Fay-aux-Loges
Localisation

Fay-aux-Loges : descriptif
- Fay-aux-Loges
Fay-aux-Loges (à prononcer « Failly ») est une commune française, située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.
Géographie
Localisation
Fay-aux-Loges se trouve dans le centre du département du Loiret, à moins de 10 km au nord de la Loire. À vol d'oiseau, Orléans, préfecture du département, est à 17,6 km à l'ouest (22 km par la route) ; Châteauneuf-sur-Loire, chef-lieu du canton jusqu'en , à 9,2 km (10,5 km par la route) au sud-est ; et Jargeau, point de la Loire le plus rapproché, à 7,0 km (7,1 km par la route) au sud.
La région naturelle est le val de Loire orléanais, inclus dans région agricole de l'Orléanais, avec la Sologne.
La commune est dans l'aire urbaine d'Orléans et le bassin de vie de Jargeau dont elle est éloignée de 7,4 km (par la route).
Communes voisines et limitrophes
Les communes les plus proches sont : Donnery (3,2 km), Traînou (5,9 km), Sully-la-Chapelle (6,1 km), Saint-Denis-de-l'Hôtel (6,2 km), Vennecy (6,9 km), Jargeau (7 km), Mardié (7,8 km), Darvoy (7,9 km), Ingrannes (8,9 km) et Loury (9 km).
| Trainou | Sully-la-Chapelle | |||
| Donnery | N | Vitry-aux-Loges | ||
| O Fay-aux-Loges E | ||||
| S | ||||
| Mardié | Jargeau | Châteauneuf-sur-Loire |
Hameaux, lieux-dits et écarts
L'habitat est concentré le long de l'Oussance, notamment proche de Fay. Le reste de la commune, qui présente un couvert forestier important, est très peu construit.
Dans la boite déroulante qui suit, les hameaux suivis d'une astérisque sont indiqués sur la carte de Cassini (établie vers 1745) ; le cas échéant, l'orthographe passée différente est indiquée entre parenthèses. Les hameaux disparus depuis sont entre crochets : [(hameau)]*.
A
- [les Aisances]*
- l'Anglochère* ("Lenglochere")
- [l'Aubinière]*
B
- la Binoche
- la Bouvarderie*
- la Bretauche*
- la Bretonnière*
- les Bourassières
C
- le Carrefour*
- le Carrouge
- le Champs Rétifs*
- [la Charbonnière]*
- le Châtelet
- le Chaumontois*
- la Chênaie*
- Clos Blain
- la Cochardière*
- les Coudreaux*
- la Courrie*
D
- la Darquerie*
- la Bourdonnière* ("la Bourdinière")
- la Doronde*
E
- l'Enfer*
- l'Évangile*
- Bas les Armes* ("le bois des Armes")
F
- le Fond de Nestin* ("Nestin")
- [la Fosse Blanche]*
- les Fournaux
G
- Gourdet* ("Crois Gourdet")
- [le Grand Chemin]*
- la Grand-Cour
- la Grandfardière*
- [le Grand Pravier]*
H
- Herbault* ("Herbaut")
J
- la Jonchère*
L
- les Landes* ("la Lande")
- [Langlois]*
- la Laurendière* ("la Laurandière")
- la Loge Cognet* ("la Loge Coignée")
M
- [la Mardelle]*
- la Maison des Bois* ("la Fontaine du Bois")
- les Maisons Pavées* ("le Pavé")
- [les Molartries]*
- la Monnaie* ("la Monnoye")
- le Moulin d'Avau*
- le Moulin Rouge
N
- [Nessy]
P
- le Petit Couvent* ("le Couvent")
- le Puits Branger*
Q
- la Queue* ("la Queuë")
R
- la Reinerie
- Reuilly*
S
- [les Sablons]*
- la Saltière* ("la Salettière")
- les Rousseaux* ("les Ruisseaux")
T
- Taille Poulain* ("la Taillepoulain")
- la Tuilerie*
U
- l'Usage* ("les Usages")
V
- la Verrerie*
De cette liste de hameaux nous voyons que pratiquement tous les hameaux et habitations isolées présents existaient déjà au XVIIIe siècle. Quelques-uns ont disparu, un peu moins ont apparu. La Tuilerie d'antan était située à l'endroit du Mondru actuel, dont le nom n'apparaît pas sur la carte de Cassini ; en revanche la Tuilerie actuelle est située au hameau des Aisances de l'époque. De façon générale, l'habitat s'est notablement concentré sur la ville de Fay au détriment de l'occupation rurale.
