Longjumeau

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Longjumeau : descriptif

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Longjumeau

Longjumeau (prononcé [lɔ̃ʒymo] ; ) est une commune française située à dix-neuf kilomètres au sud de Paris dans le département de l'Essonne, en région Île-de-France

Elle est le chef-lieu du canton de Longjumeau. Villa rustica gallo-romaine installée au débouché de la vallée de l'Yvette puis bourg commerçant et seigneurie maintes fois cédée sur l'importante route de Paris à Orléans, choisie pour devenir un chef-lieu de canton dès 1790 et une cité judiciaire importante de Seine-et-Oise, maintenue dans ses fonctions dans le récent département de l'Essonne. Longjumeau, après une croissance démographique et foncière rapide durant les années 1960 et 1970, constitue aujourd'hui un pôle de santé majeur du bassin de vie, doté d'un centre hospitalier et d'une clinique privée, un centre urbain à la croisée d'axes routiers structurants

En partie victime de cette croissance trop rapide et d'une concentration importante de grands ensembles déstabilisant le sud du territoire, elle est aujourd'hui lancée dans de grands projets de renouvellement urbain et de pérennisation de ses équipements collectifs structurants. Ses habitants sont appelés les Longjumellois.

Géographie

Situation et description

Représentations cartographiques de la commune
Mairie
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes ; 5 : position de Longjumeau en Essonne.
Situation

Longjumeau est située dans la région Île-de-France, au nord du département de l'Essonne, totalement intégré à l'agglomération parisienne, au cœur de l'ancien pays et aujourd'hui la région naturelle du Hurepoix.

Composante de la « Grande Banlieue » parisienne, à la frontière avec les premières communes rurbaines, Longjumeau est située à dix-neuf kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, treize kilomètres au nord-ouest d'Évry, cinq kilomètres au sud-est de Palaiseau, seize kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes, trente et un kilomètres au nord-est d'Étampes, sept kilomètres au nord-est de Montlhéry, douze kilomètres au nord-est d'Arpajon, vingt-quatre kilomètres au nord-ouest de La Ferté-Alais, vingt-huit kilomètres au nord-est de Dourdan et trente-cinq kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt.

Description

Son territoire forme approximativement un « L » haut et large de trois kilomètres et occupe une superficie totale de quatre cent quatre-vingt-quatre hectares. L'Institut national de l'information géographique et forestière donne les coordonnées géographiques 48° 41′ 51″ N, 2° 17′ 49″ E au point central de ce territoire.

Près de 80 % de ce territoire est aujourd'hui occupé par l'espace urbain dont 60 % construit, seulement 20 % a conservé un caractère rural dont cent dix hectares de grande culture dans une vaste plaine au centre-est et douze hectares occupés par la forêt des Templiers à l'extrême sud-est. La commune est traversée d'ouest en est par le cours de la rivière l'Yvette jusqu'à sa confluence avec son affluent de rive droite le ruisseau le Rouillon, qui entre sur le territoire par le sud, à l'extrême ouest Le lac de Saulx-les-Chartreux, en partie sur le territoire municipal constitue une réserve naturelle et un bassin de rétention des crues, doublé à l'est par celui de la plaine de Gravigny.

Placée sur le tracé de l'ancienne route de Paris à Toulouse via Orléans, la route nationale 20 évite aujourd'hui le centre-ville par une déviation à l'ouest. Elle est doublée au nord-est par l'autoroute A6 qui évite Longjumeau dans une boucle au nord. Centre historique important, la commune est aussi traversée d'ouest en est par la route départementale 117 et la route départementale 118. Le nord et l'est du territoire est en outre parcouru par la ligne de Grande Ceinture, actuellement utilisée par la ligne 12 du tramway d'Île-de-France (anciennement par la ligne C du RER d'Île-de-France) et desservie dans la commune par la gare de Longjumeau et la gare de Gravigny - Balizy. Le centre-ville, implanté dans le creux de la vallée à une altitude approximative de quarante mètres, est dominé par les quartiers nord, industriels, sur le plateau d'Orly et sud, résidentiels, sur le plateau du Hurepoix, chacun approximativement à quatre-vingt-dix mètres d'altitude. Outre les hameaux de Gravigny et Balizy à l'est, ce sont ainsi onze quartiers qui composent l'agglomération de Longjumeau.

