Champlan
Localisation

Champlan : descriptif
- Champlan
Champlan (prononcé [ ʃɑ̃pl̥ɑ̃] ) est une commune française située à dix-huit kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l'Essonne en région Île-de-France. Partition du domaine de Palaiseau appartenant à la maison de Condé jusqu'à la Révolution, Champlan est maintenant une petite ville totalement intégrée à l'agglomération parisienne, au territoire morcelé par les axes de communication terrestres et aériens
Lieu de villégiature au XIXe siècle, duquel subsistent de riches demeures, commune agricole jusqu'aux années 1970, Champlan conserve aujourd'hui encore son caractère champêtre à proximité directe de la capitale, ce qui permet à la municipalité de revendiquer le slogan « Champlan, le pré de Paris ». Ses habitants sont appelés les Champlanais.
Géographie
Situation
Champlan est située au sud de l'agglomération parisienne, au nord-ouest du département français de l'Essonne, dans la région française d'Île-de-France, au cœur de l'ancienne province du Hurepoix, aujourd'hui région naturelle. Le territoire communal occupe trois cent soixante-huit hectares entre les pays de Longjumeau à l'est, Palaiseau à l'ouest et Massy au nord, espace en pente relativement douce sur le versant gauche de la vallée de l'Yvette. Seulement 46 % du territoire est construit, 38 % étant encore occupés par les espaces agricoles en 1999 et 16 % par des espaces urbains non construits. Le territoire s'étage de cent vingt-cinq mètres au nord-ouest de la commune à seulement quarante-trois mètres au sud-ouest, à proximité du lit de la rivière. L'Institut national de l'information géographique et forestière donne les coordonnées géographiques 48°42'33" N et 02°16'31" E au point central de son territoire. L'Yvette marque la frontière sud-ouest avec la commune de Villebon-sur-Yvette puis avec Saulx-les-Chartreux, prolongée à l'est par « La Morte » qui sert de lit de secours à la rivière principale en complément d'un bassin de rétention des eaux inclus au système de prévention des crues.
Le territoire de la commune est traversé par de nombreux axes routiers, l'autoroute A10 au nord, la route nationale 20 qui parcourt l'est des espaces de cultures, la route départementale 188 qui relie Massy au Parc d'activités de Courtabœuf et en son centre, la route départementale 117, ancienne route de Versailles à Corbeil qui coupe le territoire du nord-ouest au sud-est. S'ajoute du nord à l'est l'arc formé par la ligne de Grande Ceinture entre Massy et Longjumeau, empruntée par la ligne 12 du tramway d'Île-de-France.
Champlan est située à dix-huit kilomètres au sud-ouest de la cathédrale Notre-Dame de Paris, point zéro des routes de France, quinze kilomètres au nord-ouest d'Évry, deux kilomètres à l'est de Palaiseau, huit kilomètres au nord de Montlhéry, treize kilomètres au nord-est d'Arpajon, dix-neuf kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes, vingt-cinq kilomètres au nord-ouest de La Ferté-Alais, vingt-huit kilomètres au nord-est de Dourdan, trente-deux kilomètres au nord-est d'Étampes et trente-sept kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt.
Hydrographie
Champlan est situé sur la rive gauche de la rivière l'Yvette, et de son affluent La Boëlle qui fait office de frontière au sud-ouest avec Villebon-sur-Yvette, puis avec Saulx-les-Chartreux. Elle se prolonge vers l'est par un bras mort, nommé « La Morte » qui poursuit la frontière jusque Longjumeau.
Relief et géologie
Situé à l'extrême est du plateau de Saclay, sur le versant gauche de la vallée de l'Yvette, le territoire de la commune s'étage en une pente relativement douce, débutant à cent vingt-cinq mètres d'altitude au sommet de la butte Chaumont au nord-ouest à la frontière avec Palaiseau et Massy, pour chuter à soixante-quinze mètres en centre-ville sept cents mètres plus au sud-ouest, et atteindre les quarante-trois mètres mille cinq cents mètres plus loin dans le lit de la rivière La Morte à la frontière avec Saulx-les-Chartreux. Situé dans le Bassin parisien, le sous-sol de la commune est composé de couches successives de sable et de meulière, de marne, gypse et calcaire.
