Vierzon

Localisation

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Vierzon : descriptif

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Vierzon

Vierzon est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire. Sa position de carrefour tant ferroviaire que routier en fait un nœud de communication, ainsi qu'une ville de passage

Le train et la route mettent la commune respectivement à 1 h 35 min et à 2 h de Paris

C'est cette position, à la porte sud de la Sologne historique, couplée à un prix de l'immobilier relativement bas, qui a permis la reconversion — toujours en cours — de la ville

Si Vierzon reste une cité industrielle importante, les activités tertiaires s'y sont développées depuis le début du XXIe siècle.

Géographie

Localisation

Ville d'eau, à la croisée de cinq rivières dont l'Yèvre et le Cher, traversée par le canal de Berry, entourée d'une forêt domaniale de 3 000 hectares, Vierzon est située à la frontière entre la Sologne et le Berry.

Communes limitrophes

Rose des vents Méry-sur-Cher Theillay
(Loir-et-Cher)
Orçay
(Loir-et-Cher)
Rose des vents
N Saint-Laurent
O    Vierzon    E
S
Saint-Hilaire-de-Court Méreau
Brinay
Vignoux-sur-Barangeon
Foëcy

Hydrographie

Le territoire communal est arrosé par les rivières Yèvre, Cher, Barangeon et Arnon. Le confluent de l'Yèvre et du Cher est sur le territoire de la commune tout comme celui du Barangeon et de l'Yèvre. Elle est également traversée par le canal de Berry.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 793 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 745,6 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.

Statistiques 1991-2020 et records VIERZON - VEVES (18) - alt : 98m, lat : 47°13'10"N, lon : 2°00'51"E
Records établis sur la période du 01-01-1961 au 03-12-2023
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,2 0,8 2,9 4,9 8,7 12 13,7 13,4 10,1 7,7 3,9 1,6 6,7
Température moyenne (°C) 4,5 5,1 8,5 11,3 15,2 18,7 20,8 20,6 16,7 12,7 7,7 4,8 12,2
Température maximale moyenne (°C) 7,7 9,5 14,1 17,7 21,6 25,4 27,9 27,8 23,3 17,7 11,5 8 17,7
Record de froid (°C)
date du record
−19,5
17.01.1985
−15
10.02.1986
−11,7
01.03.05
−6
04.04.22
−2,4
07.05.1979
1,5
05.06.1991
4
04.07.1984
1,3
09.08.1967
0,3
11.09.1972
−5,4
30.10.1997
−12
23.11.1993
−14
30.12.1985
−19,5
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
17,7
13.01.1998
24,5
27.02.19
27,1
30.03.17
31,4
21.04.18
35,4
28.05.17
42,3
29.06.19
44,4
25.07.19
42,4
06.08.03
37
13.09.16
32,8
02.10.23
22,9
07.11.15
19,4
16.12.1989
44,4
2019
Précipitations (mm) 61,6 49,5 50,3 66,5 76,4 51,8 62,6 57,3 61,8 71 67,1 69,7 745,6
Source : « Fiche 18279001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/12/2023 dans l'état de la base


Transports et déplacements

Le nœud ferroviaire et autoroutier que représente Vierzon est un atout, la ville étant à moins de deux heures de transport de Paris.

Vierzon est desservie par trois autoroutes : A20, A71 et A85. La ville compte quatre accès autoroutiers.

La radiale ferroviaire Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon) croise la transversale Nantes-Tours-Lyon dans la commune de Vierzon ce qui fait de cette dernière un carrefour ferroviaire.

La commune est desservie par deux gares :

  • la gare de Vierzon-Ville ;
  • la gare de Vierzon-Forges.

Vierzon dispose également d'un réseau urbain dénommé Le Vib'. Il est composé de six lignes circulant de h 20 à 19 h 30 du lundi au samedi, ainsi que d'un service de transports à la demande Créavib'.

La ville de Vierzon est également desservie par trois lignes du réseau départemental d'autocars Lignes 18 et par la ligne U du Réseau de mobilité interurbaine de la Région Centre-Val de Loire.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté comme Virsionis oppidum en 843.

D'un anthroponyme celte « Avara », eau qui coule.

Histoire

Préhistoire et Antiquité

Ancienne station préhistorique à Bellon (quartier situé au sud du Cher), avec atelier de taille du silex, Vierzon est probablement une des vingt villes détruites par Vercingétorix lors du siège d'Avaricum par César. Après la conquête, elle est probablement un oppidum gallo-romain, point de défense à l'entrée ouest du Berry, établi sur une butte (cette fois sur l'autre rive du Cher), exposé au midi, surveillant le confluent de l'Yèvre et du Cher et protégé par la forêt et la Sologne au nord.