Hydrographie

L'Yvette et ses affluents

La majeure partie du territoire de la commune de Longjumeau est installée à l'extrémité est de la vallée de l'Yvette, peu avant sa confluence avec l'Orge. La commune occupe une petite partie de la rive gauche au nord et une large part de la rive droite au sud pour ensuite remonter sur la plaine agricole de Ballainvilliers, prémices du plateau de Courtabœuf.

À l'extrême ouest de la commune se trouve le lac de Saulx-les-Chartreux où se rejoignent l'Yvette et son canal de dérivation, la Morte Eau pour entrer conjointement en centre-ville. Peu après la rue principale, le cours d'eau se divise à nouveau, la rivière bifurquant vers le nord et la Rivière Morte suivant le relief vers le sud-est, toutes deux irriguent la fertile prairie de Gravigny et se rejoignent à proximité de la gare de Gravigny - Balizy.

Du sud-est depuis la limite avec la commune de Ballainvilliers coule le Rouillon qui se jette dans l'Yvette sur sa rive droite. Un bassin de délestage est disposé à la confluence pour limiter l'impact des crues. Un petit lac artificiel est implanté dans le parc de l'ancien château seigneurial, complété par un lavoir.

Relief et géologie

Originellement, Longjumeau est implantée dans un talweg, à l'extrémité est de la vallée de l'Yvette, vallée ici peu profonde entre les bas plateaux d'Orly au nord et du Hurepoix au sud, à proximité immédiate de la pénéplaine de la Seine. L'urbanisation s'est ensuite étalée sur les versants nord et sud, conférant à la commune une altitude minimale de quarante mètres et maximale de quatre-vingt-treize mètres. Avec le réseau de bornes géodésiques placées par l'IGN, il est possible d'analyser les contours du relief. Le cours de la rivière suit une pente douce comme en témoignent une borne à la frontière ouest de Saulx-les-Chartreux à quarante-six mètres et une borne à l'extrême est à la frontière avec Épinay-sur-Orge sur la rive de l'Yvette est ainsi à quarante-deux mètres d'altitude, à l'extrême sud se trouvait une autre borne à l'intersection des frontières entre Longjumeau, Ballainvilliers et Saulx-les-Chartreux sur la route nationale 20 à une altitude de quatre-vingt-douze mètres, une autre à l'extrême nord à la frontière avec Chilly-Mazarin dans la zone industrielle est à quatre-vingt-quinze mètres d'altitude. De fait, l'élévation est un peu plus rapide au sud, avec un gain de vingt mètres d'altitude entre le pont sur l'Yvette de la route principale et le lavoir du château, quatre cents mètres plus au sud alors qu'il faut sept cent cinquante mètres depuis ce même pont pour arriver à la même altitude à proximité de la gare de Longjumeau au nord. Comme l'ensemble du Bassin parisien, le sous-sol est constitué de couches successives de sable de Fontainebleau mêlé à de la meulière puis de marne et de gypse préfigurant la base de calcaire.

Communes limitrophes

Longjumeau dispose d'une longue frontière nord avec sa voisine Chilly-Mazarin, dont elle partage la zone d'activité de la Vigne aux Loups, frontière en partie matérialisée par le cours de l'Yvette. Au nord-est, la Voie de Corbeil la sépare de Morangis, puis à l'est, se trouve une courte frontière avec la commune de Savigny-sur-Orge. Au sud-est se trouve une longue démarcation avec Épinay-sur-Orge, pour partie tracée en suivant le chemin de la Chevauchée, puis au sud et sud-ouest, séparée par le Rouillon se trouve le village de Ballainvilliers. La route nationale 20 matérialise approximativement la frontière ouest avec Saulx-les-Chartreux, puis au nord-ouest se trouve le village de Champlan.

Communes limitrophes de Longjumeau
Champlan Chilly-Mazarin Morangis
Saulx-les-Chartreux Longjumeau Savigny-sur-Orge
Ballainvilliers Ballainvilliers Épinay-sur-Orge

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C).

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 660 mm, avec 10,8 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune d'Épinay-sur-Orge à 3 km à vol d'oiseau, est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 694,4 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.

