Saint-Renan

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Saint-Renan : descriptif

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Saint-Renan

Saint-Renan (prononcé /sɛ̃ʁənɑ̃/ ou /sɛ̃ʁnɑ̃/ ; en breton : Lokournan /loˈkurnɑ̃n/) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France, située à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Brest.

Géographie

Saint-Renan est une commune située au nord-ouest de Brest, dans le Léon. Elle fait partie de la communauté de communes Pays d'Iroise Communauté et du pôle métropolitain Pays de Brest.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Saint-Renan
Plouarzel Lanrivoaré Milizac-Guipronvel
Plouarzel Saint-Renan Guilers
Ploumoguer Plouzané Plouzané

Cadre géologique

Saint-Renan est à l'extrémité sud-ouest du domaine structural de la zone de Léon qui constitue un vaste antiforme métamorphique de 70 km sur 30 km orienté NE-SW. Postérieurement au métamorphisme hercynien, se développe un important plutonisme : le chapelet nord de granites rouges tardifs (ceinture batholitique de granites individualisée pour la première fois par le géologue Charles Barrois en 1909), formant de Ouessant à Barfleur (Aber-Ildut, Carantec, Ploumanac'h, puis Flamanville et Barfleur) un alignement de plutons de direction cadomienne, contrôlé par les grands accidents directionnels WSW-ENE), datés aux alentours de 300 Ma, correspond à un magmatisme permien. L'orogenèse hercynienne se termine par la formation de deux accidents crustaux majeurs qui décalent les granites carbonifères : le décrochement dextre nord-armoricain (faille de Molène – Moncontour) et le cisaillement senestre de Porspoder-Guissény (CPG). Le plutonisme sur le territoire de Saint-Renan se traduit par la mise en place d'un massif composé de deux granites distincts : le granite de Saint-Renan sensu stricto (granite fin à deux micas), intrusif dans des gneiss, et le granite à biotite dominante de Kersaint, de grain grossier à porphyroïde. Ces venues granitiques sont associées au fonctionnement du décrochement nord-armoricain.

Le granite de Saint-Renan est caractérisé par la fréquence de diaclases tapissées d'un feutrage noirâtre de tourmaline. Il a été utilisé localement avec l'orthogneiss de Brest, dans la muraille gallo-romaine du château, au pied du Cours d'Ajot de la ville.

Des gisements de sables alluvionnaires contenant de la cassitérite (minerai d'étain) ont été décrits à Saint-Renan, Plouarzel et Bourg-Blanc. Ils furent exploités par la COMIREN à partir de 1960 : mais certains de ces gisements avaient déjà été exploités dans un passé lointain, notamment dès l'âge du bronze.

Relief et hydrographie

Saint-Renan est située dans le haut de la vallée de l'Aber-Ildut dont la source se trouve dans la commune voisine de Plouzané. Le lit majeur, très large et peu encaissé (autrefois, avant que le goulet de Brest ne se soit creusé, l'Aulne et l'Élorn se déversaient vers le nord-ouest à travers la basse vallée de la Penfeld (en sens inverse du courant actuel) et la vallée de l'Aber-Ildut. C'était il y a 35 millions d'années.), est parsemé de lacs (d'amont vers l'aval : lac de Kerallann, lac de Pontavennec, lac de Ty-Colo, lac de la Comiren, lac de la Laverie, lac de Poulinoc, lac de Lannéon) dont l'origine est due à l'exploitation des sables alluvionnaires par la Comiren et qui, après avoir été un temps des verrues paysagères, sont devenus un atout touristique grâce aux aménagements réalisés.

Les altitudes varient entre 95 mètres (la même altitude se retrouve d'une part au nord-est du finage communal, près de Penhoat et d'autre-part dans la partie sud à l'ouest de Ker ar Valy) et 28 mètres, au nord-ouest, là où l'Aber Ildut quitte le territoire communal.

L'Aber-Ildut, d'une longueur de 24 km, prend sa source dans la commune de Plouzané et se jette dans la mer d'Iroise en limite de Plouarzel et de Lanildut, après avoir traversé six communes.

