Barbizon

Localisation

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Barbizon : descriptif

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Barbizon

Barbizon est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France

Barbizon est un des endroits mythiques de la peinture pré-impressionniste en France

Dès 1830, l'auberge Ganne y accueille, dans ce qui est encore un hameau de bûcherons, les peintres qui viennent chercher l'inspiration auprès de la nature intacte

Plus tard, ils partagent leurs séjours entre Barbizon et Chailly-en-Bière, trouvant leurs sujets dans la campagne ou la forêt de Fontainebleau toute proche, peignant sur le motif.

Géographie

Localisation

La commune de Barbizon est située au sud-ouest du département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France, dans le Pays de Bière, et fait partie des 69 communes du parc naturel régional du Gâtinais français, au nord-est de cette région naturelle.

Elle se situe à 12,94 km par la route de Melun, et à 10,04 km de Fontainebleau.

La commune se trouve dans l'aire urbaine de Paris, dans l'unité urbaine dxe Chailly-en-Bière, dans la zone d'emploi de Fontainebleau-Nemours et dans le bassin de vie de Saint-Fargeau-Ponthierry.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Chailly-en-Bière, Saint-Martin-en-Bière, Fleury-en-Bière et Fontainebleau.

Communes limitrophes de Barbizon
Fleury-en-Bière Chailly-en-Bière
Barbizon Fontainebleau
Saint-Martin-en-Bière

Géologie et relief

Le territoire de la commune se situe dans la partie nord-ouest de la plaine de la Bière qui constitue la partie nord-est de la région naturelle du Gâtinais et qui est délimitée au nord et à l'ouest par la rivière École ; à l'est, par la Seine et au sud par la forêt de Fontainebleau.

Géologiquement intégré au bassin parisien, qui est une région géologique sédimentaire, l'ensemble des terrains affleurants de la commune sont issus de l'ère géologique Cénozoïque (des périodes géologiques s'étageant du Paléogène au Quaternaire).

Géologie de la commune de Barbizon selon l'échelle des temps géologiques.
Ères Périodes géologiques Époques géologiques Nature des sols
Cénozoïque Quaternaire Holocène
CF : Colluvions de versant et de fond de vallon.
Gz : Grèzes litées (cailloutis calcaire et sable), dépôt de pente.
LP : Limon des plateaux de composition argilo-marneuse.
Pléistocène
Néogène Pliocène non présent.
Miocène non présent.
Paléogène Oligocène
g1GF : Grès de Fontainebleau en place ou remaniés (grésification quaternaire de sables stampiens dunaires).
g1SF : Sables de Fontainebleau, accessoirement grès en place ou peu remanié (versant).
Éocène non présent.
Paléocène non présent.

Hydrographie

La commune n'est traversée par aucun cours d'eau.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C).

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 681 mm, avec 11 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Fontainebleau à 8 km à vol d'oiseau, est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 740,1 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.

Milieux naturels et biodiversité

Espaces protégés

La protection réglementaire est le mode d'intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée. Dans ce cadre, la commune fait partie d'un espace protégé, le Parc naturel régional du Gâtinais français, créé en 1999 et d'une superficie de 75 567 ha. D'une grande richesse en termes d'habitats naturels, de flore et de faune, il est un maillon essentiel de l'Arc sud-francilien des continuités écologiques (notamment pour les espaces naturels ouverts et la circulation de la grande faune).

La réserve de biosphère « Fontainebleau et Gâtinais », est un autre espace protégé créé en 1998 et d'une superficie totale de 150 544 ha (zone centrale, zone de transition et zone tampon). Cette réserve de biosphère, d'une grande biodiversité, comprend trois grands ensembles : une grande moitié ouest à dominante agricole, l'emblématique forêt de Fontainebleau au centre, et le Val de Seine à l'est. La structure de coordination est l'Association de la Réserve de biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais, qui comprend un conseil scientifique et un Conseil Education, unique parmi les Réserves de biosphère françaises.

Réseau Natura 2000

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles.

Un site Natura 2000 a été défini sur la commune, tant au titre de la « directive Habitats » que de la « directive Oiseaux » :le « Massif de Fontainebleau ». Cet espace constitue le plus ancien exemple français de protection de la nature. Les alignements de buttes gréseuses alternent avec les vallées sèches. Les conditions de sols, d'humidité et d'expositions sont très variées. La forêt de Fontainebleau est réputée pour sa remarquable biodiversité animale et végétale. Ainsi, elle abrite la faune d'arthropodes la plus riche d'Europe (3 300 espèces de coléoptères, 1 200 de lépidoptères) ainsi qu'une soixantaine d'espèces végétales protégées.


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Toponymie

Barbitio est mentionné en 808 dans un document de Charlemagne. La commune est mentionnée en 1222 sous le nom de Barbuison et en 1392 sous le nom de Barbiron[réf. nécessaire].

