Le Boulay
Localisation

Le Boulay : descriptif
- Le Boulay
Le Boulay (prononcé /lə bu.lɛ/) est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire, dans la région naturelle de la Gâtine de Touraine. Bien qu'il soit probable que des gisements de minerai de fer aient été exploités de longue date dans la commune, l'histoire du Boulay n'est bien documentée qu'à partir du milieu du XIIe siècle
À cette époque s'y établit un prieuré de moniales bénédictines qui se trouvait auparavant à la limite entre Le Boulay et Château-Renault
Ce prieuré, qui connaît des fortunes diverses et dont l'apogée se situe au milieu du XVIIe siècle après son rétablissement par l'archevêque de Tours Bertrand d'Eschaud, disparaît dans la première moitié du XVIIIe siècle. Pendant longtemps, l'agriculture a pâti de la mauvaise qualité agronomique des sols de la Gâtine tourangelle, qui fut progressivement défrichée à partir du XVIe siècle ; en outre, ce secteur d'activité perd du poids dans l'économie communale depuis plusieurs décennies
Au XXIe siècle, la proximité de Château-Renault fait que la population du Boulay, qui n'avait que peu diminué depuis 1880, augmente très vite, avec 811 habitants en 2014, la démographie étant soutenue par un parc industriel dynamique à cheval sur les deux communes.
Géographie
Localisation et communes limitrophes
La commune du Boulay se trouve à 27 km au nord-nord-est de Tours, en limite des départements d'Indre-et-Loire et de Loir-et-Cher ; Authon, l'une des six communes limitrophes du Boulay, appartient d'ailleurs à ce dernier département et la ville de Vendôme, dans le Loir-et-Cher, n'est qu'à 25,9 km du Boulay.
Le Boulay est rattaché au canton de Château-Renault et les deux chefs-lieux ne sont distants que de 4,1 km à vol d'oiseau. La commune fait partie du bassin de vie de Château-Renault et se trouve dans la zone d'emploi de Tours.
Géologie et relief
Le territoire du Boulay se trouve intégralement compris dans la petite région naturelle de la gâtine de Touraine. Le sous-sol de la commune est composé d'une épaisse couche de calcaire turonien ou sénonien, comme la presque totalité du département. S'y superposent des formations éocènes issues de la dégradation et du remaniement des strates calcaires sous-jacentes, sables argileux à kaolinite au nord-est et à l'est (eS) comportant des blocs de poudingue recalcifié dont le volume peut atteindre 1 m3, argile rouge — elle présente des inclusions de nodules ferrugineux — (eA) au nord. Les sols qui en résultent sont lourds, collants, difficiles à travailler, très humides et leurs propriétés agricoles sont médiocres. Des argiles à silex blanches ou beiges (Rs1) largement composées de kaolinite à plus de 80 % viennent combler les dépressions. Des limons des plateaux quaternaires (LP) recouvrent toute la partie sud-ouest du territoire.
L'aire du territoire du Boulay est de 2 010 hectares (au ) quand la superficie moyenne d'une commune de France métropolitaine s'établit à 1 510,2 hectares. La superficie communale était autrefois plus importante, mais plusieurs cessions de territoire au profit de Château-Renault, entre 1840 et 1968, l'ont réduite.
Les altitudes relevées sur le territoire du Boulay s'échelonnent de 87 à 166 m, les altitudes les plus élevées s'observant à l'ouest du territoire alors que le point le plus bas se trouve à l'extrême est, dans la vallée de la Brenne. La commune du Boulay est un plateau dont la pente assez douce d'ouest (le plus haut) en est (le plus bas), avec une rupture de pente nette pour rejoindre la vallée de la Brenne encaissée. La vallée de la Glaise, au nord et à l'est, est elle-même encaissée d'une vingtaine de mètres.
Hydrographie
La Glaise, d'une longueur de 12 km, affluent de la rive droite de la Brenne, marque la limite communale du Boulay au nord et au nord-est, jusqu'à sa confluence avec la Brenne, qui ferme le territoire du Boulay à l'est ; un petit moulin a fonctionné à cet endroit. Dans son cours aval, sa vallée est encaissée de plus de 20 m par rapport aux plateaux environnants. De nombreux ruisseaux, pour la plupart temporaires et dont les vallées sont très peu marquées, sillonnent le plateau et se jettent soit dans la Glaise vers le nord et l'est, soit dans le Madelon vers le sud en dehors de la commune ; l'un de ces ruisseaux matérialise la limite communale entre le Boulay et Saint-Laurent-en-Gâtines à l'ouest.