Cinq plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le lac de la Comiren (10,2 ha), le lac de la Laverie (3,8 ha), le lac de Pontavennec, d'une superficie totale de 12,8 ha (10,5 ha sur la commune), le lac de Poulinoc, d'une superficie totale de 9,7 ha (7,2 ha sur la commune) et le lac de Ty Colo (13,5 ha).

Habitat et paysages

La ville de Saint-Renan est excentrée dans la partie est du territoire communal ; la limite de l'agglomération longe à cet endroit la commune de Milizac dont, par exemple, le manoir du Curru fait partie. L'expansion urbaine, liée à la proximité de l'agglomération brestoise, a transformé Saint-Renan en une cité-dortoir, les habitants des nombreux lotissements créés ces dernières décennies étant souvent des migrants pendulaires travaillant à Brest.

La commune étant de superficie modeste, les parties rurales couvrent désormais à peine la moitié du territoire communal, localisées surtout dans sa partie sud ; elles étaient et sont encore en partie caractéisées par un paysage de bocage avec un habitat dispersé en écarts formés de hameaux et fermes isolées.

Transports

Saint-Renan est un carrefour routier vers lequel convergent plusieurs routes venant du (ou menant vers) le littoral : D 68 (venant de Porspoder), D 27 (venant de Lanildut), D 5 (venant de Plouarzel), D 67 (venant du Conquet) qui y convergent à destination (ou en provenance) de Brest ; le carrefour giratoire de Ty Colo en est le nœud stratégique ; vers l'est la D 67 en direction de Gouesnou, de la voie express RN 12 et de l'aéroport de Brest-Bretagne est aussi un axe qui permet de contourner par le nord l'agglomération brestoise.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Finistère nord, caractérisée par une pluviométrie élevée, des températures douces en hiver (°C), fraîches en été et des vents forts. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Monts d'Arrée », avec des hivers froids, peu de chaleurs et de fortes pluies.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 9,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 944 mm, avec 16,3 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Ploudalmézeau à 12 km à vol d'oiseau, est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 997,1 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.


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Toponymie

Attestée sous le nom Santus Ronanus Lutosus (Saint-Renan de la Boue) au XIIIe siècle. Cette distinction « de la boue » est liée à la morphologie ancienne du territoire composée de prairies marécageuses, notamment aux alentours de l'actuel lac de Ty-Colo.

La paroisse est dénommée Saint Renan dou Tay (en 1275) [que l'on peut traduire par « Saint-Renan des Marais »], Sanctus Ronanus lutosus (au XIIIe siècle), Sanctus Ronanus in luto (vers 1330), Saint Renan (en 1341), Locus Sancti Ronani (en 1388) et Saint Renan du Tay (en 1486).

Le nom breton de la commune est Lokournan.

Saint-Renan tient son nom d'un ermite irlandais, saint Ronan qui serait venu sur une auge de pierre (selon la légende), aurait remonté la vallée de l'Aber Ildut et venu évangéliser la région au Ve siècle ; il se serait d'abord installé près d'une source (Toul an Aon, « Trou dans la rivière »), située au voisinage de la mairie actuelle de Saint-Renan avant d'aller s'installer à Locronan.

Histoire

Antiquité

Une voie romaine provenant de Kérilien (Vorganium) et passant par Lesneven et Saint-Renan, aboutissait à Portus Salionicus (cité par Ptolémée) ; d'autres branches de cette voie romaine qui se subdivisait à partir de Saint-Renan menaient, l'une à Ploumoguer et Porsmoguer, d'autres à la presqu'île de Kermorvan et à la pointe Saint-Mathieu.

Moyen Âge

Saint-Renan est une paroisse issue du démembrement de la paroisse de Plouzané.

