Wisembach

Localisation

Carte du monde

Wisembach : descriptif

Informations de Wikipedia (v2.1 – 21/07/2025 16:20:34)
Wisembach

Wisembach est une commune française située dans le massif des Vosges, à l'est du département des Vosges et dans le Pays de la Déodatie

Se trouvant dans la région historique et culturelle de Lorraine, la commune fait maintenant partie de la région administrative Grand Est

Ses habitants sont appelés les Carfeuillats

Une autre appellation patoisante existe sous la forme de wisabé mais elle est aujourd'hui inusitée.

Géographie

Localisation

Wisembach est un village rural de taille modeste dépend du canton et de l'arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges, acculé dans une gorge, entourée de hauteurs excepté à l'ouest où elle s'ouvre sur la vallée de la Fave et la vallée de la Meurthe menant vers Saint-Dié.

Hameaux

Wisembach compte 3 hameaux sur l'ensemble du territoire communal.

  • Le Repas, très proche de Gemaingoutte dont il est séparé par la rivière
  • Diarupt
  • Trou-des-Chevaux

Écarts et lieux-dits

Wisembach compte 10 lieux-dits et écarts sur l'ensemble du territoire communal.

  • Aubrigoutte
  • La Basse du Coucou
  • La Chavée
  • Le Chener
  • La Cude
  • La Gravelle
  • Grospeaux
  • Les Yraux
  • Le Mont
  • Si-la-Côte
Communes limitrophes

La commune de Wisembach est limitrophe de quatre communes : Gemaingoutte, Combrimont Bertrimoutier et Lusse, et une commune haut rhinoise : Sainte-Marie-aux-Mines.

Communes limitrophes de Wisembach
Combrimont Lusse
Bertrimoutier Wisembach Sainte-Marie-aux-Mines
Gemaingoutte

Géologie et relief

Wisembach est située au pied du col de Sainte-Marie (772 mètres d'altitude) qui s'ouvre sur l'Alsace, à 14 kilomètres de Saint-Dié sur la route départementale 459 reliant Sélestat à Nancy. Son point culminant est atteint au Haut des Yraux (985 m d'altitude).

C'est une des 201 communes, réparties sur quatre départements (les Vosges, le Haut-Rhin, le Territoire de Belfort et la Haute-Saône), du parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Sismicité

Commune située dans une zone 3 de sismicité modérée.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de °C).

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 377 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 11,1 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Ste Croix aux Mines », sur la commune de Sainte-Croix-aux-Mines à 9 km à vol d'oiseau, est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 094,4 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 39,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18,2 °C, atteinte le .

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.

Hydrographie et les eaux souterraines

Hydrogéologie et climatologie : Système d'information pour la gestion des eaux souterraines du bassin Rhin-Meuse :

  • Territoire communal : Occupation du sol (Corinne Land Cover); Cours d'eau (BD Carthage),
  • Géologie : Carte géologique; Coupes géologiques et techniques,
  • Hydrogéologie : Masses d'eau souterraine; BD Lisa; Cartes piézométriques.

La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau le Blanc et le ruisseau de la Cude.

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.


Erreur de référence : Des balises <ref> existent pour un groupe nommé « Note », mais aucune balise <references group="Note"/> correspondante n'a été trouvée
Erreur de référence : Des balises <ref> existent pour un groupe nommé « Carte », mais aucune balise <references group="Carte"/> correspondante n'a été trouvée

