Boursay

Localisation

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Boursay : descriptif

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Boursay

Boursay est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire. Localisée au nord du département, la commune fait partie de la grande région du Perche, région naturelle accidentée composée de vallons, de plateaux, de collines, de crêtes et de vallées. L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels qui occupent la quasi-totalité du territoire communal

Plusieurs espaces naturels d'intérêt sont présents dans la commune : deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) et un espace naturel sensible, En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture dans la commune est la culture des céréales et des oléoprotéagineux

À l'instar du département qui a vu disparaître le quart de ses exploitations en dix ans, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué, passant de 33 en 1988, à 20 en 2000, puis à 20 en 2010. Avec 166 habitants en 2017, la commune fait partie des 28 communes les plus faiblement peuplées de Loir-et-Cher. Le patrimoine architectural de la commune comprend un bâtiment porté à l'inventaire des monuments historiques : l'église Saint-Pierre de Boursay.

Géographie

Localisation et communes limitrophes

La commune de Boursay se trouve au nord du département de Loir-et-Cher, dans le Perche. À vol d'oiseau, elle se situe à 54,7 km de Blois, préfecture du département, à 26 km de Vendôme, sous-préfecture, et à 19,7 km de Savigny-sur-Braye, chef-lieu du canton du Perche dont dépend la commune depuis 2015. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Mondoubleau.

Les communes les plus proches sont : Saint-Agil (3,7 km), Choue (3,8 km), Arville (5,1 km), Saint-Marc-du-Cor (5,3 km), Oigny (5,9 km), La Chapelle-Vicomtesse (6 km), La Fontenelle (6,2 km), Mondoubleau (7 km) et Souday (7,9 km).

La commune se trouve dans la région naturelle du Perche.

L'activité économique de la commune reste essentiellement agricole, les activités commerciales et artisanales du Bourg ayant presque complètement disparu avec le déclin de la population depuis le début du XXe siècle.

Toutefois la connexion à l'ADSL en 2009 semble permettre l'émergence d'une nouvelle économie fondée sur les échanges Internet[réf. nécessaire].

Communes limitrophes de Boursay
Couëtron-au-Perche La Fontenelle
Boursay Droué
Choue La Chapelle-Vicomtesse

Paysages et relief

Dans le cadre de la Convention européenne du paysage, adoptée le et entrée en vigueur en France le , un atlas des paysages de Loir-et-Cher a été élaboré en 2010 par le conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement (CAUE) de Loir-et-Cher, en collaboration avec la DIREN Centre (devenue direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) en 2011), partenaire financier. Les paysages du département s'organisent ainsi en huit grands ensembles et 25 unités de paysage. La commune fait partie de l'unité de paysage du « Perche Gouët », au sein du Perche.

Le Perche Gouët présente des successions de vallons et de collines, dégageant des vues alternativement intimes et ouvertes et offrant de riches paysages, contrastant avec les autres paysages du département, marqués par de grandes étendues des plateaux et de larges vallées, et constituant ainsi une exception. Cette forme mouvementée des reliefs s'explique par la nature argileuse des sols dans lesquels les rivières et ruisseaux y ont facilement sculpté des vallons et vallées successives aux profils arrondis.

L'altitude du territoire communal varie de 136 mètres à 210 mètres.

Hydrographie

La commune est drainée par la Grenne (4,336 km) et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 25,21 km de longueur totale.

La Grenne traverse la commune en s'écoulant de l'est vers l'ouest. D'une longueur totale de 28,2 km, elle prend sa source dans la commune de La Chapelle-Vicomtesse (Loir-et-Cher) et se jette dans la Braye à Sargé-sur-Braye (Loir-et-Cher), après avoir traversé 7 communes.

Sur le plan piscicole, ce cours d'eau est classé en première catégorie, où le peuplement piscicole dominant est constitué de salmonidés (truite, omble chevalier, ombre commun, huchon).

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 749 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, dans la commune de Choue à 4 km à vol d'oiseau, est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 645,6 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.

Milieux naturels et biodiversité

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire. Le territoire communal de Boursay comprend deux ZNIEFF :

  • le « Bocage de la Gaudinerie » (25,73 ha) ;
  • la « Vallée de la Grenne » (733,78 ha).
Espaces naturels sensibles

Dans le cadre de sa politique environnementale, le conseil départemental labellise certains sites au patrimoine naturel remarquable, les « espaces naturels sensibles », dans le but de les préserver, les faire connaître et les valoriser. Vingt-six sites sont ainsi identifiés dans le département dont un situé sur le territoire communal : le « Chemin des Trognes », constitué de bocage et trognes.


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Histoire

Antiquité et Moyen Âge

Histoire très largement romancée du village de Boursay:

Boursay est depuis longtemps un carrefour. Elle voit passer la voie romaine est ouest qui relie Orléans (Genabum puis Aurelianis) au Mans (Cenomanii), puis dès le IXe siècle le chemin de Compostelle qui passe par Chartres pour rejoindre Tours.