Alors que Brest n'est encore qu'un petit village, la ville de Saint-Renan va se développer tout au long du Moyen Âge. « Bâtie autour du premier ermitage de saint Renan et appelée, en breton, Loc-Ronan-ar-Fanc, pour la distinguer de Loc-Ronan-Coat-Nevet, en Cornouaille, elle fut jadis la résidence des archidiacres d'Ach. En 1276, la ville est vendue par le vicomte Hervé IV de Léon au duc de Bretagne Jean Le Roux, lequel y établit une cour de justice sous la dénomination de barre ducale de Saint-Renan et Brest ; les justices seigneuriales de Coat-Méal, du Chastel, de Keruzas (en Plouzané) et de l'abbaye Saint-Mathieu de Fine-Terre dépendent de cette juridiction ».

Trois montres furent organisées à Saint-Renan en 1481 (présence de 6 nobles de Saint-Renan), en 1503 (5 nobles de Saint-Renan mentionnés) et 1557 (5 nobles de Saint-Renan mentionnés également). La famille Jouan de Kervénoaël était « seigneur de Penanec'h, de Kervénigan, de Keranmoal, de Kervénoaël et autres lieux » ; elle est mentionnée aux montres et réformations entre 1426 et 1538 pour les paroisses de Plouzané, Saint-Renan, Treffabu, Milizac et Plougouvelin et confirmée de lointaine extraction noble par un arrêt du Parlement de Bretagne en date du .

Sur la rive gauche du ruisseau de Pont-ar-C'hastell, qui forme limite avec la commune de Plouarzel, se trouvent les ruines du château de Pont-ar-C'hastell (Pont-du-Château), antique forteresse bâtie sur un îlot au milieu d'un étang.

Le Chevalier de Fréminville décrit en 1844 les restes de ce château, « bâti sur un îlot entouré de roseaux et couvert de broussailles. Ses ruines laissent reconnaître encore une enceinte carrée ayant quatre tours dans ses angles, deux rondes et deux carrées. Cette antique forteresse était jadis le chef-lieu d'une bannière. L'un de ses seigneurs, Thibault du Pont, se signala sous les ordres de Du Guesclin, à la bataille de Cocherel, en 1364 ; il y combattait avec une épée d'un mètre soixante-dix centimètres de long, et du poids de six kilogrammes.

Du XVe au XVIIIe siècle

Après le rattachement de la Bretagne à la France, Saint-Renan devient un chef-lieu de sénéchaussée, dont l'administration civile et militaire, qui est assurée par un sénéchal, s'étend sur 37 paroisses et trèves environnantes. Après l'extinction des juridictions féodales, Saint-Renan devint le siège de la justice royale du Bas-Léon, lequel fut transféré à Brest en par lettres patentes de Louis XIV, de même que les foires (six foires annuelles étaient organisées) et marchés (chaque samedi) qui faisaient jusque-là la prospérité de la ville. Mais les marchés furent maintenus en toute illégalité et rétablis en 1689 grâce au marquis de Kernezne de la Roche, seigneur du Curru et aux protestations des Renanais. En 1681, Louis XIV transfère la cour de justice à Brest, ce qui entraîne une régression économique de la ville.

L'hôpital Saint-Yves de Saint-Renan est ainsi décrit à l'époque de Louis XIV : C'est « une maisonnette couverte d'ardoises consistant en une cuisine où il y a un lit pour une servante (...), n'en peut mettre davantage, deux armoires, une table, un coffre et à l'étage une petite chambre avec six couchettes pour les femmes et les filles, un galetas au-dessus pour le bois. Au pied oriental de ladite maison : une chapelle dédiée à saint Yves et au-dessus une chambre séparée en deux parties, lesquelles sont remplies de six couchettes pour les hommes ».

Julien Maunoir prêcha une mission à Saint-Renan en 1649.

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Saint-Renan de fournir 3 hommes et de payer 19 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne ».

L'ancienne église paroissiale est détruite par un incendie en 1760 et le culte est alors transféré dans la chapelle Notre-Dame de Liesse, à l'origine simple chapelle du prieuré de Saint-Renan dépendant de l'abbaye de Saint-Mathieu, dont la tour gothique, victime de la foudre, s'écroule en 1768. L'église fut reconstruite les années suivantes.

