Saint-Léry

Localisation

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Saint-Léry : descriptif

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Saint-Léry

Saint-Léry [sɛ̃ leʁi] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie

Situation

Communes limitrophes de Saint-Léry
Mauron Mauron
Mauron Saint-Léry Gaël
Ille-et-Vilaine
Mauron Mauron

La commune de Saint-Léry est presque enclavée dans la commune de Mauron qui l'enserre au sud, à l'ouest et au nord. Elle est limitrophe côté est de la commune de Gaël et du département d'Ille-et-Vilaine.

Elle est à la limite nord-ouest de la forêt de Paimpont, mythique Brocéliande.

Relief et hydrographie

Saint-Léry est une commune de petite superficie dont le relief est assez plat : le point le plus haut (89 mètres) est à la limite nord-ouest de la commune et le point le plus bas est à 58 mètres à la pointe sud-ouest du finage communal, d'où un dénivelé de seulement 31 mètres. Le bourg, excentré à l'est du territoire communal, est vers 65 mètres.

Le réseau hydrographique se limite au Doueff, un affluent de l'Yvel et sous-affluent du Ninian (lequel est un affluent de l'Oust et fait donc partie du bassin hydrographique de la Vilaine), qui sert côté est de limite communale avec Gaël et départementale avec l'Ille-et-Vilaine et côté sud avec Mauron ; son affluent de rive droite le Ruisseau de Brambily sert aussi un temps de limite communale avec Mauron.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Doueff et le ruisseau de Brambily.

Le Doueff, d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune de Mauron et se jette dans l'Yvel à Mauron.

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de la Chapelle (3,53 ha).

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique altéré, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Intérieur Est », avec des hivers frais, des étés chauds et des pluies modérées.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 737 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 6,1 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Merdrignac à 16 km à vol d'oiseau, est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,0 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.

Transports

La route principale, qui traverse la partie ouest de la commune, est la D 766 (ancienne Route nationale 166 déclassée, allant de Vannes à Dinard). Le bourg n'est desservi que par des routes secondaires.

Une piste cyclable a été aménagée sur le site occupé par l'ancienne ligne ferroviaire de Ploërmel à La Brohinière entre les bourgs de Saint-Léry et de Mauron.

Paysages et habitat

Le nord-est de la commune est occupé par le château du Loû, son domaine boisé et son étang. Les seuls autres écarts de la commune sont la Croix Loriche et La Noē des Grées.

Malgré la petitesse de la commune, deux zones d'activités économiques s'y sont développées : l'une au sud de la commune sur la rive droite du Doueff, entre les hameaux de La Noë des Gréees et Brambilly en direction de Mauron ; l'autre est le parc d'activités des Pierres Blanches à la limite ouest de la commune.

Le bourg traditionnel a développé une périurbanisation côté sud-ouest en direction du bourg de Mauron.


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Toponymie

Le nom de la commune vient du saint éponyme qui aurait fondé un monastère sur le territoire au VIIe siècle.

Histoire

Préhistoire

François-Marie Cayot-Delandre signale en 1847 l'existence de deux tumuli vous l'un de l'autre et élevés d'environ 4 mètres.

Moyen-Âge

Saint Léri [Léry] est un saint breton du VIIe siècle dont le culte n'existe qu'à Saint-Léry et, sous le nom de saint Laur, à Montertelot (l'assimilation de saint Laur à saint Léry est toutefois incertaine). Léry, Livry ou Laurus aurait été disciple de saint Méen et serait né en Grande-Bretagne. Débarqué à Aleth, il vint peu après dans la région (la légende lui prête d`avoir descendu le cours de l'Oust en se servant de son manteau comme canot jusqu'à Montertelot), le roi Judicaël l'ayant doté de terres près de Mauron.

Mais ce récit est incertain (un autre récit hagiographique le fait naître dans le Broerec): la Vita Leri n'est connue qu'à travers deux manuscrits datant du XVIIIe siècle, le premier étant celui de Dom Lobineau, qui écrit que Léri « y bâtit une cellule, ou petit monastère, qui a depuis porté son nom et qui, ayant été ruiné par la suite, soit par le décadence naturelle des bâtiments anciens, soit par les Normands, n'est plus aujourd'hui qu'une paroisse qui conserve le nom et le tombeau de saint Léri ».

À Saint-Léry, la légende fait venir la dépouille de Léri [Léry] dans un cercueil en pierre traîné par des bœufs et suivi d'un petit chien.

Le tombeau de saint Léry se trouve dans l'église paroissiale (en réalité un enfeu puisque le corps du saint a été transféré dans l'abbaye Saint-Julien de Tours lors des invasions normandes et qu'il y fut détruit par des protestants en 1562) ; Joseph-Marie Le Mené le décrit ainsi : « Le saint est représenté couché, tenant la crosse d'une main, un livre de l'autre et appuyant les pieds sur un lévrier. Sur le devant sont sculptés quatre anges en prière, séparés par des colonnettes ; sur la bordure de la table se lit une inscription gothique en relief : Cy fut mips te corps de monsigneur sainct Léri ».

