Limonest
Localisation

Limonest : descriptif
- Limonest
Limonest (/li.mɔ.nɛ/) est une commune française située dans la métropole de Lyon, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Limonois.
Géographie
Situation
La commune de Limonest, dont 65 % de la surface est en espace naturel, se trouve à 12 km au nord-ouest de Lyon, près de l'autoroute A6. Sa position sur les hauteurs de l'Ouest des Monts d'Or en fait un lieu privilégié.
Communes limitrophes
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Bourgogne, vallée de la Saône » et « Nord-est du Massif Central ».
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 897 mm, avec 9,3 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Brindas », sur la commune de Brindas à 14 km à vol d'oiseau, est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 717,6 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.
Toponymie
Histoire
Présentation géographique
Le territoire de Limonest (9 km2) est étiré du nord au sud sur environ 5 kilomètres mais c'est dans le sens ouest-est, d'une largeur variable autour de 2 km, que l'on trouve l'explication de son relief étagé entre 275 et 602 mètres. La commune est située à la retombée occidentale du massif calcaire des monts d'Or. Les couches géologiques qui constituent ce dernier présentent une forte dissymétrie du fait de son basculement vers l'est en direction de la Saône. Elles se succèdent ainsi par leur tranche et sont étagées d'ouest en est depuis le socle cristallin du Massif Central jusqu'au Lias ou Jurassique moyen en passant par le Trias et le Jurassique inférieur. Les géographes désignent ce type de relief sous le nom de cuesta. La partie abrupte, qui seule concerne Limonest, en constitue le revers par rapport à la surface tabulaire régulièrement inclinée vers l'est.
Cependant, pour une étude plus détaillée, il convient d'ajouter que ce massif des monts d'Or est accidenté d'une faille d'orientation sud-ouest/nord-est. Il est ainsi partagé entre deux écailles. À l'ouest, la crête des Roches qui culmine à 555 mètres et se prolonge vers le nord par le bois de la Glande sur la commune de Chasselay est un détail de la première qui culmine au mont Verdun à 626 mètres sur la commune de Poleymieux. Lui succède, à l'est, l'écaille du mont Thoux (611 m) sur la commune de Saint-Didier-au-Mont-d'Or dont le mont Narcel à 589 mètres est une sorte d'antécime.
De ce relief découlent un certain nombre de traits caractéristiques de la commune. Les parties les plus abruptes (crête des Roches, base du mont Narcel) ont échappé au défrichement et ont conservé leur revêtement boisé. Il n'y a de véritable réseau hydrographique que dans la dépression qui isole les monts d'Or de l'ouest du département, le drainage étant assuré dans la partie nord par le Sermonnet, affluent de l'Azergues et dans la partie sud par le ruisseau de Rochecardon qui va se jeter dans la Saône dans le quartier lyonnais de Vaise. Le trafic routier nord-sud d'importance nationale voire internationale est canalisé dans cette même dépression : l'autoroute du Soleil (A6) a doublé la route nationale 6 (RN6) renommée D 306. Quant à la traversée des monts d'Or, d'ouest en est, elle s'opère par la D 92 qui se glisse entre les deux écailles des monts Verdun et Thoux. Les militaires ont tiré parti de cette topographie : le fort du mont Verdun était la pièce maîtresse du système de défense au nord de la ville de Lyon. Il était flanqué d'une simple batterie sur la crête des Roches.
