Le Grand-Pressigny

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Le Grand-Pressigny : descriptif

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Le Grand-Pressigny

Le Grand-Pressigny est une commune française, située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire. Le Grand-Pressigny est connue pour avoir été le siege d'une vaste production de lames de silex a la fin du Neolithique, qui porte le nom de phenomene Pressignien.

Géographie

Ce village se trouve à 31 km au sud-ouest de Loches, à 60 km du parc de la Brenne, à 20 km du parc animalier de la Haute-Touche, à 51 km du Futuroscope, et à 25 km de Châtellerault. Il est au confluent de la Claise, un affluent de la Creuse, et de l'Aigronne.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes du Grand-Pressigny sont les suivantes :

Rose des vents Neuilly-le-Brignon, Paulmy Rose des vents
Abilly N La Celle-Guenand, Le Petit-Pressigny
O    Le Grand-Pressigny    E
S
Barrou, Chaumussay

Hydrographie

La Claise traverse la commune du sud-est vers le nord-ouest et parcourt 7,421 km sur le territoire communal. Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 50,77 km, comprend trois autres cours d'eau notables, l'Aigronne (6,229 km) et le Brignon (1,649 km) et la Muanne (3,063 km), et divers petits cours d'eau pour certains temporaires.

La Claise, d'une longueur totale de 87,6 km, prend sa source à 146 mètres d'altitude sur le territoire de la commune de Saint-Maur, dans l'Indre, et se jette dans la Creuse à Abilly, à 42 m d'altitude, après avoir traversé 16 communes. La station hydrométrique du Grand-Pressigny permet de caractériser les paramètres hydrométriques de la Claise. Le débit mensuel moyen (calculé sur 45 ans pour cette station) varie de 0,8 m3/s au mois d'août à 8,1 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 115 m3/s le , la hauteur maximale relevée a été de 2,62 m le . Sur le plan piscicole, la Claise est classée en première catégorie piscicole. Le groupe biologique dominant est constitué essentiellement de salmonidés (truite, omble chevalier, ombre commun, huchon).

L'Aigronne, d'une longueur totale de 31,3 km, prend sa source dans l'Indre à Paulnay, se jette dans la Claise au Grand Pressigny en aval du bourg, après avoir traversé 7 communes. Sur le plan piscicole, l'Aigronne est également classée en première catégorie piscicole

Le Brignon, d'une longueur totale de 26,3 km, prend sa source à 127 mètres d'altitude sur le territoire de la commune de Saint-Flovier et se jette dans la Claise à Abilly, après avoir traversé 7 communes. Il constitue sur une très petite longueur la limite séparative ouest avec la commune voisine d'Abilly. Sur le plan piscicole, le Brignon est également classé en deuxième catégorie piscicole.

La Muanne, d'une longueur totale de 14,6 km, prend sa source dans la commune de Charnizay et se jette dans la Claise au Grand-Pressigny, après avoir traversé 6 communes. Sur le plan piscicole, la Muanne est également classée en deuxième catégorie piscicole.

Quatre zones humides ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le Conseil départemental d'Indre-et-Loire : « l'étang du Plessis », « l'étang Pelard », « la vallée de l'Aigronne à la Forge » et « la vallée de la Muanne à la Muanne ».

Toponymie

Dès le VIe siècle, Grégoire de Tours le mentionne sous la forme Prisciniacus[réf. nécessaire] dans la vie de saint Nicet, dont il donna les reliques aux habitants de ce vicus[réf. nécessaire].

Au XVe siècle ce village portait le nom de Pressigny les Quatre Églises puis devint Pressigny-le-Grand. Les terres et l'église appartenaient, au IXe siècle, aux chanoines de Saint-Martin de Tours qui faisait partie de la viguerie d'Abilly.

C'est à la fin du XIIe siècle que le « Grand Pressigny » acquit le titre féodal qu'il garda jusqu'au XVIe siècle.

Histoire

Préhistoire

La région du Grand-Pressigny est riche en silex turonien de très grande qualité et disponible sous forme de dalles de grandes dimensions. Ce silex a été exploité tout au long de la Préhistoire mais particulièrement à la fin du Néolithique. Les sites archéologiques sont nombreux sur la commune et dans les environs. Le Grand-Pressigny a donné son nom en particulier à l'industrie pressignienne.

De type Levallois, dès la fin du Néolithique, de 2 800 à 2 450 ans avant notre ère environ sur une durée de 4 à 5 siècles, le débitage pressignien produit de grandes lames par percussion indirecte pouvant atteindre près de 40 cm, débitées à partir de nucléus dits en « livre de beurre », par analogie avec la forme des mottes de beurre du XIXe siècle.