Une motte féodale se trouve à proximité du château du Loû.

Selon Jean-Baptiste Ogée, en 1400, le manoir de Saint-l'Héri appartenait à Jean de Saint-l'Héri ; le manoir du Loup, à Pierre Thomas.

Temps modernes

En 1730, Saint-Léry appartenait au doyenné de Montfort, à la seigneurie de Gaël (antérieurement, au XIe siècle, à l'abbaye de Saint-Méen) et à la sénéchaussée de Ploërmel.

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Saint-Léry en 1778 :

« Saint-L'Héri : dans un fond ; à 3 lieues au Sud de Saint-Malo, son évêché ; à 9 lieues de Rennes ; et à 4 lieues et demie de Montauban, sa subdélégation. Cette paroisse ressortit à Ploërmel, et compte 300 communiants: la cure est présentée par l'Abbé de Saint-Méen. Le territoire, couvert d'arbres et buissons, renferme des terres labourables, des prairies, et des landes. Cette paroisse porte le nom de son fondateur Saint L'Héri, à qui Judicaël, Roi de Bretagne, donna, l'an 632, un terrain pour y bâtir un monastère, où il demeura avec ses compagnons. Ce monastère ayant été ruiné par les guerres, on a édifié fur ses ruines une église paroissiale en l'honneur de ce saint. »

La seigneurie du Loû a appartenu successivement aux familles Thomas (en 1400), du Blé, Perrault (en 1514), du Fail (à la fin du XVIe siècle), Avril et Desgrées (en 1656 Gillette Avril, veuve de Jean de Cosquat et décédée sans enfant, lègue par testament sa fortune et la vaste seigneurie du Loû à son neveu, Jean Desgrées). Jean-Baptiste Ogée indique aussi que vers 1778 le manoir du Loup [Loû] appartenait à M. Du Loup des Grées et que les maisons de Lanloup, de la Noë-Verte, de Kerdivel, Kervernec, Kerguistin, et du Plessis-au-Prévôt datent de l'époque moderne.

Révolution française

Saint-Léry est érigé en commune en 1790 et la paroisse est transférée dans le diocèse de Vannes lors du Concordat de 1801.

Le XIXe siècle

En 1829 Yves-Raoul Desprez de la Morlais, grâce à l'argent reçu par la Commission d'Indemnité, en exécution de la loi du , au profit des anciens propriétaires ou ayant-droit des anciens propriétaires de biens-fonds confisqués ou aliénés révolutionnairement, achète le château du Loû à une branche cadette de la famille Desgrées du Loû.

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Saint-Léry en 1853 :

« Saint-L'Héry ou Saint-Léry : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. Géologie : schiste argileux. On parle le français [en fait le gallo]. »

Le XXe siècle

La Belle Époque

Emmanuel Desgrées, seigneur du Loû, avocat, fut le fondateur du journal L'Ouest-Éclair en 1899.

Bertrand Desprez de la Morlais, maire de Saint-Léry, fut condamné à 25 francs d'amende pour outrages aux gendarmes de la brigade de Mauron lors de l'inventaire des biens d'église auquel il s'opposa. Il fut révoqué le

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Saint-Léry porte les noms de 13 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale : parmi eux Lucien Théaud, caporal, est mort de maladie le alors qu'il était interné en Suisse ; tous les autres sont morts sur le sol français (dont Raoul Des Prez de la Morlais, capitaine au 270e régiment d'infanterie , chevalier de la Légion d'honneur et Croix de guerre avec palme, mort des suites de ses blessures le à l'hôpital Bégin de Saint-Mandé et Eugène Guillotin, sergent au 161e régiment d'infanterie, Croix de guerre avec étoile d'argent, tué à l'ennemi le à Saint-Hilaire-le-Grand (Marne).

L'Entre-deux-guerres

Anne des Prez de la Morlais, fille de Maurice des Prez de la Morlais (alors maire de Saint-Léry), se marie le à Saint-Léry avec François Desgrées du Loû (fils d'Emmanuel Desgrées, fondateur du journal L'Ouest-Éclair), l'un des deux fondateurs le du journal Ouest-France, avec son beau-frère Paul Hutin-Desgrées.

La Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts de Saint-Léry porte les noms de 2 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale : Eugène Communier, prisonnier de guerre mort le à Staßfurt, un kommando dépendant du camp de concentration de Buchenwald et Guy Des Prez de la Morlais, résistant, pilote d'avion, mort le au camp de concentration de Bergen-Belsen.


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Saint-Léry dans la littérature

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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260111-155626
Source du document imprimé : https://www.gaudry.be/lieu/fr/fr-bre/262408.html

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