Langoëlan

Localisation

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Langoëlan : descriptif

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Langoëlan

Langoëlan [lɑ̃ɡwɛlɑ̃] est une commune française, du canton de Gourin, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Toponymie

La forme écrite en breton de la commune est Laoulan.

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Langouelan en 1448, en 1464, en 1477 et en 1481 ; Langouellan en 1513 ; Lanvoellan en 1536 ; Langoeslan en 1793 ; Langoelan en 1801.

Cette graphie, correspondant à la forme orale en breton populaire, est attestée à l'écrit de manière ancienne également. Notamment par le nom du journal paroissial Bro Laoülan édité dès les années 1900, dans les écrits de l'écrivain du Pays Pourlet Gwilham er Borgn (1866-1927), du Bleun-Brug, ou par Pierre Le Padellec fondateur du Kan ar Bobl, dans la revue Mil-Bouton édité par l'association Kafe Bara Amonenn qu'il dirigeait.

D'autres formes ont pu être utilisées en breton comme Leuelan, Leuelann, Laoulann ou encore Lanwelan. Cette dernière forme avait été retenue par l'Office de la langue bretonne, ou par le linguiste Hervé Abalain. Mais ce choix était vivement contesté par les élus locaux, des associations, et des habitants. La forme Laoulan ou Laoülan restait d'ailleurs usitée par Skol Vreizh, Bretagne Culture Diversité, Dastum, dans les médias tels que Radio Bro Gwened, France 3 Bretagne, France Bleu Breizh Izel, ou par les entreprises et associations locales. Une délibération du conseil municipal a finalement été votée à l'unanimité le 1er mars 2023 et indiquait Laoülan comme nom écrit en breton. Le conseil scientifique de L'Office public de la langue bretonne, présidé par le lexicographe Francis Favereau, a voté à l'automne 2023 en faveur de la graphie Laoulan, sans tréma[réf. souhaitée].

Le suffixe lann permet de dater la fondation de la paroisse au haut Moyen Âge. Lann est défini comme un lieu de culte chrétien, il s'agit aussi, à l'époque d'une entité locale bretonne christianisée en entité administrative religieuse. Elle est suivie par gowelañ qui signifie pleurer. Origine qui peut provenir de l'histoire locale liée à la mort du roi Salomon[réf. souhaitée].

Géographie

Localisation

Langoëlan est situé dans le nord-ouest du département du Morbihan. La commune appartient d'un point de vue administratif à la communauté d'agglomération du Pays du Roi Morvan et à l'arrondissement de Pontivy. Elle appartient par ses traditions au Pays Pourlet et à la Basse Bretagne. Le bourg de Langoëlan est situé à vol d'oiseau à 19,5 km à l'ouest-nord-ouest de Pontivy et à 62,7 km au nord-ouest de Vannes.

Communes limitrophes de Langoëlan
Mellionnec
Côtes-d'Armor
Lescouët-Gouarec
Côtes-d'Armor
Silfiac
Ploërdut Langoëlan Séglien
Ploërdut Ploërdut Locmalo

Relief et hydrographie

La commune est traversée du nord au sud par le Scorff, rivière qui prend sa source à 5 km au nord du bourg, au village de Saint Auny, au pied de Mane Skorn, sur la commune de Mellionnec. La commune s'étend sur 2 227 hectares dont 386 hectares de bois. Le bourg est situé sur une colline qui culmine à 202 mètres d'altitude. Le bourg domine à l'ouest la vallée du Scorff et à l'est l'étang du Dordu. Au nord de la commune, le bois de Coët-Codu couronne une colline qui culmine à 274 mètres et constitue le plus haut sommet de Langoëlan.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Scorff, la Sarre, le ruisseau de Kerlann, le ruisseau de Guernarpin, le ruisseau du Maçon en dour, le ruisseau du Moulin du pont houarn et divers autres petits cours d'eau.

Le Scorff, d'une longueur de 79 km, prend sa source dans la commune de Ploërdut et se jette dans le Blavet en limite de Lorient et de Lanester, après avoir traversé 18 communes.

La Sarre, d'une longueur de 35 km, prend sa source dans la commune de Lescouët-Gouarec et se jette dans le Blavet à Pluméliau-Bieuzy, après avoir traversé neuf communes.

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang du Dordu (11,34 ha).

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Finistère nord  » et « Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée ». Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Monts d'Arrée », avec des hivers froids, peu de chaleurs et de fortes pluies.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 078 mm, avec 15,8 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Plouay à 24 km à vol d'oiseau, est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 149,0 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.