La région, mondialement célèbre dans le monde de la Préhistoire, est (en 2012) le plus grand ensemble d'ateliers de taille du silex en Europe de l'Ouest, avec une diffusion importante. Cette diffusion s'est faite en deux étapes : d'abord dans un rayon d'une à deux centaines de kilomètres puis bien plus loin, probablement en tant qu'objets de prestige étant donné leur fragilité. À la fin du Néolithique, les silex pressigniens ont été exportés sous forme de lames brutes ou transformées en poignards jusqu'en Suisse et aux Pays-Bas. La chaîne opératoire pressignienne, bien adaptée aux silex disponibles localement, a également été utilisée dans d'autres régions, notamment en Dordogne et dans le Vercors où elle est cependant moins bien adaptée aux matériaux disponibles sur place : dans ces ateliers, la mise en forme des nucléus sous forme de livres-de-beurre ne se justifie pas par les défauts de la matière première, ce qui indique l'arrivée probable de tailleurs venus du Grand-Pressigny pour y débiter des lames. Cela peut être interprété comme le signe d'une diffusion de savoir-faire technique, où des individus se déplaçaient jusqu'au site de Pressigny pour apprendre la technique pressinienne de taille. L'ampleur de ces ateliers est sans commune mesure avec celle des ateliers pressigniens.

Moyen Âge

Pressigny (ou Précigny) relevait d'abord du chapitre de St-Martin de Tours, au moins depuis les souverains Carolingiens. Au début du XIIIe siècle, Guillaume Ier de Pressigny, un des chevaliers bannerets de Touraine sous Philippe Auguste, fut le premier seigneur laïc connu. Par son mariage avec Avoye/Avoise fille de Guillaume Ier de Ste-Maure, il obtient aussi Sainte-Maure et devient alors Guillaume II de Ste-Maure : la maison du Grand-Pressigny prend désormais le nom de Sainte-Maure voir à l'article Ste-Maure. Leurs descendants de la branche aînée de Ste-Maure-Pressigny (leurs fils Guillaume III ou II et son frère cadet Josbert Ier ; puis le fils de ce dernier et de sa femme Agnès, sans doute fille de Jean IV de Vendôme : Guillaume IV ou III, x Jeanne de Rancon de Marcillac (vers 1220-† 1302) fille de Geoffroy IV ou V de Rancon ; leur fils Guillaume V ou IV, x 1270 Isabelle, fille de Jean Ier de Berrie d'Amboise ; parents de Guillaume VI ou V, marié vers 1288/1290 à Alix/Aaliz, fille de Savary IV de Thouars) se succédèrent jusqu'en 1302, où Amaury III de Craon (vers 1280-1333), marié en premières noces à Isabeau de Sainte-Maure de Pressigny (vers 1285/1290-† 1310 ; fille héritière de Guillaume VI-V, dame de Pressigny/Précigny, Ste-Maure, Nouâtre, Marcillac), fit entrer le domaine dans la famille de Craon (Par ailleurs, les Ste-Maure-Pressigny continuent par une branche cadette qui aura Montgauger, Nesle et Joigny, Montausier, Jonzac, Mosnac...).

L'arrière-petite-fille d'Amaury III de Craon et d'Isabeau de Ste-Maure-Précigny, Jeanne de Montbazon (dame, en sus des fiefs déjà cités, de Châteauneuf, Jarnac, peut-être Ferrière, et de Montbazon, Montsoreau, Villandry/Co(u)lombiers, du Brandon, Savonnières, Ferrière-Larçon, Marnes et Moncontour), épouse en 1372 un cousin, petit-fils d'Amaury III de Craon et de sa deuxième femme Béatrix de Roucy de La Suze : Guillaume II de Craon (vers 1342/1345-† 1410), vicomte de Châteaudun, sire de Marcillac et de Verneuil-sur-Indre. L'héritage se partage essentiellement entre deux de leurs filles, Marguerite et Marie de Craon.

Si Marguerite assume la succession de Montbazon, Sainte-Maure, Nouâtre et du Brandon (hérités par les La Rochefoucauld : Guy VIII de La Rochefoucauld, puis les Rohan-Guéméné : Louis III de Rohan, ensuite ducs de Montbazon en 1588), sa sœur Marie de Craon reçoit Montsoreau, Savonnières, Villandry/Co(u)lombiers, Marnes et Moncontour, Jarnac, Verneuil-sur-Indre, Ferrière-Larçon, et Précigny/Pressigny, qu'elle transmet à son deuxième mari épousé en 1404, Louis Ier Chabot (vers 1370-1422 ; fils de Thibaud IX Chabot de La Grève), seigneur de La Grève et de Chantemerle : leur deuxième fils Renaud Chabot fonde la branche des Chabot de Jarnac, alors que l'aîné, Thibaud X Chabot, † à Patay en 1429, sire de La Grève et de Ferrière-Larçon, baron de Montsoreau, Moncontour, Villandry/Coulombiers et Pressigny, continue les Chabot de La Grève en épousant en 1422 Brunissende d'Argenton. Mais le fils de Thibaud X et Brunissende, Louis II Chabot de La Grève, † 1486, frère de Jeanne Chabot de Montsoreau et de Catherine Chabot de Moncontour, cède Pressigny vers 1454 aux Beauvau.

Temps modernes

La succession du Grand-Pressigny, toujours associé à Ferrière-Larçon, devient alors quelque peu chaotique.

