Fondettes

Localisation

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Fondettes : descriptif

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Fondettes

Fondettes (prononcé /fɔ̃.dɛt/) est une commune française du département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire. Située à la périphérie de la ville de Tours, elle est l'une des vingt-deux communes membres de la métropole « Tours Métropole Val de Loire »

Sa population municipale totalise 10 917 habitants en 2022 et son territoire couvre une superficie de 32,08 km2

Fondettes est jumelée avec Naurod-Wiesbaden en Allemagne et Constância, au Portugal. Dès le Néolithique, la présence humaine est attestée sur le territoire

À la fin de l'âge du fer, le site de Fondettes révèle une occupation permanente sous la forme d'une agglomération fortifiée, l'oppidum de Montboyau

Plusieurs structures, dont un pont construit à l'époque gallo-romaine et quatre villæ érigées au cours de l'époque tardo-antique, montrent une continuité d'utilisation de ce territoire tourangeau

Au Moyen Âge, la paroisse de Fondettes, fondée autour de l'an mil, devient alors un fief de faible importance

Celui-ci relève de plusieurs seigneuries successives, notamment celle du comte d'Anjou Foulques Nerra, puis celle des Maillé et enfin celle de Martigny

La paroisse fondettoise est ensuite prise dans quelques évènements qui se déroulent pendant la Renaissance, avec la confrontation entre les ligueurs et les troupes d'Henri IV, puis à la fin de la période moderne, au XVIIIe siècle, en 1774, où Fondettes est l'objet d'une révolte populaire de subsistance

Lors de la Révolution française, la petite paroisse tourangelle, dont la population atteint à cette époque près de 2 000 habitants, subit un changement de statut, et s'établit dès lors en tant que commune

L'année 1805 marque également un tournant puisque le territoire de Vallières, jusqu'alors commune à part entière, est désormais intégré à celui de Fondettes. Située en rive droite de la Loire, Fondettes, de par son relief, sa géologie et son environnement, est profondément marquée par la présence de ce fleuve

Son histoire est également associée à cet axe fluvial, puisqu'une batellerie, initiée au XVIe siècle par la construction d'un premier port à l'embouchure de la Choisille, affluent ligérien, se développe au cours des trois siècles suivants, avec l'installation de trois autres ports sur les bords de Loire

Toutefois le transport fluvial à Fondettes cesse vers la fin du XIXe siècle, et une voie de communication ferroviaire est ouverte à partir de 1907

La commune bénéficie également, en termes économiques, démographiques et administratifs, de sa proximité avec Tours, distante d'environ 6 km. Fondettes est dotée d'un patrimoine bâti qui, sans être imposant, présente une relative diversité

Ainsi, au sein du territoire communal, cinq édifices — l'église Saint-Symphorien, le château de Châtigny, le manoir du Thouadé, le manoir des Hamardières et la grange du prieuré de Lavaré — sont inscrits au titre de monuments historiques. Le patrimoine naturel de la commune, lié à sa situation géographique — Fondettes s'insère au cœur du Val de Loire, territoire classé au titre de patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO —, dispose d'une faune et une flore partiellement protégées grâce à la mise en place d'une zone de protection spéciale (ZPS) et de trois zones naturelles d'intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEFF)

Fondettes, dont le territoire s'inscrit également en gâtine de Touraine, est en partie recouverte par un site du réseau Natura 2000.

Géographie

Localisation et communes limitrophes

Fondettes, qui se développe sur une superficie totale d'environ 32 km2, est longée par la rive droite de la Loire à son extrémité méridionale et bordée par la Choisille à l'est. La cité tourangelle, qui se trouve dans la partie centro-septentrionale du département d'Indre-et-Loire, s'inscrit au cœur de l'agglomération de Tours. De par sa proximité avec la préfecture, la commune est rattachée aux bassins de vie et d'emploi de Tours, espaces géographiques qui regroupent respectivement 64 et 208 communes.

