Orbey

Localisation

Carte du monde

Orbey : descriptif

Informations de Wikipedia (v2.1 – 18/07/2025 23:51:02)
Orbey

Orbey est une commune française située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le 1er janvier 2021, elle fait partie du territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est. Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace. Ses habitants sont appelés les Orbelais et les Orbelaises.

Géographie

Situation

La commune d'Orbey fait partie du canton de Lapoutroie et de l'arrondissement de Colmar-Ribeauvillé et occupe la haute vallée de la Weiss, incluant les lacs Blanc et Noir. Elle s'adosse au massif des Vosges, dominée par les sommets du Linge, du Gazon du Faing et de la Tête des Faux. L'altitude du bourg est de 550 mètres. Orbey comprend de nombreux hameaux et des fermes éparpillées sur les versants de la montagne : ces dernières étant transformées en grande partie en maisons de vacances ou de weekend. La population est de langue française, de tradition welche.

C'est une des 188 communes du parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Écarts et lieux-dits

Orbey comptait 38 hameaux (les Allagouttes, le Bâa, les Basses Huttes, Bermont, Bethlehem, Blancrupt, Beauregard, Bois-le-Sire, Boursenoire, le Busset, la Camme, les Champs Simon, Chamont, Chenor, Chiaigayas, le Creux d'Argent, la Conatte, la Combe, le Faudé, le Faing (Effaim en 1441), la Geishof, Grande Vallée, Holnet, Hachegoutte, les Hautes Huttes (Ober-Hütten), le Lait, le Noirmont, les Mélèzes, la Mossure, Pairis, le Rain des Chênes, le rain des Guiomes, Remomont, Le Surcenord, Tannach, Voirimont...), et de nombreuses marcairies

Ban communal

Dans le ban d'Orbey se trouvent les villages ou hameaux des Basses-Huttes et des Hautes-Huttes. Les Basses-Huttes sont mentionnées en premier lieu en tant que rivière : Unterterhüttenbach (1252, 1318). Le hameau n'est cité qu'en 1441 et 1442 (zu der Nidern Hütten) : en 1484, on mentionne Obern und nydern hütten. Au XVIIe siècle, seules sont indiquées les Hautes et Basses Huttes et en 1648, Basses-Huttes. Pour les Hautes-Huttes, il est question en 1318 de la Oberen glasehütten (Glashütte=verrerie Haute Verrerie) puis en 1441 de Zue der Oberen hutten et en 1607 « les haultes heutte ». Pendant la guerre de Trente Ans les deux hameaux furent ruinés. Les lieux-dits sont la plupart allemands. Il faut admettre une colonisation venue de la vallée de Munster. Le Quimberg d'aujourd'hui est dénommé Kimberg en 1252 et 1318. En dessous des hautes Huttes se trouvent des fermes éparpillées du Schultzbach, citées en 1456 : le nom vient de Schulz, Schultheiss, la rivière du prévôt. Les noms des confins ou lieux-dits du ban d'Orbey sont la plupart en français (Orbey est en pays welche), mais on rencontre également des noms allemands anciens. Exemple : Tannach en 1322, 1374 -(Tann = sapin, ach = eau courante), Tangnach, 1421, Tanguenay 1442 der Schultheiss von Tangnach. L'origine du hameau, qui est ancien, est inconnue. Au Tannach existe actuellement un couvent de Dominicaines qui était auparavant à Logelbach près de Colmar. Le couvent conserve deux statues de l'ancien couvent d'Unterlinden de Colmar: un saint Jean-Baptiste archaïque (roman) et un Christ en croix mystique extrêmement rare du XIVe siècle.

  • Le Noirmont s'appelait en 1318 le Schwartzenberg . En 1441, on parle de Rotenbach : Noirmont n'apparaît qu'en 1507 et 1613. Le nom vient de la couleur sombre des sapins.
Communes limitrophes d'Orbey
Le Bonhomme Lapoutroie Labaroche
Plainfaing Orbey Labaroche
Soultzeren Hohrod et Gunsbach Labaroche

Cours d'eau et eaux souterraines

  • La Weiss prend sa source au lac Blanc (weiss= blanc).
  • Ruisseaux du Lac Noir, de Tannach, le Rotenbach, Surcenord.

Hydrographie

La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Weiss, le ruisseau du Lac Noir, le ruisseau de Tannach, le Rotenbach et le ruisseau Surcenord.