Toponymie

Attestations anciennes

Le nom de la localité est mentionné sous les formes [Ulricus de] Wesembeg en 1180 (AD Vosges, G 566), Wisembach en 1250 (Rappoltst. Urk., I, 85), Wizembeiche en 1290 (Rappoltst. Urk., I, 138), Wyzemberche en 1290 (AD Meuse, B 256, fol. 4), Wissembeche en 1295 (Paris BnF (Mss.), Français 11823, f. 73), Wizemberche au XIIIe siècle (AD Meuse, B 256, f. 8), Wisaimbach en 1301 (AD Meuse, B 256, f. 64v), Albus Rivus en 1313 (AD Meurthe-et-Moselle, B 700, n° 10), Wyzembeche en 1340 (AD Vosges, G 261), [Arluyn de] Wycember en 1360 (AD Meurthe-et-Moselle, B 902, n° 18), Wyzembach en 1361 (AD Vosges, G 404), [Ecclesiam de] Vyzembacho en 1362 (AD Vosges, G 808), Wiscemberch en 1364 (Paris BnF (Mss.), NAL 2548, n° 96), Wysembech en 1381 (AD Meurthe-et-Moselle, B 902, n° 30), Wyzanbach en 1394 (Paris BnF (Mss.), NAL 2548, n° 125), Wyzemberch au XIVe siècle (AD Meurthe-et-Moselle, B 902, n° 322), Wysembach, Wysbaiche, Wyzembaiche au XIVe siècle (Paris BnF (Mss.), NAL 1546, p. 62, 101 et 222), Wysambach en 1402 (pouillés Trèves, p. 319), Wyssembech en 1435 (AD Meurthe-et-Moselle, B 902, n° 40), Wyssemberch en 1468 (AD Vosges, G 406), Wysembach en 1480 (AD Vosges, G 475).

Étymologie

Origine attestée

Le nom sous sa forme actuelle est déjà attesté en 1250 et repose peut-être sur les éléments vieux haut allemand (h)wīʐ « blanc » (alsacien wiss, allemand weiß, même sens) et bah « ruisseau » (alsacien Bàch, allemand Bach, idem), c'est en tout cas cette signification que possède la traduction latine Albus Rivus de 1313. Albert Dauzat qui ne cite que Wesembeg en 1180, préfère pour expliquer le premier élément, le germanique wisa « prairie » (allemand Wiese « prairie ») et pour le second, le germanique bach « ruisseau », d'ailleurs la forme allemande moderne Wiesenbach va dans ce sens. Par « germanique », on ne sait guère ce qu'il entend : soit il s'agit du germanique commun auquel cas, l'astérisque est nécessaire (termes non attestés) et les mots donnés par lui ne conviennent pas, mais plus précisément le germanique commun *wisō et *bakiz, soit d'une langue germanique indéterminée. Si l'on émet l'hypothèse que le toponyme s'est formé entre le VIIIe siècle et le XIe siècle, la langue germanique est du vieux haut allemand, ancêtre de l'alémanique alsacien et les formes sont wisa et bach.

Interrogation sur les origines

Une interrogation subsiste cependant à propos du second élément -bach (et ses variantes), car il est cité alternativement avec un autre élément : -berch et ce, jusqu'au XVe siècle. Il y avait sans doute deux noms de lieux contigus bien distincts, basés sur deux appellatifs différents, comme c'est souvent le cas en toponymie. -berch représente vraisemblablement le vieux haut allemand berg « mont » (alsacien barg « mont »).
D'après Nicolas François Gravier, le village de Wisembach doit son nom à une colonie allemande qui, arrivée dans le val de Galilée par les gorges de Sainte Marie-aux-Mines, se fixa dans ce lieu[Quand ?]. Près de Wisembach, il existe une montagne connue anciennement sous le nom de Woed, qui a été francisé par le mot Varde. C'est sous ce nom que les anciens titres désignent le territoire de Wisembach et ses dépendances. Le démembrement de 1594 désigne la commune ainsi: la terre de Wurde de Wuisembach, et plus bas : Wuisembach où sont les fonderies pour les mines de la croix.
La forme patoise est Vouzèbè qui semble une adaptation romane du nom germanique altéré.

La Varde-de-Wisembach

La Varde-de-Wisembach est attestée sous les formes [Une certenne terre… on val Sainct Diey, c'on dit] la Warde de Wisembech en 1381 (arch. de Meurthe-et-Moselle, B 902, n° 30), [La terre de] la Warde de Wissembach en 1473 (arch. de Meurthe-et-Moselle, B 902, n° 44), [La terre de] la Warde de Wysembach en 1480 (arch. des Vosges, G 475), [La terre et seigneurie de] la Warde en 1512 (arch. des Vosges, G 475, n° 60). Warde (> Varde) est la forme commune dans les dialectes d'oïl septentrionaux pour Garde (cf. la Warde à Courtémont ; Lawarde-Mauger, Somme ; Vardes, Seine-Maritime, etc.). Garde avait le sens de tour de garde et par extension de forteresse.
Il s'agissait d'une seigneurie qui comprenait, avec Wisembach, le Repas, Layegoutte, Bonipaire, Combrimont et Verpellière (Alix, nos 275-280). Le souvenir de cette seigneurie paraît être rappelé par le nom du bois de La Garde, communes de Combrimont et de Lesseux.