Par rapport aux principales villes d'Indre-et-Loire, la commune est distante de 6,2 kilomètres en direction ouest-nord-ouest de Tours, de 7,3 kilomètres de Joué-lès-Tours, de 11,1 km de Chambray-lès-Tours, de 28,9 km en axe sud-est d'Amboise et enfin de 37,2 km en direction nord-ouest de Chinon. Par ailleurs, à l'échelle régionale, la cité tourangelle s'établit à 112,4 km au sud-ouest d'Orléans, capitale du Centre-Val de Loire. Les distances entre Fondettes et les autres communes sont exprimées « à vol d'oiseau ».

Fondettes est limitrophe de six autres communes, la Loire constituant une frontière naturelle avec deux d'entre elles, Saint-Genouph et La Riche.

Communes limitrophes de Fondettes
Luynes Saint-Roch Charentilly
La Membrolle-sur-Choisille
Luynes Fondettes Saint-Cyr-sur-Loire
Luynes Saint-Genouph La Riche

Géologie et relief

Le site de Fondettes prend appui sur un plateau de taille importante, borné par les dépressions formées par la Loire, dans sa partie sud ; par celle de la Bresme, à l'ouest ; et par la Choisille au niveau de ses marges orientales et septentrionales.

Dans la zone méridionale fondettoise, ce plateau présente des couches sédimentaires supérieures composées de limons et formées au Quaternaire (dits « LP »). Ils succèdent à des strates constituées d'un agglomérat de sables et de graviers continentaux datant du Tertiaire (dits « M3-p »). À cet endroit, des dépôts sédimentaires plus anciens, arrivant parfois en affleurement, se caractérisent par une composition calcaire d'origine lacustre propre à la Touraine (e7b-g1). Ces derniers, dont la formation est attribuée aux périodes du Ludien final et du Stampien dit « inférieur » (époque de l'Oligocène), ont été déposés par les cours d'eau sur les couches initiales formées au Sénonien (C4-6S et C4-6V) et au Turonien (C3c).

Des analyses paléostratigraphiques ont permis de recueillir des données substantielles sur la composition des profondeurs du sol fondettois aux lieux-dits de « la Pinsonnerie » et de « la Haute-Justerie ». Ces deux sites, qui reposent également sur le plateau de Mettray, possèdent un sous-sol composé de calcaires coquilliers accumulés au Stampien. Ces dépôts sont associés à des gisements d'espèces fossilisées, découverts sous forme de bancs, tels que des Potamidae « lamarcki » ou encore des Hydrobiae elongata.

Au niveau du quartier de Vallières, le sous-sol géologique observe la présence d'une tourbe formée au Quaternaire (fin de l'ère Cénozoïque). Ce sol tourbeux se caractérise par une microfaune de type « hygrophile ».

Le relief de Fondettes, notamment marqué par la présence du lit de la Loire et celui de la Choisille, s'élève à une altitude variant entre 42 m, en son point le plus bas, et 100 m, en son point culminant. Par ailleurs, la cote observée au niveau de l'hôtel de ville est établie à environ 94 m.

Au sud, le long des coteaux de Vallières et de Martigny, le cours ligérien imprime au panorama fondettois une dépression dite « latérale ».

Paysages naturels

Fondettes appartient à l'ensemble naturel appelé « gâtine de Touraine » et correspondant à la partie sud de la gâtine tourangelle, à l'instar d'autres communes comprises entre le cours du Loir et celui de la Loire, telles Montreuil-en-Touraine ou Semblançay. Cet espace géologique et environnemental regroupe les gâtines qui coïncident avec le nord et le nord-ouest de l'ancienne province de Touraine. Cette région, qui possède un sol de type rocheux à dominante argilo-sablonneuse, est affectée par de forts taux d'infiltration et d'acidité. Par ailleurs, bien qu'elle ait été l'objet d'importants travaux de défrichement au cours des XIe et XIIe siècles et, dans une moindre mesure, au XIVe siècle, la gâtine tourangelle se caractérise par une densité significative de massifs forestiers, lesquels sont marqués par la présence de landes et de résineux.

