Alet-les-Bains

Localisation

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Alet-les-Bains : descriptif

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Alet-les-Bains

Alet-les-Bains [alɛt le bɛ̃] est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie

Précédemment incluse dans la communauté de communes du Pays de Couiza, la commune a rejoint au 1er janvier 2013 la communauté de communes du Limouxin et du Saint-Hilairois

Alet-les-Bains est connue pour sa source d'eau minérale (l'eau d'Alet). Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Razès, un pays historiquement très étendu, qui ne se résume aujourd'hui qu'aux collines de la Malepère et au bas Razès au centre et au sud, limité par le pays de Sault

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par l'Aude, le ruisseau de Lavalette, le ruisseau de Véraza et par divers autres petits cours d'eau

La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (les « hautes Corbières ») et une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Alet-les-Bains est une commune rurale qui compte 384 habitants en 2022, après avoir connu un pic de population de 1 336 habitants en 1851

Elle fait partie de l'aire d'attraction de Limoux

Ses habitants sont appelés les Aletois et ses habitantes les Aletoises.

Géographie

Localisation

Alet-les-Bains est une station thermale, ses eaux sont réputées dans le traitement des troubles digestifs. Elle est située à neuf kilomètres au sud de Limoux et au nord de Quillan dans le département de l'Aude dans le grand Sud de la France, en plein cœur du Pays cathare, à une heure trois quarts de la mer et à une heure des stations de sports d'hiver.

Dans la vallée de l'Aude en amont de l'étroit d'Alet le bourg s'est développé dans une cuvette à 210 mètres d'altitude sur la rive droite du fleuve. Il fait partie de la région historique du Razès.

De chaque côté du fleuve et du village, les montagnes culminent à une altitude de 750 mètres.

Il bénéficie d'un accès SNCF par la gare d'Alet-les-Bains sur la ligne Carcassonne - Rivesaltes et est desservi par la route RD 118, ancienne route nationale 118 qui remonte la vallée de l'Aude de Carcassonne à Axat; jusqu'aux années cette route traversait le bourg en franchissant l'Aude sur le pont étroit du XVIIe.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Antugnac, Cournanel, Limoux, Luc-sur-Aude, Magrie, Montazels, Véraza et Roquetaillade-et-Conilhac.

Communes limitrophes d'Alet-les-Bains
Magrie Cournanel Limoux
Roquetaillade-et-Conilhac Alet-les-Bains Véraza
Antugnac Montazels Luc-sur-Aude

Géologie et relief

Alet-les-Bains se situe en zone de sismicité 2 (sismicité faible).

Hydrographie

La commune est dans la région hydrographique « Côtiers méditerranéens », au sein du bassin hydrographique Rhône-Méditerranée-Corse. Elle est drainée par l'Aude, le ruisseau de Lavalette, le ruisseau de Véraza, le ruisseau de Castillou, le ruisseau de Granès, le ruisseau de Ruines et le ruisseau des Paissieux, constituant un réseau hydrographique de 21 km de longueur totale.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen altéré, selon une étude s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Pyrénées orientales, caractérisée par une faible pluviométrie, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un air sec, particulièrement en hiver et peu de brouillards.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 745 mm, avec 8,8 jours de précipitations en janvier et 4,7 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Limoux à 7 km à vol d'oiseau, est de 13,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 666,0 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.

Milieux naturels et biodiversité

Réseau Natura 2000

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS). Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive oiseaux : les « hautes Corbières », d'une superficie de 28 398 ha, accueillant une avifaune riche et diversifiée : rapaces tels que les Busards, l'Aigle Royal, le Circaète Jean-le-Blanc, qui trouvent sur place des conditions favorables à la nidification et à leur alimentation du fait de l'importance des milieux ouverts.

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire.

Une ZNIEFF de type 2 est recensée sur la commune : les « Corbières occidentales » (59 005 ha), couvrant 66 communes du département.


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Toponymie

Ce nom, qu'elle partage avec l'ancienne cité d'Alet à Saint-Malo, a une étymologie discutée, un historien Raymond Lizop fait le rapprochement entre Rennes-le-Château l'ancienne capitale du comté de Razes et Alet-les-Bains avec ces deux toponymes en Armorique. Elle est citée sous le nom de Vicus Electus en puis Eleit en , Alestum en , Alet en puis Electa en . Cette racine latine évoquerait ses atouts : fertilité et source thermale. Louis Fédié dans son Le comté de Razes et le diocèse d'Alet en récuse cette étymologie en attribuant le nom d'Alektha à un oppidum gaulois transformé en Aletha à l'époque romaine.

