Aubord

Localisation

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Aubord : descriptif

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Aubord

Aubord est une commune française située dans le sud du département du Gard, en région Occitanie. Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le Vieux Vistre, le Grand Campagnolle, le Rieu et par un autre cours d'eau

La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (les « costières nîmoises »), un espace protégé (les « Costières de Nimes ») et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Aubord est une commune rurale qui compte 2 296 habitants en 2022, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962

Elle est dans l'unité urbaine d'Aubord et fait partie de l'aire d'attraction de Nîmes

Ses habitants sont appelés les Aubordois et Aubordoises.

Géographie

Communes limitrophes d'Aubord
Bernis Milhauld
Bernis Aubord
Bernis Beauvoisin Générac

Localisation

Les communes de Bernis, Milhaud, Générac et Beauvoisin sont limitrophes de la commune d'Aubord. Elle est située au sud-est de la D 135, également appelée « Chemin des canaux ».

Hydrographie et relief

Une grande partie du territoire de la commune fait partie de la Vistrenque. La partie orientale de la commune est située contre le plateau des Costières.

La commune d'Aubord est traversée par deux ruisseaux, le grand Campagnolle (9,5 km) et le Rieu (7,5 km).

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 14,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 711 mm, avec 5,5 jours de précipitations en janvier et 2,6 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Nîmes à 10 km à vol d'oiseau, est de 15,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 734,4 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.

Voies de communication et transports

Milieux naturels et biodiversité

Espaces protégés

La protection réglementaire est le mode d'intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée.

Un espace protégé est présent sur la commune : les « Costières de Nimes », un terrain acquis (ou assimilé) par un conservatoire d'espaces naturels, d'une superficie de 2 027 ha.

Réseau Natura 2000

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS). Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive oiseaux : les « costières nîmoises », d'une superficie de 13 479 ha, qui accueillait, en 2004, 300 mâles chanteurs, soit 60% des mâles reproducteurs de la région et près du quart des mâles reproducteurs en France.

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de type 1 sont recensées sur la commune : les « costières de Beauvoisin » (1 030 ha), couvrant 5 communes du département, et les « plaines de Caissargues et Aubord » (1 603 ha), couvrant 4 communes du département.


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Toponymie

Ses habitants s'appellent les Aubordois et Aubordoises.

Les différents noms du village au travers des âges et des écrits : Albord, Albort, Albon, Albono, Albonio, Albornio, Alburno, Alburnum, Alburnus.

Le nom du village au travers des ouvrages littéraires... :

  • In Alburno, 879 (Mén. l, pr.p. 12, c. 1). [1] ;
  • In terminio de Alborno, in suburbio Nemausense, 1078 (cart. de N.-D. de Nimes,ch. 170) ;
  • Prioratus Sancti-Martini del Born, 1266 (chap. de Nimes, arch. départ. G. 162) ;
  • Albornum, 1322 (Mén. II, pr. p. 36, c. 2) ; 1381 (dénombr. de la sénéch.) ;
  • Prieuré Saint-Martin d'Aubort,du Bord, 1590 (insin. ecclés. du dioc. de Nimes) ;
  • Auborn, 1685 (chap. de Nimes, arch. départ.).

Histoire

Préhistoire

Les sondages de diagnostics effectués par l'INRAP de Nîmes, au printemps 2014, concernant la création de la zone d'activité « la Farigoule », ont permis de mettre au jour un grand nombre de fosses et de foyers appelés « caves » datant de plusieurs millénaires.

Cette zone sur le plateau dominant la plaine du Vistre a été très longtemps habitée à la fin de la préhistoire durant la période néolithique. Une fouille a pu être conduite en décembre 2014 et janvier 2015 sur deux zones, identifiant deux squelettes et une couche dense d'ossements humains. La troisième zone, plus grande et plus complexe, présentait des structures non exploitables, qui ont fait l'objet d'une mesure conservatoire.

Ces caves ont été construites pour stoker des denrées alimentaires dans des grands vases à fond rond. Après leur abandon, les toits et les murs se sont effondrés, remplissant en grande partie les caves. Les fragments de poteries récoltés en abondance dans les caves dateraient de 2800 à 3000 ans avant notre ère. Ces céramiques étaient accompagnées d'objets en silex ou en os et de reliefs de repas constitués d'ossements d'animaux.

Une autre découverte signalée sur le site « La Farigoule » : une grande fosse à deux foyers avec des céramiques à fond plat, décorés de motifs imprimés en chevrons, triangles et bandes parallèles. Ainsi qu'un abondant outillage : lamelles très fines et tranchantes en silex et un bloc d'obsidienne. Ces objets témoignent de l'arrivée dans la région au tout début du néolithique, il y a de 7 500 ans, de migrants ou d'explorateurs venus d'Italie.

Moyen Âge

21 juillet 878, « le bullaire »

Le « Bullaire de l'Abbaye de Saint-Gilles » nous relate une bulle du pape Jean VIII daté du 21 juillet 878 où il fait état de la commune de Aubord lors d'un inventaire des biens de l'abbaye de Saint-Gilles : (page 9) « in Alburno campos et vineas cum omnibus suis pertinentiis » « À Aubord ces champs et des vignes, avec toutes ses dépendances ». On comprend dès lors que la commune d'Aubord est déjà existante par ses bâtiments et ses terres.

