Labatut-Rivière
Localisation

Labatut-Rivière : descriptif
- Labatut-Rivière
Labatut-Rivière est une commune française située dans le nord du département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie
La commune se situe dans le pays de Rivière-Basse, aux confins de la Bigorre, du Béarn et de l'Armagnac
Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le pays de Rivière-Basse, qui s'allonge dans la moyenne vallée de l'Adour, à l'endroit où le fleuve marque un coude pour s'orienter vers l'Aquitaine. Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Adour, le canal d'Alaric, l'Estéous, le Louet, l'Ayza, le ruisseau de la Côte et par divers autres petits cours d'eau
La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (la « vallée de l'Adour ») et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Labatut-Rivière est une commune rurale qui compte 386 habitants en 2022, après avoir connu un pic de population de 859 habitants en 1841
Elle fait partie de l'aire d'attraction de Maubourguet
Ses habitants sont appelés les Labatutois ou Labatutoises.
Géographie
Localisation
Labatut-Rivière est située à l'extrême nord du département des Hautes-Pyrénées. Elle est limitrophe du département du Gers.
La commune fait partie de l'ancien Pays et Comté de Bigorre, plus précisément du Pays de Rivière-Basse.
La commune se situe sur l'Adour entre Maubourguet et Plaisance, elle s'étend d'ouest en est du Louet aux premiers coteaux gersois. Elle est aujourd'hui située à 618,7 km au sud-ouest de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, à 114,4 km à l'ouest de Toulouse, à 32,6 km au nord-ouest de Tarbes, à 40,8 km au nord-est de Pau et à 6,5 km au nord de Maubourguet.
Communes limitrophes
Géologie et relief
Labatut-Rivière se situe au sud du Bassin aquitain, vaste région géologique sédimentaire du Sud-Ouest de la France, à proximité de la chaîne des Pyrénées dont les contreforts (le piémont pyrénéen) est à environ 50 km au sud de la commune, et dans la vallée de l'Adour avant son inflexion vers l'Atlantique. Le territoire de la commune se répartit de manière égale de part et d'autre de la rivière.
D'une altitude moyenne de 160 m, Labatut-Rivière s'étage d'est en ouest d'une altitude maximale de 226 m, point culminant situé au sud-est de son territoire sur les coteaux des collines gersoises, à une altitude minimale de 148 m à l'extrême nord-ouest de la commune au niveau du Louet.
L'ensemble des terrains affleurants de la commune sont issus de l'ère Cénozoïque. Les sols de la vallée de l'Adour datent de la période du Quaternaire et ceux des coteaux sont de la période du Néogène.
Le sol des lits et des rives des rivières est constitué d'alluvions actuelles ou subactuelles de l'époque Holocène (Fz : alluvions de l'Adour et de l'Échez constituées de sables et de galets) ou datant des dernières glaciations de l'époque Pléistocène (Fy1 : alluvions des vallées de l'Adour et de l'Échez constituées de galets, de graviers et de sables ; Fy2 : alluvions des basses terrasses des rivières gasconnes constituées de galets siliceux et limons ; Fy : terrasse à gros galets, cailloutis à granité sain et matrice sableuse ; Fx1 : terrasse des vallées de l'Adour et de l'Echez constituées galets, graviers et sables).
Les sols des versants et des flancs des coteaux sont constitués de colluvions et d'alluvions anciennes issues du Miocène (RCm : formations résiduelles et colluvions issues des calcaires miocènes ; C-Fm : colluvions limoneuses et alluvions anciennes déplacées). Les parties hautes des coteaux et les hauteurs des collines sont constituées de sols molassiques de l'Helvétien moyen (m2a2 : niveaux des calcaires de Sansan, de Monlezun, de Bassouès), de l'Helvétien inférieur (m2a1 : niveau du calcaire inférieur de l'Astarac) ou du Burdigalien (m1b3 : niveaux des calcaires d'Auch et de Lectoure supérieur) ; ou de sols non molassiques du Pontien (m-p : argiles à galets).
Hydrographie
La commune est dans le bassin de l'Adour, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne. Elle est drainée par l'Adour, le canal d'Alaric, l'Estéous, le Louet, l'Ayza, le ruisseau de la Côte, la Géloque, la Hadège, le ruisseau de Paparen et le ruisseau du Vieil-Adour, constituant un réseau hydrographique de 15 km de longueur totale.
L'Adour, d'une longueur totale de 308,8 km, se forme dans la vallée de Campan en Haute-Bigorre de la réunion de trois torrents : l'Adour de Payolle, l'Adour de Gripp et l'Adour de Lesponne et s'écoule vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans le golfe de Gascogne à Anglet, après avoir traversé 118 communes.
Le canal d'Alaric, d'une longueur totale de 73,7 km, prend sa source dans la commune de Pouzac et s'écoule vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Adour à Izotges, après avoir traversé 38 communes.
L'Estéous, d'une longueur totale de 45,3 km, prend sa source dans la commune de Souyeaux et s'écoule vers le nord-est. Il se jette dans l'Adour sur le territoire communal, après avoir traversé 29 communes.