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Saint-Renan en 1778 :

« Saint-Renan ; gros bourg, dans un fond ; à 12 lieues un quart de Saint-Pol-de-Léon, son évêché ; à 50 lieues de Rennes et à 3 lieues de Brest, sa subdélégation et son ressort. Cette paroisse relève du Roi et compte 1 000 communiants; la cure est présentée par l'Évêque. Trois grandes routes aboutissent au bourg. Le territoire est abondant en grains et fourrages : les chevaux qu'on y élève sont forts et vigoureux. (...) »

Dans la suite de ce même texte, Jean-Baptiste Ogée fait des confusions entre Saint-Renan et Locronan, plaçant notamment à tort la forêt de Névet à Saint-Renan alors qu'elle se trouve près de Locronan.

La cure de Saint-Renan était en 1786 l'une des plus pauvres du diocèse de Léon avec moins de 300 livres de revenu, pas plus que la portion congrue à cette date.

Guillaume Bougaran, « notaire du Roy en la sénéchaussée de Saint-Renan et Brest », est maire de Saint-Renan en 1787.

Révolution française

Yves Amalric, notaire à Saint-Renan, fut l'un des commissaires chargé de la rédaction définitive du cahier de doléances commun de la sénéchaussée de Brest.

En 1793, un camp, dit "camp de Saint-Renan" ou "camp de Lanrenap", fut installé en 1793 près de Saint-Renan (sur les communes de Lanrivoaré et Milizac) sur décision du Comité de Salut public : formé de huttes, il accueillit des hommes de la levée de 300 000 hommes dans des huttes sommaires : « C'était un site sauvage, désert, privé de toute ressource, mais bien choisi pour commander la côte du nord de la Rade de Brest, pour la couvrir et pour éclairer [contrôler] des rivages fréquentés par les contrebandiers anglais et les déserteurs de notre marine ». Le , Georges-Louis Camarec, maire de Saint-Renan, se rend au camp pour représenter l'administration à la fête civique de prestation du serment de fidélité à la République des « braves militaires citoyens » du 77e régiment. La cérémonie s'achève « dans la plus parfaite allégresse et au bruit de vingt-deux coups de canon ».

Le XIXe siècle

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée décrivent ainsi Saint-Renan en 1845 :

« Saint-Renan : petite ville, commune formée de l'ancienne paroisse du même nom, aujourd'hui cure de 2e classe, chef-lieu de perception, résidence d'une brigade de gendarmerie, bureau d'enregistrement, bureau de poste. (...) Selon M. de Fréminville, il y avait à Saint-Renan une église du XIIIe siècle, dont le portail subsistait encore en 1832. L'église paroissiale est moderne. Il y a une chapelle dans le bas de la ville, à l'hospice. (...) Saint-Renan et Locronan ont une complète analogie de nom (...) [Saint-Renan] est nommée dans le Léonnais "Loc-Ronan-ar-Fancq" pour la distinguer de l'autre localité. (...) La ville forme à elle seule la commune, et ne compte pas plus de trois ou quatre exploitations rurales. Il y a foire le deuxième samedi de janvier et le premier de mai, les troisièmes mercredi de juin, juillet, septembre et novembre. Marché le samedi. Géologie : constitution granitique. On parle le breton. »

Fin , des détachements du 23e régiment d'infanterie de ligne durent être envoyés dans les cantons de Saint-Renan et Lannilis « pour prévenir les émeutes à l'occasion des grains » en raison de la disette qui sévissait alors.

En 1869, l'église paroissiale Notre-Dame-de-Liesse fut agrandie sur les plans de Joseph Bigot par l'adjonction du chœur actuel de style roman ; une tribune fut construite en 1891.

Des halles, ou cohue, à ossature bois, existaient à Saint-Renan depuis des siècles. Elles furent remplacées en 1880 par des halles à structure métallique, remplacées elles-mêmes en 1960 par des halles en béton qui furent détruites en 1992. Le grand lavoir de Saint-Renan (il existait déjà un lavoir en 1840) est agrandi en 1875 et couvert en 1909.

