Mellac
Localisation

Mellac : descriptif
- Mellac
Mellac [mɛlak] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.
Géographie
Localisation
Mellac est une commune du sud-est du Finistère. Historiquement, elle appartient à la Cornouaille.
Relief
Les altitudes les plus élevées se rencontrent dans la partie nord de la commune, atteignant 101 mètres au lieu-dit le Buzit et plus de 90 mètres dans toute cette région (ce qui explique l'encaissement de la vallée de l'Isole, le cours d'eau coulant vers 22 mètres d'altitude) ; elles s'infléchissent progressivement vers le sud du territoire communal (le manoir de Kernault est à 71 mètres d'altitude), s'abaissant jusqu'à une soixantaine de mètres dans l'extrême sud près du moulin de la Boulaie.
Morphologie urbaine
Le bourg de Mellac occupe une position centrale au sein du finage communal et n'est distant que d'environ 5 km du centre ville de Quimperlé. Les lieux-dits de Stang Veil et de Roz Glaz et la cité de Ty Lann situés au sud-est appartiennent aux faubourgs de la ville de Quimperlé. La commune est traversée à son extrémité sud par la voie express RN 165. Une zone d'activité, la Z.A de Kervidanou, a vu le jour dans les années 1980 à proximité de la voie rapide sur un territoire situé à la frontière des communes de Mellac et Quimperlé, tout proche de Baye.
Des moulins se sont installés sur la rive droite de l'Isole, notamment le Moulin Blanc, acquis en 1925 par les Papeteries du Mauduit (de Quimperlé) et le moulin de Pontégan, désormais en ruine, ancien moulin à blé et à « foulleret » (servant à blanchir et resserrer la trame des draps en lin) qui existait déjà en 1432.
Pendant la deuxième moitié du XXe siècle l'agglomération de Mellac s'est développée le long de la Route nationale 165 (celle d'avant la voie express, actuelle RD 765) au détriment du bourg traditionnel autour de l'église.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Son territoire est délimité au nord et à l'est par le cours de l'Isole, dont la vallée est très encaissée, formant par endroits de véritables gorges, et à l'ouest par celui du Bélon dont les versants de sa vallée sont nettement moins pentus. L'Isole matérialise la frontière avec les communes de Querrien et Tréméven tandis que le Bélon matérialise la frontière avec la commune de Le Trévoux. Par ailleurs, le Dourdu, un petit affluent de la Laïta long de 9 km, prend sa source près du village de Kerfeunteun et draine une bonne partie du territoire de la commune.
Le Bélon, d'une longueur de 26 km, prend sa source dans la commune de Bannalec et se jette dans l'Océan Atlantique en limite de Moëlan-sur-Mer et de Riec-sur-Bélon, après avoir traversé six communes.
L'Isole, d'une longueur de 48 km, prend sa source dans la commune de Roudouallec et se jette dans l'Ellé à Quimperlé, après avoir traversé huit communes. Les caractéristiques hydrologiques de l'Isole sont données par la station hydrologique située sur la commune de Quimperlé. Le débit moyen mensuel est de 4,4 m3/s. Le débit moyen journalier maximum est de 98,6 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 153 m3/s, atteint le .
Le Dourdu, d'une longueur de 10 km, prend sa source dans la commune et se jette dans l'Ellé à Quimperlé.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Intérieur », exposée à un climat médian, à dominante océanique.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 108 mm, avec 15,5 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Lanvénégen à 11 km à vol d'oiseau, est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 215,0 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.
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Histoire
Toponymie
Mellac est mentionné pour la première fois vers 1050 dans le cartulaire de Quimperlé sous la forme Plebs Mellac. Mellac est probablement une ploue du haut Moyen-Âge, son nom d'origine gallo-romaine associant au radical gaulois mello- (colline), le suffixe gallo-romain -acos .
Le nom du hameau de Beuzit (en Mellac) provient du breton beuzit, qui provient lui-même du latin buxetum ("buis") ; cet arbuste est la trace de la présence à cet endroit d'une ancienne villa gallo-romaine.
De nombreux toponymes de lieux-dits sont en langue bretonne, par exemple « Beg ar roz (extrémité du coteau), Rozglaz (coteau boisé), Kerdouric (hameau du petit cours d´eau), Rouas (le ruisseau), Feunteuniou (hameau des fontaines), Kergoat (hameau du bois), Buzuec (lieu avec bouleaux), Pen Lan (bout de la lande), (...) Purit (dérivé du latin pomaridum, pommeraie)».
Préhistoire et Antiquité
La présence de plusieurs stèles gauloises, à Kervidanou, Kernault, Buzit, L'Isle, attestent d'une occupation humaine ancienne.
Moyen Âge
Mellac fut une paroisse de l'Armorique primitive englobant la paroisse Saint-Michel de Quimperlé, Baye, Lothéa et sa trève de Trélivalaire, Clohars-Carnoët et Moëlan ; elle s'étendait alors sur 14 000 hectares entre la Laïta, l'Isole et le Belon.