Le Louet, d'une longueur totale de 44,3 km, prend sa source dans la commune de Gardères et s'écoule vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Adour à Castelnau-Rivière-Basse, après avoir traversé 22 communes.
L'Ayza, d'une longueur totale de 27,5 km, prend sa source dans la commune de Montaner et s'écoule vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans le Louet à Hères, après avoir traversé 13 communes.
Climat
Le tableau ci-dessous indique les valeurs normales de l'ensoleillement, des températures et des précipitations, observées par Météo-France à Ossun, où se trouve la station météorologique de référence pour le département.
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 0,6 | 1,3 | 2,7 | 5,2 | 8,3 | 11,6 | 14,1 | 13,9 | 11,7 | 8 | 3,6 | 1,3 | 6,9 |
| Température moyenne (°C) | 5,3 | 6,1 | 7,8 | 10 | 13,3 | 16,7 | 19,3 | 19 | 17,2 | 13,3 | 8,5 | 5,8 | 11,9 |
| Température maximale moyenne (°C) | 9,9 | 11 | 12,9 | 14,8 | 18,3 | 21,7 | 24,5 | 24 | 22,6 | 18,6 | 13,4 | 10,4 | 16,8 |
| Ensoleillement (h) | 108,8 | 118,8 | 155,6 | 157,2 | 181,3 | 191,5 | 215,5 | 196,4 | 194,5 | 164,4 | 124,4 | 104,4 | 1 912,8 |
| Précipitations (mm) | 112,8 | 97,5 | 100,2 | 105,7 | 113,6 | 80,7 | 57,3 | 70,3 | 71 | 85,2 | 93 | 112,1 | 1 099,4 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
| Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm | |||||||||||
Occupation des sols
D'une superficie de 1 271 ha, la commune est essentiellement constituée d'espaces ruraux.
| Type d'occupation | Pourcentage |
|---|---|
| Terres arables | 68,45 % |
| Bois ou forêts | 14,89 % |
| Cultures permanentes | 12,75 % |
| Espace urbain | 2,92 % |
| Eaux | 1 % |
Les terres arables et les zones de cultures permanentes occupent la majeure partie du territoire de la commune. Les parcelles boisées s'étendent le long des rives de l'Adour et dans l'espace compris entre le Louet et l'Ayza au nord-ouest de la commune.
Voies de communication et transports
Depuis Maubourguet, Labatut-Rivière est accessible par la route départementale D 8 qui relie Tarbes au nord du département.
Jusqu'en 1970, date de la fin du service voyageurs sur la ligne entre Mont-de-Marsan et Tarbes, la gare la plus proche était celle de Caussade-Rivière, située à 4,3 km de Labatut-Rivière. Actuellement, la gare la plus proche est celle de Tarbes, située à 30 km. Des cars TER et du conseil départemental des Hautes-Pyrénées assurent des liaisons régulières entre Maubourguet et les gares routières et ferroviaires de Tarbes en trente minutes. En outre, un service de cars est organisé par le conseil départemental le mardi vers le marché de Maubourguet et le samedi vers le marché de Vic-en-Bigorre.
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Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes in Abatud et A-Labatud au XIIe siècle (cartulaires de Bigorre), puis Labatut en 1300 (enquête en Bigorre), De Abbatuto Rippariae en 1342 (pouillé du diocèse de Tarbes) et Labatut Rivière à la fin du XVIIIe siècle (carte de Cassini).
Selon Albert Dauzat et Charles Rostaing, Labatut serait le participe passé de l'ancien provençal (= ancien occitan) abatre « abattre » (abatut désignant un bois défriché). Ernest Nègre propose encore un sens différent, sans certitude cependant, à savoir celui de (ostal) abatut « maison détruite, maison abattue ». Cette proposition se base sur l'existence de nombreux noms de lieux du type la Mézière, Mézières, Lamazère, etc. issus d'un étymon MACERIA désignant des ruines ou encore d'autres types toponymiques comme la Maison-Brûlée, toujours en rapport avec des maisons détruites, bien qu'il s'agisse de substantifs identifiés (et non pas hypothétiques) dans ces exemples.
Histoire
Moyen Âge
L'histoire de Labatut se révèle à travers celle de ses seigneurs qui portent le titre de vicomtes de Rivière. Les premiers vicomtes de Rivière sont apparus au XIe siècle, mais leur origine et leur relation avec les comtes de Bigorre n'ont pas été établies. En 1256, La Rivière-Basse est détachée de la Bigorre, alors qu'elle n'est déjà plus qu'une baylie de cette dernière et non une vicomté à part entière. La lignée des Rivière-Labatut descend probablement des premiers vicomtes, mais leur titre est désormais honorifique. Ils se succèdent de père en fils du XIVe siècle au XVIe siècle et portent indistinctement le titre de vicomte de Rivière ou celui de vicomte de Labatut. La Rivière-Basse est attribuée définitivement à l'Armagnac en 1319, les vicomtes de Rivière rentrent dès lors au service des comtes d'Armagnac.
