Graulhet
Localisation

Graulhet : descriptif
- Graulhet
Graulhet [ɡʁojɛ] (en occitan Graulhet [grau̯ˈʎet]) est une commune française située dans le département du Tarn en région Occitanie
Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Castrais, un territoire essentiellement agricole, entre la rive droite de l'Agout au sud et son affluent, le Dadou, au nord. Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Dadou, l'Agros, le Ruisseau d'Assou, le ruisseau d'Agouyre, le ruisseau de Lenjou, le ruisseau de Pascabasié, le ruisseau du Verdaussou et par divers autres petits cours d'eau
La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Graulhet est une commune urbaine qui compte 13 275 habitants en 2022
Elle est dans l'unité urbaine de Graulhet et fait partie de l'aire d'attraction de Graulhet
Ses habitants sont appelés les Graulhétois ou Graulhétoises.
Géographie
Localisation
La ville s'est construite autour d'un îlot rocheux entre le Dadou, le ruisseau du Verdaussou, les marécages du Jourdain et de vieux ateliers de couteaux en silex préhistoriques, dans la plaine alluviale creusée d'est en ouest par le Dadou sur les premiers contreforts du Massif central. Elle se trouve au cœur du Tarn, à égale distance de Castres et d'Albi (situées à environ 30 kilomètres chacune, respectivement au sud-est et au nord-est), et à 17 kilomètres au sud-est de Gaillac.
La ville est organisée de part et d'autre de la barre oblique d'un Z que forme la rivière. Les zones industrielles liées à la tannerie se sont concentrées en aval, au nord de la cité.
Communes limitrophes
Graulhet est limitrophe de dix autres communes. Les communes limitrophes sont Labessière-Candeil, Briatexte, Brousse, Busque, Cabanès, Missècle, Montdragon, Moulayrès, Puybegon et Saint-Julien-du-Puy.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 5 675 hectares ; son altitude varie de 126 à 373 mètres.
Hydrographie
La commune est dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne. Elle est drainée par le Dadou, l'Agros, le ruisseau d'Assou, le ruisseau d'Agouyre, le ruisseau de Lenjou, le ruisseau de Pascabasié, le ruisseau du Verdaussou, le ruisseau de Bouquedaze, le ruisseau de Bouvenac, le ruisseau de Jansounié, le ruisseau de Lacade, le ruisseau de la Forêt, le ruisseau de la Nauze, le ruisseau de Laujeral, qui constituent un réseau hydrographique de 85 km de longueur totale.
Le Dadou, d'une longueur totale de 115,8 km, prend sa source dans la commune de Saint-Salvi-de-Carcavès et s'écoule d'est en ouest. Il traverse la commune et se jette dans l'Agout à Ambres, après avoir traversé 23 communes.
L'Agros, d'une longueur totale de 19,4 km, prend sa source dans la commune de Lamillarié et s'écoule du nord-est au sud-ouest. Il traverse la commune et se jette dans le Dadou sur le territoire communal, après avoir traversé 8 communes.
Le ruisseau d'Assou, d'une longueur totale de 15,4 km, prend sa source dans la commune et s'écoule d'est en ouest. Il traverse la commune et se jette dans l'Agout à Lavaur, après avoir traversé 8 communes.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours).
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 757 mm, avec 10,1 jours de précipitations en janvier et 5,3 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Lavaur », sur la commune de Lavaur à 15 km à vol d'oiseau, est de 13,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 701,8 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 42,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18 °C, atteinte le .
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.
Milieux naturels et biodiversité
L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire. Trois ZNIEFF de type 1 sont recensées sur la commune :
- le « bois de la Teulière et de la Capelle » (587 ha), couvrant 5 communes du département ;
- le « bois des Fontasses » (94 ha), couvrant 3 communes du département ;
- les « coteaux secs du causse et de la Rougeanelle » (797 ha), couvrant 6 communes du département ;
et une ZNIEFF de type 2 : les « coteaux de Graulhet à Lautrec » (4 965 ha), couvrant 7 communes du département.
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Toponymie
La ville s'appelait Granoillet en 1188 et Granolheto en 961. C'est un diminutif du mot occitan « granolha » (grenouille, en provençal), ce que confirme le Dictionnaire provençal de Frédéric Mistral. Ce mot provient du latin ranucula qui signifie lui aussi grenouille.
Ces batraciens étaient en effet présents en grand nombre aux abords du village, en raison de la présence de lieux humides (ruisseaux et marécages).