Étymologie

Origine attestée

Le nom sous sa forme actuelle est déjà attesté en 1250 et repose peut-être sur les éléments vieux haut allemand (h)wīʐ « blanc » (alsacien wiss, allemand weiß, même sens) et bah « ruisseau » (alsacien Bàch, allemand Bach, idem), c'est en tout cas cette signification que possède la traduction latine Albus Rivus de 1313. Albert Dauzat qui ne cite que Wesembeg en 1180, préfère pour expliquer le premier élément, le germanique wisa « prairie » (allemand Wiese « prairie ») et pour le second, le germanique bach « ruisseau », d'ailleurs la forme allemande moderne Wiesenbach va dans ce sens. Par « germanique », on ne sait guère ce qu'il entend : soit il s'agit du germanique commun auquel cas, l'astérisque est nécessaire (termes non attestés) et les mots donnés par lui ne conviennent pas, mais plus précisément le germanique commun *wisō et *bakiz, soit d'une langue germanique indéterminée. Si l'on émet l'hypothèse que le toponyme s'est formé entre le VIIIe siècle et le XIe siècle, la langue germanique est du vieux haut allemand, ancêtre de l'alémanique alsacien et les formes sont wisa et bach.

Interrogation sur les origines

Une interrogation subsiste cependant à propos du second élément -bach (et ses variantes), car il est cité alternativement avec un autre élément : -berch et ce, jusqu'au XVe siècle. Il y avait sans doute deux noms de lieux contigus bien distincts, basés sur deux appellatifs différents, comme c'est souvent le cas en toponymie. -berch représente vraisemblablement le vieux haut allemand berg « mont » (alsacien barg « mont »).
D'après Nicolas François Gravier, le village de Wisembach doit son nom à une colonie allemande qui, arrivée dans le val de Galilée par les gorges de Sainte Marie-aux-Mines, se fixa dans ce lieu[Quand ?]. Près de Wisembach, il existe une montagne connue anciennement sous le nom de Woed, qui a été francisé par le mot Varde. C'est sous ce nom que les anciens titres désignent le territoire de Wisembach et ses dépendances. Le démembrement de 1594 désigne la commune ainsi: la terre de Wurde de Wuisembach, et plus bas : Wuisembach où sont les fonderies pour les mines de la croix.
La forme patoise est Vouzèbè qui semble une adaptation romane du nom germanique altéré.

Histoire

Origines

Wisembach est mentionnée dès la fondation du monastère de Jointures à Saint-Dié. Ce monastère ne pouvant accueillir tous les disciples, saint Déodat (ou Dieudonné) fit bâtir une chapelle à Wisembach qu'il dédia à saint Barthélémy.

Le , le duc Ferry III de Lorraine engagea à Anselme, sire de Ribeaupierre, la garde de Wisembach, son ban et en justice, et son droit de péage de beffroi pour 560 francs que le duc lui devait. Il est dit dans ces lettres, que les hommes de la garde de Wisembach devaient le cri en armes depuis les montagnes d'Alsace jusqu'à Beauregard, château au-dessus de Raon-l'Étape. Il existe encore des engagements de la terre de varde de Wisembach, l'un de 1381, l'autre de 1473.

Wisembach était le chef-lieu d'un doyenné du district de Saint-Dié, comprenant les villages de Wisembach, Layegoutte, Repas, Bonipaire, une partie de Combrimont et Verpeillière, où les sujets étaient de mortemain, de sorte que lorsqu'un d'eux venait à décéder sans enfants, ses meubles revenaient au domaine, même lorsqu'il y avait des enfants pauvres qui fussent mariés, même si l'un d'eux ne l'était pas. Les habitants de la varde de Wisembach devaient annuellement au domaine une taille de 54 francs. Chaque nouvel habitant payait, pour droit d'entrée et de bourgeoisie, la somme de dix francs. Mais si ces nouveaux venus épousaient des filles du lieu, ils ne payaient que moitié du droit de bourgeoisie. Tous ceux qui vendaient du vin payaient 10 francs par an.