  • 813 : Vicus Electus
  • 1035 : Eleit
  • 1099 : Alestum
  • 1585 : Alet
  • 1739 : Electa


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Histoire

L'abbaye cathédrale

Les origines de l'abbaye d'Alet sont inconnues, mais remontent a priori au VIIIe siècle. Elle est vraisemblablement fondée ou refondée par Berà, vicomte du Razès qui obtient de Rome une relique de la Croix. Au XIIe siècle elle est influente et attire bon nombre de pèlerins. Isolé dans son abbaye catholique en pays cathare, Pons Amiel, abbé de 1167 à 1197, fait fortifier la place, sage mais inutile prudence. L'enceinte de remparts, encore visible de nos jours, avec quatre portes est destinée à assurer la défense de l'abbaye et du bourg monastique, elle complète celle édifiée au VIIIe siècle. À la mort de l'abbé, le chapitre désigne pour lui succéder Bernard de Saint-Ferréol. Le cathare Bertrand de Saissac, tuteur du vicomte Raimond-Roger Trencavel (1185 † 1209), contrarié par ce choix, pénètre de force dans l'abbaye, non sans avoir tué quelques moines, fait jeter en prison le nouvel élu, puis exhume et place sur le siège abbatial la dépouille de Pons Amiel. C'est ainsi que sous la macabre présidence d'un cadavre, il fait élire l'abbé Boson, favorable aux Cathares. Bérenger de Barcelone, archevêque de Narbonne, entérina ce choix contre une coquette somme d'argent. Boson ne fut chassé qu'en 1222, après avoir livré Alet au comte de Foix.

En 1318, l'abbaye est érigée en évêché, pour poursuivre la lutte contre le catharisme par démembrement de l'archidiocèse de Narbonne. Elle le reste jusqu'à la Révolution. Le diocèse comprend à l'origine 111 paroisses et s'étend jusqu'à Formiguères et Saint-Paul-de-Fenouillet. Initialement l'évêque est élu par les moines bénédictins ; en le chapitre est sécularisé. La ville prend le statut de ville royale mais l'évêque reste comte d'Alet.

Au XVIe siècle, sous l'épiscopat d'Antoine Dax les calvinistes, appelés huguenots par leurs adversaires, incendient et ruinent le palais épiscopal et l'abbaye devenue la cathédrale sainte-Marie de l'évêché d'Alet.

La cathédrale n'est jamais relevée, c'est le réfectoire des moines qui est transformé en cathédrale et les évêques commendataires résident au château de Cournanel quand ils visitent leur évêché. Au XVIIe siècle, Nicolas Pavillon, évêque d'Alet, disciple de saint Vincent de Paul, grand organisateur, défenseur et soutien des pauvres et qui osa même se dresser contre l'administration de Louis XIV, aurait pu trouver les moyens de restaurer les édifices endommagés mais n'a pas jugé bon de le faire, sans doute pour ne pas choquer les pauvres de son diocèse. Il fonde un séminaire et une institution des Dames Régentes, il favorise la reconstruction du pont qui enjambe l'Aude en 1662 et d'un système d'irrigation perfectionné. Sur sa demande il est inhumé sans épitaphe dans le cimetière paroissial.

Le 35e et dernier évêque d'Alet, Charles de La Cropte de Chanterac, ouvre la "Grand Route" Limoux-Quillan et fait construire une partie de l'évêché, rattachée au bâtiment le plus ancien qui date du XIIe siècle, actuellement conservé et aménagé. Par un escalier de pierre appartenant à la vieille abbaye, on accède au premier étage où l'on peut voir la belle et vaste salle synodale et la bibliothèque en trompe-l'œil d'époque. L'évêché et ses jardins de trois hectares occupent en grande partie l'emplacement de l'ancienne abbaye. le concordat de 1801 supprime le siège épiscopal d'Alet.

Lors de la séparation des biens de l'Église et de l'État, le palais épiscopal est acquis par le propre chirurgien du dernier évêque. Sa petite-fille, Élise Dellac, épouse Auguste Saunière, maire d'Alet durant 18 ans. Ce dernier est lui-même le petit-fils d'Étienne Larade, avocat, représentant la Haute-Vallée de l'Aude à l'Assemblée Nationale de 1789.

Leurs descendants conservent la propriété, l'entretiennent et l'occupent jusqu'au milieu du XXe siècle. La famille de l'actuel propriétaire de l'Hôtel de l'Évêché l'achète alors.

Le bourg monastique

L'occupation du site à l'époque néolithique se traduit par plusieurs menhirs comme le menhir de Saint-Salvayre ; un oppidum gaulois est supposé mais l'occupation romaine serait attestée par plusieurs éléments : maçonneries et constructions autour de la source thermale, cippe qui fait évoquer un culte à Cybèle dans le chœur de l'ancienne cathédrale, columbarium en dehors des remparts à une centaine de mètres de la porte Cadène, le pont du Diable réputé romain. Ces éléments en faveur de l'antiquité d'Alet-les-Bains ne s'appuient malheureusement sur aucun travail archéologique et sont promus au XIXe et au début du XXe siècle en liaison avec la relance du thermalisme.