Sur les 12 km de son cours, la Glaise présente un dénivelé de 70 m, soit une pente moyenne de 5,8 m/km. Le débit annuel moyen de cette rivière estimé à son embouchure en 2000 n'est que de 0,123 m3/s mais cette valeur recouvre des variations importantes selon l'état des ruisseaux affluents qui sillonnent son bassin versant ; en l'absence de station hydrométrique sur son cours, aucune précision complémentaire n'est disponible.
Quatre zones humides ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la vallée de la Brenne en amont de Château-Renault », « l'étang de la Bonnerie », « Grand l'étang de Fléteau » et « la vallée du Ruisseau de la Glaise ».
Paysages naturels
La gâtine de Touraine était originellement un pays de landes et de forêts. Les défrichements successifs qui lui ont donné son nom de « forêt gâtée » — c'est-à-dire dépecée, morcelée —, et dont Ronsard s'est ému dans son Élégie contre les bucherons de la forest de Gastine, en ont transformé la plupart des paysages en parcelles agricoles. Ne subsistent plus au Boulay, de ce panorama traditionnel, que le bois de Fléteau au sud du bourg et des massifs disséminés qui représentent encore 21 % de la surface communale, 6 % du territoire étant également couverts par des landes.
Soumise à un climat océanique, la végétation naturelle de la forêt de gâtine dans la région du Boulay repose sur le Chêne pédonculé (Quercus robur), le bouleau (Betula sp.) et, pour la strate arbustive, sur plusieurs espèces de bruyères ainsi que sur le Genévrier commun (Juniperus communis) et la Fougère aigle (Pteridium aquilinum). Les bois de la commune abritent aussi la Raiponce en épi (Phyteuma spicatum) et les prairies de Toulefaut l'Orchis grenouille (Dactylorhiza viridis), cette dernière espèce figurant sur la liste rouge européenne de l'UICN.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 708 mm, avec 10,6 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Laurent-en-Gâtines à 6 km à vol d'oiseau, est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 769,1 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.
Voies de communication et transport
Infrastructure routière
La route départementale D 776 qui, venant de Château-Renault, se dirige vers l'ouest vers Château-la-Vallière, puis Baugé-en-Anjou avec un accès vers Angers passe au sud de la commune du Boulay, dont elle marque pendant plusieurs kilomètres la limite communale avec Villedômer. Embranchée sur la D 776, la D 54 permet d'accéder au chef-lieu communal du Boulay ; elle oblique ensuite vers l'ouest pour atteindre La Ferrière. Partant du Boulay, la D 72 se dirige vers Monthodon au nord.
De part et d'autre de Château-Renault, la N 10 permet d'atteindre vers le nord Vendôme puis la région parisienne et vers le sud Tours — elle est déclassée sur ce trajet en D 910. Il est également possible, depuis Château-Renault, de gagner la sortie no 18 de l'A 10 Paris-Bordeaux.
Transport en commun
Pour bénéficier d'un moyen de transport en commun, les habitants du Boulay doivent se rendre à Château-Renault, commune voisine desservie par la ligne A du réseau Touraine Fil vert, le réseau interurbain de transport par autocar du conseil départemental d'Indre-et-Loire. Cette ligne, qui relie Château-Renault à Tours, propose un nombre de dessertes variable en fonction des jours de la semaine ; en 2015, elle n'est pas en service le dimanche.
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Histoire
Peu d'informations avant le Moyen Âge
Le Boulay n'émerge, dans l'histoire, qu'au début du XIIe siècle ; avant cette date, aucun texte ne permet d'attester une présence humaine, et les vestiges archéologiques sont rares ; il est fait mention d'une fabrication de céramique à l'époque gallo-romaine, activité artisanale qui se perpétue jusqu'au XIXe siècle. La forte teneur de certains sols en argile ou en fer a permis que le minerai de fer ait été exploité depuis longtemps ; des scories produites avant notre ère ont été retrouvées et plusieurs tuileries ont fonctionné au Boulay jusqu'au XIXe siècle.
