Vallon-Pont-d'Arc

Localisation

Carte du monde

Vallon-Pont-d'Arc : descriptif

Informations de Wikipedia (v2.1 – 18/07/2025 19:14:48)
Vallon-Pont-d'Arc

Vallon-Pont-d'Arc est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Vallonais. Vallon-Pont-d'Arc est un haut lieu de la préhistoire et du tourisme culturel

Ce petit village, paisible en hiver, voit sa population multipliée par 10 en été

Son importance touristique vient surtout de ce qu'il est le point de départ de la descente des gorges de l'Ardèche (du pont d'Arc à Saint-Martin-d'Ardèche)

La commune abrite également la Grotte Chauvet, classée au patrimoine mondial, ainsi que sa réplique, la Grotte Chauvet 2.

Géographie

[modifier | modifier le code]

Situation et description

[modifier | modifier le code]

Vallon-Pont-d'Arc se situe aux portes de l'un des plus beaux sites touristiques de France : les gorges de l'Ardèche. Le célèbre pont d'Arc, arche naturelle de plus de 60 mètres de hauteur creusée par la rivière Ardèche et classé « Grand Site de France », lui a donné son nom.

Vallon-Pont-d'Arc est accessible par les Cars Rhône-Alpes depuis les gares de Valence-TGV et de Montélimar ; ainsi que par les autocars départementaux de l'Ardèche depuis Avignon et Aubenas.

Communes limitrophes

[modifier | modifier le code]

Vallon-Pont-d'Arc est entourée de six communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche et appartenant à la communauté de communes des Gorges de l'Ardèche, à savoir :

  • Lagorce, Ruoms, Salavas, Sampzon et Labastide-de-Virac, communes du canton de Vallon-Pont-d'Arc ;
  • Saint-Remèze, commune du canton de Bourg-Saint-Andéol.

Elles sont réparties géographiquement de la manière suivante :

Communes limitrophes de Vallon-Pont-d'Arc
Ruoms Lagorce
Sampzon Vallon-Pont-d'Arc Saint-Remèze
Salavas Labastide-de-Virac

Géologie et relief

[modifier | modifier le code]

Climat

[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 966 mm, avec 6,4 jours de précipitations en janvier et 3,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 13,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 004,7 mm[4],[5]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[6].

Statistiques 1991-2020 et records VALLON SA (07) - alt : 120m, lat : 44°23'30"N, lon : 4°24'13"E
Records établis sur la période du 01-01-1991 au 04-01-2024
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1 1 3,7 6,3 10 13,6 15,7 15,4 12,2 9,3 5 1,8 7,9
Température moyenne (°C) 4,9 6,1 10 13 16,8 20,9 23,5 23,2 18,7 14,1 8,9 5,5 13,8
Température maximale moyenne (°C) 8,9 11,1 16,3 19,6 23,7 28,2 31,4 31 25,2 18,9 12,7 9,2 19,7
Record de froid (°C)
date du record
−10,5
04.01.1993
−10,2
25.02.05
−12,5
02.03.05
−3,6
08.04.21
−0,8
06.05.1991
5,9
21.06.1992
7,1
11.07.1993
7,6
30.08.1998
2,1
27.09.10
−2,9
26.10.03
−8,6
23.11.1998
−10,3
30.12.05
−12,5
2005
Record de chaleur (°C)
date du record
19,7
28.01.02
22,2
28.02.19
29,1
18.03.1997
31,2
29.04.05
35
30.05.01
40,8
28.06.19
41,4
22.07.22
43
22.08.23
36,6
03.09.05
30
02.10.11
21,9
15.11.15
18,7
30.12.21
43
2023
Précipitations (mm) 77,7 51,8 56,6 78,1 85,6 55,5 49 62,3 137,5 134,7 140,8 75,1 1 004,7
Source : « Fiche 7330004 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/01/2024 dans l'état de la base


Hydrographie

[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé par l'Ibie, rivière qui prend sa source dans la commune voisine de Saint-Jean-le-Centenier et parcourt 32,9 km[7] avant de rejoindre l'Ardèche au sud.

Le sud du territoire communal est donc longé par l'Ardèche, affluent droit du Rhône de 125,1 km de longueur[8], qui a donné son nom au département où est implanté la commune.

Voies de communication

[modifier | modifier le code]

Histoire

[modifier | modifier le code]
Rhinocéros à grande corne.