Histoire

Époque contemporaine

Dès les années 1850, des étrangers de l'Europe entière, de Russie, des États-Unis, inscrits dans les ateliers parisiens, vont se joindre à leurs camarades français pour venir à Barbizon, à partir du printemps.

En 1867, l'hôtel Siron (actuel Bas-Bréau), appelé aussi de « l'exposition », car l'aubergiste a l'idée d'ouvrir une salle d'exposition pour les œuvres des artistes de passage, accueille une nouvelle clientèle de peintres et aussi d'écrivains, souvent étrangers, comme Robert Louis Stevenson par exemple, qui vont essaimer jusqu'à la fin du siècle à Marlotte, Grez-sur-Loing ou Moret-sur-Loing.

Ainsi, très tôt, le nom de Barbizon est connu ; plusieurs articles de L'Illustration ont comme sujet des reportages sur l'auberge Ganne et ses décors peints par les artistes.

Les artistes étrangers revenant dans leurs pays sont les meilleurs propagandistes de la vie à Barbizon, comme Ludwig Knaus et Albert Brendel en Allemagne, William Morris Hunt aux États-Unis, Jozef Israëls et Willem Roelofs aux Pays-Bas etc.

Après 1875, les Français du noyau d'origine composé de Jean-Baptiste Camille Corot, Charles-François Daubigny, Alexandre-Gabriel Decamps, Narcisse Díaz de la Peña, Jules Dupré, Charles Jacque, Jean-François Millet, Théodore Rousseau, Constant Troyon meurent. Mais, depuis 1863, la jeune génération de Claude Monet, Auguste Renoir et Alfred Sisley ont fait le pèlerinage en forêt de Fontainebleau, sur les pas des anciens, ceux de l'école de Barbizon, pour prendre la relève et créer une nouvelle vision de la nature. Ce n'est qu'en 1890 que le nom d'école de Barbizon est attribué au groupe des anciens, à la suite de la parution à Londres du livre de David Croal Thomson, intitulé The Barbizon school of painters.

Il n'y avait alors plus beaucoup de peintres à Barbizon, mais plutôt des écrivains, des philosophes, des chanteurs et des comédiens : Jean Galtier-Boissière, Gabriel Séailles… Les hôtels et les restaurants se sont multipliés par dix et les touristes affluent, un tramway les amenant directement à Barbizon depuis Melun. Chailly-en-Bière est jusque-là le seul bourg important, il possède une mairie, un cimetière et tous les commerces utiles à la vie des mille habitants qu'il compte et est constitué en paroisse.

Barbizon n'est alors qu'un hameau où loge une population pauvre de moins de 300 habitants, de journaliers et de bûcherons pour la plupart. C'est à Chailly-en-Bière que s'arrête la diligence à l'auberge du Cheval Blanc, qui est le relais de poste. Les visiteurs de la forêt de Fontainebleau vont donc naturellement s'arrêter à Chailly-en-Bière ou à Fontainebleau car ils pourront y être nourris et logés.

À partir des années 1850, le chemin de fer permet d'accéder à Melun ou Fontainebleau plus rapidement, même s'il restait encore une dizaine de kilomètres à faire à pied pour arriver sur les lieux, avant qu'à la fin du XIXe siècle un tramway ne soit créé de Melun à Barbizon.

Ainsi, Barbizon supplante peu à peu Chailly, d'abord par l'affluence des visiteurs, mais aussi par la qualité de cette société cosmopolite de peintres, d'écrivains et de musiciens. Et pourtant, cent ans plus tard, malgré le renom international donné à Barbizon par ses peintres, l'église au fond du tableau le plus célèbre de Jean-François Millet est celle de Chailly ; le père Chicoré, célèbre berger, immortalisé par Jean-Ferdinand Chaigneau, demeurait à Chailly-en-Bière. Barbizon conserve toujours le « chemin de messe » qui conduisait les Barbizonnais à Chailly, et enfin reposent côte à côte dans le cimetière de Chailly les deux grands amis qui ont donné sa célébrité à Barbizon, Jean-François Millet et Théodore Rousseau.

Cependant, le hameau de Barbizon va se transformer ; de nombreux hôtels s'ouvrent et des villégiatures à louer ou à acheter sont construites, tandis que Chailly reste une bourgade rurale, concentre tous les commerces et profite de l'apport des visiteurs de Barbizon. Barbizon se considère alors comme la « vache à lait » de Chailly. La séparation administrative était devenue inéluctable, c'est la fin du vieux Barbizon des peintres, le hameau de Barbizon devient commune, à part entière, en 1903.

Barbizon devient une commune indépendante par sa séparation de Chailly-en-Bière le .

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Barbizon dans la littérature

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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 14/02/2026 c20260215-093635
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