Benjamin Girard en 1889 décrit ainsi Saint-Renan :

« La petite ville de Saint-Renan, chef-lieu du canton de ce nom, est traversée par deux routes départementales et par plusieurs chemins de grande communication ; elle n'a jamais été murée ni pourvue d'aucune espèce de fortifications. (...) À part quelques maisons en bois et sa vieille halle, elle n'offre rien de curieux du point de vie archéologique ; on voit cependant, dans le bas de la ville, le portail, assez bien conservé, d'une église du XIIIe siècle qui s'élevait jadis à cet endroit. L'église paroissiale actuelle porte la date de 1772. Saint-Renan est un centre commercial assez important. Ses foires et ses marchés sont très suivis. »

Le traitement de l'abbé Janvier, curé de Saint-Renan, supprimé le  (en raison de l'emploi du breton par le prêtre), fut rétabli à partir du .

Le XXe siècle

La ligne des Chemins de fer départementaux du Finistère entre Brest et Saint-Renan ouvre le et son prolongement entre Saint-Renan et Ploudalmézeau le . Cette ligne ferma dès 1935.

L'hôpital de Saint-Renan est inauguré le  ; il a été financé grâce à un legs de 600 000 francs de Mme Romain Le Jeune. C'est désormais un hôpital et résidence pour personnes âgées.

Un congrès de l'Union régionaliste bretonne se tint à Saint-Renan du 9 au .

L'élevage des postiers bretons était une activité importante : "C'est dans le Finistère nord-ouest, depuis Lesneven jusqu'à la pointe Saint-Mathieu, en passant par les cantons de Lannilis, Ploudalmézeau et Saint-Renan, que naissent les chevaux les plus lourds de la race".

Les querelles liées à la laïcité

En 1902, l'abbé Stéphan, curé-doyen de Saint-Renan, soutenu par les royalistes, se présenta aux élections législatives contre l'abbé Gayraud, jugé par lui trop libéral, lequel fut réélu député, obtenant 8 671 voix contre 5 511 pour l'abbé Stéphan.

La congrégation des Filles de la Croix avait implanté une école pour filles à Saint-Renan. En 1903, l'établissement de Saint-Renan comptait 155 élèves dont 13 chambrières, 4 demi-pensionnaires et 6 pensionnaires lors de sa fermeture en vertu de la loi sur les congrégations. En les Frères de Ploërmel, qui tenaient l'école des garçons, sont poursuivis devant le tribunal correctionnel de Brest car ils continuent clandestinement à tenir leur école en s'habillant comme des laïcs et en se faisant appeler "Monsieur" au lieu de "Frère".

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Saint-Renan porte les noms de 73 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Parmi eux, trois (Henry Bouvet de La Maisonneuve, François Lannuzel, Eugène Le Gall) ont été décorés de la Croix de guerre et de la Médaille militaire ; Henri Le Chuiton a reçu la Croix de guerre. Outre François Lannuzel et Henri Le Chuiton, six autres marins (Jean L'Hostis, Joseph Martin, Jean Mével, Ernest Mingam, Joseph Ropars, Yves Trent) sont disparus en mer ; un autre marin (Francis Chuiton) est décédé à Patras (Grèce) à bord du Bambara. Un soldat (Jean Pochard) a été tué à l'ennemi à Zocchi (Italie), les autres sont décédés sur le sol français.

Louis Marie Dujardin (né le à Saint-Renan, décédé le à Saint-Renan), médecin et photographe, a laissé 457 clichés pris pendant la Première Guerre mondiale illustrant la vie quotidienne des soldats à l'arrière du front. Ces photographies se trouvent désormais aux Archives départementales du Finistère.

L'Entre-deux-guerres
La Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts de Saint-Renan porte les noms de 44 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles Yves Le Borgne, victime du naufrage du paquebot Président Doumer, torpillé par le sous-marin allemand U-304 le . Un monument commémoratif dédié aux résistants FFI du canton de Saint-Renan morts pour la France se trouve au Cosquer en Plougonvelin.

