Saint-Paterne-Racan

Localisation

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Saint-Paterne-Racan : descriptif

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Saint-Paterne-Racan

Saint-Paterne-Racan est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire.

Géographie

Localisation et communes limitrophes

Dans la région naturelle de la Gâtine tourangelle, la commune est située presque en limite du département d'Indre-et-Loire et Chenu à l'ouest, l'une des huit commues limitrophes de Saint-Paterne-Racan, se trouve d'ailleurs dans le département voisin de la Sarthe.

À vol d'oiseau, Saint-Paterne-Racan se trouve au nord-nord-ouest de Tours, à une distance de 28,18 km et à 49,84 km au sud-sud-est du Mans. Château-Renault, le bureau centralisateur du canton dont fait partie Saint-Paterne-Racan, se trouve à 31,85 km vesr l'est. Toutefois, la commune sarthoise de Montval-sur-Loir, un peu plus peuplée que Château-Renault, n'est située qu'à 10,82 km au nord-nord-ouest de Saint-Paterne-Racan.

Communes limitrophes de Saint-Paterne-Racan
Saint-Aubin-le-Dépeint Saint-Christophe-sur-le-Nais/Villebourg Bueil-en-Touraine
Chenu (72) Saint-Paterne-Racan Neuvy-le-Roi
Brèches Sonzay Neuillé-Pont-Pierre

Géologie et relief

Le territoire communal de Saint-Paterne-Racan se développe sur des plateaux au relief peu accentué, coupé par les vallées des cours d'eau. Le point culminant est situé au sud de la commune (134 m) et le point le plus bas (65 m) se trouve au nord du chef-lieu communal, là où la rivière de L'Escotais quitte la commune.

Le socle crétacé du sous-sol de Saint-Paterne-Racan est composé de tuffeau jaune du Turonien supérieur (c2 Tj), mais il n'affleure que là où les cours d'eau ont entaillé les strates supérieures ; ce tuffeau est recouvert par du calcaire coniacien (c3-5) dit « craie de Villedieu » qui affleure encore par places. De nombreuses carrières ont exploité le tuffeau et la craie de Villedieu. La strate supérieure est composée d'argiles à silex (e et Rc) provenant de la dégradation des formations crétacées. Au sud-est de la commune, des dépôts de marnes et de calcaire lacustre (e-g) ont lieu au Paléogène, annonçant la transition vers les sols de la Champeigne tourangelle, plus au sud dans le département, entre Loire et Cher. Enfin, les versants des vallons sont souvent tapissés de colluvions (C) tandis que le fond des vallées des cours d'eau est recouvert d'alluvions quaternaires (Fz) et que des placages de limon éolien des plateaux (LP) sont déposés sur les points hauts.

En 2023, avec 47,77 km2, Saint-Paterne-Racan est la quinzième plus grande commune des 272 que compte le département. Son territoire s'étend sur plus de 10 km d'ouest en est et presque 7 km du nord au sud.

Hydrographie

Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 20,45 km, comprend un cours d'eau notable, l'Escotais (5,44 km), et cinq petits cours d'eau dont la Clarté (5,092 km), la Fontaine (2,558 km) et le Luenne (1,224 km).

L'Escotais, d'une longueur totale de 23,6 km, prend sa source dans la commune de Neuillé-Pont-Pierre et se jette dans le Loir à Dissay-sous-Courcillon (Sarthe) après avoir traversé 4 communes. La station hydrométrique de Saint-Paterne-Racan permet de caractériser les paramètres hydrométriques de l'Escotais. Le débit mensuel moyen (calculé sur 51 ans pour cette station) varie de 0,09 m3/s au mois d'août à 0,66 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 22,4 m3/s le . Ce cours d'eau est classé dans la liste 2 au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Du fait de ce classement, tout ouvrage doit être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant. Sur le plan piscicole, l'Escotais est classé en première catégorie piscicole. Le groupe biologique dominant est constitué essentiellement de salmonidés (truite, omble chevalier, ombre commun, huchon).

Six zones humides ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des Territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la vallée du Ruisseau de la Duire », « la vallée de l'Escotais de Neuillé-Pont-Pierre à Saint-Paterne-Racan », « la vallée du Ruisseau de Luenne », « l'étang de la Verrerie », « l'étang de la Fougeraie » et « la vallée du Ruisseau de la Clarie ».

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 728 mm, avec 10,8 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Christophe-sur-le-Nais à 2 km à vol d'oiseau, est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 682,2 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.

Paysages et biodiversité

La Gâtine tourangelle, autrefois très boisée, connaît ses premiers défrichements importants sous l'impulsion de Foulques II d'Anjou et de Renaud de Vendôme Les moines de l'abbaye de Marmoutier et ceux de La Clarté-Dieu poursuivent cette tâche. Les caractéristiques topographiques et pédologiques ainsi que ces interventions humaines ont façonné la physionomie moderne de la commune.