Néanmoins, sur le plan local, Fondettes ne bénéficie que d'un faible taux de boisement. Ainsi, une étude statistique réalisée en 1963 a montré que son domaine forestier ne représentait que 8,4 % de sa superficie totale. De même, au début des années 1960, les landes ne recouvraient plus que 0,95 % de son territoire.

La gâtine de Touraine recoupe, pour partie, une seconde région naturelle, dont l'axe médian traverse la commune. Ce deuxième ensemble naturel, le Val de Loire, suit le sillon du fleuve ligérien et se déployant, d'amont en aval, au sein des départements du Loiret, de Loir-et-Cher, d'Indre-et-Loire et de Maine-et-Loire. Au niveau de Fondettes, ainsi que l'ensemble de ses communes adjacentes et incluses entre Mosnes et Saint-Patrice, cet espace naturel se caractérise notamment par la présence de deux coteaux assez marqués et encadrant un lit fluvial relativement large, que la présence de l'interfluve Loire-Cher élargit encore au niveau de l'agglomération tourangelle. Ces paysages de coteaux se manifestent essentiellement sous la forme de falaises à dominante calcaire.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est toujours exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 724 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 725,7 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.

Statistiques 1991-2020 et records FONDETTES (37) - alt : 93m, lat : 47°25'31"N, lon : 0°36'15"E
Records établis sur la période du 01-01-1992 au 15-09-2021
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 1,8 3,4 5,3 8,8 12 13,5 13,3 10,3 8,3 4,7 2,4 7,2
Température moyenne (°C) 4,9 5,5 8,2 10,7 14,4 17,8 19,7 19,6 16,2 12,7 8,1 5,3 11,9
Température maximale moyenne (°C) 7,8 9,2 12,9 16,2 19,9 23,6 25,9 25,9 22,1 17 11,5 8,3 16,7
Record de froid (°C)
date du record
−14,8
07.01.09
−13,5
12.02.12
−12
01.03.05
−4,1
06.04.21
−1,1
02.05.21
2,3
01.06.06
5,5
15.07.16
4
30.08.1993
1
25.09.02
−3,4
21.10.10
−9
24.11.1998
−11,5
19.12.09
−14,8
2009
Record de chaleur (°C)
date du record
16,1
11.01.1998
22,6
27.02.19
25,5
31.03.21
29,6
30.04.05
32,6
27.05.05
39,2
29.06.19
40,5
25.07.19
39,9
10.08.03
35,3
14.09.20
29,6
02.10.11
23,2
07.11.15
17,9
07.12.00
40,5
2019
Précipitations (mm) 68,2 57,9 53,8 56,6 62,4 53,3 46,7 47,1 53,4 69,9 76,1 80,3 725,7
Source : « Fiche 37109001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/01/2024 dans l'état de la base


Hydrographie

De nombreux ruisseaux marquent l'hydrographie communale, et notamment la « Grande Boire », un bras-mort de la Loire qui s'étire sur 5,3 km de long. Ce ru, affluent de la Bresme, débute à Fondettes, au lieu-dit de La Chevalette, puis sillonne la zone sud-ouest du territoire communal, parallèlement à la D 76 et la D 952, pour ensuite traverser la ville de Luynes. Le nord du territoire communal est irrigué par le ruisseau de Saint-Roch, un affluent de la Choisille arrivant en rive droite. À l'est, la Choisille creuse une profonde vallée. La rivière se jette dans la Loire qui borde toute la limite sud de la ville. Le réseau hydrographique de Fondettes est complété par de nombreuses mares, qui, bien qu'essentiellement concentrées dans sa moitié nord, jalonnent l'ensemble de son territoire.

D'autre part, la nappe alluviale ligérienne présente dans le sous-sol de Fondettes est exploitée pour alimenter en eau potable la localité, ainsi que les communes adjacentes. De nombreuses excavations (ou puits), d'origine anthropique ou naturelle, ont été creusées dans cette nappe libre. Plusieurs de ces cavités, mises en évidence au sein d'habitations particulières, ont été récemment répertoriées à Fondettes.

