Saint-Pierre-d'Irube
Localisation

Saint-Pierre-d'Irube : descriptif
- Saint-Pierre-d'Irube
Saint-Pierre-d'Irube (en basque : Hiriburu) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine, à la périphérie est de Bayonne. Le gentilé est Saint-Pierrot (ou Hiriburutar en basque).
Géographie
Localisation
La commune fait partie de la province basque du Labourd et est située immédiatement à l'est de Bayonne.
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Bayonne, Mouguerre et Villefranque.
Hydrographie
Située dans le bassin versant de l'Adour, Saint-Pierre-d'Irube est traversée par le ruisseau de Hillans, affluent de la Nive, également alimenté sur la commune par Eiheratoko erreka, et le ruisseau de Portu, tributaire de l'Adour. Géoportail signale également Sallenaveko erreka et Larregaineko erreka.
Le Hillans a été utilisé comme voie de navigation, pour permettre l'acheminement de personnes et de marchandises, telles les grains et farines, à partir des quais de Bayonne (Galuperie, Bertaco ou Suzeye), jusqu'au port de Berrou (également nommé Irube ou de Lissague) de Saint-Pierre-d'Irube, sur des embarcations légères à fond plat (chambardons, couraus et chalands.
En 1524, les registres gascons font état d'un inventaire de succession mentionnant « … une vigne située hors la porte de Mousserolles, confrontant la vigne de Johan Detcheverry dit du Limpou, par l'autre côté la ruelle et chemin public, qui va au port d'Irube et par devant, le chemin royal qui va à Saint-Pierre d'Irube … ». Et encore en 1809, on trouve une délibération du conseil municipal du 12 novembre indiquant « … le chemin de temps immémorial public servait de communication pour arriver au port dit de Lissague ou autrement de Berrou, de là à la rivière de la Nive, communication utile à la commune pour le transport des matériaux qui arrivent par eau … ».
Climat
Historiquement, la commune est exposée à un micro climat océanique basque. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne et est dans la région climatique Pyrénées atlantiques, caractérisée par une pluviométrie élevée (>1 200 mm/an) en toutes saisons, des hivers très doux (7,5 °C en plaine) et des vents faibles.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 457 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune d'Anglet à 5 km à vol d'oiseau, est de 14,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 473,6 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.
Toponymie
Attestations anciennes
Le toponyme Saint-Pierre-d'Irube apparaît sous les formes Yruber (1150 et 1170), Yruber, Hyruber, Iruber et Hiruber (respectivement 1186, 1249, 1256 et XIIIe siècle, cartulaire de Bayonne), Sent-Pé d'Yrube (1482, rôles gascons), Sent-Pée-d'Irube (1509, titres de l'abbaye Sainte-Claire de Bayonne), Sent-Per d'Irube (1524, rôles gascons), Saint-Pé-d'Iruby (1585, titres des Jacobins de Bayonne), Sainct-Pierre d'Irube (1619, archives de Bayonne), Hiriboro (1650, archives de Bayonne), Hirouboure (1698, archives de Bayonne), Saint-Pierre d'Irube, Saint Pierre Dirube, Tricolore, Saint-Pierre d'Irube et Pierre-d'Irube (respectivement 1709, 1793, 1794-1795, 1795-1796 et 1796-1797, archives de Saint-Pierre-d'Irube) et Pierre-d'Irube (1793).
Étymologie
- En 1990, Jean-Baptiste Orpustan indique qu'Irube provient de iruberri, « domaine nouveau ». On trouve d'autres interprétations à l'origine de ce toponyme.
- Eugène Goyheneche, sur les traces de Luchaire en 1875, ou de Louis Dassance, pense qu'Iruber est une déformation d'Iriberri, « ville, bourg neuf », et donc demeure assez proche, finalement, de l'interprétation d'Orpustan.
- Pour J. Vinson, Iruber provient de Iribehere, signifiant alors « postérieur à la ville » ou « ce que l'on trouve en sortant de la ville ». L'analyse s'articule alors sur iri (« bourg, village, ville »), ber, de behere (« le bas, en bas »).
