Veurey-Voroize
Localisation

Veurey-Voroize : descriptif
- Veurey-Voroize
Veurey-Voroize est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes, correspondant à l'ancienne province du Dauphiné
Veurey-Voroize est également une des 49 communes adhérentes de la métropole Grenoble-Alpes Métropole. Géographiquement, le territoire de la commune de Veurey-Voroize est bordée par l'Isère sur sa limite orientale et par le massif du Vercors dans sa partie occidentale
Bien que située dans l'aire urbaine de Grenoble, une grande partie du territoire de la commune est d'ailleurs située en zone de montagne. À la suite d'un nouveau découpage territorial mise en application à l'occasion des élections départementales de 2015, le territoire de la commune se situe désormais sur le territoire du canton de Fontaine-Vercors. Ses habitants sont dénommés les Veurois.
Géographie
[modifier | modifier le code]Situation et description
[modifier | modifier le code]Situation
[modifier | modifier le code]Situé en partie sur les premiers contreforts des falaises du massif du Vercors, mais également dans la vallée de l'Isère, sur la rive gauche de cette rivière, le territoire communal se positionne au nord-ouest de Grenoble et au sud-est de Voiron. le territoire de Veurey-Voroize est partiellement intégrée au parc Naturel Régional du Vercors depuis 2008.
La commune se situe à 15 km au nord-ouest de Grenoble, préfecture du département de l'Isère, à 93 km au sud-est de Lyon, préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes, à 297 km de Marseille et à 563 km de Paris[1].
Description
[modifier | modifier le code]Le village possède encore au début du XXIe siècle une assez forte connotation rurale même si celui-ci a connu un triplement de sa population depuis le début des années 1960.
Selon Patrick-Olivier Eliott, auteur du livre Vercors-Safari Patrimoine édité en 2010, le bourg central semble « être un doux labyrinthe aux ruelles étroites »[2]. La plus grande partie du village est, en effet, nichée sur une petite élévation au pied de la montagne de la Cuche[3], sommet de la bordure septentrionale du massif du Vercors et entaillée par le cours d'un torrent, la Voroize qui traverse son bourg central. Cette commune présente donc, au niveau de son bourg central et de quelques hameaux (notamment le quartier dénommé les Jayères), d'importantes dénivellations.
Quelques îlots d'habitations plus récentes, composées de petites villas et d'immeubles de type résidentiel se situent en contrebas (tel que le quartier dénommé Les Cordées), au niveau d'une vallée de l'Isère relativement resserrée, au débouché d'un défilé répertorié par les géographes sous le nom de cluse de Voreppe[4], marqué dans sa partie méridionale par le bec de l'Échaillon, en partie situé sur le territoire de Veurey-Voroize.
Communes limitrophes
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Voici ci-dessous une carte représentant le découpage territorial des communes limitrophes :
Géologie et relief
[modifier | modifier le code]Le « calcaire à polypiers de l'ancienne carrière du Bec de l'Échaillon », est un site géologique remarquable de 3,12 hectares qui se trouve sur les communes de Veurey-Voroize et Saint-Quentin-sur-Isère. Ce site d'intérêt sédimentologique est classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique » en 2014[5].
Hydrographie
[modifier | modifier le code]Le territoire communal est sillonné de plusieurs cours d'eau : une rivière et quelques ruisseaux dont on peut découvrir la liste, ci-dessous :
- L'Isère, rivière qui borde la partie orientale du territoire communal, mais assez loin du bourg, ce qui s'explique pour des raisons historique face aux risques de crues. Cette rivière est donc située à la limite orientale du territoire de Veurey-Voroize. Ses affluents ou sous-affluents dans la commune sont :
- La Voroize, torrent originaire du massif du Vercors, ayant sa source sur le territoire de la commune, à la limite des communes de Montaud et de Noyarey.
- Le Ruisset, petit cours d'eau canalisé en provenance de Noyarey et qui rejoint la Voroize au pied du bourg.