Au niveau de l'agglomération de Tours, dont fait partie la commune fondettoise, la plaine alluviale ligérienne, dans sa forme actuelle, possède une largeur d'environ 3,5 km. La station hydrométrique évaluant le régime de la Loire la plus proche de Fondettes est située à Tours, en aval du pont Mirabeau, sur la rive gauche. À la mi-mars, la Loire présente un débit variant entre 400 et 455 m3/s pour une hauteur allant de 1,7 à 2 mètres. La dernière crue enregistrée date du , le fleuve s'élevait alors à 4,49 mètres de haut, les deux précédentes datant du , avec un niveau estimé à 5,78 mètres et du , épisode de fort accroissement des eaux au cours duquel le seuil des 6 mètres est dépassé (précisément 6,2 m). Globalement, sur une période d'étude de 100 à 150 ans, la moyenne mensuelle de l'écoulement ligérien, au point d'observation de Tours, fluctue entre 121 m3/s au mois d'août — avec un minimum de 40 m3/s enregistré en 1949 —, à 673 m3/s au mois de mars — avec un maximum de 6 800 m3/s enregistré en 1856 —.

Le régime de la Choisille, cours d'eau dont le bassin hydographique recouvre environ 315 km2, est, quant à lui, relevé au niveau de la station de Mettray. Tout le long de son parcours, le petit affluent ligérien, dont le nombre de Strahler est de 1, est marqué par un réseau de type « digité ». Selon les rapports réalisés entre 1977 et 1980, en saison estivale, l'écoulement de la Choisille, régulièrement bas, observe un débit spécifique ou QSP de 2,74 l/s/km2, tandis qu'en saison hivernale, période de plus fortes précipitations et pendant laquelle la rivière, débordant de son lit mineur, est soumise à de fréquentes crues, celui-ci accuse une forte hausse pour atteindre 12,28 l/s/km2. Son débit, observé à l'étiage — débit minimal —, est de 1,6 l/s/km2, d'après les mesures effectuées en 1976. Par ailleurs, les estimations réalisées entre 1970 et 1985 à la station de Mettray, montrent que son module — ou débit interannuel moyen — est d'environ 0,85 m3/s. Pour la même période considérée, l'écoulement moyen mensuel de la Choisille s'échelonne entre un minimum de 0,37 m3/s en août et un maximum de 1,59 m3/s en février.

Quatre zones humides ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la vallée de la Choisille de Graffin au Moulin de Garot », « la vallée de la Loire de Mosnes à Candes-Saint-Martin », « la vallée du Ruisseau de Saint-Roch » et « l'étang de la Bodinière ».

Voies de communication et de transport

Du temps de la batellerie

Fondettes connaît, à partir du XVIe et jusqu'au XIXe siècle, un commerce de batellerie.

Au cours des XVIIIe et XIXe siècles, quatre aménagements portuaires, dont la toponymie communale rappelle la présence passée, sont attestés sur les rives de la petite cité tourangelle. La première de ces infrastructures, le port de la Guignière, trouve son emplacement en aval de l'embouchure de la Choisille.

Implanté légèrement plus en amont, au niveau du lieu-dit « le Grand Martigny », le port Corbeau, doté d'une simple cale, a été utilisé de la seconde moitié du XVIIIe siècle jusqu'aux environs de 1850. À l'instar de la Guinière, la structure portuaire dite du Corbeau faisait également l'objet d'accostage de bac, permettant ainsi une liaison avec le port de Grévioux localisé à La Riche.

Les deux autres aménagements portuaires de Vallières et de Foucault ont été respectivement construits, pour l'un au lieu-dit de « Vallières » et pour l'autre face à l'île de Quinquengrogne. La structure portuaire de Vallières était pourvue d'une seule cale de mouillage.

L'activité de ces quatre anciennes infrastructures prend fin au cours du XIXe siècle, l'amoncellement de sédiments de type sablonneux ayant rendu impraticable l'accostage des embarcations.