Fondations religieuses médiévales
En 1148, un prieuré de bénédictines fondé peu de temps auparavant (1135) en limite du Boulay et de Château-Renault par Thibaut V, comte de Blois, est transféré sur la paroisse du Boulay, là où se situe le bourg et une maladrerie encore mentionnée en 1698 semble être installée à l'ancien emplacement du prieuré. Au Moyen Âge, Le Boulay dépend de la châtellenie de Château-Renault. Au début du XVIIe siècle, il ne reste plus au prieuré, ruiné, que trois moniales. L'archevêque de Tours Bertrand d'Eschaud entreprend alors d'y installer des religieuses de Pont-aux-Dames (Couilly, Seine-et-Marne). C'est le renouveau pour le prieuré. Sous l'impulsion de la prieure Françoise de Montgarny, les bâtiments sont reconstruits vers 1640 et l'acquisition de nouveaux domaines sur les paroisses du Boulay et de Monthodon lui assure des revenus suffisants — en 1648, ce revenu se monte à 3 000 livres par an. L'embellie n'est guère durable : en 1652, les moniales doivent se disperser pendant la Fronde et à la suite d'incendies qui détruisent les fermes dépendant du prieuré vers 1714 — d'autres incendies sont attestés à la même époque dans le nord de la Touraine, la part importante du bois dans la construction aggravant leurs dégâts —, celui-ci périclite à nouveau. Alors qu'elles étaient encore 17 en 1698, il n'y a plus en 1734 au prieuré que 9 moniales et, cette année-là, les dettes cumulées du prieuré équivalent à vingt années de ses revenus annuels. Il est désaffecté vers 1742 et tous ses biens sont directement rattachés, en 1765, à l'abbaye d'Étival-en-Charnie dont il dépendait.
La maladrerie du Boulay cède sa place, au XVIIIe siècle, à une maison hospitalière tenue par les prémontrés. À la fin du même siècle, il est fait mention, au Boulay, d'une chapelle dédiée à Notre-Dame mais dont la localisation est incertaine, peut-être proche de la maladrerie.
Avant la Révolution, la commanderie d'Artins, de l'ordre de l'hôpital de Saint-Jean-de-Jérusalem, possédait le domaine de Saint-Jean au Boulay.
Époque contemporaine : l'ère industrielle et les guerres
Dès les années 1830, bien qu'ils se révèlent être des succursales, quelques établissements manufacturiers, tels qu'un atelier de forgeron et une usine de textile produisant des tapis confectionnés de flanelle, sont attestés au sein de la petite cité tourangelle. Dans la première moitié du XIXe siècle, sous le règne de Louis-Philippe Ier, lors d'une session parlementaire, un projet de loi visant à séparer les terres dites de « La Basse-Vallée » du territoire communal du Boulay afin de les adjoindre à celui de Château-Renault, est soumis à la prorogation du roi. Ce projet de loi de séparation territoriale est promulgué le . En novembre 1852, lors du second référendum de plébiscite, permettant à Napoléon III d'asseoir sa légitimité après le Coup d'État du 2 décembre 1851, l'ancien président, devenu empereur, recueille 130 voix parmi les 155 votants (pour 172 inscrits). Le , un habitant du Boulay, un dénommé Fouassier, devient titulaire d'un brevet d'invention à échéance de 15 ans pour avoir conçu un système permettant d'associer des briques les unes aux autres.
Le , lors de la guerre franco-prussienne, des combats opposent des uhlans à des unités de l'infanterie française dans les bois du Boulay. En janvier 1871, alors que des troupes prussiennes occupent le Castelrenaudais, des éléments de la garde nationale mobile de la Haute-Vienne stationnent deux jours au Boulay avant de faire mouvement vers l'ouest. Les différends territoriaux avec la commune voisine se poursuivent. En 1872, à la suite d'une requête de Château-Renault, dont l'examen lors d'une séance du conseil général est très animé, la commune du Boulay propose, « par esprit de conciliation », de céder à sa voisine 10 des 87 hectares réclamés — cette revendication aboutirait à transférer à Château-Renault 275 des habitants du Boulay — ; la proposition est refusée et la cession ne sera effective qu'en 1879. En 1885, la ligne de chemin de fer CFD Réseau d'Indre-et-Loire nord est ouverte en deux tronçons successifs de Port-Boulet, au bord de la Loire près de Bourgueil, à Château-Renault en passant par Neuillé-Pont-Pierre. Elle traverse le territoire de la commune du nord-ouest au sud-est et une halte ferroviaire y est construite, comme sur chacune des communes de la ligne. Elle est ironiquement surnommée « La ligne du pain sec » car sa faible vitesse commerciale permettrait au pain transporté d'y rassir en route. Dès 1931, la fermeture de la gare du Boulay est envisagée par le conseil général. La ligne est définitivement fermée à tout trafic le . Le développement du réseau ferré autour de Château-Renault répondait spécifiquement aux besoins générés par l'importante activité des tanneries dans cette ville au XIXe siècle mais aussi, d'une façon plus générale, à une volonté politique de désenclavement de territoires à l'écart des grandes lignes qui suivaient la vallée de la Loire.
La Première Guerre mondiale fait seize victimes parmi la population masculine du Boulay et deux combattants meurent lors de la Guerre de 1939-1945. En outre, le , tandis que les unités aériennes alliées se déploient au-dessus du sol français, un train allemand chargé de munitions et stationnant au Boulay fait l'objet d'une explosion.
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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 14/02/2026 c20260224-191005
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