Communes limitrophes
Le territoire de la commune occupe approximativement un rectangle, il est bordé du nord-ouest au nord par Massy, au nord-est par Chilly-Mazarin, à l'est et au sud-est par Longjumeau. Au sud et sud-ouest, l'Yvette la sépare de Saulx-les-Chartreux et Villebon-sur-Yvette, à l'ouest, elle est bordée par Palaiseau.
Voies de communication et transports
La commune est traversée par trois axes routiers ou ferroviaires importants pour la région, néanmoins, aucun n'est directement accessible. À l'extrême nord-est de la commune se trouve l'échangeur entre l'autoroute A10 et la route nationale 20. La première poursuit sa route vers l'ouest en traversant le nord du territoire de la commune, la seconde traverse la partie est en suivant son chemin vers le sud. À l'ouest de la commune passe la route départementale 188 qui assure la liaison entre Massy, le parc d'activités de Courtabœuf et Les Ulis. Au centre, la commune est traversée d'ouest en est par la route départementale 117, ancienne route de Versailles à Corbeil-Essonnes.
Le troisième axe d'importance régionale, la voie ferrée de la Grande Ceinture, forme une courbe du nord à l'est dans son trajet entre Massy et Longjumeau. De 1892 à 1950 une gare y était implantée, qui desservait la commune, bien qu'assez éloignée de celle-ci. Depuis lors aucune gare n'était plus présente à Champlan, jusqu'à la mise en service de la ligne 12 du tramway d'Île-de-France fin 2023, qui dessert une nouvelle gare érigée au nord de la commune, et plus proche de son centre.
Au niveau de la limite entre les territoires de Champlan et de Longjumeau se trouve la gare de Longjumeau, également desservie par la ligne 12 du tramway d'Île-de-France. À deux kilomètres au nord-ouest sont situées la gare de Massy TGV et la gare de Massy - Palaiseau permettant l'interconnexion avec la ligne B et la ligne C du RER, ainsi qu'avec la Ligne V du Transilien et les réseaux nationaux TGV et Ouigo.
Un réseau d'autobus assure le transport scolaire, et un minibus permet la desserte du centre commercial Villebon 2 pour les personnes non véhiculées. La ligne de bus 199 du réseau de bus RATP traverse la commune en suivant la route de Versailles à Corbeil et dispose de cinq arrêts.
L'aéroport Paris-Orly n'est situé qu'à sept kilomètres au nord-est de la commune, Champlan se trouve d'ailleurs dans l'axe du couloir aérien des pistes 3 et 4. La commune est aussi situé à trente-neuf kilomètres de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle et treize kilomètres au sud-ouest de l'aéroport de Toussus-le-Noble spécialisé en aviation de tourisme et d'affaires.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C).
