Razac-sur-l'Isle
Localisation

Razac-sur-l'Isle : descriptif
- Razac-sur-l'Isle
Razac-sur-l'Isle est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.
Géographie
Généralités
Incluse dans l'aire d'attraction de Périgueux et formant une petite unité urbaine, la commune de Razac-sur-l'Isle est limitée au nord et à l'ouest par l'Isle qui la sépare d'Annesse-et-Beaulieu.
En période pluvieuse, les eaux de son affluent le Cerf rejoignent l'Isle au nord-ouest du centre-ville de Razac.
Le centre-ville de Razac-sur-l'Isle se situe 9 kilomètres à l'ouest-sud-ouest de Périgueux et 6 kilomètres à l'est-nord-est de Saint-Astier.
Communes limitrophes
Razac-sur-l'Isle est limitrophe de cinq autres communes dont Coulounieix-Chamiers à l'est par un quadripoint au lieu-dit Borne Panlaire.
Géologie et relief
Géologie
Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. Razac-sur-l'Isle est située dans le troisième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de calcaires hétérogènes du Crétacé.
Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire datant du Cénozoïque, de roches sédimentaires du Mésozoïque. La formation la plus ancienne, notée c4b-c, date du Santonien moyen à supérieur, composée de calcaire crayo-glauconieux avec niveaux à huîtres (P. vesicularis), devenant au sommet plus grossier à silex et rudistes (formation de Saint-Félix-de-Reillac), faciès pouvant évoluer vers des sables fins et grès carbonatés à rudistes. La formation la plus récente, notée CFp, fait partie des formations superficielles de types colluvions indifférenciées de versant, de vallon et plateaux issues d'alluvions, molasses, altérites. Le descriptif de ces couches est détaillé dans les feuilles « no 758 - Périgueux (ouest) » et « no 782 - Mussidan » de la carte géologique au 1/50 000 de la France métropolitaine et leurs notices associées.
| Ère | Période | Époque | Formations géologiques | |||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Cénozoïque (0 - 66.0) |
Quaternaire (0 - 2.58) |
Holocène |
| |||||||||||||||
| Pléistocène |
| |||||||||||||||||
| Néogène (2.58 - 23.03) |
non présent | |||||||||||||||||
| Paléogène (23.03 - 66.0) |
non présent | |||||||||||||||||
| Mésozoïque (66.0 - 252.17) |
Crétacé (66.0 - ≃145.0) |
Supérieur |
| |||||||||||||||
| inférieur | non présent. | |||||||||||||||||
| Jurassique (≃145.0 - 201.4) |
non présent | |||||||||||||||||
| Trias (201.4 - 251.902) |
non présent | |||||||||||||||||
| Paléozoïque (252.17 - 538.8) |
non présent | |||||||||||||||||
Relief et paysages
Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (491 m, à la forêt de Vieillecour dans le Nontronnais, à Saint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest (2 m à Lamothe-Montravel). L'altitude du territoire communal varie quant à elle entre 69 mètres et 203 mètres.
Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le , renforcée par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d'ouvrage de l'État et publié en . Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagères. La commune est dans l'unité paysagère de la « Vallée de l'Isle », qui présente un profil contrasté : une vallée relativement encaissée, aux coteaux affirmés, dominant le fond de vallée de 60 à 80 m en amont de Mussidan, une vallée plus élargie en aval avec un fond de vallée plat, large de 1,5 à 2 km. À la fois agricole et urbanisée, elle est parcourue par de nombreuses voies de communication.
La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de 14,24 km2. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 14,88 km2.
Voies de communication et transports
Le centre ville de Razac-sur-l'Isle est traversé par la route départementale 6089 (l'ancienne route nationale 89).
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne. Elle est drainée par l'Isle, le Cerf, le Longeron et par un petit cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 14 km de longueur totale.
L'Isle, d'une longueur totale de 255,29 km, prend sa source dans la Haute-Vienne dans la commune de Janailhac et se jette dans la Dordogne — dont elle est le principal affluent — en rive droite face à Arveyres, en limite de Fronsac et de Libourne. Elle borde la commune au nord-ouest sur près de cinq kilomètres, face à Annesse-et-Beaulieu.