Situé à l'écart des grandes voies de communications et en dehors des sites connus, aucun élément archéologique ou dans les textes n'est en faveur d'une agglomération avant l'installation du bourg monastique autour de l'abbaye. Sa fondation répond à la politique carolingienne visant à consolider sur ce territoire nouvellement conquis son pouvoir politique, religieux, lutte contre les hérésies et économique par la mise en valeur des terres et le développement d'un réseau routier modifié par l'implantation de l'abbaye. Les abbés puis les évêques sont seigneurs d'Alet depuis la fondation de l'abbaye. Le développement est favorisé par les sources abondantes tant dans l'abbaye et le bourg que pour l'irrigation agricole. La qualité des reliques détenues par la cathédrale, relique de la Vraie Croix attribuée par le pape Léon III attire des pèlerins (cette relique sera volée en 2016). Les concessions d'immunité de sauveté, l'exemption de certaines taxes sont accordées à l'abbaye mais aussi au bourg et aux terres qui en dépendent. Le bourg se développe non seulement avec ceux qui travaillent pour l'abbaye, construction, services mais aussi des artisans et des commerçants qui cherchent à profiter de ces conditions protectrices. Une population juive s'y implante, on en retrouve les marques par les signes gravés sur la maison dite de Nostradamus place de la République et le nom de la rue de la Juiverie. Le bourg est strictement contenu et protégé par une enceinte fortifiée complète reconstruite en délimitant un espace clos de 5,5 ha. Ces limites restent inchangées jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. L'évaluation du nombre d'habitants à l'époque médiévale tourne autour de 1000 habitants à son apogée au XIVe siècle. Le représentant du seigneur ecclésiastique, abbé puis évêque est le viguier dont la maison est située sur la place principale devenue place de la République. À partir du XIIIe siècle des consuls représentent les laïcs.

Comme le reste de la région, malgré ses remparts, le bourg souffre de la croisade des Albigeois en d'autant que sous la pression armée de Bertrand de Saissac l'abbaye et la majorité du bourg étaient devenus favorables aux cathares. En l'abbaye est refondée et ceux des habitants qui avaient fui réintègrent le bourg. Certains biens, privilèges et revenus sont confisqués au profit de Simon de Montfort et de la couronne.

En la transformation de l'abbaye en évêché par Jean XXII ne change pas les droits et privilèges des bourgeois et l'évêque reste le seigneur d'Alet. Une Vierge à l'Enfant en ivoire dans le trésor de l'église Saint-André est réputée avoir été offerte par François Ier pour remercier la ville de sa contribution au paiement de sa rançon après la défaite de la bataille de Pavie. À deux reprises les huguenots en et attaquent et se rendent maîtres de la ville malgré le renforcement des remparts vers . Les destructions touchent non seulement la cathédrale, l'église paroissiale mais aussi les remparts et des maisons du bourg qui sont brulées et pillées. Des boulets récupérés dans les murailles sont exposés dans le lapidaire sous le poche de l'église.

Entre et Alet connait un déclin relatif avec l'émergence de Quillan et Limoux, la ville dans le périmètre de l'Aude passe de la 13e place à la 38e place.

Nicolas Pavillon évêque et comte d'Alet pendant 40 ans de et est très actif et il est crédité des nombreux travaux réalisés à cette époque : reconstruction du pont sur l'Aude, amélioration du réseau d'irrigation et de la captation de la source principale, fondation d'un Hôtel-Dieu au cœur du bourg et sur le plan plus religieux la restauration de l'église paroissiale, la fondation d'un séminaire et de l'institution des régentes chargées de l'instruction des jeunes filles. Sa tombe est dans le cimetière de bourg, sans épitaphe selon son désir, et l'artère principale comme le pont portent son nom.

Au XIXe siècle la ville sort de son enceinte avec le développement du thermalisme et des résidences de villégiature.

Sources et ville thermale

Si les romains connaissent probablement les sources thermales, il n'y a pas de mention connue ni de preuve archéologique d'établissement thermal avant le XIXe siècle. Dès les sources thermales sont exploitées. Deux établissements de bains sont construits : l'établissement du Parc au sud de la ville, autour de lui se développent des maisons de villégiatures, le deuxième l'établissement municipal au nord de la ville autour duquel se développe l'exploitation de la source et son embouteillage à partir de date d'agrément par le ministère de la santé. Les capacités d'accueil atteignent 400 lits sans compter les 42 chambres de l'établissement thermal en avec la possibilité de 3 000 bains par jour. Un casino est ouvert dès les années et le chemin de fer permet d'amener curistes et touristes à partir de avec quatre allers et retours par jour. La fin du XIXe et le début du XXe siècle correspondent à la période la plus prospère de la ville avec deux médecins, une pharmacie, plusieurs cafés au service d'une population de 1 500 habitants, des touristes et des curistes.

En après la fermeture de l'usine d'embouteillage en et de l'établissement thermal peu de temps après, il est possible de se baigner dans l'eau thermale de la piscine municipale qui date des années et de boire l'eau de la source qui coule librement au lavoir bien qu'elle ne soit pas déclarée potable en l'absence de travaux sur le point de captage.


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Héraldique

Blasonnement de la commune :

D'azur au vol abaissé d'argent, à la croisette pattée de procession d'or à la hampe brochant sur le vol, accostée en chef de deux étoiles du même et soutenue d'une foi aussi d'argent.

Blasonnement de la commune tel que décrit en 1696 par Charles d'Hozier :

De sable à un sautoir d'or accompagné de quatre losanges d'argent.

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Alet-les-Bains dans la littérature

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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260102-024131
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