Saint-Martial-d'Albarède
Localisation

Saint-Martial-d'Albarède : descriptif
- Saint-Martial-d'Albarède
Saint-Martial-d'Albarède est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.
Géographie
Généralités
La commune de Saint-Martial-d'Albarède se situe dans le quart nord-est du département de la Dordogne. Aux franges orientales du Périgord, la commune s'inscrit dans le pays d'Excideuil qui correspond au bassin de la basse Loue. Cette région d'Excideuil appartient au Périgord jurassique qui n'occupe qu'une étendue restreinte entre les terrains cristallins et liasiques du nord-ouest et le Crétacé du sud-ouest. Sous le hameau de Prunier se trouve le ruisseau souterrain dit de Prunier. Ce réseau, bien distinct de celui de Sarconnat, vient cependant resurgir à proximité, au pied de la même ligne continue d'abrupts et de petits rochers. Il alimente deux fontaines, l'une de trop-plein et l'autre de débouché pérenne. À l'ouest de Liaurou, sur la rive gauche de la Loue, jaillit une fontaine qui pourrait être une résurgence trop-plein d'un réseau souterrain.
Communes limitrophes
Saint-Martial-d'Albarède est limitrophe de six autres communes. Au nord-est, son territoire est distant d'environ 600 mètres de celui de Saint-Médard-d'Excideuil et au sud-ouest, celui de Coulaures est éloigné de moins de 700 mètres.
Géologie et relief
Géologie
Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. Saint-Martial-d'Albarède est située dans le deuxième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de roches calcaires très dures du Jurassique que la mer a déposées par sédimentation chimique carbonatée, en bancs épais et massifs. Elle est dans le causse de Cubjac, qui, avec le causse de Savignac et le causse de Thenon, forme un ensemble de collines karstifiées dans les calcaires liasiques et jurassiques à l'est de Périgueux jusqu'à Excideuil et Thenon, d'environ 30 km N-S et 15 km O-E, coupé par les vallées de l'Isle, de l'Auvézère et de la Loue.
Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant pour certaines du Cénozoïque, et pour d'autres du Mésozoïque. La formation la plus ancienne, notée l4, date du Toarcien, composée d'argiles et marnes grises (formation de Tourtoirac), marnes dolomitiques pyriteuses au sommet, parfois calcaires marneux à la base. La formation la plus récente, notée CFp, fait partie des formations superficielles de type colluvions indifférenciées de versant, de vallon et plateaux issues d'alluvions, molasses, altérites. Le descriptif de ces couches est détaillé dans la feuille « no 759 - Périgueux (est) » de la carte géologique au 1/50 000 de la France métropolitaine et sa notice associée.
| Ère | Période | Époque | Formations géologiques | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Cénozoïque (0 - 66.0) |
Quaternaire (0 - 2.58) |
Holocène |
| |||||||||
| Pléistocène |
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| Néogène (2.58 - 23.03) |
non présent | |||||||||||
| Paléogène (23.03 - 66.0) |
Oligocène |
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| Éocène | non présent | |||||||||||
| Paléocène | non présent | |||||||||||
| Mésozoïque (66.0 - 252.17) |
Crétacé (66.0 - ≃145.0) |
Supérieur |
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| inférieur | non présent. | |||||||||||
| Jurassique (≃145.0 - 201.4) |
Supérieur |
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| Moyen |
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| Jurassique inférieur |
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| Trias (201.4 - 251.902) |
non présent | |||||||||||
| Paléozoïque (252.17 - 538.8) |
non présent | |||||||||||
Relief et paysages
Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (491 m, à la forêt de Vieillecour dans le Nontronnais, à Saint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest (2 m à Lamothe-Montravel). L'altitude du territoire communal varie quant à elle entre 132 mètres à l'extrême-ouest, là où la Loue quitte la commune et entre sur celle de Saint-Pantaly-d'Excideuil, et 286 mètres tout au sud, au sud du lieu-dit la Gondie.
Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le , renforcée par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d'ouvrage de l'État et publié en . Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagères. La commune fait partie du Périgord central, un paysage vallonné, aux horizons limités par de nombreux bois, plus ou moins denses, parsemés de prairies et de petits champs.
La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de 10,28 km2. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 10,68 km2.
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne. Elle est drainée par la Loue et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 9 km de longueur totale.
La Loue, d'une longueur totale de 50,87 km, prend sa source dans la Haute-Vienne dans la commune de Saint-Yrieix-la-Perche et se jette dans l'Isle en rive gauche à Coulaures. Elle traverse la commune d'est en ouest sur trois kilomètres et demi dont 750 mètres servent de limite naturelle, face à Saint-Pantaly-d'Excideuil.
Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Isle - Dronne ». Ce document de planification, dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de 7 500 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR). Il définit sur son territoire les objectifs généraux d'utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le .