À l'époque féodale, les terres de Mellac étaient pour la plupart du fief de la puissante seigneurie de Quimerc'h, dont le siège était situé à Bannalec. Celle-ci disposait du droit de haute, moyenne et basse justice et un gibet à quatre piliers se dressait sur le tertre de Roz-Glaz. Certains manoirs étaient du fief direct du duc, puis du roi.
Les maisons nobles de Mellac étaient : en le manoir de Lenez, qui appartenait à Yves du Hautbois, qui possédait aussi celui du Buzuech (ou Buzit) ; en le Plessis, à Richard de Kermorial ; en , le Breil-Boutier, à Guillemette, dame du Breil-Boutier.
Le manoir de Kernault fut construit vers 1470 par Yvon du Liscoët. Au milieu du XVe siècle, un conflit éclate entre Yvon de Lescoët, seigneur de Kernault, et Jean de Talhouët, époux de Jeanne de Hautbois, propriétaire du manoir de La Boulaie, au sujet des droits de prééminence dans l'église paroissiale de Mellac. Ce dernier fit briser les armes des de Lescoët dans la vitre principale de l'église. Le , il s'obligea à les rétablir. Les armes des principales familles nobles de Mellac, autrefois visibles dans les vitres de l'église, sont aujourd'hui observables dans la verrière de la chapelle du manoir de Kernault où elles ont été transférées au XIXe siècle. On y reconnait les blasons des familles suivantes : de Quimerc'h, de Lescoët, du Tertre, de Hautbois, le Veyer, du Bot, de Guer.
Époque moderne
Au XVIe siècle, la moitié de la paroisse de Mellac (25 villages) dépendaient du manoir de Kernault. Le manoir reste jusqu'en 1989 propriété de la même famille, même si les noms ont changé lorsque l'héritage a été transmis par des femmes : familles Le Bœuf, Le Voyer (constructeur du grenier à pans de bois surélevé sur un portique), Coëtnours, du Vergier, de Kerhorlay et de Poulpiquet successivement.
D'autres manoirs sont au XVIe siècle présents à Stang an Dellec, La Boulaie, Kermadiou, Le Purit, Kermabon, Guilligourgant, Keringant, Kerguenadou et Lenes.
Mellac prend part à la révolte des Bonnets rouges en 1675. Un habitant, René Bengloan, prêtre de son état, est exclu de l'amnistie royale accordée en .
En 1759 la paroisse de Mellac devait chaque année fournir 28 hommes pour servir de garde-côtes.
Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Mellac en 1778 :
« Mellac ; à 8 lieues trois quarts à l'est-sud-est de Quimper, son évêché ; à 30 lieues deux tiers de Rennes et à 1 lieue de Quimperlé, sa subdélégation et son ressort. Cette paroisse relève du Roi et compte 1 400 communiants. La cure est présentée par l'Abbé de Quimperlé. Le territoire est inégal et renferme des terres incultes, et quelques autres assez bien cultivées. (...). »
Révolution française
La commune de Mellac est créée, comme toutes les communes de France, en 1790. La paroisse, tout d'abord supprimée et rattachée à la paroisse Saint-Michel de Quimperlé, fut recréée lors du Concordat de 1801.
L'abbé Guillaume Guillou, recteur de Mellac depuis 1783, refusa de prêter le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé, ainsi que son vicaire l'abbé Auffret. Il fut arrêté le et emprisonné au château de Brest, puis en divers autres lieux avant d'être libéré après avoir consenti à prêter le serment de fidélité exigé le 16 brumaire an IV ( ; il décéda le 23 germinal an VI () à Lothéa.
Le , Le Paige de Bar émigre en embarquant à Névez avec plusieurs autres personnes dont Le Breton, curé de Nizon et Auffret, vicaire de Mellac.
Jean Marie Du Vergier de Kerhorlay, seigneur de Kerhorlay, ancien officier des vaisseaux du roi, chevalier de Saint-Louis et ses fils, qui habitaient le manoir de Kernault (ils avaient aussi un domicile à Quimperlé), quittèrent Mellac pour Paris, et furent considérés comme des émigrés, leurs biens placés sous séquestre. Mme Du Vergier de Kerhorlay fut emprisonnée un temps à Quimperlé à partir de . Le manoir de Kernault servit de cachette à plusieurs prêtres réfractaires pendant la Révolution.
Le XIXe siècle
A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Mellac en 1845 :
« Mellac (sous l'invocation de Saint-Pierre-ès-Liens) ; commune formée par l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. (...) Principaux villages : Kerzéellec, Kermellac, Buzit, le Rest, Kerdouric, Kerfloc'h, Buzuec, le Bourgneuf, Kergalla Garenne, Quilvidic. Maison notable : manoir de Kernault. Superficie totale : 2 637 hectares, dont (...) terres laourables 1 255 ha, prés et pâturages 177 ha, bois 198 ha, canaux, étangs, mares 8 ha, landes et incultes 853 ha (...). Moulins : 5. Outre l'église, il y a les chapelles Saint-Caradec et de la Madelaine. La route royale n°165, dite de Nantes à Audierne, traverse cette commune de l'est à l'ouest. Géologie : presque tout le terrain qui environne le bourg repose sur granite ; le gneiss se montre çà et là. On parle le breton. »
Au XIXe siècle le domaine de Kernault est transformé en ferme expérimentale.