Les anciens châteaux
Bien qu'en position géographiquement marginale, le hameau de Saint-André mérite une mention spéciale. Il a sans doute perdu son château reconstruit sur la commune de Saint-Didier-au-Mont-d'Or mais il a conservé sa chapelle qui a pu être la première église paroissiale. Surtout, le nom de Limonest figure dans les titres de ses anciens seigneurs (vers 1680 c'est la famille Vande). Du fait de son ancienneté, il en a acquis un caractère vénérable qui lui a valu de devenir l'éponyme de la commune. Les origines du château de la Barollière remontent aux XIVe et XVe siècles. Il a vu se succéder de nombreux propriétaires mais reste dans les mêmes mains depuis 1810. Il surplombe le vallon auquel il a donné son nom perché sur sa haute terrasse. Sa large façade est cantonnée d'élégantes tourelles carrées coiffées de toitures en pavillon couvertes d'ardoise. Face à son classicisme le château de la Rousselière dans le secteur de Saint-André, aussi vénérable par son ancienneté, inspire des sentiments romantiques. Il a subi peu de transformations depuis le XVIIe siècle. Côté sud, on accède à la cour par un portail en retrait ouvert d'un arc en plein cintre défendu par une bretèche mais on peut aussi pénétrer dans la partie droite de la façade, aux nombreuses fenêtres à meneaux, par une élégante porte couverte d'un arc surbaissé mouluré reposant sur deux culots sculptés aux armes d'anciens propriétaires. L'ensemble est dominé par une tour polygonale qui abrite un escalier à vis. Vers l'est, le corps de logis semble défendu par deux tours engagées. Au nord-est, une tourelle ronde en encorbellement couverte d'une poivrière veille sur la croisée des chemins. Son seul nom très à la mode au XVIIIe siècle permet de connaître la période de construction du château de Sans-Souci par une famille d'échevins lyonnais. Les apparences peuvent être trompeuses car les toitures ont été refaites au XIXe siècle alors qu'il était devenu la propriété des Roux de Bézieux (on reconnaîtra au passage le nom d'un des dirigeants du Medef). La façade orientée au sud présente deux pavillons coiffés d'une haute toiture enserrant un étroit corps de bâtiment. La façade ouest domine le cours du ruisseau de la Bruyère avec son étang.
La vie quotidienne aux anciens temps
S'il est une ancienne fonction dont les Limonois ne regrettent pas l'abandon, c'est bien celle de passage. L'ouverture de l'itinéraire de contournement de la RN6 puis celle de l'autoroute du soleil les ont libérés du grand trafic. Selon les règles habituelles, la route de Paris vers la Provence, pour éviter tout détour, était tracée selon la ligne droite, longeant de ce fait au plus près le massif des monts d'Or. C'était au prix d'une assez rude montée puisqu'à Montluzin, en limite nord de la commune, l'altitude n'est que de 216 mètres alors que le basculement vers le sud, à Bellevue, est de 417 mètres. La descente en direction de Lyon est certes plus progressive puisque l'on atteint les 300 mètres à la sortie sud. L'avantage de cet itinéraire était aussi dans la topographie : on est comme sur une levée régulière de terre entre les ruisseaux du Sermonnet à l'ouest et du Rochecardon à l'est. Cette route avait été aménagée avec le plus grand soin de 1749 à 1751 entre Champagne et Limonest, de 1785 à 1787, entre Limonest et Montluzin dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Telle quelle, sous le nom de D42, elle est encore l'axe central de la commune emprunté par les transports en commun dans l'agglomération. Le souvenir du trafic qui l'animait nous est conservé par l'existence de l'ancien relais de poste du "Vieux Logis" au centre-ville. On peut voir encore au centre de la façade ouest l'important portail à linteau de bois, avec ses montants en pierre légèrement cintrés et, derrière, la remise avec sa haute et solide charpente. La partie de ce long bâtiment qui forme l'angle avec la route du mont Verdun a été transformée à l'époque de la Révolution par le maître de poste Claude Boin. C'est à lui que l'on doit la petite tourelle en encorbellement à toiture en poivrière et, en dessous, une croix de pierre sur sa console. Les autorités se devaient de contrôler le passage. La caserne d'une brigade de gendarmerie servant aussi de prison cantonale fut construite entre 1830 et 1835 à l'initiative de trois particuliers dont les Fillieux-Berthet, père et fils. Au-dessus de la porte d'entrée, un bas-relief les représente, le père en uniforme de commandant de la garde nationale, le fils en uniforme de tambour-major. On ne s'étonnera pas de constater que c'est sur cet axe central qu'a été inaugurée la gendarmerie actuelle en 1979.