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 668 mm, avec 10,9 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune d'Épinay-sur-Orge à 5 km à vol d'oiseau, est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 694,4 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 1,2 | 1,2 | 3,3 | 4,9 | 9,1 | 11,9 | 13,9 | 14,1 | 10,2 | 7,2 | 3,7 | 2,1 | 6,9 |
| Température moyenne (°C) | 4,2 | 4,9 | 8,2 | 10,2 | 14,5 | 17,6 | 19,7 | 20,1 | 15,4 | 11,5 | 7,1 | 4,8 | 11,5 |
| Température maximale moyenne (°C) | 7,2 | 8,8 | 13,1 | 15,6 | 20 | 23,2 | 25,5 | 26,2 | 20,7 | 15,8 | 10,5 | 7,5 | 16,2 |
| Record de froid (°C) date du record |
−17,5 17.01.1985 |
−12,5 07.02.1991 |
−8 08.03.1971 |
−4 11.04.03 |
−0,3 03.05.1967 |
1 04.06.1991 |
5,4 04.07.1984 |
4,5 31.08.1986 |
1,5 30.09.02 |
−3,5 30.10.1985 |
−10,5 24.11.1998 |
−12 31.12.1970 |
−17,5 1985 |
| Record de chaleur (°C) date du record |
17,2 30.01.1973 |
21 24.02.1990 |
26 29.03.1989 |
28,5 30.04.1994 |
30,5 13.05.1998 |
36 26.06.01 |
37 21.07.1995 |
40,5 12.08.03 |
32,8 05.09.1973 |
29,5 01.10.1985 |
24,5 15.11.1971 |
17 21.12.1973 |
40,5 2003 |
| Précipitations (mm) | 57,5 | 50,8 | 51,4 | 48,6 | 64,2 | 57,1 | 55,9 | 65 | 49,8 | 59,7 | 61,3 | 73,1 | 694,4 |
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous la forme Pladanum et Campus Pladani en 670, Campiplatum en 863 (charte de Charles II le Chauve), Champelant au XIe siècle (titres de propriété du prieuré de Longpont), Champlant en 1151, Campus planus en 1218, Campiplantum au XIIIe siècle, E. de Campis plantu en 1458, Campi planctus au XVIe siècle, Champlan au XVIIIe siècle (Carte de Cassini).
Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en Champ- (gallo-roman CAMPU, issu du latin campus « champ »), pour laquelle l'identification du second élément -plan pose problème.
Albert Dauzat et Charles Rostaing rapprochent ce toponyme de Champlain, mais ne citent aucune forme ancienne. Ils considèrent le second élément -plan comme obscur et évoquent sans conviction l'adjectif latin planus (comprendre le gallo-roman PLANU) et l'ancien français plain « en plaine ». Ernest Nègre qui ne cite pas de forme ancienne non plus, leur emboite le pas, tout en précisant qu'il s'agit du terme d'oïl champ, suivi de plan « plat » qui est la modernisation de plain.
Les formes les plus anciennes s'opposent cependant à ces interprétations. La première Campus Pladani suggère un « champ des platanes », le [t] étant régulièrement devenu [d] à l'intervocalique, puis il s'est amuï en ancien français d'où -plan (plane étant l'ancien nom du platane qui s'est conservé en anglais). La seconde Campiplatum résulte d'une confusion avec le latin platum « plat », mais ne peut être pour des raisons phonétiques, l'étymologie de -plan, en effet le n régulier dans les autres formes anciennes et dans la forme moderne s'y oppose, il s'agit donc d'une mauvaise latinisation. La forme Champlant du XIe siècle suivantes montrent une attraction du mot plant déverbal de planter, dont la forme moderne plan résulte d'une confusion avec plan « plat ».
Histoire
Origines
Le site de Champlan est occupé de manière attestée depuis 500 av. J-C par les peuples gaulois et notamment les Parisii, occupation renforcée par la construction d'un oppidum gallo-romain. Des vestiges du Néolithique ont été découverts lors de fouilles d'archéologie préventive en 1967, notamment un habitat de la Tène III.
La première mention du nom Campiplatum est citée dans une charte de Charles II le Chauve en 863.
Ville dépendante
Au XIIe siècle, la ville fut attribuée aux moines bénédictins de Longpont, rattachés à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Cette donation fut confirmée par une bulle du pape Eugène III en 1151. Après avoir bâti l'église, les religieux s'implantent un peu plus en 1324 par l'achat du manoir à proximité, avant que le domaine ne soit intégré à la châtellenie de Montlhéry dépendante de la prévôté de Paris.
En 1577, par son mariage avec Catherine des Ursins, Claude d'Harville devint seigneur de Palaiseau et de Champlan. En 1636, leur petit-fils François des Ursins d'Harville était toujours seigneur de Champlan. En 1652, durant la Fronde, les troupes royales commandées par le maréchal de Turenne campèrent à Champlan mais pillèrent la ville et l'église. En 1687, Michel Chamillart, futur contrôleur général des finances et secrétaire d'État de Louis XIV s'installa dans une demeure de la ville.