La Weiss, d'une longueur de 24 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Fecht à Kaysersberg Vignoble après avoir traversé cinq communes. Les caractéristiques hydrologiques de la Weiss sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 0,671 m3/s. Le débit moyen journalier maximum est de 3,9 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 5,9 m3/s, atteint le .

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le lac Blanc (27,3 ha) et le lac Noir (10,8 ha).

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est, dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de °C).

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,2 °C avec une amplitude thermique annuelle de 16,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 360 mm avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 10,6 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Munster_sapc », sur la commune de Munster à 10 km à vol d'oiseau, est de 10,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 053,5 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 38,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19 °C, atteinte le .

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.


Erreur de référence : Des balises <ref> existent pour un groupe nommé « Carte », mais aucune balise <references group="Carte"/> correspondante n'a été trouvée
Erreur de référence : Des balises <ref> existent pour un groupe nommé « Note », mais aucune balise <references group="Note"/> correspondante n'a été trouvée

Toponymie

  • Orbeiz en 1049 ;
  • Orbetz vers 1080 ;
  • Urbeis en 1241 ;
  • Urbeisz en 1318 ;
  • vault d'Orbeis en 1421 ;
  • vaux de Urbeis en 1440 ;
  • Urbeiss en 1441 ;
  • Orbey en 1580.

Orbey : formée sur le vieux haut allemand uro « ours », et bah (« ruisseau »).

À comparer avec les divers Urbach et Orbais (Belgique, Marne).

  • En alsacien Urwes, en allemand Urbeis.
  • En patois welche Orbéy.

Microtoponymie

Voir aussi la rubrique Géographie ci-dessus. Elle est très marquée par la végétation (nom d'arbres), le relief et l'hydrographie.

  • bach / rupt, goutte : le ruisseau (alsacien / welch). Goutte : du dialecte vosgien « source », ruisseau.
  • feing, faing : formation toponymique régionale en -faing (parfois -fin(g)) que l'on retrouve par exemple dans Léofaing, écart de Fraize, Linfaing, écart de Saint-Étienne ou encore Strouéfaing, écart de Liézey. Le sens exact de l'appellatif toponymique faing est mal défini, peut-être signifie-t-il « terrain marécageux » ou alors « terrain boueux ». Il est issu du vieux bas francique *fani « boue » (gotique fani), dont le dérivé en -ga a donné fange, fagne, etc.
  • faux : de fagus : le hêtre
  • rain : Versant raide, généralement boisé.
  • chaume : sommet arrondis voire plats typique des Vosges, équivalent de l'alpage, généralement suivi du nom d'un ancien exploitant. Synonyme : Gazon.
  • unterlinden : sous les tilleuls.
  • le Creux d'argent : présence de mines d'argent dans la région.

Histoire

Première mention

Orbey apparaît pour la première fois en 1049 avec la donation faite par le pape Léon IX au couvent de Wolffenheim (Sainte-Croix-en-Plaine). Il s'agit d'une « villication » Meierhof ou Dinghof (cour domaniale) dont le règlement date de 1536. Orbey est aussi mentionné en 1252 comme commune, une des premières d'Alsace. Elle avait le droit d'avoir un marché hebdomadaire.

Le village est d'abord régi par la seigneurie du Honack

Le village fait partie des possessions de la seigneurie du Hohnack puis des comtes d'Eguisheim, ensuite des comtes de Ferrette puis des Habsbourg qui le cèdent en fief aux sires de Ribeaupierre. Cette commune, autrefois chef-lieu de bailliage, renferme les ruines de la célèbre abbaye de Pairis (abbatia Parisiennsis) de l'ordre de Citeaux, fondée en 1138, par Ulric ou Udalric, petit-fils de Gérard d'Alsace et dernier comte d'Eguisheim. Orbey est alors seule localité de la vallée à avoir le droit de tenir un marché hebdomadaire.