Comme l'ensemble des communes des monts d'Or, Limonest a profité de la proximité de la métropole lyonnaise où les matériaux de ses carrières trouvaient un marché privilégié. Elles ont été au nombre de cinq dans deux ordres différents. La coupe géologique fait apparaître en saillie le secteur des Roches. Celui-ci correspond à l'étage du Sinémurien composé de durs calcaires dont le fossile caractéristique est la gryphée. Trois carrières y ont été ouvertes d'abord pour la production de chaux puis comme matériaux de construction. Lorsque la dernière a fermé en 1880 devant la concurrence des carrières de l'Ain et du nord-Isère elle ne livrait plus que de la pierre concassée pour l'empierrement. Sur la carte d'état-major figurent encore des fours à chaux dans le bas de la commune. Deux autres carrières ont été exploitées dans le vallon de la Barollière. Celui-ci se présente en creux sur la carte géologique car cet étage, le Pliensbachien, est constitué d'argile facilement affouillable par l'érosion. Elles alimentaient, avec d'autres provenant de communes proches, une importante tuilerie dont le souvenir a été conservé dans le nom d'une des zones d'activité entre le Puy d'Or et la Garde. Le transport de tous ces matériaux donnait de l'ouvrage aux hommes du charroi.
Les vrais débuts
Mairie et église
Il ne semble pas qu'une communauté bien soudée ait pu faire valoir ses droits avant la Révolution face aux seigneurs de Laval et de Saint-André qui se partageaient son territoire. Et comment pourrait-il en être autrement ? Les 551 Limonois recensés en 1793 se dispersaient sur le territoire aux hameaux des Roches au nord, de Sandar à l'ouest, de Saint-André au sud-est. Des auberges et des relais de poste jalonnaient la route de Bourgogne. Ils sont encore moins nombreux (520) en 1821 à se rassembler pour la messe du dimanche dans leur église des Roches ou pour enterrer leurs défunts dans le cimetière attenant. Si l'on s'explique mal l'exceptionnelle croissance de la population on comprendra que les liens se soient renforcés entre les 1 153 habitants de 1846. C'est à des dates très proches que la commune se dote enfin en 1843 d'une mairie et en 1845 d'une nouvelle église. La première mérite le nom d'hôtel de ville car le bâtiment en impose avec ses trois niveaux à cinq rangées de fenêtres. Construction carrée en pierre avec une toiture à quatre pans, elle est sommée d'un médaillon (prévu à l'origine pour le cadran d'une horloge) encadré de cornes d'abondance. À juste titre, la place qui la précède porte le nom de Décurel, le maire de l'époque. La ville se satisfera de ce bel immeuble jusqu'au début du XXIe siècle où elle sera remplacée par la nouvelle quasiment en vis-à-vis et abrite désormais la "maison de la métropole" qui établit le lien entre les citoyens en difficulté et les services médico-sociaux de l'agglomération lyonnaise.
L'ancienne église paroissiale était située sur le chemin des Roches et était entourée par le cimetière. Elle fut jugée trop exiguë sans possibilité d'agrandissement vu la pente du terrain et était difficile d'accès dans le cas de gel hivernal. Le maire Décurel contribua par un don de terrain à déterminer l'emplacement de la nouvelle (le cimetière a été transféré à son emplacement actuel dans le secteur de Bellevue). L'orientation plein est ne posait pas de problème. Le choix de la pierre des monts d'Or s'imposait pour sa construction. Quant au style on fit le choix du néo-roman qui avait la préférence de bien des paroisses de la région lyonnaise. Le plan est d'un grand classicisme. La nef centrale à cinq travées est flanquée de collatéraux de moindre hauteur et terminés en forme de niches. En élévation, le niveau inférieur communique avec les nefs latérales par des baies en plein cintre entre de robustes colonnes. Au niveau supérieur, la nef centrale, du fait de sa surélévation, reçoit le jour par des baies en plein cintre. L'ensemble n'est pas voûté mais plafonné. La travée du chœur est surmontée d'une fausse coupole et se termine par une abside en cul-de-four. Du côté sud, une large allée permet de rendre conscience avec le recul de l'importance de l'édifice pour l'accueil de la masse nombreuse des fidèles de l'époque. Le clocher aux baies géminées qui les conviait aux offices ou rythmait leurs journées au son de l'angélus se dresse hautement en façade. On se pressait à l'entrée ouverte à la base dont le tympan est décoré d'un bas-relief représentant l'agneau symbolique de l'Apocalypse.