Géologie et relief
La région d'Orléans se situe dans le sud du Bassin parisien, vaste cuvette composée d'un empilement de couches sédimentaires d'origines essentiellement détritiques (issus de l'érosion d'anciennes chaînes de montagnes) et carbonatées (précipitation de carbonate de calcium). Ces dépôts s'étagent du Trias (−250 millions d'années) au Pliocène (−23 millions d'années) et se font surtout en contexte marin, mais aussi en milieu lacustre. Les successions de périodes glaciaires et interglaciaires au Quaternaire aboutissent à la configuration géomorphologique actuelle : altération plus ou moins profonde des roches en place, terrasses alluviales anciennes perchées sur les plateaux et incision de la vallée actuelle de la Loire.
Les calcaires de Beauce, qui constituent le socle du territoire communal, se forment à l'Aquitanien (de - 23 à - 20,5 millions d'années). Leur partie supérieure, les calcaires de Pithiviers (m1CPi) et les marnes et calcaires de l'Orléanais (m2MCO), affleure sur les flancs de la Oussance. Les marnes et sables de l'Orléanais (m2MSO), premiers dépôts burdigaliens (de – 20,44 à – 15,97 millions d'années) recouvrant les calcaires de Beauce, occupent la partie nord du territoire communal. Ces sables sont essentiellement composés de grains de quartz émoussés, accompagnés de feldspaths kaolinisés et friables, de silex à patine noire et de graviers calcaires particulièrement fréquents à la base de la formation.
Cette formation est elle-même surmontée par les sables et argiles de Sologne (m3-p1SASO), datés du Langhien supérieur au Pliocène inférieur, une formation composée de sables (quartz gneissique ou granitique) argileux très grossiers à fins et de lentilles d'argile verte, pure ou sableuse, occupant la partie sud de la commune. Le lit mineur de la Bionne est quant à lui constitué d'alluvions récents (Fz) datant de l'Holocène, des sables quartzeux émoussés repris des Sables de l'Orléanais sous-jacents érodés par le cours d'eau.
Fragmentés et fissurés, les calcaires peuvent être le siège de phénomènes karstiques. Les circulations préférentielles d'eaux souterraines érodent ces calcaires en profondeur et entraînent la formation de dépressions, gouffre ou dolines. Les manifestations en surface de ces fragilités ne sont pas rares dans la région orléanaise. 41 cavités ont été inventoriées par le service régional Centre du BRGM sur la commune, en : principalement des dolines (dépressions circulaires ou elliptiques liée à l'activité karstique).
Le territoire communal est relativement plat puisque la dénivelée maximale est de 24 mètres. L'altitude du territoire varie en effet de 102 mètres à 126 mètres.
Hydrographie
La commune est traversée par le Canal d'Orléans (6,625 km). Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 25,69 km, comprend un autre cours d'eau notable, l'Oussance (5,771 km), et divers petits cours d'eau dont l'Oussance (3,839 km).