La qualité des eaux de baignade et des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.
Climat
Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique aquitain. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 971 mm, avec 13 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Thenon à 21 km à vol d'oiseau, est de 12,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 907,1 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.
Milieux naturels et biodiversité
Espaces protégés
La protection réglementaire est le mode d'intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée.
La commune fait partie du bassin de la Dordogne, un territoire d'une superficie de 24 000 km2 reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en et se situe dans sa « zone de transition ».
Réseau Natura 2000
Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS).
Aucun site Natura 2000 n'a été défini sur la commune.
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire.
En 2022, aucune ZNIEFF n'est recensée sur la commune d'après l'INPN.
Cependant, une ZNIEFF de type 2, le « causse de Cubjac » concerne les coteaux en rive droite de l'Auvézère et ceux en rive gauche de l'Isle et de son affluent, la Loue, sur treize communes, depuis Escoire au sud-ouest jusqu'à Saint-Raphaël au nord-est, et notamment toute une partie sud de la commune s'étendant sur plus de 4 km2, comme le montre la carte du site. L'intérêt majeur de cette ZNIEFF réside dans la présence d'une espèce déterminante de plantes, la Spirée à feuilles de millepertuis (Spiraea hypericifolia subsp. obovata)), et une autre espèce de plantes protégée au titre de la Directive habitats de l'Union européenne, le Poirier à feuilles en cœur (Pyrus cordata).
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Toponymie
La première mention écrite connue du lieu date de 1157 et se réfère à son église (Ecclesia Sancti Martialis quae juxta Castrum Exidolii : « église Saint Martial qui jouxte le château d'Excideuil ») notée dans le cartulaire d'Uzerche. Au siècle suivant apparait Sancti Martialis de Exidolio. La francisation du nom « Saint Martial » apparaît en 1382 et le nom actuel « Saint Martial d'Albarede » en 1732.
Le nom de la commune fait référence à saint Martial, évêque de Limoges au IIIe siècle. La deuxième partie du nom provient de l'occitan albareda signifiant saulaie, lui-même dérivé du latin populaire °albarus correspondant au saule blanc et au peuplier blanc.
En occitan, la commune se nomme Sent Marçau d'Aubareda.
Histoire
Le lieu est le site d'un ancien prieuré de l'abbaye Saint-Martial de Limoges. Amblard, abbé de Saint-Martial de Limoges, acquit d'Adhémar III, vicomte de Limoges, aux environs d'Excideuil, une terre qu'il fit planter en vigne et où il fit bâtir une habitation avec une chapelle (1115-1143). En 1157, à la requête de Pierre du Barry, abbé de Saint-Augustin-lès-Limoges, l'évêque de Périgueux, Raymond III de Mareuil (1149-1178) donna à l'abbé Pierre II de Pithiviers et au couvent de Saint-Martial-de Limoges l'église de Saint Martial près du château d'Excideuil. Le toponyme de Layrache a parfois été associé à ce prieuré.
La paroisse faisait partie de la châtellenie d'Excideuil qui appartenait elle-même aux vicomtes de Limoges. Après l'érection de la terre d'Excideuil en marquisat en 1613, Saint-Martial-d'Albarède releva de la mouvance du comte de Périgord, marquis d'Excideuil.
Le château d'Excideuil fit entièrement partie de la commune depuis la Révolution jusqu'en 1863, date de l'agrandissement d'Excideuil (88 hectares) par distraction territoriale sur les communes de Clermont-d'Excideuil, de Saint-Martial-d'Albarède, et de Saint-Médard-d'Excideuil.
Saint-Martial-d'Albarède est connue pour son archéologie industrielle. Le gîte minier du Faureau a été un des principaux centres d'extraction du minerai de fer de la région d'Excideuil. En 1855, la brasserie Gangloff est implantée dans la commune et des fours à chaux y sont construits en 1928. Fonctionnant jusqu'en 1958, ils permettaient la transformation de pierre à chaux en chaux vive qui était expédiée jusqu'à Allassac en Corrèze. Leur classement au titre de l'archéologie industrielle les a préservés de la destruction.
En 1943, un groupe du groupement 28 des Chantiers de la jeunesse française s'est implanté sur le domaine de l'ancien château de Veyrieras.
Héraldique
| Blason | De gueules à trois peupliers de sinople rangés en fasce sur une terrasse du même, à l'évêque saint Martial de carnation, habillé et crossé d'argent, le manteau et la mitre de pourpre, brochant sur le tout ; au chef d'or chargé de trois mouchetures d'hermine de sable. |
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|---|---|---|
| Détails | Statut officiel, blason présent sur le site de la commune. |
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Saint-Martial-d'Albarède dans la littérature
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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260202-190406
Source du document imprimé : https://www.gaudry.be/lieu/fr/fr-naq/283944.html
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