Saint Martin méritait d'avoir sa statue car l'église lui est dédiée. Les fonts baptismaux sont du sculpteur Charles Machet. Le tronc heptagonal en pierre est en forme de pyramide inversée. Le couvercle en cuivre surmonté d'une croix est l'œuvre de l'orfèvre Favier. On doit au même Charles Machet le couple de statues, Vierge et ange, de l'Annonciation taillée dans le noyer. Ces acquisitions sont récentes.
Si besoin était, la présence de croix le long des chemins aux quatre coins de la paroisse, fournirait la preuve de l'attachement indéfectible des Limonois à la foi chrétienne bien avant ce nouveau départ du XIXe siècle. La plus ancienne date du XVIIe siècle. Toutes les classes sociales tiennent à en faire la preuve, des riches propriétaires comme ceux de la Barollière jusqu'aux plus humbles croyants qui processionnaient à l'occasion d'une mission ou imploraient les faveurs du ciel à la période des Rogations. Ce qui est peut-être le plus étonnant, c'est que dans une France laïcisée, il ne s'est pas rencontré d'objections pour que les morts de la Grande Guerre soient honorés au cimetière sous le signe, si discret soit-il, de la croix. Une autre, de grande taille, a été inaugurée à l'occasion de son agrandissement à la fin du XXe siècle.
La présence lyonnaise
À défaut d'informations directes sur la commune de Limonest, il est commode d'envisager l'étude de la période contemporaine par le biais des rapports entretenus avec la métropole lyonnaise depuis la Révolution.
Sur le plan militaire, les monts d'Or constituent comme une sorte de dernier rempart face à un envahisseur venu du nord. Lorsque les troupes autrichiennes approchèrent de la ville dans la première grande offensive des forces alliées contre l'Empire de Napoléon, c'est à Limonest que le général Augereau les accrocha le . En forte infériorité numérique, il ne les empêcha pas de forcer le passage et elles entrèrent à Lyon le lendemain.
Pendant la guerre franco-allemande de 1870-71 l'ennemi arrêta son offensive en Bourgogne. Les Lyonnais n'en édifièrent pas moins la basilique Notre-Dame de Fourvière en reconnaissance de la protection divine. Les autorités jugèrent plus prudents de renforcer la ligne de défense de la ville par une deuxième ceinture. Le fort du mont Verdun en était une pièce maîtresse mais il était lui-même couvert par des batteries. Deux d'entre elles étaient situées sur la commune de Limonest : celles du mont Narcel et des Carrières. Ces dernières, qui font partie du système défensif imaginé par le ministre Séré de Rivières, avaient été déclassées en 1900 et utilisées à divers usages par l'armée : stockage de matériel, hébergement occasionnel de troupes de passage voire de prisonniers après la Seconde Guerre mondiale. Rachetées par la commune en 1993, elles ont été remarquablement restaurées par les soins de l'association "Limonest Patrimoine" en cinq chantiers de jeunes volontaires à partir de 2003. Les visites organisées ne laissent plus rien ignorer de leur histoire, de leur rôle dans le dispositif d'ensemble, de leur puissance de feu (6 canons), du casernement de la garnison.
Sur le plan religieux, deux initiatives ont marqué la fin du XIXe siècle. Le père Chevrier, fondateur de l'œuvre du Prado à Lyon, a pu, grâce à la générosité de deux bienfaitrices, faire l'acquisition en 1872 d'une ancienne demeure dans le hameau de Saint-André. Il décida d'y installer une maison pour enfants retardés puis un séminaire. La principale transformation a consisté à démolir une petite chapelle mal orientée pour en construire une plus grande. Malade, il devait d'ailleurs y faire retraite un certain temps. C'est devenu un centre spirituel où viennent se former et retraiter les prêtres du Prado mais il accueille aussi pour leur formation des volontaires à des missions de coopération et n'exclut pas les groupes de particuliers. En face, sœur Claire a acheté en 1895 une ancienne demeure du XVIIe siècle et en a fait un certain temps un noviciat. Elle est aujourd'hui organisée pour l'accueil de groupes.