Moyen Âge

Un château y est bâti à l'époque mérovingienne.

En 903 est bâtie l'abbaye Saint-Pierre par les moines bénédictins, sur le lieu de l'actuel Hôtel-de-Ville. Ces moines venaient de l'abbaye de Dèvres (ou Deuvre) fondée en 843 à Saint-Georges-sur-la-Prée, saccagée par les Vikings. Ils transfèrent dans l'église de l'abbaye de Vierzon les reliques de sainte Perpétue, auparavant gardées à Dèvres. Ces reliques sont, à nouveau, transférées dans l'église Notre-Dame de Vierzon en 1791, où elles sont toujours conservées.

Au Xe siècle, est édifiée une motte castrale possession des seigneurs de Vierzon et la ville se développe à l'intérieur de remparts, à l'ouest du château.

Humbold le Tortu, vivant autour de 980, est le premier seigneur connu de Vierzon, il serait le maître d'ouvrage de la forteresse de Vierzon constituée de la motte et de sa tour, et d'une enceinte. Cette forteresse, plusieurs fois modifiée et agrandie par la suite, restera dans la Maison de Vierzon plusieurs siècles, et deviendra le château de La Ferté-Imbault.

En 1196, les troupes de Richard Cœur de Lion s'emparent de Vierzon et la pillent.

En août 1356, lors de la Chevauchée du Prince noir, la ville est prise par les troupes du captal de Buch, Jean de Grailly. Elle est incendiée ainsi que le château et l'abbaye.

En 1370, Bertrand du Guesclin en chasse les Anglais et redonne Vierzon à la couronne de France. La ville deviendra alors un des centres de ravitaillement des armées de Jeanne d'Arc.

Les Templiers et les Hospitaliers

Les Templiers possédaient une commanderie à Vierzon qui devient un membre hospitalier lors de la dévolution des biens de l'ordre du Temple.

Époque moderne

Vierzon reste catholique pendant les guerres de Religion.

En 1632, Vierzon est extrêmement touché par la peste. Les habitants ont recours à sainte Perpétue, leur singulière protectrice, et portent sa châsse en une procession générale, avec vœu que si Dieu les délivrait de ce fléau, ils feraient enchâsser le chef de la sainte dans un reliquaire d'argent. La peste cessa immédiatement. Perpétue est la sainte patronne de Vierzon.

Révolution française

La Révolution française de 1789 n'apporte pas de grandes secousses.

Jusqu'en 1791, il n'existe qu'une seule paroisse, Notre-Dame de Vierzon. Elle est divisée en deux communes distinctes par le district de Vierzon dès 1791. Vierzon-Ville qui occupe le centre de la ville actuelle sur la rive droite du Cher et Vierzon-Villages (au pluriel) entourant la précédente de tous côtés. Du au , ces paroisses deviennent deux communes. Elles fusionnent du au sous le nom de Vierzon avant d'être à nouveau scindées du au .

Époque contemporaine

En 1886, les ouvriers métallos conduisent une grande grève durant une durée exceptionnellement longue de 257 jours. En 1887, la partie sud de Vierzon-Villages (la partie située sur la rive gauche du Cher) prend son autonomie et devient Vierzon-Bourgneuf.

Du jusqu'au , Vierzon-Villages perd sa partie Est qui devient Vierzon-Forges.

Le , les quatre communes fusionnent redonnant son unité à la ville même si les faubourgs conservent leur nom d'usage.

Vierzon paye largement son tribut aux guerres mondiales. Lors de la Guerre franco-allemande de 1870, en décembre 1870, l'avant-garde des uhlans traverse la ville mais se replie rapidement.

Seconde Guerre mondiale

Si Vierzon est épargnée par la Première Guerre mondiale, elle est durement éprouvée par la Seconde Guerre mondiale et notamment par les bombardements alliés.

La Ligne de démarcation coupe la ville en deux, le sud étant en zone libre et les quartiers nord en zone occupée. Cette ligne passe au fond du jardin du docteur Cliquet, qui organise une plaque tournante au profit des clandestins et des alliés. Nœud ferroviaire, la ville est bombardée onze fois entre juin et août 1944.

Dans la nuit du , cinquante bombardiers Avro Lancaster larguent leurs bombes sur la gare de triage, faisant cinquante-deux victimes parmi les habitants. Quatorze avions sont abattus par les chasseurs de la Nachtjagdgeschwader, escadrille de chasse de nuit au sein de la Luftwaffe.

Le bilan humain s'élève au total à cinquante-quatre morts, une centaine de blessés et la destruction de deux cent cinquante maisons.

Histoire économique

À partir de 926, le transfert à Vierzon des reliques de la célèbre martyre africaine sainte Perpétue en fait un lieu de pèlerinage.