- Le Torrent du Gorgeat qui s'écoule vers l'Isère depuis le hameau du Petit Port, au nord de la commune.
Climat
[modifier | modifier le code]En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montargnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 19,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 282 mm, avec 9,8 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Coublevie », sur la commune de Coublevie à 9 km à vol d'oiseau[8], est de 13,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 121,0 mm[9],[10]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[11].
Températures minimales et maximales enregistrées en 2012, 2014 et 2016
[modifier | modifier le code]- 2012
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 0 | −4,7 | 2,3 | 7 | 10,6 | 14,6 | 15,1 | 15,5 | 11,5 | 8,9 | 3,6 | 0,1 |
| Température maximale moyenne (°C) | 7,2 | 4,2 | 18,4 | 17,6 | 23,4 | 26,9 | 27,7 | 29,5 | 23,1 | 18,2 | 12 | 6,6 |
- 2014
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 1,1 | 2 | 2,7 | 7,2 | 9,2 | 13,9 | 15,1 | 14,3 | 12,6 | 9,5 | 5 | 1,4 |
| Température maximale moyenne (°C) | 8,9 | 11,3 | 16,4 | 19,9 | 21,5 | 27,6 | 24,8 | 25,4 | 24,4 | 21,3 | 13,9 | 8,1 |
- 2016
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 1,6 | 3 | 2,7 | 7,1 | 9,5 | 14,5 | 15,7 | 14,6 | 12,9 | 7 | 3,9 | −3,8 |
| Température maximale moyenne (°C) | 9,3 | 11,3 | 13,4 | 17,1 | 21,3 | 25,8 | 28,8 | 29,1 | 26,6 | 16,8 | 11,6 | 6,6 |
Voie routières
[modifier | modifier le code]L'autoroute A48 (autoroute Lyon - Grenoble)
[modifier | modifier le code]L'autoroute A48 est une voie autoroutière permettant la liaison de Lyon à Grenoble. Elle est connectée avec l'A480 à Sassenage et avec l'A49 à Voreppe, non loin de Veurey-Voroize. Cette autoroute est gérée par la société AREA.
La bretelle de sortie no 12 et no 13 permet de rejoindre l'entrée est de la commune de Veurey-Voroize, après la traversée du pont sur l'Isère pour rejoindre la route départementale 1532. La sortie n°13 nécessite l'usage d'une rond-point avant Voreppe.
12 Veurey à 45 km : Valence par RD 1532, Voreppe
13 Voreppe à 51 km : Lyon par RD 1085 et Voiron par RD 1075, Voreppe (demi-échangeur orienté vers Grenoble)
L'ancienne route nationale 532
[modifier | modifier le code]L'ancienne route nationale 532 ou « RN 532 » est une route nationale française reliant Saint-Péray (Ardèche) à Grenoble (Isère). En 2006, la route nationale 532 a été déclassée dans le département de l'Isère en « RD 1532 ». Cette route traverse le territoire de Veurey-Voroize depuis le Nord, limite de la commune de Saint-Quentin-sur-Isère) et vers le Sud, commune de Noyarey sous la dénomination d'«avenue de Valence».
Les routes secondaires
[modifier | modifier le code]La route départementale 218 (RD218), anciennement dénommée route d'Autrans fut créée à l'occasion des Jeux olympiques d'hiver de 1968 organisés à Grenoble. Cette route qui monte jusqu'au bourg de Montaud est cependant fermée au-delà du hameau des Coings, la voie s'étant effondrée en 1992 et laissant le tunnel du Mortier inaccessible par la route, le conseil départemental de l'Isère, gestionnaire de la voirie, n'ayant pas voulu engager des travaux longs et importants pour reconstruire la route pour des raisons de coût.
Modes de transport
[modifier | modifier le code]Lignes d'autobus
[modifier | modifier le code]La commune de Veurey-Voroize qui fut, entre 1895 et 1938, reliée à Grenoble par une ligne de l'ancien réseau de tramway de Grenoble, est toujours reliée au réseau de transports en commun de l'agglomération de Grenoble (réseau TAG), notamment par deux lignes de bus.
