Argein
Localisation

Argein : descriptif
- Argein
Argein (Argen de Coserans en Occitan) est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie. Localisée dans le nord-ouest du département, la commune fait partie, sur le plan historique et culturel, du Couserans, pays aux racines occitanes structuré par le cours du Salat (affluent de la Garonne, dans lequel se jette le Lez, dans lequel se jette la Bouigane qui traverse la commune)
Incluse dans le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, la commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de cinq zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Argein est une commune rurale qui compte 192 habitants en 2022, après avoir connu un pic de population de 881 habitants en 1846
Elle fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Girons
Ses habitants sont appelés les Argénois ou Argénoises. La commune fait partie de la communauté de communes Couserans-Pyrénées.
Géographie
Localisation
- 1Carte dynamique
- 2Carte OpenStreetMap
- 3Carte topographique
- 4Carte avec les communes environnantes
La commune d'Argein se trouve dans le département de l'Ariège, en région Occitanie.
Elle se situe à 50 km à vol d'oiseau de Foix, préfecture du département, et à 14 km de Saint-Girons, sous-préfecture.
Les communes les plus proches sont : Villeneuve (1,2 km), Aucazein (1,5 km), Sor (1,9 km), Illartein (2,3 km), Audressein (2,5 km), Buzan (2,7 km), Salsein (2,7 km), Arrout (3,2 km).
Sur le plan historique et culturel, Argein fait partie du Couserans, pays structuré par le cours du Salat (affluent de la Garonne), que rien ne prédisposait à rejoindre les anciennes dépendances du comté de Foix.
Les communes limitrophes sont Arrout, Aucazein, Audressein, Balaguères, Bonac-Irazein, Salsein, Sor, Villeneuve et Balacet.
Commune située dans les Pyrénées en Couserans sur la Bouigane, se trouvant dans la vallée de la Bellongue entre les pics de l'Arraing (1 674 m d'altitude) à l'est et celui du Moussaou (1 675 m) à l'ouest. La RD 618 traverse le village vers le col du Portet-d'Aspet.
Géologie
La roche se trouvant sous la commune est majoritairement de l'ardoise ferreuse.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique altéré, selon une étude s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne et est dans la région climatique Pyrénées centrales, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 200 mm.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 150 mm, avec 10 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune d'Augirein à 6 km à vol d'oiseau, est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 257,9 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.
Milieux naturels et biodiversité
Espaces protégés
La protection réglementaire est le mode d'intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée.
La commune fait partie du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, créé en 2009 et d'une superficie de 245 973 ha, qui s'étend sur 138 communes du département. Ce territoire unit les plus hauts sommets aux frontières de l'Andorre et de l'Espagne (la Pique d'Estats, le Mont Valier, etc) et les plus hautes vallées des avants-monts, jusqu'aux plissements du Plantaurel.
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire. Trois ZNIEFF de type 1 sont recensées sur la commune :
- le « réseau hydrographique de la Bouigane en aval de Saint-Lary » (114 ha), couvrant 14 communes dont 13 dans l'Ariège et 1 dans la Haute-Garonne ;
- la « soulane de Balaguères au Char de Liqué » (5 178 ha), couvrant 13 communes du département,
- le « sud de la vallée de la Bellongue » (6 155 ha), couvrant 16 communes dont 13 dans l'Ariège et 3 dans la Haute-Garonne ;
et deux ZNIEFF de type 2 :
- le « massif d'Arbas » (27 233 ha), couvrant 90 communes dont 48 dans l'Ariège et 42 dans la Haute-Garonne ;
- les « montagnes entre la haute vallée de la Garonne et la haute vallée du Lez » (28 414 ha), couvrant 21 communes dont 15 dans l'Ariège et 6 dans la Haute-Garonne.
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Toponymie
- Argein provient de l'occitan Argen, lui-même venant du latin Argen issu du latin argentum, i, n. en français l'argent, ce nom est lié à l'exploitation de mines d'argent au lieu-dit de Caours durant les époques pré-romaine et romaine (Rome conquiert la région entre 125 av. J.-C. et 121 av. J.-C, puisqu'elle fait partie de la Gaule transalpine, qui deviendra la Gaule Narbonnaise). Le nom passerait par une forme proche de l'occitan « argent » se prononçant « argint », avant que le « t » ne tombe au fil du temps.
- Il reste possible que le suffixe soit typique de la vallée de la Bellongue.
- L'« ecclesiam de Argen » est citée dans la bulle du pape Célestin III du 15 septembre 1195.
Histoire
L'origine d'Argein semble être au moins d'époque gallo-romaine ; une inscription antérieure au IVe siècle découverte en 1990 dans l'église Saint-Pierre démontre son ancienneté. Argein se trouvait sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle arrivant de Fanjeaux pour traverser l'actuel département de l'Ariège (il passe sur le chemin de las Caubères puis devant le lavoir, la statue de Saint-Dominique).
L'église Saint-Pierre d'Argein est composée de deux nefs, la plus ancienne partie est antérieure au IXe siècle, elle est séparée en deux, dans la partie occidentale (avec la porte d'entrée au sud côté cimetière) sert de dépôt (y sont entreposés un corbillard ancien, des statues de saints, diverses pierres taillées, des chaises, .), la partie orientale servant aujourd'hui de sacristie est composée des restes de l'ancienne fonction de cette partie en tant que lieu de culte avec des boiseries et un autel de style baroques, l'état déplorable du toit entraîne une détérioration des boiseries. La grande nef où est aujourd'hui pratiqué le culte fut bâtie entre le XVIIe siècle et le XIXe siècle. Les vitraux sont signés de « L. Victor Gesta à Toulouse » et portent le nom des donateurs qui ont permis leur création (personnalités du village), on peut y lire les noms autochtones.
Ancienne châtellenie de Castillon, Argein était le siège, en 1753, de la justice royale avec prévôté et casernes. Un château, appartenant originellement à une famille locale de seigneurs (avant la séparation de la seigneurie d'avec celle d'Aucazein), puis par mariage à la famille de Sabouliès de Solan (seigneurs de Soulan), puis passant par mariage à la famille de Méritens, seigneurs de Montégut, (le premier connu est co-seigneur de Gardouch dans le Lauragais, ils sont barons de Rozès au XIXe siècle) ayant donné un maire à la commune, se trouvait sur la rive droite de la Bouigane : il a été totalement démoli à la Révolution. Il a servi de carrière. Le principal propriétaire noble à Argein, à la Révolution, est un Faydit de Tersac par son mariage avec une fille de Méritens, fille du seigneur. Après son exil durant la Révolution, il vend certaines parcelles. D'autres ont été vendues aux "feux" durant la Révolution (dont le domaine d'Anglade à la famille Cau-Durban, qui sera un camp de vacances pour les jeunes au XXe siècle, puis vendu par la commune). Certaines terres restent dans la famille des seigneurs. Au XIXe siècle Bernard-Gaudens de Méritens, baron de Rozès (tombe à l'entrée du vieux cimetière) lègue le domaine de Caours à l'évêché de Pamiers, de Couserans, et de Mirepoix.
Lors de la réforme du code forestier de 1829, les habitants participent à ce qui fut appelé la « guerre des Demoiselles ». Au début du XXe siècle, deux instituteurs et un curé sont présents pour Argein et ses hameaux.
Traces de mines de fer à Caours. En 2002, un incendie détruit le moulin de Roques.
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Argein dans la littérature
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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260101-131555
Source du document imprimé : https://www.gaudry.be/lieu/fr/fr-occ/287146.html
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