Préhistoire

[modifier | modifier le code]

De nombreuses grottes témoignent de l'occupation importantes, depuis plus de 30 000 ans[1], des sites de la commune[2],[3] :

  • Grottes inscrites sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques :
    • Grotte de la Vacheresse (préhistoire)[4] ;
    • Grotte de Louoï (préhistoire)[5] ;
    • Grotte de Mézelet (préhistoire)[6] ;
    • Grotte du Colombier (préhistoire)[7] (Azilien[8]) ;
    • Grotte du Déroc (préhistoire)[9].
  • Grottes classées au titre des monuments historiques :
    • Grotte d'Ebbou dite de Chamas (Paléolithique supérieur ; Néolithique ; Âge du fer ; Âge du Bronze moyen ; Chalcolithique)[10] ;
    • La grotte Chauvet est une grotte ornée paléolithique[11] située sur la commune de Vallon-Pont-d'Arc. Elle se trouve au lieu-dit de la Combe d'Arc (le cirque d'Estre), qui constitue l'ancien méandre de la rivière Ardèche, avant l'érosion du pont d'Arc. La grotte a été découverte le par Jean-Marie Chauvet, Éliette Brunel et Christian Hillaire. Avec Lascaux (1940), Cosquer (1991) et Cussac (2000), la grotte Chauvet est l'une des grottes françaises majeures par les qualités esthétiques de ses œuvres. Elle présente également un très grand intérêt scientifique, tant d'un point de vue paléontologique que de celui de l'art pariétal. Les peintures de l'époque aurignacienne témoignent de la maîtrise de techniques très diversifiées (préparation des parois, gravures, tracés digités, mains positives, peintures, estompes et recherche de la perspective). Les thèmes abordés sont essentiellement animaliers, comme c'est généralement le cas dans l'art paléolithique[12]. Le site comporte un millier de peintures et de gravures, dont 447 représentations d'animaux (peintures, gravures) montrant 14 espèces différentes[13]. De nombreuses datations directes par la méthode du carbone 14 ont donné des résultats cohérents proches de 31 000 ans BP. La communauté scientifique admet quasi unanimement que les œuvres de la grotte Chauvet datent de l'Aurignacien et comptent parmi les plus anciennes au monde. La diversité et la maîtrise des techniques dont elles témoignent ont profondément remis en cause l'idée d'un art préhistorique évoluant très lentement et de manière linéaire et ascendante.

Période contemporaine

[modifier | modifier le code]
  • 1801 : Saint-Martin-d'Arc rattaché à Chames ;
  • 1825 : Chames rattaché à Vallon ;

Le régime de Vichy applique sa politique rapidement, y compris dans le domaine du symbolique et des noms de rue allant à l'encontre de ses valeurs. Une campagne est menée par l'hebdomadaire Gringoire : utilisant diffamation et l'intoxication, donnant aussi une grande publicité aux dégradations de plaques et aux lettres de lecteurs signalant les plaques indésirables[14], ce qui provoque des actions isolées comme celle où, en décembre 1940, les plaques de la rue Roger Salengro sont souillées. Ces incidents, dont celui de Vallon, permettent au secrétaire d'État à l'Intérieur Marcel Peyrouton de prendre une circulaire le 22 octobre 1940 poussant à la chasse aux noms de rues contraires à l'idéologie vichyste : « il est inconvenant […] que cette manière d'hommage public continue à être rendu à la mémoire de ceux qui par leurs erreurs ou leurs fautes ont contribué à précipiter notre patrie dans la ruine ». C'est le seul cas où l'État français a mené une épuration odonymique[15].

Le  : Vallon devient Vallon-Pont-d'Arc.

Toponymie

[modifier | modifier le code]

Le nom de Vallon est la francisation de l'occitan Valon, issu d'un mot gaulois, avallo, qui signifiait la pomme[1]. Ce mot accompagné du suffixe -one, désignait une pommeraie.

Vers 1243, certains actes mentionnent le nom de Castrum de Avalone[2]. Au XVe siècle, Vallon est San Saornin de Avalone[3] ; puis le nom s'est simplifié en Avalone (ou Avallone dans une Table de décimes ecclésiastiques de 1516)[2].

Au fil des siècles, la référence à la pomme n'étant plus comprise, le nom de Avalone a évolué en Valon en occitan, puis Vallon[3].

En 1948, pour des raisons touristiques, Vallon prit le nom de Vallon Pont d'Arc.

Héraldique

[modifier | modifier le code]

Les armes de Vallon-Pont-d'Arc se blasonnent ainsi :
De gueules à trois rocs d'échiquier d'or.

Ces informations proviennent du site Wikipedia (v2.1 – 18/07/2025 19:14:48). Elles sont affichées à titre indicatif en attendant un contenu plus approprié.

Vallon-Pont-d'Arc dans la littérature

Découvrez les informations sur Vallon-Pont-d'Arc dans la bande dessinée ou les livres, ou encore dans la ligne du temps.

4138 autres localités pour la Auvergne-Rhone-Alpes — région

Vous pouvez consulter la liste des 4138 autres localités pour la Auvergne-Rhone-Alpes — région sur cette page : https://www.gaudry.be/lieu/fr/fr-ara/villes.html.

Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260111-040912
Source du document imprimé : https://www.gaudry.be/lieu/fr/fr-ara/33330.html

L'infobrol est un site personnel dont le contenu n'engage que moi. Le texte est mis à disposition sous licence CreativeCommons(BY-NC-SA). Plus d'info sur les conditions d'utilisation et sur l'auteur.