- La ligne de bus Proximo no 20
- qui relie Veurey-Voroize (Mairie) avec la commune de Noyarey (Mairie), la commune de Fontaine et la commune de Seyssinet-Pariset (Hôtel de Ville).
- La ligne de bus Flexo no 51
- qui relie le haut de Veurey-Voroize (Châtelard) avec la commune de Saint-Égrève (gare), reliant ainsi la commune avec la ligne E du tramway de Grenoble.
Transport ferroviaire
[modifier | modifier le code]La gare ferroviaire la plus proche est la gare ferroviaire SNCF de Saint-Égrève desservie par les trains régionaux du réseau TER Rhône-Alpes, celle-ci étant située à environ 7 km du centre de Veurey-Voroize.
Cette gare est reliée directement à la Gare de Grenoble, elle-même desservie par des TGV circulant sur les grandes lignes notamment en direction de Paris et Lyon.
Toponymie
[modifier | modifier le code]À l'origine Castrum Voreii, dont la racine Voreium peut évoquer un rocher. Le nom de la cité voisine de Voreppe semble avoir la même origine. Le linguiste Albert Dauzat compare l'élément Vor à celui de Voiron qu'il considère comme une évolution de l'indo-européen kar signifiant « pierre ». Le nom de Veurey a évolué avec le temps : Voroi, Vorey, Vourey, Veurey. Le nom de Voroize qui a été ajouté est celui du torrent qui traverse le village, pour ne pas confondre la commune avec celle de Vourey située quelques kilomètres plus au nord.
Histoire
[modifier | modifier le code]Préhistoire et Antiquité
[modifier | modifier le code]Antiquité
[modifier | modifier le code]- La période gauloise
Durant cette période le site de Veurey-Voroize, proche d'une grande courbe de l'Isère, située légèrement plus au nord, correspondait à la limite méridionale du territoire des Allobroges, ensemble de tribus gauloises occupant l'ancienne Savoie, le nord et le centre du Dauphiné actuel, faisant ainsi face aux limite du territoire de la tribu des Vertamocores, associée au peuple Voconce qui occupait le massif du Vercors, situé plus au sud.
- L'hypothèse du passage de Hannibal
Certains historiens, dont l'académicien et historien militaire Paul Azan, évoquent la possibilité que le grand général et stratège carthaginois Hannibal Barca ait pu passer par Montaud et Veurey-Voroize avant de traverser les Alpes, partir à la conquête de la péninsule Italienne et ainsi rencontrer les troupes de l'Empire romain qu'il vainquit par deux fois au lac Trasimène et à Cannes (Italie).
Le scientifique, docteur en médecine et archéologue amateur français Marc-Antoine de Lavis-Trafford (1880-1960), installé à Bramans dans la vallée de la Haute-Maurienne, a notamment défendu la thèse du passage du général Hannibal Barca, de ses troupes, fantassins, cavaliers et ses célèbres éléphants par la basse vallée de l'Isère et donc par le site de Montaud, non encore édifié, mais seul accès possible pour ne pas entraîner les pachydermes dans les marais du Bec de l'Échaillon qui marque l'entrée de la cluse de Voreppe, impraticable jusqu'à une époque récente (ceux-ci sont situés à égal de distance des bourgs actuels de Saint-Quentin sur Isère et de Veurey-Voroize). Le Dr Lavis-Trafford fit effectuer des fouilles dans les environs immédiats du bourg de Montaud, mais elles ne donnèrent aucun résultat probant.
Aucune artefact de nature archéologique (armes, ossements) n'ayant encore été découverte à Montaud, Veurey-Voroize et leurs environs, rien ne peut donc étayer cette hypothèse, ni l'infirmer, d'ailleurs. La thèse reste donc, jusqu'à présent, recevable[1]. Un site web bien documenté présentent les différentes hypothèses, ainsi que les textes originaux (traduits) de Tite-Live et de Polybe sur la question[2].