  • Vers 1454, la terre est donc achetée par Bertrand de Beauvau (1382-1474 ; un de ses fils, Antoine de Beauvau, † 1489, hérite du Grand-Pressigny et de Sillé, qu'il transmet à son propre fils Louis de Beauvau ; puis Pressigny passe à des oncles de Louis, frères d'Antoine et fils de Bertrand : Jean, puis Jacques, enfin Charles de Beauvau, † 1508), et en 1501 elle est acquise par le cardinal René de Prie (1451-1519 ; issu des Prie de Buzançais et de Montpoupon). Mais un lien du sang demeure avec les Beauvau : son neveu Edmond de Prie, fils de son frère Louis de Prie, est l'époux de Jeanne de Beauvau, fille de Charles qu'on vient de rencontrer, d'où Gabriel de Prie († vers 1524/1525, peut-être à Pavie) et son frère cadet René de Prie, les deux sans postérité. Cession vers 1522 de Pressigny et de Ferrière-Larçon à René de Savoie-Tende-Villars.
  • À partir de 1522/1523 se succédèrent les Savoie de Villars et leurs descendants : les de Lettes des Prez/des Prés de Montpezat, les La Baume de Suze, et par alliance les d'Averton, ou encore les de Gonzague-Nevers ;
  • les Brûlart de Sillery (achat en juillet 1627 par Pierre ; puis son fils Louis) ;
  • les Bertrand (achat en juillet 1661 par Macé Ier Bertrand de La Basinière, trésorier de l'Épargne < père de Louise Bertrand († 1655, x Guillaume III Bautru de Serrant) et de Macé II Bertrand, † 1688 < parmi les sept enfants de Macé II, sa fille Marie-Anne Bertrand, † vers 1728, marquise de Nancré par son mariage avec Claude de Dreux de Nancré, obtient Pressigny en 1690 ; à sa mort sans postérité entre 1715 et 1728, héritent sa nièce et ses petites-nièces, fille et petites-filles de sa sœur Marguerite Bertrand mariée à l'académicien et Président à mortier au Parlement de Paris, Jean-Jacques de Mesmes, comte d'Avaux : Marie/Davis-Thérèse de Mesmes et ses deux nièces Marie-Anne-Antoinette et Henriette-Antoinette de Mesmes ;
  • les Masson de Maison-Rouge (achat en juillet 1736 par Pierre-Étienne Masson de Maisonrouge, receveur général des finances de la généralité d'Amiens) ;
  • enfin les Gilbert de Voisins (achat en septembre 1776 par Pierre-Paul II Gilbert de Voisins, président au Parlement de Paris, fils de Pierre-Paul Ier et de Marie-Marthe fille de Jules-Robert de Cotte, époux de Marie-Anne de Merle de Beauchamp(s) : parents de Pierre-Paul III Alexandre, dernier baron du Grand-Pressigny, sire de Ferrière-Larçon et de Neuilly-le-Noble, aussi marquis d'Orgeval et seigneur ou baron de Voisins-le-Bretonneux, Villennes-sur-Seine, Médan, St-Etienne et Saint-Priest-en-Jarez, Ier baron du Forez, saisi à la Révolution et guillotiné le 15 novembre 1793.

La ville du Grand-Pressigny portait des armoiries d'argent à la fasce de gueules (blanc avec un bandeau rouge horizontal).

La peste envahit Barrou au mois d'août 1632 et Le Grand-Pressigny au mois de juillet 1634. Les morts ne trouvaient plus de bras pour les transporter au cimetière. C'est devant leurs habitations, dans les jardins ou dans les champs qu'ils étaient ensevelis, le plus souvent par des mercenaires qui, pour se payer, prenaient le mobilier des victimes. Au Grand-Pressigny, on fit appel à une association connue sous le nom des Frères de la mort. En 1634-1635, la peste fit 85 victimes dans la paroisse.

Le village et ses environs furent frappés, le , par un ouragan catastrophique. Les grêlons atteignaient le poids d'une livre, et pendant les 6 heures que durèrent pluie et vent les champs étaient inondés et les arbres étaient déracinés. Les cultures furent détruites.

Époque contemporaine

En 1821, le Grand-Pressigny annexe la commune d'Étableaux. Dans les années 1920 et 1930, le village était occupé par l'Affaire Mittaine, un conflit récurrent sur la puanteur et la pollution de l'usine d'engrais ELEM.

Héraldique

Les armes du Grand-Pressigny se blasonnent ainsi :

Gironné d'or et d'azur, au pal brochant contrepalé d'azur et d'or de quatre pièces, à la fasce brochante contrefascée d'or et d'azur de quatre pièces, sur le tout: de gueules à la croix d'argent chargée d'une moucheture d'hermine de sable en chef.

L'écusson de gueules à la croix d'argent chargée d'une moucheture d'hermine correspond au blason de la famille de Savoie-Villard, seigneur du Grand-Pressigny au XVIe siècle.

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Le Grand-Pressigny dans la littérature

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