Le Cerf, d'une longueur totale de 15,37 km, prend sa source dans la commune de Boulazac Isle Manoire (territoire de l'ancienne commune d'Atur) et se jette en rive gauche dans un bras de l'Isle dans la commune, un kilomètre à l'ouest-nord-ouest du centre-ville. Il traverse le territoire communal du sud-est au nord-ouest sur quatre kilomètres et demi.
Affluent de rive gauche de l'Isle, le Longeron sert de limite naturelle au sud-ouest sur deux kilomètres face à Montrem.
Au nord et en bordure de l'Isle, le captage des eaux de la source des Moulineaux permet d'alimenter seize communes en eau.
Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Isle - Dronne ». Ce document de planification, dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de 7 500 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR). Il définit sur son territoire les objectifs généraux d'utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le .
La qualité des eaux de baignade et des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique altéré, selon une étude s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est toujours exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours).
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 871 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 6,7 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Coulounieix-Chamiers à 8 km à vol d'oiseau, est de 13,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 912,2 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.
Milieux naturels et biodiversité
À l'ouest, en limite d'Annesse-et-Beaulieu, la zone de bocage et de prairies humides ou inondables que représente la vallée de l'Isle est classée zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF).
À Pleyssac, 85 hectares sont classés en réserve naturelle volontaire (RNV) depuis 1985.
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Toponymie
En occitan, la commune porte le nom de Rasac d'Eila.
Histoire
On relève au XIIIe siècle, les noms de Razacum ou Rezac, puis en 1312 de Resac, en 1348 de Razak et en 1397 de Raszac. Étymologiquement, deux possibilités s'offrent pour l'origine du nom : "Radacus", nom d'une personne d'origine germanique, ou, "ratis", nom gaulois de la fougère. L'Isle étant le nom de la rivière, affluent de la Dordogne, qui coule à l'ouest de la commune, et qui avec le temps est venu en complément de nom afin de différencier les 3 Razac existants. L'église paroissiale, sous le patronage de Notre-Dame de l'Assomption, est mentionnée dès le XIIe siècle et juste à côté, un château fort, construit à la même époque, subsista jusqu'à la Révolution française, époque où il menaçait déjà ruine. Il disparut, servant de carrière de pierres, pour agrandir l'habitat du bourg. Sa description ne nous est pas bien connue, mais nous savons qu'il avait un fort puissant donjon et une grande cour.
Au Moyen Âge, la Paroisse de Razac relevait de la Ville et Châtellenie de Périgueux, mais durant la guerre de Cent Ans, le château fut tenu par les Anglais à plusieurs périodes. En 1451, le comte Jean de Périgord octroya la Seigneurie de Razac à l'un de ses fidèles : le chevalier Hugues de Bayly. Les descendants de ce dernier seront Seigneurs de Razac jusqu'à la Révolution française, ils furent même reçus aux Honneurs de la Cour, à Versailles, sous le titre de marquis. En 1792, le dernier seigneur Henri de Bayly, partit en exil et mourut en 1798 en émigration.
La pierre Panlaire est une borne qui se dresse en bordure de route au croisement des routes conduisant de Coulounieix à Razac et de Coursac à Marsac, près des lieux-dits les Farges et Perlijoux. À l'origine, au XVe siècle, elle marquait la limite des quatre paroisses devenues des communes à la Révolution, à la fin du XVIIIe siècle. Déplacée d'une dizaine de mètres, elle se situe désormais sur le territoire de la commune de Coulounieix-Chamiers.