Statistiques 1991-2020 et records EPINAY-SUR-ORGE (91) - alt : 51m, lat : 48°39'52"N, lon : 2°18'55"E
Records établis sur la période du 01-01-1966 au 31-07-2004
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,2 1,2 3,3 4,9 9,1 11,9 13,9 14,1 10,2 7,2 3,7 2,1 6,9
Température moyenne (°C) 4,2 4,9 8,2 10,2 14,5 17,6 19,7 20,1 15,4 11,5 7,1 4,8 11,5
Température maximale moyenne (°C) 7,2 8,8 13,1 15,6 20 23,2 25,5 26,2 20,7 15,8 10,5 7,5 16,2
Record de froid (°C)
date du record
−17,5
17.01.1985
−12,5
07.02.1991
−8
08.03.1971
−4
11.04.03
−0,3
03.05.1967
1
04.06.1991
5,4
04.07.1984
4,5
31.08.1986
1,5
30.09.02
−3,5
30.10.1985
−10,5
24.11.1998
−12
31.12.1970
−17,5
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
17,2
30.01.1973
21
24.02.1990
26
29.03.1989
28,5
30.04.1994
30,5
13.05.1998
36
26.06.01
37
21.07.1995
40,5
12.08.03
32,8
05.09.1973
29,5
01.10.1985
24,5
15.11.1971
17
21.12.1973
40,5
2003
Précipitations (mm) 57,5 50,8 51,4 48,6 64,2 57,1 55,9 65 49,8 59,7 61,3 73,1 694,4
Source : « Fiche 91216001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/12/2023 dans l'état de la base


Tableaux des températures minimales et maximales pour l'année 2017
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) −0,9 4 6,1 4,6 11,1 14,6 15,3 14,5 10,9 9,8 4,3 −2,6
Température maximale moyenne (°C) 4,7 10,5 14,8 16,1 21,5 26,5 26,6 25,2 19,9 18,1 11 8
Source : Climat de Longjumeau en 2017 sur linternaute.com, d'après Météo France.


Voies de communication

Voies routières

Deux axes majeurs de la région font office de frontières pour la commune, la route nationale 20 à l'ouest et l'autoroute A6 au nord-est (mais seule la route nationale pénètre dans le territoire communal). Ces deux axes permettent de rapidement rallier la capitale vers la Porte d'Orléans pour les deux précitées et la Porte d'Italie pour la seconde.

  • La route nationale 20 est entièrement en 2×2 voies dans sa partie située le long du territoire communal. Autrefois, cette route traversait la commune dans un axe central au cœur du village (la Grande Rue) et a ensuite été déviée sur son emplacement actuel dans les années 1950.

Deux routes départementales d'importance locale traversent la commune d'ouest en est :

  • la RD 117 (en grande partie la rue du Général Leclerc) qui relie les communes de Bièvres et de Saint-Vrain ;
  • la RD 118 (en grande partie la rue Maurice) qui relie les communes des Ulis et d'Athis-Mons.

Ces deux routes ont un tracé commun avec la route départementale 217 (RD 217) dans la commune (rue du Président François Mitterrand, anciennement Grande Rue), celle-ci correspondant à l'ancien tracé de la route nationale 20 quand elle traversait le bourg avant la mise en place de la déviation.

Transports publics

Voies ferrées

Dans sa partie septentrionale, le territoire communal est traversé par les trams-trains de la ligne 12 du tramway d'Île-de-France qui la relie aux nœuds de communication de Massy-Palaiseau à l'ouest (connexion à la branche B4 du RER B, à la branche C2 du RER C et au réseau TGV), Épinay-sur-Orge à l'est (connexion aux branches C4 et C6 du RER C) et Évry-Courcouronnes au sud-est (connexion aux branches D4 et D6 du RER D). Sur cette ligne, qui emprunte la ligne de Grande Ceinture, Longjumeau dispose des gares de Longjumeau dans la zone industrielle de la Vigne aux Loups et de Gravigny-Balizy. Une partie de la commune se trouve aussi à proximité de la gare de Chilly-Mazarin.

La gare de Gravigny-Balizy, desservant ces deux hameaux, est située sur la même ligne de voie ferrée, à l'est du territoire communal, en limite avec la commune voisine d'Épinay-sur-Orge.

Le sentier de grande randonnée de pays de la ceinture verte d'Île-de-France passe à proximité immédiate de cette gare.