Histoire
L'occupation du site par l'homme est attestée par de nombreuses pièces archéologiques découvertes, datées d'environ 500 à 100 av. J.-C.. La présence romaine se manifeste entre autres par la présence d'un oppidum gallo-romain.
L'éperon rocheux qui surplombe la rivière se voit doté d'un château féodal (qui fut détruit depuis) : le castrum de Graulhet, avec une petite bourgade, est mentionnés pour la première fois en 961, dans un testament de Raymond Ier, comte de Rouergue. Le village, centré sur le château, est fortifié pour constituer une petite place-forte. En 1166, Graulhet, alors une seigneurie, passe sous le contrôle des comtes de Toulouse.
En 1484, la seigneurie passe aux mains de la maison d'Amboise, grâce au mariage de Hugues d'Amboise d'Aubijoux (grand-père de Louis d'Amboise d'Aubijoux), avec Madeleine de Lescun d'Armagnac, fille de Jean.
Au XIIIe siècle, fidèle à l'Église Catholique de Rome bien qu'en pays Cathare, la ville subit relativement peu de dommages durant la croisade contre les Albigeois et pendant les guerres de Religion, en partie grâce à la politique de Louis d'Amboise d'Aubijoux (1536-1614), seigneur et comte de Graulhet, qui en est aussi lieutenant-général. En 1583, elle devient même le siège temporaire du diocèse, en accueillant l'évêque de Castres qui s'y réfugie. La ville se trouve alors au cœur d'une zone de production et de commerce important du pastel du pays de Cocagne. Elle devient un carrefour local du transit fluvial entre la Garonne, le Tarn et l'Agout grâce à son modeste port. De cette époque sont représentatifs le château de Lézignac et son moulin pastellier, typiques de l'industrie du pastel.
Au XVIIe siècle, le petit-fils de Louis d'Amboise d'Aubijoux, François-Jacques d'Amboise (1606-1656) est l'ami et le protecteur de Molière de 1647 à sa mort, alors que l'artiste commence sa carrière et vient de fuir ses créanciers parisiens. Son château de Crins accueille à la même époque des troubadours comme Chapelle et Bachaumont, au bord du Dadou. En parallèle, la ville voit se développer les activités d'artisanat autour du tannage, de la cordonnerie, chapellerie et en particulier de la mégisserie : environ le tiers de la population travaille dans ces domaines.
En 1895, la ville est enfin raccordée au réseau ferroviaire national, via une ligne à petit écartement exploitée par la Compagnie des chemins de fer à voie étroite et tramways à vapeur du Tarn en direction de Laboutarié. Une seconde ligne à destination de Lavaur est construite en 1903.
En 1909-1910, la ville connaît un important conflit social avec une grève dans les mégisseries : depuis 1881, la chambre syndicale des mégissiers a obtenu différents acquis sociaux, au prix d'une dizaine de grèves importantes en huit années. En , un nouveau conflit éclate sur fond de revendications salariales et de temps de travail. Les grévistes sont soutenus par Jean Jaurès, la grève dure 147 jours, mais le patronat ne lâche rien. De nombreux témoignages de ce conflit nous sont parvenus sous forme de cartes postales que vendaient les grévistes pour subsister.
En 1911 Mme Auguste Jaurès sera la 1re présidente du comité des Dames Françaises de la Croix-Rouge. Entre 1914 et 1917, deux hôpitaux seront gérés par la Croix-Rouge, à l'institution Notre-Dame-des-Vignes et à la Ferme de Nabeillou (ferme appartenant à François Morel membre du conseil général).
Après la Première Guerre mondiale, l'industrie de la maroquinerie se développe dans le sillage de la mégisserie. Cependant, la crise économique de 1929 touche durement à la fois l'industrie locale (fortement dépendante des échanges de peaux avec l'Australie, l'Argentine et l'Afrique) et la compagnie de chemin de fer. Cette dernière ferme la dernière liaison en 1937 et les voies sont entièrement démontées. Le bâtiment de la gare est détruit par un incendie le .
Héraldique
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« Parti d'argent à l'épi de blé de sinople et d'azur au marteau de cordonnier d'or (symboles de l'agriculture et de l'industrie du cuir). » |
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Graulhet dans la littérature
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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260103-070040
Source du document imprimé : https://www.gaudry.be/lieu/fr/fr-occ/39257.html
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