Le Palais
Localisation

Le Palais : descriptif
- Le Palais
Le Palais [lə palɛ] est une commune française située sur l'île de Belle-Île-en-Mer dans le département du Morbihan et la région de Bretagne. C'est un port de pêche, de commerce et de plaisance bien abrité du vent.
Géographie
Situation
Le Palais est l'une des quatre communes de l'île, la plus importante par sa population et son activité administrative et portuaire. Situé sur la côte nord-est, le bourg du Palais et ses trois bassins orientés vers l'est, sont établis dans une ancienne ria, bien abrités au nord par le rocher de la citadelle. Ses coteaux exposés au sud sont couverts de jardins où poussent des plantes méridionales : vignes, figuiers, châtaigniers, noyers, palmiers, bougainvilliers.
Les distances entre le bourg du Palais et les autres bourgs de l'île sont de : 4,5 km avec Bangor, 5,8 km avec Sauzon et 8 km avec Locmaria.
Le Palais est situé à une distance de 15 km de Quiberon, de 16 km avec Île-d'Houat, de 19 km avec Saint-Pierre-Quiberon et de 21 km avec Hœdic.
L'altitude de la commune varie de 0 à 58 mètres, sa superficie est de plus de 17 km2 (1 743 hectares).
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par divers petits cours d'eau.
Climat
Le bourg du Palais bénéficie d'un climat océanique, bien protégé des vents du nord-ouest par la falaise de la citadelle. Les amplitudes thermiques y sont encore moins marquées que sur la côte, le gel plus rare, les plantes méditerranéennes comme la vigne, le figuier ou le noyer prospèrent spontanément dans le vallon de Roserière.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 781 mm, avec 13,3 jours de précipitations en janvier et 6 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Bangor à 4 km à vol d'oiseau, est de 13,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 680,8 mm.
Transports publics
Par mer (moteur)
Pour accéder à Belle-île par Le Palais, il existe des liaisons maritimes régulière depuis Quiberon, notamment la ligne régulière historique de la Compagnie morbihannaise de navigation (SMN) dont l'exploitation est depuis 2008 confiée par le conseil général du Morbihan à la Compagnie Océane, filiale créée à cet effet par le groupe Véolia.
D'autres compagnies de navigation privées proposent l'été des liaisons maritimes régulières vers Le Palais depuis La Turballe (Navix-Compagnie de Îles), Port-Navalo, Vannes (Compagnie du Golfe, les Vedettes du Golfe).
Des bateaux taxis permettent aussi d'effectuer des traversées à la demande via Le Palais (Atmos'Air Marine, Tours des Îles).
Le canot de sauvetage de la SNSM peut être utilisé pour des liaisons en cas de mauvaise mer.
Par mer (voilier)
Une liaison régulière par un bateau à passager à voile est mise en place à partir du printemps 2021. De Mars à Octobre le catamaran Iliens fait 2 ou 3 rotations par jour depuis Quiberon en transportant 50 passagers, pour une durée de traversée d'une heure et demie.
Par air
L'île est également accessible par avion, avec un aérodrome situé 4 km du Palais, sur la commune de Bangor.
L'hélicoptère des pompiers permet de transporter les malades et les blessés vers l'hôpital de Lorient.
Par terre
La gestion des transports publics terrestres est confiée par la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer à la société Fal Cars Les Cars Verts. À partir du Palais, il existe un service de lignes régulières de bus (Belle-Île bus), avec trois lignes :
- vers Locmaria en passant par la plage des « Grands sables » ;
- vers Bangor et Port Coton ;
- vers Sauzon, la plage de Donant et la pointe des Poulains.
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Toponymie
Le nom de la commune ne vient pas de l'existence d'un palais. Les plus anciennes formes du nom du fort et du bourg sont Paloë (XIe siècle), Palloë villa, le château de Balaë (carte du XVIe siècle), orthographié aussi Pelé (plan 1640), Pallay (sans article) en 1579. Le nom a été rhabillé en français au début du XVIIe siècle sous la forme actuelle Palais puis (au XIXe siècle) Le Palais avec un article.
Les Bellilois continuent à appeler la commune Palais, et non Le Palais, et à dire que l'on habite à Palais et pas au Palais.