- En 1860, M. Cenac-Montaut proposait « village du gué », s'appuyant sur ir, réduction de iri, et sur ube ou ubi, « gué ».
- Selon Isaac Lopez-Mendizabal, il faudrait considérer iru, du basque iratze, « fougère », et ber, provenant de behere, pour obtenir un équivalent de « fougeraie ».
- Gilbert Desport mentionne également la forme réduite d'Hiriburu (« trois têtes »), sans y croire vraiment, appuyée qu'elle est sur la légende du dragon de Lissague tué par Gaston Armand de Belzunce.
Autres toponymes
Alminoritz, ancienne ferme de la commune, est mentionnée sous les formes Albinoridz (1256, cartulaire de Bayonne) et Arminorits (1689, collations du diocèse de Bayonne). Paul Raymond signale l'existence d'une prébende du même nom fondée dans la chapelle Saint-Léon, à proximité de Bayonne. Cette demeure rebâtie au XVIIIe siècle daterait des XIIe ou XIIIe siècles. Elle a appartenu à Jacques d'Albinortiz, échevin et trésorier municipal à Bayonne au XVIIIe siècle.
Le Basté est une ancienne maison citée en 1634 par les archives de Bayonne, comme mention lors d'un héritage. En 1700, elle appartient à Léon Dulivier, député de Bayonne à Paris. Elle est successivement la propriété de Cyprien Daguerre-Mongabure (1850), de la baronne d'Étigny, puis en 1904, du docteur Paul Lasserre. Elle est le principal lieu des découvertes archéologiques de MM. Proisy et Chauchat.
Arthague est une maison mentionnée dans les registres d'état civil de la commune entre 1664 et 1700. La demeure apparaît également sous les vocables Villeneuve ou Etchart. Elle semble avoir été une maison noble au XVIIIe siècle, appartenant à la famille de Valérian, puis en 1778 à l'avocat bayonnais Pierre Duhalde.
Les archives de Bayonne font état de la maison Duret lors de l'enregistrement d'un héritage en 1598.
errekartea, maison du quartier Baratahegi, est citée dans les registres d'état civil de la fin du XVIIe siècle, sous la graphie Errecart.
Errepiraluze, du basque Errepira luze (« la grande plaine, près du ruisseau ») désigne une maison située près du moulin de Poyloa, citée en 1670. Le toponyme, déformé, a été un temps Errepialouch.
La maison Etcherouty est présente dès 1619 dans les archives de Bayonne.
Etcheto est une maison citée dans les registres d'état civil de la commune entre 1664 et 1700, tout comme la demeure Harretche.
La maison Galharret fait l'objet d'une mention dans les registres de baptêmes, mariages et sépultures de la commune entre 1664 et 1700 sous la forme Galharet.
La maison Harretche est en partie ruinée (récoltes et mobilier) pendant les combats de 1813.
Harrichury, du quartier Baratahegi, apparaît sous la graphie Harrichouri entre 1664 et 1700.
Hitce est une ancienne maison, qui apparaît sous la forme Histea en 1249 (archives de Bayonne).
Le Grand-Lissague était un hameau de la localité. Il est issu de la scission en 1719 du domaine de l'ancienne maison noble des seigneurs de Iruber, citée en 1235 par le Livre d'Or de Bayonne sous la graphie Lisague, en Grand et Petit-Lissague. Il conserva son nom jusqu'en 1878, pour devenir à cette date une propriété nommée Villa Quieta, lors de son acquisition par le marquis de Guadalcazar, Grand d'Espagne. À cet emplacement fut construit en 1969, le lotissement éponyme. Le Grand-Lissague fut la résidence d'été de plusieurs évêques bayonnais, tels Mgr Druilhet, de 1719 à 1727, Mgr de La Vieuxville de 1732 à 1734 et Mgr d'Arche de 1762 à 1774.