En 1895 également une pieuse personne a acheté le château de Sandar aux très anciennes origines puisqu'on y évoque le souvenir des sires de Beaujeu. Bien que remanié en 1842, il a conservé ses allures défensives avec son donjon carré couronné d'une balustrade. Dans son prolongement, à l'est, une tourelle d'angle en encorbellement est coiffée d'un toit en poivrière. La donatrice a légué le château aux Frères des écoles chrétiennes qui y ont fondé une école d'agriculture et d'horticulture. L'établissement est depuis destiné à l'enseignement des sciences de la nature et du vivant accueille aujourd'hui environ 200 élèves et étudiants et regroupe 5 structures d'enseignement : un lycée général, un lycée technologique destiné à l'environnement, un lycée professionnel tourné vers le monde équestre, une structure d'enseignement supérieur et une unité de formation par apprentissage. Un collège s'est également implanté en 2018 sur le site de l'établissement.
En revanche, on a peu d'exemples de constructions dans la commune par la bourgeoisie lyonnaise : la maison de la Sablière apparaît comme une exception.
Pour une meilleure association avec la métropole, la ligne 21 de tramways de la Compagnie des omnibus et tramways de Lyon (OTL), Pont-Mouton-Champagne, fut prolongée en 1904 jusqu'à Limonest. Elle fut doublée en 1931 par un service d'autocars et prolongée jusqu'à Chasselay en 1932. Le tramway ne fonctionna plus que le dimanche et fut remplacé par un autobus en 1939. La création d'une course automobile de côte Limonest-mont Verdun a attiré les foules à partir de 1906. La partie se joue sur les 2 680 mètres entre le centre-ville et ce sommet de 626 mètres avec une dénivelée de 160 mètres et une pente moyenne de 6 %.
On ne saurait dire jusqu'à quel point et pour quelles raisons les relations entretenues avec Lyon ont permis à Limonest de conserver le même niveau de population jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale. On dénombrait 1 153 Limonois en 1846 et on en comptait 1 113 au recensement de 1936.
Limonest au XXIe siècle
Une commune dortoir ?
Les 1 321 Limonois de 1946 étaient légèrement plus nombreux que les 1 212 de 1876. On peut parler de stagnation. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'essor démographique est continu et est allé en s'accélérant jusqu'à 2025 surtout à partir de 1968. Dans le dernier demi-siècle la population a exactement doublé, passant de 1 751 à cette date à 3 648 en 2019. Au début de cette période, du fait de l'installation de jeunes ménages, les naissances étaient beaucoup plus nombreuses que les décès et concouraient pour 30 % à cette croissance annuelle de l'ordre de 1 %. En 2022, du fait du vieillissement de la population et d'une moindre fécondité le solde migratoire est le seul à maintenir ce taux au même niveau.
Le paysage a été profondément transformé par les nombreuses constructions qui ont particulièrement colonisé les secteurs en relief en évitant le fond des vallons. Le patrimoine bâti ancien ne représente plus qu'une fraction très minoritaire : 12,8 % datent d'avant 1919, 19,4 en ajoutant l'Entre-deux guerres, 31,4 % jusqu'en 1970. La construction de maisons individuelles a été la règle mais depuis les années 1990 la part des immeubles collectifs tend à devenir de plus en plus exclusive la place étant mesurée pour les nouveaux venus qui doivent en outre compter sur l'augmentation du coût du foncier. Cette évolution est rapide : si 26,6 % des logements étaient en immeubles en 2008, ce pourcentage est passé à 42,1 en 2018. Qui sont ces nouveaux Limonois ? À en juger par le niveau d'instruction, il s'agit surtout d'une élite bardée de diplômes. Numériquement, sur 2 569 personnes de plus de 15 ans, en additionnant les 14,5 % de niveau bac + 2, les 12,5 % de niveau 3 et 4 et les 21,5 % encore plus titrés du point de vue universitaire on parvient à un total de 48,4 %. L'examen des catégories socio-professionnelles aboutit au même constat. Les cadres et professions intellectuelles supérieures regroupent 41,6 % des personnes. En leur ajoutant les 27,8 % des professions intermédiaires on parvient au total de 69,4 %.