Lignes d'autobus

La ligne de bus RATP 199 a pour terminus le lycée Jacques Prévert, avec sept stations sur le territoire de la commune, elle mène directement à Massy et son pôle multimodal. La ligne de bus RATP 297 a aussi pour terminus Longjumeau, elle dessert la commune avec six stations et permet de rallier Antony et sa gare. La ligne DM12, intégrée au Réseau de bus Paris-Saclay en 2022 permet également de rejoindre Massy, et la ligne 55 du réseau de bus de Sénart offre des liaisons entre la gare de Lieusaint - Moissy en Seine-et-Marne et la gare de Massy TGV avec deux arrêts à Longjumeau. Enfin, quatre lignes du réseau de bus Cœur d'Essonne complètent la desserte, la 107 qui mène à la gare de Massy depuis Sainte-Geneviève-des-Bois, la 108 qui permet de rejoindre Paris Porte d'Orléans, avec neuf arrêts chacune dans la commune, la M151 qui circule de la Porte d'Orléans à Arpajon et passe par l'hôpital communal et la M153 qui circule de Massy à Arpajon.

Un réseau intercommunal de navettes, de transport scolaire et des minibus gratuits pour les seniors permettent de naviguer sur le territoire communal.

Transports aériens

L'aéroport Paris-Orly est situé à sept kilomètres au nord-est du centre de la commune. Il est facilement accessible par la route et par l'Orlyval avec des changements à Massy-Palaiseau et Antony. L'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle à quarante kilomètres au nord-est est accessible par le RER B en approximativement deux heures de trajet. L'aviation générale et d'affaires sont orientées vers l'aéroport de Toussus-le-Noble à quinze kilomètres au nord-ouest.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme Nongemellum au XIe siècle; de Nugemello vers 1110, Mongimel vers 1205; Lonjumel 1203 - 1220; Lonjumeau XVIIIe siècle (Cassini).

Il s'agit probablement de l'appellation gauloise du lieu : Noviomagus ou Noviomagellus« nouveau marché » avec le suffixe diminutif latin -ellum, d'où une forme hypothétique *Noiom-el. La forme actuelle Longjumeau est liée à l'attraction paronymique des mots long et jumeau (ancien français jumel). L'évolution du [n] à [l] est due à un phénomène de dissimilation et s'observe ailleurs, par exemple dans Londinières (Seine-Maritime, Nundinarias 875).

Le type toponymique Novio-magos a donné les Nouvion, Nojeon, Noyon, etc.

Histoire

Préhistoire et Antiquité

Les fouilles pratiquées en centre-ville permettent de dater avec certitude une occupation humaine du site dès l'époque gallo-romaine, avec la découverte des vestiges d'une villa rustica et d'objets du quotidien, dont des pièces de monnaie du Ier siècle av. J.-C.. Elle était alors située sur la voie romaine entre Lutèce et Cenabum. Une présence à l'époque mérovingienne vers le IVe siècle est attestée par la découverte dans les années 1970 d'une nécropole comportant des sarcophages en calcaire coquillier à proximité de l'ancien presbytère. La première mention écrite du lieu remonte cependant au XIIe siècle, alors dénommée Nogemel et partie intégrante du domaine royal français agrandi par le roi Louis VI.

Moyen Âge

Les invasions des Vikings du IXe siècle imposèrent au bourg de se fortifier. Plus tard, la sécurisation relative des routes du royaume permit le développement du commerce. Longjumeau devint alors un relais de poste important à la dernière étape des voyageurs sur la route de Paris, servi par des postillons, plus tard rendus célèbres en 1836 dans un opéra-comique d'Adolphe Adam, Le Postillon de Lonjumeau. L'existence de la paroisse est certifiée au XIIIe siècle, elle fut mentionnée dans le pouillé du diocèse de Paris.

En 1211 puis en 1226, la paroisse de Longemel était mentionnée dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Maur. En 1359, une léproserie de Longjumeau était citée dans les chroniques de Saint-Denis. De cette époque, vers 1250, date la construction de l'église Saint-Martin. Ses seigneurs sont les mêmes que ceux de Chilly : d'abord les comtes de Dreux et les Lusignan, comtes de La Marche. C'est Louis VI le Gros qui donna la seigneurie conjointe de Chilly et Longjumeau à son fils Robert de Dreux.

Durant la guerre de Cent Ans, les soldats d'Édouard III incendièrent l'église, brûlant vifs plusieurs centaines d'habitants. La terre de Longjumeau (et celle de Chilly) appartient en 1320, à Pierre de Via, neveu de Jean XXII, qui la vend à Philippe V le Long ; en 1325 elle est possédée par sa veuve Jeanne de Bourgogne († v. 1330/1331). Puis le roi Philippe VI de Valois la cède à Jean III, duc de Bretagne.