Le canal d'Orléans court sur 78,65 kilomètres entre Orléans, où il débouche dans la Loire et Châlette-sur-Loing, où il rejoint le canal du Loing et le canal de Briare au niveau du bief de Buges. La commune de Fay-aux-Loges est traversée par trois biefs : Donnery, Fay-aux-Loges et de la Jonchère. Le canal est en plein essor de 1692 à 1793. De 1 500 à 2 000 bateaux remontent chaque année la Loire depuis Nantes pour gagner Paris. Le port de Fay-aux-Loges permit d'abord le transport des produits de la verrerie qui fonctionna de 1710 à 1740 ainsi que celui des matériaux de base et du combustible. On y embarqua ensuite de la pierre, du calcaire de Beauce, de la chaux de ses fours, du sable, du bois et finalement du vin de la région. Pour pallier les déficits en eau du canal à certaines périodes (dites de chômage), il fut décidé au début du XXe siècle de procéder à la réalimentation artificielle du canal par pompage dans la Loire à Combleux. Une centrale à charbon permettant d'alimenter en courant électrique onze stations de pompage installées aux écluses du versant Loire est construite à Fay-aux-Loges de 1908 à 1912. Une douzième station, au pied de la digue de l'étang de la Vallée, permettait de remonter l'eau dans celui-ci quand le Grand-Bief était bien rempli. Mais avec la concurrence du rail, le trafic diminue puis disparaît complètement au début du 20e siècle. Le canal est déclassé en 1954 des voies navigables et entre dans le domaine privé de l'État. Des promenades dans un bateau pouvant accueillir une centaine de places sont aujourd'hui proposées entre le port d'attache de Pont-aux-Moines et Combleux en aval.
L'Oussance, d'une longueur totale de 19,9 km, prend sa source dans la commune de Nibelle et se jette dans le Canal d'Orléans à Orléans, après avoir traversé 11 communes.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 674 mm, avec 10,5 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Loury à 9 km à vol d'oiseau, est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 757,1 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.
Milieux naturels et biodiversité
Zones Natura 2000
Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives «Habitats » et «Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones Spéciales de Conservation (ZSC) et de Zones de Protection Spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État Membre. les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l'état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés.
Les sites Natura 2000 présents sur le territoire communal de Fay-aux-Loges sont les suivants :
| Numéro | Type | Nom | Arrêté de classement | Localisation |
|---|---|---|---|---|
| FR2410018 | ZPS | Forêt d'Orléans | . | Dans la partie nord-est de la commune. |
| FR2400524 | SIC | Forêt d'Orléans et périphérie | . | Un noyau est localisé dans la partie nord-est de la commune. |
Le site de la « forêt d'Orléans » s'étend du nord-est de l'agglomération orléanaise jusqu'aux portes de Gien, suivant un arc de cercle d'une soixantaine de kilomètres de long et d'une largeur variant de 2 à 15 km environ. Cet ensemble forestier quasi continu est majoritairement domanial. La forêt domaniale est constituée de trois massifs distincts, de l'ouest vers l'est, les massifs d'Orléans, Ingrannes et Lorris (communément considéré en deux sous-massifs : Lorris-Châteauneuf et Lorris-Fay-aux-Loges), en périphérie desquels se trouvent d'autres parcelles forestières. La surface globale des trois massifs domaniaux est de 34 500 hectares. D'une surface totale de 32 177 ha, le site est constitué de deux grandes entités couvrant la presque intégralité des massifs forestiers domaniaux d'Ingrannes et de Lorris. Ces deux grandes entités englobent également d'autres parcelles forestières, ainsi que des étangs, en périphérie, de même que la grande « clairière » de Sully-la-Chapelle, Ingrannes et Seichebrières incluse dans le massif d'Ingrannes. Ce site présente un grand intérêt ornithologique notamment avec la nidification du balbuzard pêcheur, de l'aigle botté, du circaète Jean-le-Blanc, de la bondrée apivore, du busard Saint-Martin, de l'engoulevent d'Europe, des pics noir, mar et cendré, de l'alouette lulu et de la fauvette pitchou. Les étangs constituent par ailleurs des sites d'étape migratoire importants pour différentes espèces.