Le Châtel-sur-Faîte

Sur le point culminant de la montagne qui sépare la lorraine de l'Alsace, le duc Thiébaut avait fait construire, vers la fin du XIIIe siècle, un château fort auquel il avait donné le nom de Châtel-sur-Faîte, et qui était destiné à contenir les invasions et à protéger le péage. Ce château a été entièrement détruit mais on ignore à quelle époque. Les derniers débris du château ont été récupérés après la Révolution par un habitant de Wisembach pour la construction de sa maison.

Norbépaire

À un kilomètre de Wisembach, sur le chemin qui conduit au Repas, il existait autrefois un village appelé Norbépaire. L'époque de sa destruction n'est pas connue ; on prétend seulement qu'il fut, il y a longtemps, ruiné par un incendie. On a trouvé sur son emplacement un âtre de cheminée.

Église Saint-Barthélémy

La construction de la tour de l'église de Wisembach remonte au XIIe siècle. La nef et le chœur ont été rebâtis en 1782, la nef par les habitants de la paroisse et le chœur par le chapitre de Saint-Dié, qui était chargé de l'entretien de cette partie de l'église à raison des dîmes qu'il percevait à Wisembach. La tradition fait remonter la construction de l'église au temps de Charlemagne, vers l'an 800. L'ancienne tour existe toujours, mais la nef et le chœur ont été reconstruits en 1779.

Maire et écoles

La mairie et les écoles ont été construites en 1848. En 1814, le village fut rançonné par les armées de passage. Lors de la guerre de 1870, les combats furent limités, les Prussiens n'ayant pas emprunté le col de Sainte-Marie.

Première Guerre mondiale

La commune de Wisembach a été décorée, le , de la Croix de guerre 1914-1918.

Héraldique

Blasonnement :
Coupé au 1er d'azur à deux monts de sinople entre lesquels coule une rivière d'argent, chargé d'un cerf d'argent au dextre et d'un sapin de même au sénestre. Au second parti au 1) d'azur à la croix de Lorraine d'or et au 2) aussi d'or à la bande de gueule chargée de 3 alérions d'argent.
Commentaires : blason adopté lors de la réunion du conseil municipal du 4 novembre 2008 et validé lors de la délibération du 2 décembre de la même année. On y voit la ligne bleue des Vosges, le col, le Blanc Ru et la forêt giboyeuse. Les armes en pointe sont de l'arrondissement de Saint-Dié et de la Lorraine.

Ces informations proviennent du site Wikipedia (v2.1 – 21/07/2025 16:20:34). Elles sont affichées à titre indicatif en attendant un contenu plus approprié.

Wisembach dans la littérature

Découvrez les informations sur Wisembach dans la bande dessinée ou les livres, ou encore dans la ligne du temps.

5157 autres localités pour la Grand-Est — région

Vous pouvez consulter la liste des 5157 autres localités pour la Grand-Est — région sur cette page : https://www.gaudry.be/lieu/fr/fr-ges/villes.html.

Version en cache

Cette version de la page est en cache (à la date du 27/02/2026 04:57:47 - Mozilla/5.0 AppleWebKit/537.36 (KHTML, like Gecko; compatible; ClaudeBot/1.0; +claudebot@anthropic.com)) afin d'accélérer le traitement.
Vous pouvez activer le mode utilisateur dans le menu en haut pour afficher la version plus récente de la page.

Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 14/02/2026 c20260227-045747
Source du document imprimé : https://www.gaudry.be/lieu/fr/fr-ges/269506.html

L'infobrol est un site personnel dont le contenu n'engage que moi. Le texte est mis à disposition sous licence CreativeCommons(BY-NC-SA). Plus d'info sur les conditions d'utilisation et sur l'auteur.