Cinq paysages différents se côtoient sur le territoire de la commune : les vallées de l'Escotais et de ses ruisseaux affluents, le plateau céréalier et les vergers intensifs de pommiers au sud, les petites parcelles de pommiers très morcelées au nord-est, le bocage avec des prés enclos de haies dans la vallée de la Fontaine et la zone de bois et d'étangs au nord-ouest, là où les sols sont les plus pauvres.

Quatre espaces protégés sont recensés à Saint-Paterne-Racan et intéressent partiellement son territoire.

La zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) continentale type I de l'« Aulnaie de La Clarté-Dieu » couvre un peu moins de 15 ha. Elle est caractérisée par la présence, au fond d'un vallon humide d'une aulnaie marécageuse, écosystème rare en région Centre-Val de Loire et comptant près de 90 000 arbres.

La ZNIEFF continentale de type I dite « Prairie humide de la Pierre Levée » est de petite taille (3,18 ha). Située en bordure de l'Escotais, elle est entretenue de manière traditionnelle par une fauche périodique à laquelle elle doit son bon état de conservation, ce qui permet le maintien d'une flore riche et diversifiée, notamment plusieurs espèces d'Orchidées.

Un espace protégé hors Natura 2000 est constitué par la « Butte tourbeuse de la Raguennerie » d'une superficie de 0,73 ha. La présence d'une nappe captive piégée par les formations argilo-silicieuses et marneuses qui la couvrent a provoqué le bombement du sol et la constitution d'un biotope tourbeux. Pendant le Seconde Guerre mondiale, la tourbe de Saint-Paterne-Racan est brièvement exploitée pour tenter de remédier à la pénurie de charbon.

L'inventaire national du patrimoine naturel signale la présence d'un site bio-archéologique au lieu-dit « les Pièces du Vigneau », sans en fournir de descriptif. Les Pièces du Vigneau sont localisées au nord-est du territoire communal ; l'une des zones d'activités de Saint-Paterne-Racan y est installée.


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Histoire

De la Préhistoire à l'Antiquité

Image externe
Le polissoir d'Hodebert sur le portail Persée.

Si quelques traces d'occupation humaine sur le territoire peuvent être datées du Paléolithique moyen (), c'est au Néolithique, vers , que les premiers implantations importantes sont identifiées. Se rattache à cette période un grand polissoir, découvert en 1979 dans le parc du château d'Hodebert ; mesurant 2,00 × 1,80 × 0,80 m, il présente dix stries parallèles et onze cuvettes. C'est également dans cette période que sont érigés la plupart des menhirs d'Indre-et-Loire, dont celui de la Pierre-Levée, à l'est du territoire communal, qui mesure 2,90 m de haut et 2,55 m de large, mais il est possible qu'il ait été plus haut et qu'il ait été brisé.

Des forges, à la limite nord-ouest de la commune, sont en activité depuis le milieu du IVe siècle av. J.-C. jusqu'au milieu du IVe siècle apr. J.-C. Elles traitent le minerai de fer extrait sur le territoire voisin de Saint-Aubin-le-Dépeint. À l'extrême sud de la commune, deux sources semblent aménagées, à l'époque gauloise ou romaine et à des fins domestiques ou religieuses, par la pose d'un cuvelage en bois.

Il est probable que la vallée de l'Escotais soit occupée dès l'Antiquité, mais aucun vestige ne permet de l'attester. La voie romaine de Caesarodunum (Tours) à Vindunum (Le Mans) est mentionnée sur la table de Peutinger. Sur cet itinéraire figure l'étape Fines qui pourrait être Chenu ou Vaas. Le tracé de cette voie sur le terrain est partiellement reconnu : recouverte par une succession de limites parcellaires, de chemins ou de routes modernes venant de Sonzay au sud, elle matérialise la frontière entre cette commune et Saint-Paterne-Racan avant de s'engager sur le territoire de Brèches. Les photographies aériennes révèlent, dans ce secteur, des structures assimilables à des villas ou des gîtes d'étape manifestement liées à la voie.

Moyen Âge et époque moderne

Grégoire de Tours mentionne l'existence, à la fin du VIe siècle, d'une église à Theuré bâtie par Euphrône de Tours et la fondation en 580 d'une « parochia Paternacense » bien qu'il puisse s'agir de Saint-Paterne ou de Pernay. Ce n'est qu'au IXe siècle qu'apparaissent les premières sources écrites évoquant avec certitude la paroisse de Saint-Paterne, une charte de la collégiale Saint-Martin en 849 et un diplôme de Charles II le Chauve en 886.

Au Moyen Âge, le territoire paroissial de Saint-Paterne dépend de trois seigneuries distinctes, l'abbaye de La Clarté-Dieu (nord-ouest), la Roche (est) et la prévôté d'Oé (toute la grande partie centrale du nord au sud, incluant le bourg). Les seigneuries détiennent le droit de haute et de basse justice sur leurs territoires respectifs mais la prévôté d'Oé, créée en 1119, étant la plus étendue, est la plus puissante : outre Saint-Paterne, elle couvre également une partie de Notre-Dame-d'Oé, Sonzay, Neuillé-Pont-Pierre, Bueil-en-Touraine, Neuvy-le-Roi et Chemillé-sur-Dême.