La maison noble originelle entretint des liens étroits avec la famille de Belzunce, puisque vers 1380, Garcie Arnaud de Belzunce épousa l'héritière de Lissague. Durant les XVIIIe et XIXe siècles, la demeure appartient à une famille qui fournit de 1611 à 1792, le lieutenant général civil et criminel du Sénéchal des Lannes à Bayonne, les de Lespes des Hureaux. De 1713 à 1717, Marie-Anne de Neubourg, seconde femme du roi Charles II d'Espagne, y séjourne durant l'été, invitée par Salvat de Lespès de Hureaux.
À la suite de la scission de 1719, le château de Lissague fit partie du Petit-Lissague. À l'origine plus maison forte que château, dont les vestiges demeurent encore dans la partie ouest de la demeure actuelle, il fut transformé aux XVIIe et XVIIIe siècles par l'adjonction de deux tours carrées et d'un étage. Horlopo, maison du quartier Mizpirabakoitz, apparaît également sous la graphie Elorri lepo (du basque, signifiant « col des épines ») dans les données d'état civil de la paroisse entre 1664 et 1700. Horlopo est un nom porté par « Elorri lepo détruite en grande partie par les ravages de la dernière guerre, où il n'y reste que les murs et trois vieilles poutres ». Située à la cote 142, c'est-à-dire à l'endroit le plus élevé de la commune, la maison a servi de poste de commandement au général anglais Rowland Hill, avant d'être détruite, lors des affrontements des guerres napoléoniennes.
Les demeures Larrebure et Losté sont mentionnées entre 1664 et 1700.
La maison Oiharzabal est citée dans les registres d'état civil de la commune entre 1664 et 1700 sous la graphie Oyharçabal.
Othomono fait l'objet d'une mention dans les registres d'état civil de la paroisse entre 1664 et 1700.
Ourouspoure, ou en basque Urrizburu, est mentionnée en 1477 (ourrouspoure, archives de Bayonne). « Maison tombée en ruine par les effets de la guerre », elle est reconstruite en 1828.
Pinaquy (Pinaqui) et Sallenave sont mentionnés dans les registres d'état civil de la paroisse à la fin du XVIIe siècle.
La maison Silhouague fait l'objet d'une mention entre 1664 et 1700 sous la graphie Siloague (registres d'état cvil de Saint-Pierre-d'Irube).
Noms basque et occitan
Nom basque
Le nom basque de Saint-Pierre-d'Irube est Hiriburu. Il fut normalisé par l'Académie de la langue basque le 30 mars 2000.
Le gentilé est hiriburutar.
Étymologie
- En 1990, Jean-Baptiste Orpustan indique qu'Irube provient de iruberri, « domaine nouveau ». On trouve d'autres interprétations à l'origine de ce toponyme.
- Eugène Goyheneche, sur les traces de Luchaire en 1875, ou de Louis Dassance, pense qu'Iruber est une déformation d'Iriberri, « ville, bourg neuf », et donc demeure assez proche, finalement, de l'interprétation d'Orpustan.
- Pour J. Vinson, Iruber provient de Iribehere, signifiant alors « postérieur à la ville » ou « ce que l'on trouve en sortant de la ville ». L'analyse s'articule alors sur iri (« bourg, village, ville »), ber, de behere (« le bas, en bas »).
- En 1860, M. Cenac-Montaut proposait « village du gué », s'appuyant sur ir, réduction de iri, et sur ube ou ubi, « gué ».
- Selon Isaac Lopez-Mendizabal, il faudrait considérer iru, du basque iratze, « fougère », et ber, provenant de behere, pour obtenir un équivalent de « fougeraie ».
- Gilbert Desport mentionne également la forme réduite d'Hiriburu (« trois têtes »), sans y croire vraiment, appuyée qu'elle est sur la légende du dragon de Lissague tué par Gaston Armand de Belzunce.