Réseau routier et de transports en commun

Le réseau routier est marqué par la présence de la D 952, itinéraire qui borde la levée de la Loire, et de la D 37 (périphérique de l'agglomération), laquelle dessert la commune via la sortie Fondettes-nord, puis la voie D 932, bretelle ouverte depuis le , et rejoignant la D 367 (sortie Fondettes-centre / Saint-Cyr-sur Loire). Comme l'indique la carte de l'IGN, le centre du territoire de Fondettes est émaillé de quelques axes routiers, dont notamment la RD 76, voie qui traverse son centre-bourg et joignant la RD 3, itinéraire automobile repartant du cœur de ville en direction des marges nord-ouest de la commune. Une voie ferrée parcourt la vallée de la Choisille. En revanche, le tracé des deux lignes ferroviaires Tours-Le Mans et Tours-Vendôme passe par la commune via le pont de La Motte, ouvrage d'art se dressant au-dessus de la Loire et qui relie La Riche à Fondettes. Fondettes n'est plus desservie par des communications ferroviaires, mais elle bénéficie des transports en commun routiers par autocars Fil bleu, gérés par la communauté urbaine « Tour(S) plus » (actuelle « Tours Métropole Val de Loire ») permettant l'accès aux principaux centres de voyage départementaux. La commune est traversée par trois lignes de bus du réseau Fil bleu : la ligne no 11 (qui mène jusqu'à la gare de Tours), la ligne no 109 et la ligne R2 (« Résago2 »). Fondettes est également desservie par les lignes d'autocars P et R du réseau de mobilité interurbaine (« Rémi »).

Chemins de pèlerinage

Un itinéraire de randonnée, la Via Sancti Martini, parcours à vocation de pèlerinage, fait étape par la ville fondettoise. Se révélant comme l'une des portions de ce parcours, l'« étape no 11 », qui se développe sur une longueur totale de 11 kilomètres (soit environ 2,40 heures de marche à pied), relie Tours à Luynes en passant notamment par Saint-Cyr-sur-Loire. Au niveau de Fondettes, le sentier, faisant actuellement objet de voyage commémoratif de l'évêque Martin de Tours, observe un tracé qui suit le coteau de la petite cité tourangelle, le long des rives de Loire. Le nom du site de Martigny (anciennement Martiniacum ou « domaine de Martin ») rappelle en effet que ce lieu fut autrefois dédié au culte de saint Martin. Toutefois, d'autres auteurs sont moins catégoriques et envisagent que Grégoire de Tours, qui cite la Villa Martinacensis, ait fait référence au propriétaire du domaine du nom de Martinis, autre que l'évêque de Tours.

Par ailleurs, Fondettes a pu être une étape de l'un des chemins de Saint-Jacques de Compostelle. À cet effet, selon Jean Moreau, membre de la société archéologique de Touraine, deux lieux-dits recensés sur le territoire communal — la Bourdonnière et Barcelone —, pourraient être associés à cet autre itinéraire de pèlerinage.

Autres chemins et pistes aménagés

Un circuit de randonnée, le « sentier Aubrière-Gâtine », dont le départ est situé au nord du centre-bourg de Fondettes, au lieu-dit de « l'Aubrière », forme une boucle qui s'étend sur une distance de 12,5 km et traverse la partie ouest du territoire communal dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.

La commune bénéficie également d'une piste cyclable de 3,3 km de long, aménagement de circulation qui suit l'itinéraire routier RD 36, partant du pont de la Motte pour rejoindre le centre-bourg. Fondettes dispose de trois circuits balisés, destinés aux VTT, s'étendant sur des distances respectives de 23, 31 et 45 km.


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Histoire

Préhistoire et protohistoire

La présence humaine sur le territoire de Fondettes, à l'instar de nombreux communes établies à proximité de la Loire moyenne — aire correspondant à la région naturelle du Val de Loire —, est attestée pour la période du Néolithique grâce à des fragments de céramique mis en évidence au sein de trois sites archéologiques. Des fouilles ont aussi permis de révéler une cavité souterraine, également attribuable au Néolithique, recélant des fragments osseux.