Un avion bombardier du squadron 61 de la Royal Air Force, qui venait de bombarder des navires allemands dans le port de Brest, touché par la flak allemande, s'écrasa au nord-ouest de Saint-Renan le . L'un des aviateurs, le sergent canadien Griffith, marcha jusqu'au bord de l'Aber Ildut, puis fut caché, d'abord dans une ferme isolée de Saint-Renan, puis à Brest, ensuite au Faou, enfin au château de Tréfry en Quéménéven chez Césaire de Poulpiquet, avant, aidé par le docteur Vourc'h, d'être convoyé à Angers, puis de franchir la ligne de démarcation à La Haye-Descartes et de se rendre à Lyon où il fut pris en charge par un autre convoyeur, membre du réseau Pat O'Leary qui l'accompagna jusqu'à la frontière espagnole.

L'après Seconde Guerre mondiale

Sept soldats (Marcel Calvez, Joseph Cleach, Jean Cloarec, Jean Le Borgne, Goulven Perrot et deux autres) originaires de Saint-Renan sont morts pendant la Guerre d'Indochine et trois (Daniel Gourvennec, Michel Le Hir, Jean Lorvan) pendant la Guerre d'Algérie.

La modification des limites communales en 1955

Par décret du , des portions de territoire dépendant des communes de Plouzané, Plouarzel et Milizac sont rattachées à la commune de Saint-Renan dont la superficie était très petite (18 hectares seulement à l'origine, 1 331 hectares de nos jours) :
« Art 1er : Les villages de :
1° Quillimerrien, Trévisquin-Bian, Trévisquin-Bras, Kérastang, Kernévézic, Kérarguen, le Poteau, Mespaul, Kéravel et Pontavennec, dépendant actuellement de la commune de Plouzané (canton de Saint-Renan, arrondissement de Brest, département du Finistère) ;
2° Penhoat, Kéradraon, Kergozan, Douric, Kéravel, Kerborzoc, Manoir-de-Kerborzoc, Lanven, Bout-du-Pont et Kerzu-Vian, dépendant actuellement de la commune de Milizac (canton de Plabennec, mêmes arrondissement et département) ;
3° Pont-du-Château, dépendant actuellement de la commune de Plouarzel (canton de Saint-Renan, mêmes arrondissement et département),
tels qu'ils sont représentés par les lignes continues roses, jaunes et vertes sur le plan annexé au présent décret, sont rattachés à la commune de Saint-Renan (canton de Saint-Renan, mêmes arrondissement et département). »

L'exploitation de l'étain entre 1960 et 1975

Entre 1960 et 1975, grâce à la découverte d'importants gisements de minerai dans les marais qui bordent la rivière l'Aber-Ildut, Saint-Renan devint la capitale européenne de l'étain. Les gisements alluvionnaires de cassitérite, un minerai stannifère, furent exploités par la COMIREN (Compagnie des Mines de Saint-Renan) à l'aide d'une drague suceuse à désagrégation placée sur un ponton flottant (plus de 5 200 tonnes de concentrés à 74 % d'étain ont été produits).

Les trous creusés pour l'exploitation de l'étain seront ensuite remplis par l'eau de la rivière, créant six lacs, dénommés, d'amont en aval : lac de Pontavennec, lac de Ty Colo, lac de la Comiren (du nom de la Compagnie minière de Saint-Renan), lac de Tréoualen ou de la Laverie, lac de Poulinoc et lac de Lannéon.

Le XXIe siècle

En 2002, la ville de Saint-Renan a fait l'acquisition d'une propriété d'une superficie de 2 000 m2, au cœur même du centre historique, entre deux des plus anciennes rues de Saint-Renan, la rue Coat an ed et la rue Casse-la-foi. Ce jardin d'agrément, réhabilité, est aujourd'hui ouvert aux promeneurs sous le nom de « Jardin de la coulée verte ».

Le collège public Simone-Veil a été inauguré le  ; il accueille pendant l'année scolaire 2021-2022 450 élèves.


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Héraldique

Blason
D'or au cheval gai cabré de sable.
Détails
D'après le sceau de la cour de justice ducale de Saint-Renan (XIVe siècle), le cheval rappelle les nombreux marchés aux chevaux de Saint-Renan.
Utilisé sur le site internet de la commune.

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