Comme Vindillis, le nom Palais est probablement antique, c'est-à-dire gaulois, et signifierait « fort de la grande île ». Si comme Guerveur sa formation est postérieure aux migrations bretonnes, selon Alain Le Buhé, professeur de breton vannetais (le breton parlé anciennement sur l'île), s'appuyant sur l'ouvrage de Léon Nédellec Toponymie de Belle-Ile paru en et celui de Pierre Gallen Anthologie des expressions Belliloises, il pourrait venir de Pah le ou Pac'h le : le « champ au veau » ou le « clos du veau ».
Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de La Montagne, puis à nouveau Palais (sans article) en 1793 et Le Palais en 1801.
Selon des prescriptions universitaires récentes, le nom de la commune devrait être retranscrit en breton Porzh-Lae.
Les différentes parties de ce qui fait aujourd'hui le bourg de Palais sont apparues avec des noms différents : il y avait le quartier de la Haute Boulogne près du château et celui de la Basse Boulogne près du port. Les ports portaient les noms communs du Havre et de la Rade (avant port), tandis que la dune qui les séparait s'appelait les Cabancs. Le château primitif des moines dont il reste quelques voûtes de caves portait le nom breton de Roz-er-Yér, devenu Roserières.
Histoire
Antiquité
Belle-Île est désignée dans les itinéraires antiques sous le nom de Vindilis (« belle île »), et comme insulae venetii « îles vénétiques » avec Houat, Hœdic et Quiberon, ce qui faisait de Palae un port des Vénètes, une escale pour leurs navires à voiles à fonds plats qui ressemblaient à de gros sinagots actuels et qui assuraient le trafic avec l'Île de Bretagne depuis leur capitale Vannes.
Moyen Âge
Au Xe siècle, l'île ayant été dépeuplée à cause des incursions des pirates qui les pillent pour se ravitailler, Geoffroi Ier, la donne en 1004 aux bénédictins de l'abbaye de Redon qui s'installent sur l'île sous la conduite de Catvallon, y font venir des colons et construisent une première citadelle après 1029. Son fils la rend en 1029 à Alain Canhiart qui remplace les moines de Redon par ceux de l'Abbaye Sainte-Croix de Quimperlé. L'île était ravagées par des pirates anglais, le , le roi Philippe le Bel écrit à Édouard II d'Angleterre, pour se plaindre de leur pillage et de l'enlèvement de plusieurs religieux et habitants. Les attaques de pirates s'étant renouvelés, le roi Henri II prescrivit en 1558 aux religieux de Quimperlé de construire un fort à Palais, et d'y employer les pierres de granit de la démolition du château d'Auray. On voit encore au village de Roserière, une voûte et une partie de la façade de leur construction.
Époque moderne
En 1549, la volonté de conquête anglaise pour en faire une base avancée menaçant les côtes de France, conduit Charles IX à confier en 1572 la construction d'un fort pour protéger l'accès au port de Palais à Albert de Gondi, en le faisant comte puis marquis de Belle-Île.
Le Comte de Montgomery, à la tête d'une escadre anglaise, se présenta en 1573 devant l'île, et s'empara du Palais, du fort et de tout le territoire, qu'il évacue au bout de trois semaines à l'annonce de l'arrivée d'une escadre royale. La famille de Gondi règne pendant 86 ans, en favorisant le développement de la ville et de sa prospérité.
En 1576, Albert de Gondi nomme capitaine-gouverneur du marquisat Guiton Goué de la Valette, avec mission d'entreprendre la construction du premier fort de Belle-Île.
Au XVIIe siècle, Nicolas Fouquet devient marquis de Belle-Île, avec l'obligation d'entreprendre de gros travaux pour terminer le fort au lieu-dit Haut-Boulogne. Après sa condamnation pour malversations, la seigneurie est conservée par sa femme Marie-Madeleine de Castille qui habitera le château Fouquet dont il ne reste un pavillon en ruine, mais la place militaire est reprise par le roi qui la met sous l'autorité du gouverneur de Bretagne, et c'est Vauban qui réédifie une citadelle à la fin de ce XVIIe siècle. Le port est devenu royal, la ville de Palais en a conservé le pavillon aux armes de France et de Navarre.
Un établissement hospitalier est fondé en 1659 à l'initiative de Mme Fouquet avec l'aide de saint Vincent de Paul auquel elle demande d'envoyer des filles de la Charité "pour le soulagement des malades et l'instruction des enfants pauvres", l'hôpital royal Saint-Louis, qui reçut son agrément en 1724 et dont il ne subsiste aujourd'hui que le plan d'ensemble, une aile construite en 1767 et le portail d'entrée.
La citadelle est assiégée et prise une seconde fois par les Anglais en 1761, la jetée détruite sera reconstruite en 1768.
Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, plus de 70 familles acadiennes persécutées par les Anglais s'installent au Palais. Aujourd'hui, une association maintient des liens entre les descendants d'Acadiens et l'Amérique du Nord.
Le XIXe siècle
En 1806, les communes de Hoëdic et d'Île-d'Houat sont intégrées à celle du Palais, puis à nouveau détachées en 1891.
Au milieu du XVIIIe siècle, des baraquements sont construits sur les glacis de la citadelle, au lieu-dit Haut-Boulogne, afin d'y recevoir 3 000 détenus. La partie sud des quais est terminée en 1844, et le pont tournant de la citadelle livré à la circulation.
Au XIXe siècle, deux activités se développent. D'une part la pêche des sardines qui, grâce à la découverte de Nicolas Appert, peuvent être mises en boites dans cinq conserveries qui sont construites à Palais, d'autre part le tourisme avec :
- en 1852, création de la Société des bains de mer de Belle-Île ;
- en 1853, publication du Guide du voyageur aux Bains de Belle-Île-en-Mer ;
- en 1879, déclaration d'utilité publique de la ligne d'Auray à Quiberon qui est mise en servivce par l'État en 1882 et aussitôt concédée à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans qui fera la promotion du tourisme ;
- en 1891, Parution de la première édition du Guide pratique du voyageur à Belle-Île-en-Mer.
Le XXe siècle
La Belle Époque
L'Abri du marin du Palais est inauguré en :
« Vers 1900, Le Palais voit affluer les chaloupes de toute la côte pour la saison de la sardine. Pendant les mois d'été, une imposante flottille douarneniste, bigoudène et concarnoise envahit l'avant-port et le bassin à flot. Là, plus qu'ailleurs peut-être, l'hospitalité qu'offre l'Abri [du marin] peut s'avérer d'une grande utilité pour les équipages en relâche. Jacques de Thézac fait appel à M. Sauvrezis, commissaire de l'Inscription maritime, afin d'obtenir la concession d'un terrain auprès des Domaines. Les largesses du marquis Guy de Polignac et une subvention de la Marine nationale permettront de faire aboutir le projet. »
L'Abri du marin ferma en 1965 et fut démoli par la suite en raison de l'aménagement des quais.
La poursuite de l'essor progressif du tourisme
- en 1911, création du syndicat d'initiative ;
- en 1918, première colonie de vacances qui s'installe dans l'ancienne villa du baron de L'Espée, prêtée par ses héritiers au diocèse de Nancy ;
- en 1927, Le Palais est classée station de tourisme. Une taxe de séjour y est perçue.
La Première Guerre mondiale
La Seconde Guerre mondiale
Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands s'installent sur l'île et réquisitionnent le château de Bordonéo qui est représenté sur un service de table en faïence de Quimper commandées pour la table du commandant dont il reste quelques exemplaires. Contrairement au premier gouverneur anglais de l'occupation de 1761, les commandants allemands se sont montrés très respectueux des personnes et des biens des Bellislois.
Ils construisent en un abri infirmerie composé d'une salle d'examen, d'un bloc opératoire et de deux chambrées ; édifice restauré entre 2012 et 2015.
Le bombardement total des villes de Palais, Quiberon, Auray et Vannes avait été prévu par les Américains dans son projet d'un second débarquement à Quiberon.
L'après Seconde Guerre mondiale
Le XXIe siècle
En , le maire de Sauzon propose de centraliser les quatre communes en une commune unique. La communauté de communes élabore un document de présentation en avril. Le projet de création d'une commune nouvelle pour Belle-île est inscrit à l'ordre du jour du conseil communautaire du , 15 votes sur 23 se prononcent en faveur du projet.
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Culture
La ville de Palais possède une bibliothèque municipale devenue médiathèque en 2021, la salle d'exposition Omnibus à la mairie, la salle polyvalente Arletty qui peut se transformer en auditorium de 300 places qui appartient à la Communauté de communes, une salle de cinéma municipal.
L'ancienne chapelle Saint-Sébastien est en cours de restauration pour créer une nouvelle salle d'exposition municipale.
Le Musée de la citadelle situé dans la Citadelle Vauban présente des collections historique sur l'histoire de Belle-Île.
Héraldique
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Les armoiries du Palais se blasonnent ainsi : |
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Le Palais dans la littérature
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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260128-105529
Source du document imprimé : https://www.gaudry.be/lieu/fr/fr-bre/34169.html
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