14 juin 1078 : Carta pontii de Bolonia, « la charte »

Cette charte nous renseigne sur les noms anciens des quartiers ou lieux-dits de la commune (en cours de traduction). On y retrouve notamment des indications sur les moulins de la commune longeant le Vistre (Guistre), qui n'était alors pas endigué.

1322. Un templier nommé Poncius Guilhelmi de Alborno.

On notera dans le livre Histoire civile, ecclésiastique et littéraire de la ville de Nismes avec les... Ménard, Léon (1706-1767) en page 36, qu'il est mention de la présence d'un certain Poncius Guilhelmi de Alborno. Les templiers se distribuant les terres, celles du village ont certainement été attribués à ce dernier.

L'estimation de 1322 pour l'assise de Calvisson nous apprend qu'à cette époque on comptait 70 feux dans les deux villages réunis de Bernis et d'Aubord. En 1381, ces deux localités, encore unies, n'en ont plus que 30.

Époque moderne

Les camisards

Essuyant une attaque des armées du roi, les protestants mirent la commune à feu et à sang. De nombreux camisards se cachaient dans la commune afin d'éviter d'être pris et envoyés aux galères, aux bagnes dont Cayenne.

Le mas de Poustoly, anciennement 'de chastelier', fut incendié par les camisards le 24 septembre 1703. Le rentier et son fils jetés dans le feu (cf Bosc, H. : La Guerre des Cévennes, tome 2, p. 176 et 411).

En 1750, Aubord seul avait 20 feux et 100 habitants. Aubord était compris dans la viguerie de Nîmes. Le prieuré-cure de Saint-Martin d'Aubord faisait partie de l'archiprêtré de Nîmes et valait 2 500 livres ; l'évêque de Nîmes en était le collateur.

Révolution française et Empire

Époque contemporaine

Aubord est un centre de l'immigration espagnole des années 1950 et 1960 en Languedoc. Les immigrés venaient principalement de la région de Murcie. Ils travaillaient généralement comme ouvriers agricoles dans le domaine Saint-Jean d'Aubord qui fut, jusqu'au début des années 1970, la principale ressource économique d'Aubord. Une partie des travailleurs immigrés espagnols exerçaient aussi dans les usines Perrier (source Perrier) à Vergèze. Il existait aussi une immigration italienne entre 1950 et 1970, mais celle-ci n'y atteignait pas les dimensions de l'immigration espagnole. À partir de 1970 cette immigration européenne fut rattrapée par une immigration maghrébhine, surtout en provenance du Maroc. N'oublions pas les rapatriés d'Afrique du Nord (les « pieds-noirs ») qui, à partir de 1962 (indépendance de l'Algérie), ont formé une communauté qui a été fortement implantée à Aubord.

Héraldique

Blason
D'or, à une tierce ondée d'azur, mise en pointe et un taureau camarguais arrêté de sable, regardant, les pattes brochant sur la tierce ; à la campagne de gueules, chargée d'une croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or.
Détails
L'or représente la richesse du terroir aubordois qui permet une agriculture de qualité avec la viticulture, l'arboriculture (Abricot et pêche), l'oléiculture (Huile olive) et le maraîchage.

La tierce ondée symbolise chacun des cours d'eau de la commune bordée au nord par le Vistre, traversée par le Grand Campagnol et par le Rieu. La forme de la tierce dans laquelle vient se baigner le taureau représente le lointain passé d'Aubord qui était couvert de marécages.

Le taureau camarguais indique que la commune est aux portes de la Petite Camargue dont elle tient les traditions qu'elle fait vivre aux beaux jours. En héraldique le taureau est le symbole du travail ; associé avec l'or il honore le travail agricole des aubordois.

La campagne symbolise les costières où sont cultivées les vignes qui produisent un vin de qualité de renommée mondiale. Elle est aux couleurs du Languedoc ce qui positionne la commune géographiquement et historiquement parce que le gueules avec la croix de Toulouse est également le blason du chapitre cathédral de Nîmes, seigneur d'Aubord sous l'Ancien Régime.

Les ornements figurent une branche d'olivier de sinople, fruitée de sable, qui honore l'activité oléicole, mise en sautoir par la pointe et liée d'or avec une pampre de sinople fruitée de gueules, qui indique la production de vins de qualité d'appellation Costières de Nîmes.

Le listel d'argent porte le nom de la commune en lettres majuscules de sable.

La couronne de tours, dite murale, est le symbole indiquant qu'il s'agit d'un blason de ville ou de village ; elle n'a rien à voir avec d'éventuelles fortifications.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Blason
Écartelé en sautoir : au 1) de gueules à la croix cléchée vidée et pommetée de douze pièces aussi vidées d'or, au 2) d'argent aux six besants de gueules 3,2,1, au 3) d'argent aux trois fasces ondées entées d'azur, au 4) de gueules au rencontre de taureau de sable allumé et accorné d'argent.
Détails
- Ce blason a été créé en 2000 par des élèves du collège Feuchères de Nîmes encadrés par leurs professeurs. Auparavant, la ville d'Aubord n'en disposait pas. Les quatre thèmes (croix du Languedoc, vignoble, fleuve Vistre et taureau de Camargue) ont été déterminés après enquête auprès des habitants. Le Conseil municipal a ensuite donné son accord en choisissant l'un des projets sur les trois proposés et il a félicité les élèves et les enseignants pour cette heureuse initiative.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

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Aubord dans la littérature

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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260105-202716
Source du document imprimé : https://www.gaudry.be/lieu/fr/fr-occ/287961.html

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