L'occupation se poursuit vers la fin de l'âge du bronze ou début de l'âge du fer, attestée par un tumulus, « motte » circulaire, d'un diamètre de 10 m, et qui s'élève sur une hauteur de 3,50 m. L'oppidum de Fondettes, également connu sous le nom d'oppidum de Montboyau, est localisé à l'extrémité sud-est de la commune de Fondettes. Le site protohistorique de Montboyau, daté de la période laténienne et dont l'habitat est protégé par des fortifications de type éperon barré, fait l'objet de fouilles dès le XIXe siècle. Au cours du second âge du Fer, le site de Montboyau se révèle être l'une des trois agglomérations secondaires appartenant à la civitas (ou territoire, cité) du peuple gaulois des Turones. Des monnaies gauloises ont été mises en évidence dans les années 1950 : il s'agit principalement de 494 potins dits « à tête diabolique ».

D'autres établissements, de taille plus modeste (dits « ruraux »), et attribués à la fin de la période laténienne, tel celui de la « Limougère », situé au nord de la ville de Fondettes, ont été révélés lors de récents chantiers archéologiques.

Époque gallo-romaine

Une route d'époque antique, une via romana, reliant Vindunum (actuelle ville du Mans) à Limonum (Poitiers) passait peut-être par Fondettes, où elle franchissait la Loire, au niveau d'un pont, construit au cours de l'Antiquité, au pied de l'oppidum de Montboyau. Cet ouvrage d'art gallo-romain, qui aurait possiblement succédé à un autre pont d'époque protohistorique, aboutissait au point de croisement avec une autre voie romaine menant à Angers et qui suit le tracé de la Loire, mais d'autres points de franchissement sont suggérés par des études plus anciennes. Un cartulaire de 1272, afférant au prieuré fondettois de Lavaré, et émis par l'abbaye de Marmoutier, fait état d'un carrefour, entre deux voies d'époque gallo-romaine. L'un de ces itinéraires antique reliait Cæsarodunum (actuelle ville de Tours) à Vindunum, et le second Tours à Juliomagus (l'ancien site d'Angers).

Plusieurs sites d'occupation antique sont attestés sur le territoire, comme à « la Vermicellerie » ou à « Châtigny », où les vestiges toujours visibles d'une villa sont identifiés dès la fin du XIXe siècle sous les fondations du château, ainsi que les ruines d'un complexe thermal composé d'une piscine, d'un bassin externe de forme octogonale, d'un hypocauste, et de sols agrémentés de mosaïque, à l'ouest de la cour du château. Hormis celle de Châtigny, trois autres villæ ont été inventoriées sur le territoire communal : les domaines de Charcenay (ou Carnaccum villa), de Tréché (mentionné sous les termes de Triccius et de Triccacius) et de Martigny (ou villa Martinacensi). À la différence des autres villæ, de période tardo-antique, la fondation du domaine de Martigny, dont aucun vestige du bâtiment résidentiel n'a été exhumé, date plus probablement du Haut Moyen Âge (VIe siècle).

Moyen Âge

La création de la paroisse tourangelle pourrait remonter au tournant du Xe et du XIe siècle.

Ainsi, l'historien Jean-Mary Couderc estime que la fondation de la paroisse aurait été séparée de celle de Saint-Venant de Luynes à l'approche de l'an mil.

Au début du XIe siècle, sur commande du comte d'Anjou Foulques Nerra (dit « Foulques le Noir »), le site de Montboyau fait l'objet d'une fortification. À cette époque, une motte castrale est alors construite à l'extrémité sud-ouest de l'oppidum, en lieu et place de son rempart. Cet ouvrage défensif médiéval, dressé à une hauteur avoisinant les 10 mètres, se déployait sur une aire de 200 mètres de circonférence. À partir de 1017, le castrum est surmonté d'un donjon probablement conçu en bois. En 1026, le comte d'Anjou, confronté aux troupes d'Eudes II de Blois, livre une bataille au pied du site de Montboyau alors assiégé.

