Morez
Localisation

Morez : descriptif
- Morez
Morez (prononcé « Moré ») est une ancienne commune française située dans le département du Jura, en région Bourgogne-Franche-Comté
Depuis le 1er janvier 2016, à la suite de son regroupement avec les communes de La Mouille et Lézat, elle est le chef-lieu de la commune nouvelle de Hauts de Bienne dont elle prend le statut de commune déléguée. Marquée aux XXe et XXIe siècles par l'industrie de la lunette, après avoir été, au XIXe siècle, la capitale de l'horloge comtoise, Morez est située à proximité de la frontière suisse, au pied de la station des Rousses
Elle est la deuxième ville du parc naturel régional du Haut-Jura.
Géographie
Localisation
Située dans une cluse, Morez est enserrée dans la vallée de la Bienne, ce qui explique son extension sur 3 kilomètres de longueur. Le site de Morez est facilement reconnaissable grâce aux montagnes qui l'enserrent et à la silhouette des viaducs du chemin de fer.
Les communes voisines sont :
- Morbier qui surplombe Morez au Nord ;
- Bellefontaine ;
- Les Rousses et Longchaumois avec notamment le lieu-dit la Doye en prolongement de la vallée de Morez vers le sud ;
- La Mouille qui fait partie, avec Morez, de la commune nouvelle des Hauts de Bienne.
Géologie et relief
L'altitude, qui varie de 650 m à 1 302 m sur l'ensemble de la commune, présente des différences importantes selon les quartiers de la ville :
- Bas de Morez (691 m) au niveau de la confluence entre l'Evalude et la Bienne ;
- Morez centre (720 m environ) ;
- Morez-dessus (760 m) sur le flanc ouest de la vallée ;
- Villedieu (745 m) sur le flanc est de la vallée, au-dessus de la gare SNCF ;
- Sur Le Puits (815 m) sur le flanc est de la vallée, au-dessus du centre-ville.
Le territoire de la commune comprend également une partie de la forêt du Risoux.
Transports
Malgré sa situation géographique isolée au sein du massif du Jura, Morez bénéficie de liaisons directes vers Lyon et la Suisse. La ville se trouve ainsi sur la route nationale 5 reliant historiquement Paris à Genève. Par la route, Morez est à 35 km de Nyon, 53 km de Genève et 158 km de Lyon.
La gare de Morez permet de rejoindre en correspondance Paris-Gare-de-Lyon en quatre heures, mais aussi Saint-Claude et Lyon par Oyonnax et Bourg-en-Bresse.
La ligne de chemin de fer passant à Morez est surnommée la « ligne des hirondelles ».
Toponymie
« La cluse, alors connue sous le nom de Combe Noire, voit s'installer deux moulins près de la Bienne ; ils sont mentionnés dans un parchemin daté de 1531. C'est vers 1565 qu'un certain Étienne Morel, sans doute à cause de l'approvisionnement aisé en bois, va installer sa forge dans ce qui n'est encore que la Combe Noire. La Combe Noire va rapidement devenir la Combe à Morel, prononcé Moré, puis passer au Morez que l'on connaît actuellement ».
Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Morez-la-Montagne.
Histoire
Au XVIe siècle, les premiers habitants de la Combe Noire sont descendus des villages voisins pour y installer des moulins sur les bords de la Bienne.
Ces moulins sont ensuite remplacés par un chapelet de martinets de forge, de clouteries et de scieries, utilisant l'énergie hydraulique. La famille Morel serait la première à s'y installer, elle laissera son nom à la ville de Morez.
L'arrivée de la route au XVIIIe siècle favorise l'économie.
Morez devient une commune à part entière en 1776, et se développe au XVIIIe siècle et surtout au XIXe siècle du fait de son essor industriel important centré sur la métallurgie : tréfilerie, clouterie, horlogerie, émaillerie et lunetterie.
Au XXe siècle, l'industrie se spécialise dans la lunetterie.
Le 11 novembre 1912, une concession ferroviaire est accordée par la Suisse pour une ligne allant de Nyon à la frontière française. Le 6 avril 1913, Raymond Poincaré, président de la République française, signe la déclaration d'utilité publique de la ligne reliant La Cure à Morez. La partie suisse est achevée en 1917, la française en 1921. Deux compagnies exploitent la ligne: côté suisse, la Compagnie du Chemin de fer Nyon-Saint-Cergue-Morez (NStCM), côté français les Chemins de fer électriques du Jura (CFEJ), puis la Régie départementale du chemin de fer Morez-La Cure (MLC), jusqu'à ce que cette dernière ne décide en 1958 d'abandonner l'exploitation de son tronçon.
Jean-Marc Olivier, historien ayant étudié le phénomène d'industrialisation spécifique au bassin morézien, a mis au jour le concept d'industrialisation douce. Il s'arrête notamment sur la succession de trois cycles techniques entre 1750 et nos jours : ceux de la clouterie, de l'horlogerie de parquet (horloges comtoises), et de la lunetterie (1880 à nos jours).
Clouterie
La fabrication des clous est une des premières industries locales. À l'origine, plusieurs martinets, actionnés par des roues à eau, sont situés au bord de la Bienne.
Horlogerie
À partir de la fin du XVIIe siècle, l'horlogerie se développe dans la région de Morez (les frères Mayet à Morbier).
La production d'horloges comtoises reste artisanale jusqu'au XIXe siècle, la production devient alors industrielle et dépasse 100 000 pièces par an dans les années 1850. Il est à noter qu'une partie non négligeable des personnes employées travaillent à domicile. En 1854, est créée une école d'horlogerie.
Si l'horlogerie morézienne bénéficie bien du voisinage suisse pour obtenir la technique de l'émail en 1777, elle reste techniquement indépendante.
Aux XIXe et XXe siècles, Morez et Morbier sont aussi un centre important de production d'horloges monumentales.
Émaillerie
Le savoir-faire de l'émail s'implante à Morez au milieu du XVIIIe siècle grâce à des émailleurs venus de Suisse pour produire des cadrans d'horloges.
Les techniques de l'émail sur métal (le cuivre puis l'acier) sont utilisées pour fabriquer des plaques de rue, des cœurs de cimetière (plaques découpées en forme de cœur et portant une épitaphe), des panneaux indicateurs ou publicitaires. Plusieurs familles d'émailleurs se distinguent : les Jacquemin, les Renaud et les Girod.
Ce savoir-faire est toujours vivant à Morez grâce à la maison de l'émail.
Lunetterie
En 1796, un cloutier, Pierre-Hyacinthe Caseaux a une idée: il utilise du fil de métal pour fabriquer des bésicles. C'est le début de la lunetterie morézienne, qui connaît son essor au milieu du XIXe siècle. Au début du XXe siècle, l'horloger Henri Lissac, qui restera maire de Morez de 1908 à 1931, fonde l'entreprise de lunetterie qui porte son nom.
Constantin Cottet, lunettier de Morez, en 1902 fonde l'entreprise d'optique Cottet à Barcelone, qui sera l'une des principales du secteur en Espagne.
Métier d'Art
La tradition industrielle de Morez et le savoir-faire local justifie le label «Ville et Métiers d'Art». Ce label regroupe une sélection de soixante-trois communes en France.
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Morez dans la littérature
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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260126-135121
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