Honorat de Bueil de Racan, né en 1589 à Aubigné-Racan (Sarthe), seigneur de Racan, possède le château de la Roche à Saint-Paterne. Il le vend au comte Michel Roland des Escotais le .

Le , un incendie part de la forge d'un maréchal-ferrant et se propage, par la paille dont le sol des rues est jonchée, à 38 maisons (le tiers du bourg), au presbytère et à l'église qui sont, soit totalement détruits, soit fortement endommagés. Louis XV autorise, en août de la même année, une réduction des impôts pour les habitants sinistrés.

Au XVIIIe siècle, Saint-Paterne souffre d'un fort enclavement. Le bourg, très excentré, n'est relié aux hameaux de la paroisse que par des chemins non empierrés et impraticables en hiver ou après des pluies. Pour se rendre à Tours, il faut emprunter un chemin étroit à sa sortie du bourg et qui passe par la Roche.

Un relevé des activités professionnelles montre qu'à la fin du XVIIIe siècle l'agriculture emploie 54 % des actifs de Saint-Paterne, suivie par l'artisanat textile avec 30 %.

Époque contemporaine

De la Révolution française à la fin du XIXe siècle

Le cahier de doléances rédigé le est semblable à beaucoup d'autres : il demande une simplification et une répartition plus juste de l'impôt, la suppression des droits féodaux et religieux excessifs, mais ne remet pas en cause la royauté ; il mentionne aussi un point moins couramment cité, l'unification des systèmes de poids et mesures dont la disparité est un obstacle au développement du commerce. La Révolution française est vécue avec un certain recul, voire une certaine indifférence, même si elle s'accompagne des habituels tiraillements entre et républicains, entre laïcs et religieux. La Guerre de Vendée a plus d'impact au niveau local, car elle entraîne des réquisitions en hommes, charrettes et chevaux, ce qui nuit fortement aux travaux des champs, surtout pendant l'été 1793.

Jusqu'à la guerre de 1870, les différentes municipalités de Saint-Paterne ne manquent pas d'adresser, au nom des habitants et de leurs élus, des messages de soutien aux régimes et aux gouvernements qui se succèdent en France.

C'est au XIXe siècle qu'ont lieu d'importants travaux visant à rompre l'isolement de la commune et plus particulièrement de son bourg, avec le percement de véritables routes rejoignant Château-la-Vallière et Neuvy-le-Roi à l'ouest et à l'est, Sonzay au sud et Neuillé-Pont-Pierre au sud-est. Le projet d'une ligne ferroviaire reliant Tours au Mans avec une gare à Saint-Paterne-Racan est lancé en 1853 et la concession est attribuée à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans ; sur la commune, les travaux commencent en 1856 et la ligne est inaugurée le . En 1878, à Dissay-sous-Courcillon, quelques kilomètres plus au nord, un pont sur la ligne s'effondre dans l'Escotais au passage d'un train ; le cours de la rivière est partiellement obstrué, ses eaux montent et une crue atteint Saint-Paterne. Les troupes prussiennes occupent Saint-Paterne-Racan à partir du et les réquisitions de l'occupant sont évaluées à 18 000 F, soit deux ans du budget municipal ; la commune doit contracter un emprunt spécifique pour faire face à cette charge. Le conflit fait sept victimes dans la population municipale, principalement des volontaires de la garde nationale mobile. Après la guerre et jusqu'aux années 1910, les travaux d'aménagement urbain sont nombreux : construction d'une école (1877), d'un pont sur l'Escotais (1895), agrandissement du cimetière (1909).

XXe et XXIe siècles

Soixante-et-un soldats paternois meurent pendant la Première Guerre mondiale, la premier dès le à Signeulx (Belgique), le dernier le à Saint-Paterne, des suites de ses blessures. Plus d'un foyer sur dix est touché.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, le ministère des Pensions se replie à Saint-Paterne-Racan et, en , la poudrerie nationale du Ripault, située à Monts, réquisitionne des caves de la commune pour y dissimuler des stocks de poudre mais la cachette est découverte par les Allemands le . Plus tard, en 1944, des armes parachutées d'Angleterre et des responsables sarthois de l'Armée secrète sont cachés à la ferme de la Clarté. Le de la même année, le maire, Gaston Boyer, maintenu dans ses fonctions pendant l'occupation, est révoqué au profit d'Aimé Bion. Le conflit fait cinq victimes dans les rangs des soldats de la commune. Pendant ce conflit, le conseil municipal s'engage en 1940 aux côtés du maréchal Pétain dans le « redressement du pays » ; quatre ans plus tard, le « combat [du général de Gaulle] pour la renaissance de la France » est salué.


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Héraldique

Les armes de Saint-Paterne-Racan se blasonnent ainsi :

D'azur au croissant d'argent accompagné de six croisettes potencées au pied fiché d'or ordonnées 3 et 3..

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Saint-Paterne-Racan dans la littérature

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