La paroisse de Fondettes est, au cours des XIIe et XIIIe siècles, une tenure noble de faible importance, relevant de l'autorité des seigneurs de Maillé. Vers le milieu du XIIIe siècle, le fief de Fondettes, qui est encore relativement mineur, passe sous le contrôle d'un vassal, le chevalier Jean de Clérembault. Ultérieurement la localité tourangelle appartient, par droit de prééminence, aux successifs seigneurs de Martigny(domaine cédé par l'abbaye de Marmoutier durant le XVe siècle). La tradition se perpétue ensuite puisque de 1672 à 1795, la famille des Le Boucher, alors propriétaire de Fondettes, possède à son tour la seigneurie de Martigny.

Époque moderne

En 1540, Jacques des Loges et son épouse Rollande d'Artenau sont seigneurs du fief de Touche-Ronde dans la paroisse de Lavaray.

La fin de l'an 1570 est marquée par une importante crue ligérienne qui fait céder la digue au niveau de la « Berthellerie ».

Vers la fin des années 1580, la Touraine, à l'instar d'autres provinces du royaume, alors en proie à une guerre civile opposant les villes favorables à la Ligue avec celles qui soutiennent le régime, est soumise à de nombreux affrontements. En 1589, en raison de l'avancée des troupes d'Henri IV, Gilles Duverger, le maire de Tours, commune particulièrement touchée par ces incidents et siège des ligueurs tourangeaux, se voit alors contraint de quitter son poste pour se réfugier à Vendôme, et d'abandonner le domaine de Châtigny qu'il possédait à Fondettes.

Vers la fin du XVIIe siècle, en raison d'une imposition trop lourde, et d'une progressive délocalisation de ses manufactures, la paroisse de Fondettes, à l'instar de celle de Luynes, est laissée à l'abandon. Une lettre rédigée par le contrôleur général des finances Colbert en date du , enjoint Louis Béchameil de Nointel, alors responsable de l'intendance de Tours, à mettre tout en œuvre pour réhabiliter la paroisse tourangelle, mettre fin au délabrement significatif des structures publiques fondettoises et endiguer la désaffection massive de ses habitants venus s'installer à Tours.

Au début du XVIIIe siècle, le , un important séisme, dont la localisation de l'épicentre a été estimée en région poitevine, est ressenti en territoire tourangeau, comme en témoigne l'inscription épigraphique gravée sur le portail de l'église de Vallières, à Fondettes.

Entre 1772 et 1775, en raison de l'accroissement du prix de certaines denrées alimentaires, notamment celui du pain, plusieurs émeutes de pillages se sont produites à Tours et dans ses environs immédiats. L'une de ces manifestations de subsistances, menées par des villageois en armes et venant des paroisses de Fondettes, de Vallières et de Luynes, s'est déroulée les 19 et . Au cours des séances parlementaires de 1789, les représentants du peuple de Fondettes, alors rassemblés sur la place de l'église Saint-Symphorien, expriment à travers leurs cahiers de doléances leur volonté de donner à la paroisse un statut communal. Une autre requête concerne la diminution des charges d'imposition, notamment celles des tailles, lesquels s'élevaient alors à 16 598 livres. La transformation de la paroisse en commune est réalisée en , en même temps que la paroisse de Vallières est elle aussi érigée en commune. En 1792, le territoire communal s'accroît grâce à l'incorporation du village de Martigny.

Époque contemporaine

XIXe siècle

Le  (19 nivôse an XIII du calendrier révolutionnaire français), la commune de Vallières est rattachée à celle de Fondettes, pour des raisons de « simplification administrative » mais aussi en raison d'un manque de ressources économiques et d'un déficit démographique propres à Vallières.