- La période romaine
Les carrières située au Bec de l'Échaillon (pointe septentionale[Quoi ?] du Vercors) ont été exploitées au cours du Ier siècle.
Des fouilles effectuées devant l'église Saint-Georges de Veurey ont permis de mettre au jour une villa romaine datant des deux premiers siècles de notre ère. Selon le livre évoquant l'Histoire des communes de l'Isère, le site actuel du village a probablement été un camp retranché établi par les généraux de César[3]. Diverses fouilles ont permis de mettre au jour une voie romaine, ainsi que 8 kg de monnaie à l'effigie des empereurs Valérien à Claude[4].
Moyen Âge et Renaissance
[modifier | modifier le code]Le , un violent orage apporte un surplus d'eau qui provoque la rupture du barrage en pleine nuit et la vidange complète d'un lac formé en 1191 en amont dans la plaine du Bourg-d'Oisans. Grenoble et les paroisses des vallées du Drac et de l'Isère, à l'instar de Veurey, subissent des inondations qui entraînent de nombreux dégâts, particulièrement au niveau de sa batellerie.
Propriété des seigneurs de Sassenage durant le Moyen Âge, la terre de Veurey passe en 1531 aux Vachon, illustre famille de parlementaires du Dauphiné installée à Virieu. L'inventaire de 1589 indique l'existence de vingt fours banaux au village et plusieurs moulins sur la Voroize, des vignes, des vergers, des noiseraies et des châtaigneraies. De nombreuses activités commerciales sont évoquées telles que des tisserands, des chapeliers, un maréchal-ferrant, des boulangers, des cordonniers[5].
Du XVIe siècle au XVIIe siècle, la terre de Veurey passe de la famille Vachon à la famille De Chaulnes (originaire de Noyarey), puis De Chissé.
Les Temps Modernes
[modifier | modifier le code]Au XVIIIe siècle, de nombreuses inondations associées à des hivers très froids affectent le village et les terres agricoles qui l'entourent.
Époque contemporaine
[modifier | modifier le code]Jusqu'à la fin de l'année 1852, un bac à péage permettait de relier les deux rives de l'Isère entre Voreppe et Veurey, cependant un pont est construit durant cette période et celui-ci est inauguré le pour être ouvert à la circulation le [6].
De 1895 à 1938, la commune fut desservie par une ligne de tramway qui la reliait à Grenoble via Fontaine - Sassenage - Noyarey.
En 1928, une forte crue l'Isère, entraîne une très importante inondation de toute la vallée. Le , Le Petit Dauphinois, journal régional de l'époque relate la montée des eaux en ces termes[7] :
«Pour aller à Veurey, il faut donc passer contre le flanc de la montagne, par un sentier qui date de mardi seulement. Mais quel sentier ! Il monte à pic, puis redescend au niveau de l'eau... Enfin après une heure d'acrobatie une heure passée à la conquête d'un équilibre qui vous fuit sans cesse, vous arrivez au village. À Veurey, les belvédères sont nombreux qui permettent de contempler le triste spectacle de la plaine inondée.
Toute la partie basse de Veurey est dans l'eau. Entre le pont et les premières maisons, les eaux courent à une vitesse terrifiante. Quant au pont, il parait avoir été désossé du côté de Voreppe où la maçonnerie seule a subsisté, supportant la pile qui penche d'une façon inquiétante... »
En 1932, le conseil municipal de Veurey propose de transformer le nom de la commune en Veurey-Voroize afin d'éviter les confusions avec la commune voisine de Vourey, située de l'autre côté de l'Isère. Cette proposition sera officialisée la même année[8].
Ces informations proviennent du site Wikipedia (v2.1 – 18/07/2025 19:17:08). Elles sont affichées à titre indicatif en attendant un contenu plus approprié.
Veurey-Voroize dans la littérature
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