Les Alains, tribus nomades d'Asie centrale, dévastent la région d'Orléans au Ve siècle avant de s'y fixer, d'où des traces toponymique (Allaines, Courtalain, Alainville) proches de Boursay. Leurs traces subsistent aussi dans le goût pour l'élevage de robustes chevaux de guerre (hypothèse non sourcée: la cavalerie lourde, cataphractes, est peut-être à l'origine du cheval percheron, à l'usage plus pacifique) comme dans la pratique du tir à l'arc dans les championnats inter-villages.

Selon certains historiens amateurs dotés d'un grand sens de l'humour et d'une imagination débordante: "La commune est active dès le haut Moyen Âge dans le commerce de l'argent et des monnaies, d'où son nom pittoresque, selon certains toponymistes. Du VIIIe au XIVe siècle, Boursay attirait deux grands marchés par an à la Saint Pierre et à la Saint Gilles, lesquels duraient plusieurs semaines et rassemblaient des marchands venant des actuelles régions Île-de-France, Centre, Pays de Loire et même du Poitou-Charente. En effet, Boursay se situait sur les limites nord-est de ce qui devenait l'empire Plantagenêt qui s'étendait du sud de l'Aquitaine à l'Écosse avec un Cœur (dit de Lion) dans l'Angevin. Les échanges marchands et financiers entre les zones d'influence des rois de France et d'Angleterre ne pouvaient se faire que sur de petites seigneuries apparaissant comme neutre et commercialement bien placées ; Boursay fut l'une de ces zones et en tira profit pendant deux siècles, comptant jusqu'à 2 500 habitants en période calme, mais en accueillant 25 000 pendant les foires. Les grandes épidémies de peste, et notamment celle de 1396 eurent raison de ce dynamisme. Boursay tomba alors dans la léthargie et sous la domination des seigneurs de Mondoubleau qui se manifeste encore aujourd'hui de manière dans l'intercommunalité des communes du Perche[réf. nécessaire]. "

Du VIIe au XIe siècle, la commune connut aussi une petite activité sidérurgique qui déclina quand l'extension de l'agriculture eut achevé la mise à bas des forêts primaires.

Terre de contact entre la féodalité angevine et la province normande, le village est aujourd'hui encore partagé, par ses toits ; certaines rues voient leurs maisons presque entièrement couvertes d'ardoise, quand d'autres sont recouvertes de tuiles plates. Dans la même veine, le village se partage par les adeptes du bardage bois vertical et ceux du bardage à planches horizontales.

Temps modernes

La seigneurie de Boursay appartenait au religieuses bénédictines de l'abbaye Saint-Avit-les-Guêpières qui la donnèrent à bail pour 99 ans à Gilles de Voré (mort en 1611) seigneur de l'Espicière, bail signé au premier trimestre 1603 par devant Barthélemy Guichelin notaire à Châteaudun.

Révolution française et Empire

Le décret de l'Assemblée nationale du 12 novembre 1789 décrète qu'« il y aura une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne », mais ce n'est qu'avec le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II () que la paroisse de Boursay devient formellement « commune de Boursay ».

En 1790, dans le cadre de la création des départements, la municipalité est rattachée au canton de Droué et au district de Mondoubleau. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du , et ne conservent qu'un rôle électoral, permettant l'élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, considérés comme des rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance en retrouvant une fonction administrative. Enfin, sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons en Loir-et-Cher de 33 à 24. Boursay est alors rattachée au canton de Droué et à l'Arrondissement de Vendôme par arrêté du 5 vendémiaire an X (). Cette organisation va rester inchangée pendant près de 150 ans.

Époque contemporaine

L'arrivée du chemin de fer en 1865 relança l'activité de Boursay au détriment de sa grande rivale d'alors, La Chapelle-Vicomtesse. Pendant 80 ans, Boursay fut en effet relié à Paris et Bordeaux plusieurs fois par jour et un trafic important de céréales et chevaux transitait par la petite gare rurale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fut bombardée par les Allemands en mai et pour empêcher le gouvernement provisoire de gagner Bordeaux. Pendant quelques heures il fut même question d'y tenir le conseil des ministres car le train n'allait pas plus loin. Reconstruite en 1941, la gare de marchandise fut à nouveau visée, par la Résistance d'abord en 1943, puis par l'aviation alliée en 1944 pour freiner le reflux des Allemands. Les installations ferroviaires furent reconstruites en 1946-1947, mais le trafic déclina au profit du camion, de l'autocar puis de l'automobile.

Boursay qui avait été relativement protégé de l'exode rural par sa gare sur la ligne Bordeaux-Paris entra alors dans une grande léthargie et un déclin démographique qui l'amena à frôler le nombre de 200 habitants à la fin des années 1990, avant de se repeupler plus récemment avec l'arrivée de familles plus jeunes et de néo-ruraux en résidence secondaire ou parfois principale.

L'abandon de la voie ferrée traditionnelle, qui s'arrête aujourd'hui à Courtalain-Saint Pellerin, est compensé par le développement potentiel attendu de la création de la gare d'interconnexion TGV à Courtalain, laquelle serait ainsi à moins de 35 minutes de Paris, moins de 2 heures de Nantes et moins de 3 heures de Bordeaux.


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Héraldique

Blason
D'hermine aux trois carreaux de gueules ; au chef d'azur chargé de quatre losanges d'or.
Détails
Création J.P Fernon (1991).

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Boursay dans la littérature

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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 14/02/2026 c20260224-150945
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