Montlieu-la-Garde
Localisation

Montlieu-la-Garde : descriptif
- Montlieu-la-Garde
Montlieu-la-Garde est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Montlieunais et les Montlieunaises.
Géographie
La commune de Montlieu-la-Garde se situe dans le sud du département de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine, dans l'ancienne province de Saintonge. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique », au cœur de l'arc atlantique, elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français. Arrosée par la Livenne, elle est également le lieu de source de la Seugne.
Elle fut longtemps le chef-lieu de canton le plus élevé de tout le département de la Charente-Maritime, étant juchée sur une haute colline culminant à 142 mètres de hauteur. Depuis 2015, elle est un des pôles d'équilibre du canton des Trois Monts, dont le bureau centralisateur (chef-lieu) est situé à Montendre.
Communes limitrophes
Toponymie
Le site est mentionné dans plusieurs chartes de la fin du XIe siècle et du début du XIIe siècle Monte Lucduno, Monte Leudone, Monte Lugduno, Montislucdonis, etc. Situé sur le territoire du peuple gaulois des Santons, il évoque une forteresse du dieu Lug (*Lugu-Dunon). Ce n'est qu'au XIIIe siècle que le nom est réinterprété en Mons Leonis, qui sera ensuite francisé en Mont-Léon, et évoluera jusqu'à la forme actuelle Montlieu.
Toponymie
Le site est mentionné dans plusieurs chartes de la fin du XIe siècle et du début du XIIe siècle Monte Lucduno, Monte Leudone, Monte Lugduno, Montislucdonis, etc. Situé sur le territoire du peuple gaulois des Santons, il évoque une forteresse du dieu Lug (*Lugu-Dunon). Ce n'est qu'au XIIIe siècle que le nom est réinterprété en Mons Leonis, qui sera ensuite francisé en Mont-Léon, et évoluera jusqu'à la forme actuelle Montlieu.
Histoire
La commune actuelle résulte de la fusion des anciennes communes de Montlieu et de La Garde le .La Garde était elle-même le résultat de la fusion des communes de Chalaux et de Saint-Vivien par ordonnance royale le .
Les origines de la seigneurie
Les premiers seigneurs connus de Montlieu remontent à la fin du XIe siècle, début du XIIe siècle. Le cartulaire de Baignes nous indique un Guillaume de Montlieu (seigneur de « Monte Leudone ») et son fils Bertrand, cousin de Richard de Montendre, puis un Ramnulfe comme seigneurs de Montlieu.
En 1385, les troupes du roi de France, dirigées par le duc Louis II de Bourbon, reprennent Le château de Montlieu aux troupes anglo-gasconnes, lors de la guerre de Cent Ans. C'est à cette occasion que le roi Charles VI donne à Arnaud (ou Arnauton) de Bordes la seigneurie de Montlieu. Sa fille, Anne, épousera Charles de Saint-Gelais, qui récupèrera alors la seigneurie de Montlieu.
Les principaux seigneurs de Montlieu
Très vite les Saint-Gelais s'allièrent aux Chabot dont plusieurs membres se distinguèrent au cours de l'histoire de France :
- Jean de Saint-Gelais (né vers 1457), chambellan de Charles, comte d'Angoulême, père du futur François Ier. Il évolua dans l'entourage de louis XII, dont il écrira une biographie.
Parmi les faits qui lui sont connus, on peut citer celui-ci: Il fut dépêché par le comte d'Angoulême auprès d'Anne de Beaujeu, alors régente du royaume pour demander la libération de Louis d'Orléans (futur louis XII) capturé par l'armée royale lors de la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier mettant fin à la guerre folle. Sa fille, Jeanne de Saint-Gelais, épousa Charles Chabot, seigneur de Jarnac le . Une clause du contrat de mariage imposa aux enfants de cette union de porter le nom de Saint-Gelais, sous peine de perdre la baronnie.
- Charles Chabot (mort en 1559), seigneur de Jarnac, Montlieu, etc., gouverneur de La Rochelle et du pays d'Aunis, maire perpétuel de Bordeaux, gouverneur du château du Hâ, vice-amiral de Guyenne, conseiller, chambellan et gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi
- Guy Chabot (1509 - 1584), auteur du coup de Jarnac, même s'il n'était qu'à l'époque seigneur de Montlieu, son père ayant toujours le titre de seigneur de Jarnac. C'est un des chefs de file, en tant que seigneur de Jarnac, du mouvement protestant en Saintonge, Aunis et Angoumois.
- Henri de Chabot, fondateur de la dynastie des Rohan-Chabot.
Il donna les terres de Montlieu à sa fille Jeanne-Pélagie de Chabot-Rohan, qui revinrent par mariage à Alexandre-Guillaume de Melun, duc d'Epinoy.
La Révolution et le XIXe siècle
La Révolution
Les gens de Montlieu furent associés à ceux de Montguyon et de 19 autres paroisses (dont Saint-Vivien et Challaux) pour rédiger un cahier de doléances. Ce district pré-révolutionnaire était composé de 46 représentants.
Montlieu, au cours de la Révolution, fut un chef-lieu de district allant de Léoville à Saint-Aigulin.
Parmi les juges du tribunal du district de Montlieu, nous pouvons citer: Jean-Baptiste Thénard-Dumousseau et Louis-Nicolas Lemercier.
Montlieu étant une baronnie mineure peu visitée par ses seigneurs, le château était au moment de la Révolution en piteux état. Les pierres servirent alors aux gens de la région pour construire leur maison et à empierrer la future Nationale 10.
Le renouveau religieux au XIXe siècle
C'est en 1834 qu'est fondée, à Montlieu, une école presbytérale de garçons, qui deviendra en 1847 un "petit séminaire" du diocèse de La Rochelle. Ce petit Séminaire durera jusqu'en 1906 avant de devenir un hospice de vieillards.
Ce petit séminaire fut construit à la place de l'ancienne église Saint Roch, rasée pour l'occasion et remplacée par une chapelle (construite en 1860 sous la direction de l'architecte Gustave Alaux).
Cette école eut une influence importante dans la culture et la vie locales, en particulier, sous la direction de l'abbé Rainguet (1809-1882).
Montlieu et le XXe siècle
La Première Guerre mondiale
Au cours de la Première Guerre mondiale, Montlieu accueillit un hôpital militaire. Il existe d'ailleurs un carré militaire dans le cimetière que la commune honore chaque année lors des cérémonies du .
La Seconde Guerre mondiale
Montlieu et La Garde étaient en zone occupée. Les deux villages furent témoins de deux évènement remarquables:
- L'arrestation de deux soldats (Laver et Mills) qui se repliaient à la suite de l'opération Frankton (en ).
- La chute d'une forteresse volante B24, le . La commune commémore tous les le souvenir de ce triste jour au monument érigé en l'honneur de ces soldats américains décédés au cours de leur mission.
Héraldique
| Blasonnement :
De gueules aux sept besants d'or 3, 3 et 1.
|
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Montlieu-la-Garde dans la littérature
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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260107-172012
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