En 1331, Philippe VI permit aux terres de Chilly et Longjumeau de réintégrer le duché de Bretagne au profit de Jean III en échange du château de Saint-James. Après le conflit qui opposa ses successeurs Jean de Montfort (son demi-frère) et Charles de Blois (son neveu), le domaine revint aux ducs d'Anjou par le mariage de Marie de Blois (fille de Charles de Blois) avec Louis Ier d'Anjou .

En 1438, un pont en grès fut édifié dans la Grande-Rue, facilitant la traversée de l'Yvette qui se faisait alors par un gué. En 1481, le domaine revint par testament de Charles V d'Anjou, duc de Calabre, au roi de France Louis XI. À sa mort, son fils Charles VIII restitua Longjumeau et Chilly à Louis d'Armagnac-Nemours (dont la mère était Louise d'Anjou-Maine). Subtilisé par René II de Lorraine (petit-fils de René d'Anjou), elles sont vendues en 1486 à Michel Gaillard receveur général du roi. L'ensemble du domaine fut réuni en 1499 lorsque Louis d'Armagnac vendit ses parts à la famille. La famille Gaillard finança la réfection de l'église paroissiale Saint-Martin.

Les Templiers et les Hospitaliers

Au XIIIe siècle, la seigneurie de Balizy appartient à Guillaume Bataille qui, en juin 1288, la vend pour 1 400 livres parisis au Templiers par l'intermédiaire du trésorier du prieuré hospitalier du Temple, Jehan de Tour. La vente fut approuvée par charte de juin 1289 par Philippe le Bel. Le domaine comprenait un bâtiment en forme de pavillon, une chapelle et 110 arpents de terre avec haute, moyenne et basse justice, four banal et autres droits seigneuriaux comme le droit de pêche dans l'Yvette depuis le gril de la prairie de Balisy jusqu'au moulin de Gravigny, le droit de pâture à la Jonchère et au Rouillon. Ils possédaient aussi le cens à Balisy, Lonjumeau, Gravigny, Balainvilliers, Hozay et Lay.

La commanderie de Balizy, avec la dévolution des biens de l'ordre du Temple, est donnée aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. La chapelle est desservie par frère Regnault Gouré, un religieux de l'Ordre qui reçut la jouissance viagère, en récompense de ses services, contre la somme d'une maille d'or à 25 sols tournois.

Les revenus de la commanderie sont de 30 livres en 1529, de 100 livres en 1571, de 800 livres en 1635, de 1 400 livres en 1643 et de 4 000 livres en 1757.

Le plus vieux monument existant est le vieux pont de Balizy long de quarante mètres à trois arches de style roman, construit au XIIIe siècle à proximité de la commanderie de Balizy fondée en 1288, ce qui en fait aujourd'hui un des plus vieux ponts d'Île-de-France, inscrit aux monuments historiques le puis classé le .

La commanderie de Balizy disposait aussi de dépendances, le membre de Noray ainsi que le membre de Chilly.

Époque Moderne

Renaissance

En 1562, la présence dans la commune de protestants permit à la cité d'être épargnée des ravages commis par les Huguenots. C'est à Longjumeau que se tinrent, entre les catholiques et les calvinistes, les conférences pour la paix qui fut signée le dans l'hôtel du Dauphin, la paix de Longjumeau, mettant fin à la deuxième guerre de religion.

En 1596, Martin Ruzé de Beaulieu (v. 1526-1613) acheta les terres de Chilly et Longjumeau à Michel III Gaillard de Longjumeau, puis les légua à son petit-neveu Antoine Coëffier de Ruzé d'Effiat (1581-1632), aussi acquéreur de la baronnie de Massy, futur maréchal de France et père d'Henri Coiffier de Ruzé d'Effiat (Cinq-Mars), favori malheureux de Louis XIII. Par lettres de mai 1624, les terres et seigneuries de Chilly et de Longjumeau furent unies et érigées en marquisat en faveur dudit Antoine Coiffier, marquis d'Effiat. Il maria sa fille Marie Coiffier/Coëffier de Ruzé au marquis Charles de La Porte : leur fils Armand-Charles de La Porte de La Meilleraye (1632-1713), marquis de Chilly-Mazarin, comte de Longjumeau et baron de Massy, épousa en 1661 Hortense Mancini (1646-1699), nièce du cardinal Mazarin, et devint ainsi duc de Mazarin. Au XVIe siècle fut édifié le presbytère.