Le site de la « forêt d'Orléans et périphérie » d'une surface totale de 2 226,40 ha, est morcelé en 38 entités. Celles-ci, de tailles variables (de 0,9 à 347 ha), sont disséminées sur les 3 massifs et leurs périphéries. Au cours de la réalisation du document d'objectifs, à la suite des inventaires de terrain, l'absence d'habitat ou habitat d'espèce d'intérêt communautaire dans certaines entités a conduit à la proposition de leur suppression (13 entités concernées, pour une surface totale de 207,90 ha). L'intérêt du site réside dans la qualité des zones humides (étangs, tourbières, marais, mares), la grande richesse floristique, avec un intérêt élevé pour les bryophytes, les lichens et les champignons. 17 habitats naturels d'intérêt communautaire sont répertoriés sur le site qui présente aussi un intérêt faunistique, notamment l'avifaune, les chiroptères, les amphibiens et les insectes. Ce site présente une faible vulnérabilité dans les conditions actuelles de gestion ; il s'agit en effet de parcelles de forêt domaniale dont la gestion actuelle n'induit pas de contraintes particulières pour les espèces citées. Certaines comme le balbuzard pêcheur font l'objet d'une surveillance. D'autres espèces justifieraient un suivi, comme le sonneur à ventre jaune, l'aigle botté, la pie-grièche écorcheur.
Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire. Le territoire communal de Fay-aux-Loges comprend une ZNIEFF.
Cette ZNIEFF, de type 2, dénommée « Massif forestier d'Orléans », d'une superficie de 36 086 hectares, dont Fay-aux-Loges, se superpose pour la commune à la zone Natura 2000 de même nom. Son altitude varie entre 126 et 174 m. La forêt d'Orléans repose pour l'essentiel sur des terrains de nature comparable à celle des terrains de la Sologne (Burdigalien) épandus sur le coteau de Beauce. Les formations végétales sont donc plutôt acidoclines à acidiphiles avec des secteurs secs et d'autres très humides. L'intérêt dépasse les contours complexes du massif domanial et s'étend également aux lisières et enclaves privées qui le prolongent.
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Toponymie
Le toponyme « Fay » représente une déformation de l'ancienne forme latine fagetum (une hêtraie). Ce terme du Haut Moyen Âge dérive du latin fagus. Le substantif latin classique féminin fagus, passé au masculin en latin populaire, signifie : hêtre, appelé en ancien français fou, nom remplacé par hestre, d'origine germanique, pour des raisons d'homophonie. Le hameau original s'est donc édifié dans un bois de hêtres défriché pour fournir de nouvelles terres cultivables. Entre le XIe et XIIIe siècles, les seigneurs poussèrent en effet les paysans à défricher forêts et terres incultes afin d'augmenter la production agricole. Les champs gagnés sur la forêt, pleins d'humus, et fertilisés par les cendres des arbres abattus et brûlés, avaient des rendements plus importants que les autres.
La localité est mentionnée sous Fagetum en 1155, et très fréquemment Faiacus ou Faiacum à partir de la fin du XIIe siècle (Apud Faiacum en 1183 ou de Faiaco en 1184. Selon, Jacques Soyer, il ne faut toutefois pas tenir compte de cette dernière forme, car les scribes de la région orléanaise, aux XIe et XIIe siècles, affublaient parfois de la terminaison i-acus bon nombre de toponymes où elle n'avait aucune raison d'être. L'accusatif fagum aboutit régulièrement à faï ou faÿ, bisyllabique, fait, fau, feu ou fou, monosyllabique (Apud Fai en 1201 ou Apud Fai en 1202).
Le toponyme « Loges » remonte au Moyen Âge, époque des grands travaux de déforestation (surtout entre le XIe et XIIIe siècles). Dans la France médiévale, on appelait « loge » une hutte ou une cabane couverte de feuillages qui constituait une habitation temporaire pour des bûcherons, des défricheurs de forêts. Ce pouvait être aussi un abri pour des ouvriers employés à la construction d'un château. On désignait aussi sous ce terme de petits édifices précaires construits par les cultivateurs pour abriter certaines récoltes ou du matériel agricole. Le terme dérive du francique laubja (=cabane), la racine se trouve dans le mot d'allemand moderne Laube (=tonnelle). Dans l'Orléanais on appelle également parfois loge une forêt non continue où certains bois forment des massifs (en entend parler parfois de forêt des loges), mais ce terme vient du francique leadiga (=[forêt] publique, n'appartenant pas au seigneur).