Abbaye cistercienne de Pairis

L'abbaye cistercienne de Pairis fut particulièrement importante pour l'histoire de la vallée. Elle fut fondée en 1138 par Ulrich de Ferrette qui fit venir des moines de Lucelle. Le comte d'Eguisheim qui était propriétaire de la vallée fit d'importantes donations au couvent. L'abbaye reçut également de nombreux privilèges de l'empereur Frédéric I Barberousse qui la prit sous sa protection. Frédéric II lui accorda par la suite l'exemption de tout impôt. L'abbaye jouissait du privilège d'être libérée de toute autorité spirituelle et laïque et de toute juridiction, ne dépendant que de l'ordre cistérien et du pape. Elle disposait aussi d'élire librement son abbé. Les empereurs étaient les avoués de l'abbaye mais elle ne pouvait en choisir à sa guise comme en 1218 le duc de Lorraine et le comte Frédéric de Ferrette. L'abbaye était richement possessionnée en 1500 dans plus de 80 localités et en 1652 dans 90 localités. Mais par suite d'une mauvaise administration la communauté s'endetta. À partir de 1452 elle devint un prieuré dépendant de l'abbaye de Maulbronn au Wurtemberg. Pendant la guerre des paysans, en 1525, Pairis fut pillé par les Rustauds, mais après la répression de la révolte, les paysans durent payer les réparations. Quant en 1536, les ducs de Wurtemberg embrassèrent la Réforme, l'abbé de Maulbronn se rendit avec la plupart des moines à Pairis puis il quitta les lieux pour se rendre à Einsiedeln. La Guerre de Trente Ans fut ruineuse pour Pairis qui fut pillé et détruit en grande partie par les Suédois. Ils donnèrent l'abbaye au noble Wetzel von Marsilien et à sa veuve puis le droit de collation revint au roi Louis XIII qui nomma Bernardin Buchinger. Il fait restaurer l'abbaye au XVIIIe siècle. Au cours de la Révolution, l'abbaye devint un bien national. Le dernier abbé Antoine Delort et les neuf moines encore sur les lieux quittèrent l'endroit. Les bâtiments furent saccagés de fond en comble. En 1849, la commune d'Orbey propriétaire des lieux fit installer dans les bâtiments en ruines un hospice pour les personnes âgées.

Pillage et invasions

Après avoir été pillée par les Anglais en 1356 et par les Armagnacs en 1444 puis par les paysans en 1525, le couvent de Pairis fut rattaché, en 1453, comme prieuré, à l'abbaye wurtembergeoise de Maulbronn et devint la proie des flammes vers la fin du XVe siècle.

Gustaf Horn en fit don, en 1632, à la famille de Marsilly mais Louis XIII la rendit à l'ordre de Citeaux et à son savant dignitaire, l'abbé Buchinger.

La Révolution l'a mis au nombre des biens nationaux. Les bâtiments, quoique relativement modernes et affectés à l'hospice d'Orbey, ont des caveaux et autres substructions fort anciennes. On y voit encore quelques débris de sculptures des XIIe et XIIIe siècles.

Le , après de durs combats, Orbey est libérée par Doyen, descendant direct de Husson Urbain né en 1597 à Orbey, permettant de réduire la poche de Colmar.

L'abbaye de Pairis

Héraldique

Blasonnement :
D'argent à un monde d'azur contré et croisé d'or.
Commentaires : Orbey possède ces armoiries depuis la fin du XVIIe siècle. Elles sont peut-être parlantes, le mot orbis désignant le monde dans le latin des chrétiens.

Héraldique

Blasonnement :
D'argent à un monde d'azur contré et croisé d'or.
Commentaires : Orbey possède ces armoiries depuis la fin du XVIIe siècle. Elles sont peut-être parlantes, le mot orbis désignant le monde dans le latin des chrétiens.

Ces informations proviennent du site Wikipedia (v2.1 – 18/07/2025 23:51:02). Elles sont affichées à titre indicatif en attendant un contenu plus approprié.

Orbey dans la littérature

Découvrez les informations sur Orbey dans la bande dessinée ou les livres, ou encore dans la ligne du temps.

5157 autres localités pour la Grand-Est — région

Vous pouvez consulter la liste des 5157 autres localités pour la Grand-Est — région sur cette page : https://www.gaudry.be/lieu/fr/fr-ges/villes.html.

Version en cache

Cette version de la page est en cache (à la date du 25/02/2026 13:41:45 - Mozilla/5.0 AppleWebKit/537.36 (KHTML, like Gecko; compatible; ClaudeBot/1.0; +claudebot@anthropic.com)) afin d'accélérer le traitement.
Vous pouvez activer le mode utilisateur dans le menu en haut pour afficher la version plus récente de la page.

Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 14/02/2026 c20260225-134145
Source du document imprimé : https://www.gaudry.be/lieu/fr/fr-ges/35604.html

L'infobrol est un site personnel dont le contenu n'engage que moi. Le texte est mis à disposition sous licence CreativeCommons(BY-NC-SA). Plus d'info sur les conditions d'utilisation et sur l'auteur.