À partir de 1862, la commune est traversée par la ligne de chemin de fer Paris-Quimper. Un arrêt existe même sur la commune, qui sera progressivement désaffecté.
En 1861, l'ancienne église, qui menaçait ruine, fut temporairement fermée (elle datait des XVe siècle et XVIe siècle et disposait d'un ossuaire et d'un porche méridional). Elle est remplacée par un édifice bâti selon les plans de l'architecte diocésain Joseph Bigot dans le style néo-gothique, construit à partir de 1862 et achevé en 1886 et doté l'année suivante de vitraux offert par la famille Du Vergier.
Le XXe siècle
La Belle Époque
Le , Kerlouet, curé de Mellac, fait partie des 31 prêtres du diocèse de Quimper dont les traitements sont retenus par décision du gouvernement Combes « tant qu'ils ne feront pas emploi de la langue française dans leurs instructions et l'enseignement du catéchisme » car ils utilisaient le breton.
Le les habitants de Mellac empêchèrent l'inventaire des biens d'église de la paroisse en s'opposant à l'entrée dans l'église des agents du gouvernement.
La Première Guerre mondiale
Le maire élu en 1912, Louis Le Boëdec, étant mobilisé, il fallut en 1915 élire un maire provisoire, Guillaume Le Bérou ; Louis Le Boëdec, prisonnier de guerre, ne revint qu'en et reprit alors ses fonctions.
Le monument aux morts de Mellac porte les noms de 50 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux, par exemple, Mélan Guigourès, mort dans les combats de Maissin (Belgique) dès le ; Mathurin Jouan, marsouin, disparu en mer lors du naufrage du Provence II le et Louis Du, disparu en mer le ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français dont Mathurin Le Gall, qui fut décoré de la Croix de guerre ; François Goanvic, sapeur au 5e régiment du génie, décédé des suites de ses blessures après l'armistice dans un hôpital militaire parisien le fut le dernier mort mellacois de la Première Guerre mondiale.
L'Entre-deux-guerres
La culture des pommiers à cidre
Le journal L'Ouest-Éclair écrit en 1936 :
« Dans la région quimperloise comprise entre Guilligomarc'h et Mellac de l'Est à l'Ouest, Nizon et Clohars-Carnoët du Nord au Sud, la culture du pommier est poussée très activement. Les crus de Clohars et de Riec surtout sont reconnus unanimement pour être les meilleurs, avec ceux du secteur voisin de Fouesnant. Cette année, contrairement à 1935, la récolte s'annonce magnifique. (...) Une délégation s'est rendue à Paris dans le but de faire revaloriser la pomme à cidre et pour obtenir du gouvernement que les mêmes ressources soient prises dans les années d'abondance comme pour le vin. »
La Seconde Guerre mondiale
Le monument aux morts de Mellac porte les noms de 12 personnes (Jean Beuze, Alain Bretin, Émile Forlot, Jean Harnay, F. Le Gac, Jean-Marie Le Gall, Louis Le Noc, N. Martin, Jean Morin, Joseph Saux, Joseph Thépot, Marc Thépot ; ces deux derniers cités sont morts en déportation, Joseph Thépot le et Marc Thépot le , tous deux dans le Camp de concentration d'Ebensee (Autriche) mortes pour la France pendant la Deuxième Guerre mondiale.
L'après Seconde Guerre mondiale
Roger Berthou est mort pour la France pendant la guerre d'Indochine des suites de ses blessures le à Saïgon (Cochinchine) et Yves Millour pendant la guerre d'Algérie.
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Toponymie
Mellac est mentionné pour la première fois vers 1050 dans le cartulaire de Quimperlé sous la forme Plebs Mellac. Mellac est probablement une ploue du haut Moyen-Âge, son nom d'origine gallo-romaine associant au radical gaulois mello- (colline), le suffixe gallo-romain -acos .
Le nom du hameau de Beuzit (en Mellac) provient du breton beuzit, qui provient lui-même du latin buxetum ("buis") ; cet arbuste est la trace de la présence à cet endroit d'une ancienne villa gallo-romaine.
De nombreux toponymes de lieux-dits sont en langue bretonne, par exemple « Beg ar roz (extrémité du coteau), Rozglaz (coteau boisé), Kerdouric (hameau du petit cours d´eau), Rouas (le ruisseau), Feunteuniou (hameau des fontaines), Kergoat (hameau du bois), Buzuec (lieu avec bouleaux), Pen Lan (bout de la lande), (...) Purit (dérivé du latin pomaridum, pommeraie)».
Ces informations proviennent du site Wikipedia (v2.1 – 23/07/2025 11:36:05). Elles sont affichées à titre indicatif en attendant un contenu plus approprié.
Mellac dans la littérature
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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260127-203508
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