Histoire
Préhistoire
En 1866, Arnaud Detroyat decouvre un abri sous roche du Magdalénien dans la propriété Belle-Fontaine de Mousserolles sur une terrasse dominant la Nive, mettant au jour des nucléus, grattoirs et autres perçoirs. Ces spécimens sont exposés en 1867 à l'exposition universelle de 1867, puis transférés au musée de Saint-Germain-en-Laye.
En 1872, c'est M. Proisy qui signale les traces d'un autre peuplement préhistorique sur le plateau du Basté, qu'Arnaud Detroyat décrit alors : « sur ce plateau, non loin de l'église de Saint-Pierre-d'Irube, en face du beau panorama qu'offre la vallée de la Nive dominée par les montagnes de Cambo et de Sare, les silex taillés abondent… La charrue les ramène à la surface… Cette station est de l'époque magdalénienne… Elle m'a livré plusieurs grattoirs très retaillés sur une face, une hachette remarquable, une dent de cheval percée, une coquille de cardium percée, de beaux nucléus, et une quantité considérable d'éclats plus ou moins travaillés ».
La station du Basté, située sur un plateau sur lequel s'étend aujourd'hui le lotissement éponyme, fait l'objet de fouilles successives. Émile Daguin, professeur au lycée de Bayonne, y trouva 59 objets en 1900.
En 1966, des fouilles systématiques sont entreprises par le professeur Chauchat de la faculté de Bordeaux. Elles mettent en évidence la présence de peuplements du Paléolithique moyen et du Paléolithique supérieur, c'est-à-dire de 100 000 à 9 000 ans avant notre ère.
Moyen Âge
En 1122, Guillaume IX d'Aquitaine accorde à l'évêque de Bayonne, Raymond de Martres, secondé par Bertrand, vicomte du Labourd, le droit de fonder des établissements agricoles dans la province du Labourd. Le peuplement d'Iruber semble dater de cette période. Les archives de Navarres en mentionnent la paroisse en 1249 sous la graphie parroqui de Iruber.
Époque moderne
En 1724, à la suite des révoltes de Saint-Jean-le-Vieux (1685), Mouguerre et Saint-Pierre-d'Irube (1696), la population d'Ainhoa se révolte contre la gabelle, révolte d'opposition aux nouvelles taxes, annonciatrice de celles qui soulèvent presque tout le Labourd en 1726 (contre l'impôt dit du 50e), Bayonne et Saint-Jean-Pied-de-Port en 1748.
Le 14 ventôse an II (), un décret des représentants du peuple, Pinet et Cavaignac, réunit Saint-Pierre-d'Irube à Villefranque sous le nom de Tricolore, souvent orthographié Tricolor. Cette appellation ne dure que jusqu'au (12 ventôse an III).
Le , les coteaux de Saint-Pierre-d'Irube, de Villefranque et de Mouguerre, sont le théâtre de combats acharnés entre le maréchal Soult et Wellington. À Saint-Pierre-d'Irube, la bataille se déroule essentiellement dans les quartiers Karrika et Mizpirabakoitz. L'affrontement de cinq jours voit la mort ou la blessure de 11 200 hommes, dont 5 900 chez les Français et 5 300 chez les Alliés.
Héraldique
| Blasonnement :
D'or au chevron d'azur chargé de trois coquilles de limaçons du champ, accompagné en pointe d'une hydre de sinople à quatre têtes lampassées de gueules dont l'une est en partie tranchée et ensanglantée de gueules, et en chef de deux canons adossés de sable.
|
- Variante
Selon Gilbert Desport, les armoiries adoptées par le conseil municipal du 27 mars 1987 se blasonnent comme suit : « D'or, au chevron d'azur chargé de trois coquilles d'escargots d'or, accompagné en pointe d'une hydre de sinople dont l'une des trois têtes est en partie tranchée, en chef de deux canons adossés de sable.
L'écu est timbré de la couronne vicomtale, elle-même soutenue par des tiges d'épis de maïs, assemblés à leur base par un ruban rouge ».
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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260203-083146
Source du document imprimé : https://www.gaudry.be/lieu/fr/fr-naq/285625.html
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