Bernard de Rivière est nommé sénéchal d'Armagnac en 1368. Il participe à la reprise de la Bigorre aux anglais en 1370, aux côtés du comte Jean Ier d'Armagnac et il devient sénéchal de Bigorre l'année suivante. Jean II d'Armagnac le confirme ensuite en possession de la terre d'Auriébat en raison des services rendus à son père et à lui-même. Un autre Bernard de Rivière descendant du précédent, très actif dans la lutte contre les Anglais aux côtés d'Arnault Guilhem de Barbazan, devient sénéchal d'Armagnac de 1401 à 1432. C'est à cette époque que les vicomtes de Rivière font construire ou reconstruire leur château, puisque la tour cylindrique, visible de nos jours, est datée du XIVe siècle ou XVe siècle.
Bernard de Rivière, fils du précédent, est au service du comte Jean V d'Armagnac au milieu du XVe siècle. Sa carrière n'est pas affectée par la chute de la maison d'Armagnac à la suite de la prise de Lectoure par les troupes du roi Louis XI et l'assassinat de Jean V. Au contraire, Louis XI le prend directement à son service, il le nomme sénéchal d'Armagnac, mais aussi de Toulouse. Conseiller et chambellan du roi, il porte au plus haut de l'État les armes de sa famille.
Époque moderne
Au XVIe siècle, les descendants de Rivière continuent de porter le titre de vicomte et s'engagent fortement dans le parti des catholiques durant les Guerres de religion. Ce long conflit s'avère tragique pour la famille et pour la paroisse. L'église de Labatut est incendiée, comme la plupart des édifices catholiques de la vallée de l'Adour, par les troupes protestantes de Montgommery en 1569. Antoine de Rivière participe au siège de Rabastens aux côtés de Blaise de Monluc en 1570. Il est conseiller du roi et sénéchal de Bigorre quand il est tué en duel, en 1579, par le seigneur de Saint-Lanne qu'il tue aussi. Son père, Jean de Rivière, est tué à Tarbes lors d'une revue de ses troupes en 1576. Annet de Rivière, frère cadet d'Antoine, est égorgé par les protestants pendant un festin de noces en 1588.
Au début du XVIIe siècle, Henriette de Rivière fille d'Annet épouse Philippe de Barbotan, puis lègue à son fils Louis Bompar de Barbotan les biens et le titres de la maison de Rivière-Labatut. C'est à cette époque que le château prend sa forme actuelle. Vient ensuite François-Henry dont deux fils se disputent la succession : François dit marquis de Giscaro et Jacques dit comte de Labatut. Anne-Henriette, fille ce dernier, vend la seigneurie de Labatut et ses dépendances en 1776, interrompant ainsi une série de successions familiales établies sur près de sept siècles.
L'acquéreur de la seigneurie de Labatut est Bertrand de Fondeville, seigneur de Marignac et Moustajon dans la Haute-Garonne. Il est assassiné quelques années plus tard en 1781. Son fils Pierre Clair de Fondeville s'installe alors dans le château et sur ses terres de Labatut. Bien que noble et arborant le titre de vicomte de Labatut, il adhère très tôt aux idées de la Révolution. Il est nommé chef de la Garde nationale de Tarbes en 1789, il est ensuite élu premier maire de Tarbes en et enfin élu président de l'assemblée départementale des Hautes-Pyrénées (futur conseil général), en . Écarté durant la Terreur, il redevient président du conseil général sous le Consulat, sous le Premier Empire et sous la Restauration. Le rattachement de la Rivière-Basse aux Hautes-Pyrénées, alors qu'elle dépendait de l'Armagnac devenu le département du Gers, s'accompagne de quelques contestations, c'est le cas de la commune de Labatut qui hésite entre les deux départements de 1790 à 1792. Pierre Clair de Fondeville exerce ensuite plusieurs mandats locaux à Labatut, conseiller municipal, ainsi que maire de 1808 à 1816, puis de 1821 jusqu'à son décès en 1828.
Époque contemporaine
Son fils ayant disparu prématurément, la succession de Pierre Clair de Fondeville repose sur ses filles dont l'aînée Marquette épouse en 1805 Jean Placide de Castelmore, titré chevalier de Saint-Louis en 1817. Ainsi, le château de Labatut passe à la famille de Castelmore sur la période du XIXe siècle. La famille de Germon en devient à son tour propriétaire par alliance, à l'époque du Second Empire et ce jusqu'à sa vente en 1980. L'intégration de ces deux familles nobles dans la commune est attesté par les multiples mandats de maire de Jean Placide de Castelmore (1829, 1835, 1838, 1840), puis de Charles de Castelmore, son frère (1852, 1871) et enfin de Louis de Germon (1923).
Héraldique
Officiellement, la commune de Labatut-Rivière ne dispose pas de blason. Toutefois, à l'initiative d'un association locale, « les amis du château », la commune adopte en 1990 un blason inspiré de celui des seigneurs de Labatut-Rivière dont le blasonnement était : « D'or, à trois épées de gueules, soutenant une couronne ».
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Les armes de Labatut-Rivière se blasonnent : |
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Labatut-Rivière dans la littérature
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