En 1701, à la mort de François d'Harville sans descendance masculine, le domaine, toujours lié à Palaiseau, revint à son gendre Nicolas-Simon Arnauld de Pomponne, fils du diplomate Simon Arnauld de Pomponne. En 1758, le domaine fut vendu par ses petits-enfants au roi Louis XV. Mais le , le roi profitant de la succession de mademoiselle de Sens échangea les terres de Palaiseau et Champlan contre le comté de Charolais. Elle avait offert le mobilier en bois de l'église. En 1765, c'est le Prince de Bourbon-Condé qui hérita des deux domaines, qu'il conserva jusqu'à la Révolution. En 1768 fut construite la première école de la ville.
Histoire moderne
En 1793, l'écrivaine Sophie Cottin s'installa dans la commune. Après être passée entre les mains de Georges Ribot (fils de l'académicien et sénateur du Pas-de-Calais Alexandre Ribot), la demeure de Bonneval fut vendue en 1828 à Jean-Bernard Baradère, conseiller d'État. Durant la guerre de 1870, les Prussiens occupèrent le territoire et pillèrent la ville. La commune s'équipa d'un lavoir, puis au début du XXe siècle d'une mairie.
Au début du siècle dernier, la ligne de la grande ceinture de Paris coupa le territoire en deux, vite rejointe entre 1970 et 1972 par l'autoroute A10 au nord. Le , après le démembrement du département de Seine-et-Oise, Champlan fut intégrée au nouveau département français de l'Essonne et abandonna son ancien code postal, le 78136. Entre 1969 et 1970 fut construite la résidence HLM expérimentale « Toit et Joie ». En 1976, la municipalité acquit la propriété Chamillart-Gravelin pour en faire un parc public et une salle polyvalente.
En 2007, la commune intégra la Communauté d'agglomération Europ'Essonne.
Début 2015, le permis d'inhumer un nourrisson, décédé dans la nuit du 25 au 26 décembre 2014, et appartenant à la communauté rom, n'est pas délivré, ce qui provoque une polémique.
Avec près de 520 000 véhicules par jour sur les voies routières avoisinantes, quatre cents mouvements aériens engendrés par la proximité de l'aéroport Paris-Orly, deux usines d'incinération dans les communes limitrophes, plusieurs lignes à haute tension traversant le territoire, Champlan a hérité du titre peu envieux de « ville la plus polluée d'Île-de-France ».
Culture
La commune dispose d'un conservatoire municipal de musique, elle est associée au théâtre de Longjumeau. Six associations participent à l'animation culturelle de la ville. Une salle polyvalente est à la disposition des Champlanais.
Héraldique
| Blason | De gueules à la croix d'argent chargée de cinq coquilles en ombre de sable; au chef ondé d'or.
|
|
|---|---|---|
| Détails | Le blason de la commune est celui de la famille de Harville, seigneurs du lieu de 1597 à 1701. Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Ces informations proviennent du site Wikipedia (v2.1 – 19/07/2025 02:49:22). Elles sont affichées à titre indicatif en attendant un contenu plus approprié.
Champlan dans la littérature
Découvrez les informations sur Champlan dans la bande dessinée ou les livres, ou encore dans la ligne du temps.
1309 autres localités pour la Ile-de-France — région
Vous pouvez consulter la liste des 1309 autres localités pour la Ile-de-France — région sur cette page : https://www.gaudry.be/lieu/fr/fr-idf/villes.html.
Version en cache
Cette version de la page est en cache (à la date du 15/02/2026 05:48:17 - Mozilla/5.0 AppleWebKit/537.36 (KHTML, like Gecko; compatible; ClaudeBot/1.0; +claudebot@anthropic.com)) afin d'accélérer le traitement.Vous pouvez activer le mode utilisateur dans le menu en haut pour afficher la version plus récente de la page.
Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 14/02/2026 c20260215-054817
Source du document imprimé : https://www.gaudry.be/lieu/fr/fr-idf/36905.html
L'infobrol est un site personnel dont le contenu n'engage que moi. Le texte est mis à disposition sous licence CreativeCommons(BY-NC-SA). Plus d'info sur les conditions d'utilisation et sur l'auteur.