominations historiques du village :
Dénominations historiques :
- Guilhermi Etzii de Lunis, latin (XIIe siècle, cartulaire de Bigorre) ;
- De Lus (XIIe siècle, cartulaires de Bigorre) ;
- Luus (1285, montre Bigorre) ;
- De Lus (1313, Debita regi Navarre) ;
- De Luso, latin (1342, pouillé de Tarbes ; 1379, procuration Tarbes) ;
- Luus (1429, censier de Bigorre) ;
- Luz prend le nom de Luz-Saint-Sauveur en 1962.
Étymologie : le nom « Luz » aurait son origine dans un hydronyme pré-indo-européen ; ce nom est en effet porté par de nombreuses rivières, notamment dans les Pyrénées gasconnes.
Histoire
Par ordonnance (no 10.168) du roi (Neuilly, le ) : « Les sections de Gédre et de Gavarnie sont distraites de la commune de Luz, chef-lieu de canton, arrondissement d'Argelès (Hautes-Pyrénées), et formeront deux municipalités distinctes. ».
Les Templiers (château et église fortifiée)
Perché au sommet d'un éperon rocheux, le château Sainte-Marie a constitué au cours des siècles un véritable lieu stratégique pour la vallée mais aussi un lieu de refuge pour les populations. Sa construction date du Xe siècle par les comtes de Bigorre. Au XIVe siècle, ce furent les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui l'occupèrent. Ensuite les Anglais en prirent possession jusqu'au moment où le comte de Clermont en 1404, aidé des habitants de la vallée commandés par Aougé de Coufitte les en chassa et mit ainsi un terme à l'occupation anglaise de la vallée. Le château fut ensuite peu à peu abandonné. Sa restauration fut entreprise dans les années 1980 sauvegardant ainsi un des vestiges les plus marquants de l'histoire de la vallée.
Les vestiges du château Sainte-Marie sont inscrits au titre des monuments historiques depuis le . Bien qu'indiqué couramment comme faisant partie de la commune de Luz-Saint-Sauveur, il est implanté sur la commune voisine d'Esterre.
L'église de Luz-Saint-Sauveur, dite des Templiers, en fait est des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, l'église Saint-André a été construite aux XIIe et XIIIe siècles. Au milieu du XIVe siècle, les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, qui l'ont reçue en legs de la famille Saint-André, ont construit un rempart circulaire formant enceinte autour de l'église pour protéger les habitants de Luz des attaques des bandits espagnols appelés les « miquelets ». Cette enceinte dont les murs sont crénelés, forme un polygone irrégulier à 14 côtés. À cette époque, un grand fossé entourait l'église et un pont-levis permettait de le franchir. Quelques décennies plus tard, la chapelle Notre-Dame-de-la-Pitié a été édifiée à l'intérieur des remparts pour demander à Dieu de mettre fin à une épidémie de peste noire qui a ravagé le pays Toy vers 1650. En 1865, une nouvelle porte a été ouverte au nord de l'édifice pour faciliter l'entrée et en 1876, le clocher est utilisé comme prison militaire. Plus récemment, une nouvelle tribune a été construite[réf. nécessaire].
Désormais propriété de la commune, l'église est protégée au titre des monuments historiques (classement par liste) depuis 1840.
Héraldique
| Blasonnement :
Tiercé en fasce de gueules, d'azur et de sinople, au peuplier arraché d'or brochant sur le tout, adextré d'une brebis contournée paissante d'argent et senestré d'une vache passante du même, posés sur la ligne de partition entre le 2 et les 3.
Commentaires : ce blason est officiel (vérifié auprès de la mairie).
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Luz-Saint-Sauveur dans la littérature
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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260101-052527
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