Révolution française

En 1785 fut construit le moulin Saint-Martin. Les seigneuries restèrent dans cette famille, qui construisit notamment au XVIIIe siècle le château Nativelle, jusqu'au mariage de Louise d'Aumont (1759-1826 ; descendante héritière d'Hortense Mancini-Mazarin, et des La Porte de La Meilleraye, donc aussi des Ruzé d'Effiat) avec Honoré Grimaldi, prince de Monaco, qui fut ainsi le dernier seigneur de Longjumeau. La Révolution française permit en 1790 à Longjumeau de devenir chef-lieu d'un canton regroupant dix communes, puis vingt-huit à partir de 1800. Cette même année fut construit le château de Chambourg.

Époque contemporaine

XIXe siècle

En 1874, la municipalité loua des locaux pour implanter des logements d'instituteur et des classes. Rachetés en 1883 par le curé de la paroisse, ils furent cédés en 1887 à la société Prévoyance versaillaise qui y développa la future école Sainte-Anne. En 1883, la ligne de grande ceinture fut mise en service, Longjumeau disposait dès lors d'une gare qui la rendait accessible depuis les gares de triage de Versailles et Juvisy-sur-Orge. En 1893 fut mis en service le chemin de fer de l'Arpajonnais qui reliait directement Longjumeau aux halles de Paris. Le , la municipalité honora à la fois l'œuvre d'Adolphe Adam Le Postillon de Longjumeau et ses coursiers en inaugurant une statue en bronze.

XXe siècle

En 1908, la population poursuivant sa croissance, il fut décidé d'édifier un nouvel hôtel des Postes. En 1909 survint à Longjumeau l'accident le plus grave de la ligne de l'Arpajonnais, tuant douze personnes et en blessant quarante autres. De mai à août 1911, Lénine alors en exil résida dans la maison du 91, Grande-Rue, aujourd'hui avenue du Président-François-Mitterrand.

Pendant la Première Guerre mondiale, la propriété Meunier devint un Hôpital auxiliaire pour convalescents militaires (HACM), tandis que la salle paroissiale devint l'Hôpital auxiliaire de l'Union des femmes françaises (HAUFF) no 180.

En 1938, le docteur Maljean, propriétaire de l'hôtel Lutetia acheta la propriété Saint-Cyr, puis la revendit aux laboratoires pharmaceutiques Nativelle. En 1941, les Allemands occupèrent l'école Sainte-Anne pour en faire un poste de commandement. Après la Libération par les troupes de la 2e division blindée le , les Alliés y installèrent un poste de contrôle. Sofía Koltchak après s'être échappée de Sébastopol a vécu à Paris et est morte à l'hôpital de Longjumeau en 1956.

En 1954 furent achevés les travaux de déviation de la route nationale 20 qui évite aujourd'hui le centre-ville pour passer à la frontière avec Saulx-les-Chartreux. En 1960, cet axe majeur fut complété par l'ouverture au nord-est du territoire de l'autoroute A6, après des travaux entamés en 1953. Les années 1960, marquées par les Trente Glorieuses et l'arrivée des rapatriés d'Algérie, virent le lotissement du grand ensemble au sud du territoire avec la construction en 1960 de la Villa Saint-Martin, en 1963 de la résidence Lacroix-Breton, en 1965 des Coteaux, en 1967 de Bel-Air et des Arcades et en 1968 de la Rocade. En 1965 fut créée la clinique de l'Yvette, agrandie en 1968 puis à nouveau en 1982 et 1991, en 1967 fut inaugurée l'école de musique. Dans les années 1970 fut construit le théâtre municipal.

En 1972, la commune acheta le château Nativelle pour y installer l'hôtel de ville et fit construire un nouveau bureau de Poste. Elle devint en 1997 la bibliothèque municipale. En 1974, la communauté Emmaüs acquit le château de Chambourg pour y installer des ateliers de travail. En 1978, la commune poursuivit son équipement avec l'ouverture du lycée Jacques Prévert, suivie en 1979 de l'ouverture à l'époque contestée du théâtre.

En 1997 fut inauguré le musée municipal dans l'ancien hôtel des Dauphins. Le , la commune fut la dernière ville-étape du Tour de France 2010.

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Longjumeau dans la littérature

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