Les mentions comportant le toponyme Loges sont multiples : Fayacum in Logiis en , Fay ou Loge en 1343, Fay ou Loges le , Fay ou Loge en 1536, Fay en 1740, Faÿ en 1768. Fay aux Loges apparaît enfin au XVIIIe siècle sur la Carte de Cassini, puis la forme actuelle, Fay-aux-Loges, en 1801, dans l'arrêté du 5 vendémiaire an IX portant réduction des justices de paix du département du Loiret.
Histoire
Les projets d'aménagements des zones d'activités ont été à l'origine d'opérations de diagnostics archéologiques réalisées par l'Institut national de recherches archéologiques préventives. L'un, au lieu-dit l'Évangile, a permis la découverte de vestiges d'un habitat gallo-romain. L'autre, à la Loge Cognet, a permis de localiser quelques fosses creusées dans le sable et contenant des poteries du premier Âge du Fer ou période de Hallstatt. Ces travaux ont également permis la découverte d'une installation datée de la fin du Moyen Âge, XVe siècle, avec entre autres un puits, un four de potier et de très nombreux tessons permettant de restituer les formes céramiques produites.
Révolution française et Empire
Nouvelle organisation territoriale
Le décret de l'Assemblée Nationale du 12 novembre 1789 décrète « il y aura une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne ». En 1790, dans le cadre de la création des départements, le Loiret compte alors 367 municipalités, rattachées à 59 cantons et 7 districts. La municipalité de Fay est rattachée au canton de Saint Denis de l'Hôtel et au district d'Orléans. Le terme « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, est imposé par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II () : « La Convention nationale, sur la proposition d'un membre, décrète que toutes les dénominations de ville, bourg ou village sont supprimées et que celle de commune leur est substituée ». Ainsi la municipalité de Fay devient formellement « commune de Fay » en 1793.
Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du , et ne conservent qu'un rôle électoral, permettant l'élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, considérés comme des rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance en retrouvant une fonction administrative. Enfin, sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 58 à 31. Fay-aux-Loges est alors rattachée au Canton de Chécy et à l'Arrondissement d'Orléans par arrêté du 9 vendémiaire an X (). En 1806, la commune est rattachée au canton de Châteauneuf-sur-Loire, un canton nouveau formé d'une commune de l'ancien canton d'Ingré, supprimé, de sept communes issues du canton de Neuville et de trois issues du canton de Patay. Cette organisation va rester inchangée jusqu'en 2015.
Époque contemporaine
Fin XIXe siècle le trafic marchand ralentit sur le canal d'Orléans. Plusieurs mesures sont prises pour relancer la fréquentation des bateaux, dont l'agrandissement des écluses (loi Freycinet, 1879). Mais des écluses plus grandes exigent plus d'eau. Pour pallier cela, entre 1908 et 1911 une usine électrique est construite à Fay et mise en service en 1911. Elle pompe à Combleux l'eau de la Loire et du Loing et l'amène par une série de 11 stations-relais de pompage jusqu'à la Noue-Malzone (vers l'écluse de Grignon), point de séparation des eaux du canal. Elle est mise en service quand, lors de périodes sèches, les cantonniers ont ouvert les bondes de tous les étangs d'approvisionnement et que l'eau manque encore dans le canal. Cette installation est détruite par les Allemands pendant l'Occupation. En 1995 M. Charles Pathé entreprend la restauration du bâtiment, en fait « les Salons de l'Écluse » et y organise des événements (réceptions, séminaires...). La cheminée et sa façade sont classées au bâtiment de France monuments historiques le . Le , le syndicat mixte de gestion du Canal d'Orléans achète le bâtiment, qui réintègre ainsi le patrimoine du canal d'Orléans.
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