Les électeurs de Fondettes se prononcent massivement en faveur de Napoléon III lors des deux plébiscites organisés par l'empereur en 1851 et 1852 pour asseoir sa légitimité. Toutefois, le conseil communal se voit dissout et une commission municipale est dès lors mise en place.

XXe siècle

Le , la mise en place de la ligne ferroviaire secondaire reliant la station de Rillé / Hommes à celle de Fondettes, un itinéraire estimé comme étant une voie ferrée d'intérêt local par les services départementaux de l'époque, arrive à son terme. Cette voie de chemin de fer donne alors aux habitants de l'agglomération nord-ouest de Tours un accès direct au réseau de tramway de la capitale tourangelle.

La Première Guerre mondiale cause la mort de 74 soldats originaires de Fondettes. Une stèle commémorative, portant le titre « À la mémoire des Enfants de Fondettes 1914-1918 », a été dressée dans l'enceinte de l'église Saint-Symphorien.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, en 1940, en application d'une décision ministérielle prise deux ans plus tôt — le  —, le siège du Sénat est déplacé de Paris, estimée trop périlleuse, pour venir s'établir à Tours. Le château de la Plaine devient ainsi, le temps de quelques jours, la résidence officielle du Président du Sénat, Jules Jeanneney, et de sa famille. Toutefois, face à l'inexorable progression des troupes allemandes sur le territoire français, les sénateurs et leur président ne demeurent qu'un court laps de temps en Touraine et prennent ainsi le départ au matin du afin de se replier à Bordeaux.

Sous l'occupation nazie, en 1940, le château de Bel Air, ancienne résidence et closerie située au quai de la Guignière, devient la « base de repli » de l'entrepreneur d'aciéries François de Wendel alors hostile au régime de Vichy. Le château fait ensuite l'objet de deux réquisitions, d'abord par les troupes allemandes, puis par une unité du Groupe mobile de réserve. Après la fin de la guerre, à l', le conseil général d'Indre-et-Loire cherchant de nouveaux locaux afin d'abriter l'école normale des institutrices, le choix se porte sur la résidence de Bel Air et une enquête publique est alors initiée par le préfet de Tours. François de Wendel et ses descendants en sont expropriés par ordonnance du .

Au , les troupes allemandes, en raison de la progression des forces alliées, se retirent sur la rive opposée à celle de Fondettes et opèrent quelques offensives d'escarmouche. Au mois de , les unités aériennes de libération effectuent une première série de bombardements sur les DCA allemandes encore au sol, infligeant en même temps d'importants dégâts matériels à la capitale tourangelle et à ses abords immédiats, dont La Membrolle-sur-Choisille et Fondettes. Le , le bombardement du pont ferroviaire de La Motte occasionne l'effondrement d'une partie du coteau, l'obstruction de la route menant de La Riche à Fondettes et la destruction de 140 maisons. L'ouvrage d'art est alors presque entièrement détruit. Il est ensuite restauré, la paix revenue. Durant le même mois, la commune fondettoise est libérée. Le bilan de la guerre de 39-45, pour les Fondettois, s'élève à un total de 23 victimes civiles, déportées ou engagées. Un monument aux morts, dédié à la mémoire de ces victimes, a été érigé dans l'ancien cimetière de la commune.

Repères chronologiques de l'histoire de Fondettes.

Quelques dates de l'histoire de France et de la Touraine
Histoire politique et religieuse de Fondettes Histoire architecturale de Fondettes


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Héraldique

Blason
Écartelé : au 1er d'or à trois fasces entées de gueules, au 2e coupé au I d'argent à la bande de gueules côtoyée de deux cotices de sable, au II d'argent à l'arbre de sinople, au 3e fascé d'argent et de gueules de huit pièces, au 4e d'azur à la fasce d'or surmontée d'un lion léopardé et soutenue de trois annelets posés 2 et 1, le tout du même. Le premier quartier représente le blason de la famille de Maillé (Maillé, ancien nom de Luynes)
Détails
Création M. Grossart.

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Fondettes dans la littérature

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1837 autres localités pour la Centre-Val de Loire — région

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