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Histoire

Préhistoire

Néolithique

L'occupation du territoire communal est ancienne comme l'atteste la présence d'un dolmen daté de 4 000 av. J.-C. à La Villeneuve, appelé Ty ar Koriganed (la Maison des Korrigans).

Âge du bronze

Une tombe de l'Âge du bronze près du village de Saint-Houarno a été fouillé vers 1970. Deux autres sites funéraires datant de l'Âge du bronze ont été identifiés : le tumulus de Kerservant et la nécropole du Cosquer. Par ailleurs un dépôt d'objets en bronze contenus dans une poterie a été découvert en 1981 par un cultivateur au lieu-dit Botcazo. Le dépôt, daté de la fin de l'Âge du bronze (1000 à 800 av. J.-C.), renfermait des bijoux (un collier de 115 perles pesant 200 g, 5 bracelets dont un bracelet orné avec des bouts à « tampon » de 80 g de forme elliptique), des outils (7 haches, 4 racloirs, 1 crochet à viande et des accessoires d'habillement et de harnachement) ainsi que des armes (une pointe de lance, un talon de lance, une virole de pommeau d'épée, un fragment d'une épée en « langue de carpe »). Il y avait aussi quelques débris d'objets et des lingots en bronze et certains en cuivre. Certains lingots contenaient aussi du plomb et de l'argent. Au total le dépôt pesait 4 kg.

Âge du fer

Un souterrain de l'Âge du fer a été fouillé au bourg en 1973.

Antiquité

Le territoire est traversé par la voie romaine nommée Hent Ahès qui relie Castennec à Vorgium, dont le tracé est encore bien perceptible entre Le Merzer et Le Coledic Vraz.

Moyen-Âge et Temps Modernes

Au lieu-dit de Talhouët, une campagne de sondages et de relevés topographique a permis de mettre au jour une enceinte fortifiée bâtie à la fin du VIIe siècle, et remaniée durant le Xe siècle.

Meurtre du roi Salomon

Dans la nuit du 24 au 25 juin 874, le roi de Bretagne Salomon, qui avait été livré par des comtes bretons (dont son gendre Pascweten et Gurwant, gendre d'Erispoë) à des seigneurs francs, fut supplicié par ces derniers en un lieu-dit appelé le Merzer (le Martyr en français), situé probablement en Langoëlan. Il fut contraint d'assister au meurtre de son jeune fils Wigon, avant d'avoir lui-même les yeux crevés. Son corps, retrouvé sans vie le lendemain matin, fut inhumé, conformément à ses vœux au monastère de Plélan, auprès de son épouse Wenbrit.

Les paroisses de Langoëlan et Le Merzer

La paroisse de Langoëlan, dont le nom est mentionné pour la première fois dans un document de 1268, est de constitution ancienne comme l'indique le préfixe Lan, ayant le sens de ermitage ou monastère. Cependant une partie de son territoire actuel dépendait d'une autre paroisse nommée Le Merzer mentionnée au XIVe siècle ; les deux paroisses sont cependant unies dès la fin du XIVe siècle, bien qu'en gardant leur autonomie : l'église de Le Merzer avait son cimetière où l'on enterra jusqu'en 1817. La partie ouest de la paroisse de Le Merzer, qui comprenait le village de Kerservant, sera détachée de Langoëlan et rattachée à Ploërdut après la Révolution.

Les seigneuries

À l'époque féodale, plusieurs seigneuries se partageaient le territoire de Langoëlan. La plus importante d'entre elles était celle de Coëtcodu. Après avoir appartenu aux Coëtuhan et aux Penhoët, elle échut aux du Fresnay à la suite du mariage de Guillaume du Fresnay avec Béatrice de Penhoët. Puis elle passa aux Guimarho, aux Perenno et finalement aux Le Vicomte. La seigneurie de Coëtcodu possédait les droits de haute justice à Langoëlan, tenait ses plaids généraux le 12 juin et disposait de fourches patibulaires à Park en Justis. Par ailleurs ses seigneurs se déclaraient prééminenciers et supérieurs de l'église saint-Barnabé où ils avaient droit de banc et droit d'afficher leurs armes. Les seigneurs de Kerservant en Ploërdut avaient aussi droit de justice et fourche patibulaire et leurs armes figuraient aussi dans l'église paroissiale. Les sieurs de Tronscorff étaient les vassaux de ces derniers.