Jusqu'en 1779, Vierzon vivait du commerce et de l'artisanat, puis vint le temps de l'industrialisation.

Le travail du fer marque le début de l'industrialisation de Vierzon. En 1779, le comte d'Artois, qui devient plus tard Charles X, crée en bordure de l'Yèvre une forge avec fonderie et hauts fourneaux. Elle bénéficie du savoir-faire sidérurgique ancien du Berry et du minerai acheminé par le Cher et le canal de Berry (1830).

Les arts du feu et la céramique

La présence d'argile réfractaire favorise la naissance d'une activité porcelainière à partir de 1816. Elle emploiera plus de 1 500 personnes à la fin du XIXe siècle. Cette activité va décroître après la Seconde Guerre mondiale, le dernier atelier fermant en 1997.

La tradition des arts du feu se perpétue avec la création de deux verreries en 1860 et 1874 Godfroy et Thouvenin), qui existeront jusqu'en 1957. À partir de 1909, René Denert y crée un atelier de céramique. Cette entreprise, après l'arrivée de René Louis Balichon, deviendra en 1921 la société Denert et Balichon qui produira des vases et objets décoratifs ou publicitaires en grès commercialisés sous la marque "Denbac". Après la mort de son créateur en 1937, l'activité périclite. L'entreprise est mise en sommeil pendant la Seconde Guerre mondiale, redémarre difficilement à la Libération sous une forme plus industrielle et cesse définitivement sa production en 1952.

En 1927, M. Berlot et son gendre M. Mussier fondent la faïencerie Berlot-Mussier. Jusqu'à la guerre, elle eut une production importante de vases, animaux en craquelé et horloges de cheminée, de style Art déco, sous la marque Odyv. La production reprit après la guerre, mais déclina dans les années soixante jusqu'à la fermeture en 1975. Une troisième faïencerie, Louis Gueule, moins connue et probablement plus petite, a produit notamment des vases et des horloges de cheminée, de style Art déco, durant l'entre-deux-guerres et quelques années après la guerre. Au total, plus d'une vingtaine d'entreprises de porcelaine ont vu le jour à Vierzon.

Le machinisme agricole et de travaux publics

C'est en 1847 que Célestin Gérard arrive à Vierzon en provenance de ses Vosges natales. Son petit atelier en face de la gare deviendra la « Société française de matériel agricole et industriel » (SFMAI) après le rachat par Lucien Arbel, car la descendance de Célestin Gérard ne souhaitait pas reprendre l'affaire. Une synergie se met en place ; la réputation de la « Française » attire les capitaines d'industrie.

L'industrialisation amène des conflits sociaux dans la ville. En 1886, une grande grève à Vierzon connait un retentissement sur le plan national. On en parle même en Savoie, où Le Patriote Savoisien du 22 août 1886 reproduit un article du quotidien parisien Le Temps, paru en première page le 20 août qui précède.

En 1887, cette grève aura un écho dans la célèbre chanson satirique Le Grand métingue du Métropolitain. Une œuvre de Maurice Mac-Nab, chansonnier vierzonnais devenu une grande figure de Montmartre :

« Les citoyens, dans un élan sublime,
Étaient venus, guidés par la raison.
À la porte, on donnait vingt-cinq centimes
Pour soutenir les grèves de Vierzon. »

Au début du XXe siècle, la capitale du machinisme agricole compte plusieurs firmes de batteuses et de locomobiles dont Brouhot, Merlin, la Vierzonnaise et la Française. Ces machines se vendent partout dans le monde.

En 1958, la société américaine Case rachète la SFMAI et la production de matériels de travaux publics remplace progressivement celle du matériel agricole.

Dans les années 1990, Vierzon subit la forte hausse de chômage qui règne en France. De nombreuses usines délocalisent, comme Fulmen (fabrication de batteries), les fabriques de porcelaines ou l'industrie du textile. D'autres comme Case changent de site. La ville a alors un des taux de chômage les plus élevés de France. S'engage alors une longue période de reconversion basée sur la position géographique.

Culture

Vierzon possède plusieurs lieux de diffusion culturelle : le théâtre Mac-Nab, La Décale ainsi qu'une médiathèque, la Médiathèque de Vierzon :

On trouve également un cinéma et un bowling.

Héraldique

Blason
D'azur à la tour crénelée de quatre pièces d'argent, posée en bande, ouverte, ajourée et maçonnée de sable.
Devise / Cri
Aliunde pauca requirens (Demande guère à autrui).
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias D'azur à la tour crénelée de quatre pièces d'argent ouverte, ajourée et maçonnée de sable.

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Vierzon dans la littérature

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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 14/02/2026 c20260223-054548
Source du document imprimé : https://www.gaudry.be/lieu/fr/fr-cvl/34946.html

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