Ces précisions semblent être en contradiction avec les disponibilités en matière d'emploi à Limonest même. Sur le territoire de la commune, avec 0,1% l'agriculture a cessé de compter. L'industrie ne mobilise que 5,8 % des actifs et la construction 2,8%. L'administration publique, l'enseignement et les services de santé interviennent pour 14,4%. Les effectifs de loin les plus fournis (76,9%) concernent les secteurs du commerce, des transports et des services divers.
On ne résoudra cette contradiction que par la prise en compte d'un ensemble qui dépasse la seule commune de Limonest. Celle-ci est associée à ses voisines dans le cadre de l'organisme Techlid. Ce nom a été choisi pour désigner les communes fondatrices de Tassin, Écully, Champagne-au-Mont-d'Or, Limonest et Dardilly. Si cette association a été dissoute en 2018 pour prendre un nouveau départ, elle n'en continue pas moins à jouer un rôle de premier plan dans la vie de la métropole lyonnaise. Il s'agit en effet de son deuxième pôle d'emplois après la Part-Dieu. Le bas de la commune de Limonest en partage tous les avantages : un espace parfaitement plat à l'altitude de 300 mètres, une desserte immédiate par l'autoroute du Soleil, la proximité du centre de la métropole. Mille deux cent entreprises y sont actuellement implantées dans les domaines les plus variés. Elles recrutent évidemment leur main-d'œuvre dans un vaste rayon géographique et les 76,9 % de Limonois répertoriés dans le secteur du commerce, des transports et services divers y sont minoritaires mais il est bien évident que les catégories socio-professionnelles fortement diplômées ne sont pas concernées.
Selon la statistique concernant le lieu de travail des 1 596 Limonois actifs seuls 30,3 % travaillent sur le territoire de le la commune contre 69,7 % à l'extérieur. Nous voyons dans ces chiffres la confirmation de la migration quotidienne des personnes hautement qualifiées vers le cœur de la métropole. Ils sont plus des trois quarts (77,3 %) à s'y rendre en voiture. Ainsi, malgré la présence d'une importante zone d'activité sur son territoire, Limonest peut être qualifiée de commune-dortoir.
Services publics
La commune s'est dotée de l'imposant pôle culturel de l'Agora édifié sur un terrain de 14 000 m2 acheté à la Fondation La Salle voisine. Inauguré en 2018, il regroupe une école de musique et de danse, une médiathèque, une salle de spectacle et un auditorium. Que dans ce centre ait été décidé le changement de statut de Techlid en 2018 a valeur symbolique de son rayonnement sur un large secteur de l'agglomération lyonnaise. En matière d'enseignement, aux établissements publics habituels s'ajoutent ceux du secteur privé. Au niveau du premier cycle du secondaire, les familles peuvent choisir le collège privé des Lazaristes La Salle mais la carte scolaire les dirige vers le CES J-P Rameau sur la commune de Champagne-au-Mont-d'Or. La poursuite des études au niveau du lycée est assurée soit par le lycée privé d'enseignement général et d'agro-technologie soit dans le lycée La Martinière Duchère, à Lyon. Le seul établissement de niveau universitaire est l'Institut Sandar pour la poursuite des études en agro-technologie. En matière sportive, un parc des sports a été inauguré en 1994 dans la proximité immédiate du centre et progressivement équipé au fil des années. Il comporte un boulodrome et toute la série des jeux de ballon (footballs, basket, tennis, handball) ainsi qu'un gymnase utilisé pour la pratique des sports en salle par équipe et d'arts martiaux, une salle annexe destinée spécialement à la gymnastique. N'oublions pas le circuit de Bicross en contrebas de la mairie.
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