Sous l'Ancien Régime, Razac relevait de la Sénéchaussée et du Diocèse de Périgueux. 4 seigneuries principales se partageaient alors la Paroisse : celle de Razac, centrée sur le bourg et son château, celle d'Antoniac, en limite de Beaulieu et de Marsac, centrée sur le château du même nom, aujourd'hui devenu une grosse ferme, celle de Siorac, située à l'ouest, en delà de l'Isle et celle de Marsaguet, qui était alors située en partie sur Coursac et en partie sur Razac, centrée sur le château du même nom (la limite entre les deux paroisses passait alors au beau milieu du château, faisant que la salle à manger du château était à Razac et la chambre à coucher seigneuriale à Coursac, et le seigneur du lieu, était considéré comme Coursacois et non Razacois, car né dans la chambre). En 1709, une grande gelée eut lieu. Un curé du Périgord écrivit qu'elle commença le et elle dura jusqu'au 21 du même mois, faisant mourir tous les châtaigniers, noyers, cerisiers, pruniers, et une grande partie des pommiers, poiriers, vignes et blés. Elle fit d'énormes dégâts et les conséquences en furent terribles pour l'année qui suivit, par l'absence de toute récolte durant l'année 1709. Du au , 67 Razacois en décédèrent, le plus jeune âgé de 7 mois, le plus âgé, le seigneur de Siorac, à 82 ans, alors qu'en comparaison, seuls 13 Razacois pour toute l'année 1708 et pour toute l'année 1712 décédèrent.
La Révolution française abolit quasiment toutes les institutions qui existaient et en instaura de nouvelles. Razac devint alors une commune, qui dépendit du canton de Grignols, dont le siège fut transféré en 1829 à Saint-Astier, du district puis arrondissement de Périgueux et du département de la Dordogne. En 1799, les limites avec les communes voisines de Coursac et d'Annesse-et-Beaulieu furent modifiées. Razac y gagna le château de Marsaguet dans sa totalité, mais perdit le château de Siorac et les hameaux de Gravelle et de Langlade, qui furent intégrés à la commune voisine d'Annesse-et-Beaulieu. En 1841, au début du mois de septembre, une grave épidémie sévit en Périgord : la Suette. En 3 jours, 11 Razacois, le plus jeune âgé de 18 ans et le plus âgé de 45 ans en décédèrent, y compris le curé même de Razac. En 1849/1850 le cimetière de Razac, qui s'élevait depuis toujours autour de l'église fut transféré là où on peut le voir de nos jours. La chose ne fut pas aisée à faire, car depuis 1820 les autorités eurent du mal à mener ce changement à terme. En 1856-1857, fut posé et inauguré le chemin de fer passant par Razac-sur-l'Isle. Le Périgourdin Pierre Magne, ministre de l'empereur Napoléon III, fit beaucoup pour étendre le réseau ferré en Périgord. En 1866, l'église Notre-Dame fut totalement inversée : l'autel fut transporté d'est en ouest, l'ancienne porte (à l'ouest) fut murée et une nouvelle porte (la porte actuelle) fut ouverte à l'est. En 1910, pour la 1re fois et la seule jusqu'à présent, eut lieu à Razac-sur-l'Isle la félibrée (manifestation folklorique dédiée à l'Occitanisme). Cette fête faillit bien être un désastre, car la pluie avait tombé en abondance depuis des mois. À cette occasion le maire de Razac ouvrit sa propriété des Papasols (à l'angle de la route de Périgueux et de la route de Gravelle) où fut établie la "taulado" (table des festivités). 1914-1918 1re Guerre mondiale : 25 Razacois y laissèrent la vie dans la défense de la patrie. En 1924, le monument aux morts fut érigé place de l'église (aujourd'hui place Roger Gauthier). Il fut ensuite transféré dans le jardin de l'actuelle mairie. Dans la soirée du , une terrible tempête s'abattit sur le sud de la France. Elle en bouleversa le paysage. Le Périgord fut sinistré à 95 %. À Razac partout dans la commune, chênes, noyers, pins et sapins furent abattus comme de simples brins de paille, les cheminées tombèrent et le bourg n'eut plus d'eau courante. Les réseaux électrique et téléphonique furent jetés à bas, et beaucoup durent vivre pendant des jours et des jours avec des bougies, sans électricité et sans chauffage. En 2015, par une réforme de l'administration de l'État, la commune de Razac-sur-l'Isle fut soustraite du canton de Saint-Astier, pour être intégré dans un canton, nouvellement créé : celui de Coulounieix-Chamiers.
Liste des seigneurs de Razac
Héraldique
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Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd'hui : D'azur à trois aiglettes d'argent rangées en fasce entre deux jumelles du même. |
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Razac-sur-l'Isle dans la littérature
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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260129-151620
Source du document imprimé : https://www.gaudry.be/lieu/fr/fr-naq/38696.html
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