Le XVIIIe siècle

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Langoëlan en 1779 :

« Langouelan ; à 13 lieues et 1/2 au nord-ouest de Vannes, son évêché, à 24 lieues et 1/2 de Rennes et à 1 lieue 2/3 de Guemené sa subdélégation. Cette paroisse dont la cure est à l'alternative, ressortit du Siège royal de Hennebon (sénéchaussée d'Hennebont). On y compte 1500 communiants, y compris ceux de Merzer, sa trève. Il s'y tient une foire le 11 juillet de chaque année. Ce territoire offre à la vue des plaines, des coteaux, des terres labourables, des prairies et beaucoup de landes. La rivière d'Escorf (de Scorff) qui passe à L'orient (Lorient) où elle se jette dans la mer, y prend sa source. On remarque dans cette paroisse les ruines d'une tour circulaire, bâtie en pierre de taille que les habitants nomment la maison du Dieu de Paris ou Tydoue Baris. On prétend qu'elle fût bâtie du temps du paganisme, par un gentilhomme du pays qui était allé à Paris, où il avait été témoin dans cette ville de l'honneur qu'on rendait en cette ville à la déesse Isis. On assure, par tradition, que ce gentilhomme, pénétré de vénération pour cette déesse , fit bâtir ce temple en son honneur. Quoi qu'il en soit cette tour se nomme encore la maison ou le temple du dieu de Paris. »

Le XXe siècle

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Langoëlan porte les noms de 84 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 3 (Pierre Joseph Fourdan, Louis Marie Le Berre, Barnabé Pasco) sont morts en Belgique ; 1 (Marc Le Dantec) est mort en Grèce ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français. Le premier à être tombé sur le champ d'honneur est Barnabé Pasco le 22 août 1914 à Maissin en Belgique.

L'Entre-deux-guerres

Albert Haïk, entrepreneur de travaux publics à Paris, né à Tunis en 1885, fait construire à la fin des années 1920 dans le bourg à la demande de son épouse Marie-Louise Le Nouveau qui est née à Langoëlan en 1889 une maison détonnant par son architecture pour le moins originale et qui n'est pas sans rappeler les constructions mauresques ce qui lui vaut le surnom de "Château de l'émir". La construction utilise des matériaux variés et pour certains novateurs : béton, brique, moellon enduit imitant la pierre de taille. La partie la plus originale de l'édifice est une tourelle circulaire servant de belvédère couverte d'un dôme de ciment. La demeure est aussi surnommée "Château Haik" du nom de son commanditaire. Riche et généreux, il a offert à l'église une cathèdre d'origine auvergnate d'une grande valeur ainsi que des statues et les personnages d'une magnifique crèche. La maison sera occupée par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.

La Seconde Guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, en juin 1944, la section FFI de Langoëlan-Mellionnec dirigée par François Le Guyader était composée d'une vingtaine de résistants ; au cours de la journée du , le village de Kergoët, situé à 2 km au nord du bourg de Langoëlan, fut le théâtre de combats acharnés entre l'armée allemande et la compagnie résistante FTPF locale, dirigée par Désiré Le Trohère ("capitaine Alexandre"). Les Allemands subirent de lourdes pertes puisque 35 de leur soldats périrent et 60 à 70 autres furent blessés. Parmi les victimes du côté français, un civil, Joseph Le Padellec, patron de ferme dans ce village, fut sauvagement frappé puis abattu par les soldats allemands ; les résistants perdirent 5 ou 6 hommes (dont Le Gouar, Le Padellec, Pimpec : leurs corps furent retrouvés calcinés dans la ferme incendie des époux Le Padellec) , ainsi qu'un parachutiste SAS, Fernand Bonis ("Bonneau" dans la résistance). Des membres de la famille Baucher, du village Petit-Rose en Silfiac, soupçonnés d'avoir dénonce les maquisards, furent sommairement exécutés le par des FFI sans que leur culpabilité soit établie avec certitude.

La guerre d'Indochine

Deux soldats originaires de Langoëlan sont morts pour la France pendant la Guerre d'Indochine : Louis Marie Palaric à Hanoï le 12 août 1950 et Pierre Joseph Le Guevel le 17 mai 1951 à Nhatrang.

Le XXIe siècle

En 2019, la construction de poulaillers géants suscite l'opposition d'une partie des habitants.

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Langoëlan dans la littérature

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