Saint-Arcons-d'Allier

Localisation

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Saint-Arcons-d'Allier : descriptif

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Saint-Arcons-d'Allier

Saint-Arcons-d'Allier est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle est bordée par les gorges de l'Allier.

Géographie

Situation

Saint-Arcons-d'Allier est dans la partie ouest de la Haute-Loire, à 17 km du Cantal à l'ouest. Langeac est à 5 km (à vol d'oiseau) au nord-ouest (6 km par la route D585) : sa préfecture Le Puy-en-Velay est à 25 km (à vol d'oiseau) à l'est (34 km par la route D590) ; Saint-Flour (Cantal) à 35 km (à vol d'oiseau) à l'ouest (58 km par les routes D590 et D990) ; Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) à 83 km au nord-ouest (34 km par la route D590).

Toute la commune (16,1 km2) est en rive droite (côté nord-est) de l'Allier, plus précisément des gorges de l'Allier.

Le parc naturel régional (PNR) du Livradois-Forez commence à 8 km au nord (commune de Sainte-Eugénie-de-Villeneuve), le PNR des Monts d'Ardèche à 33 km au sud-est, le PNR de l'Aubrac à 38 km au sud-ouest, le PNR des Volcans d'Auvergne à 40 km au nord-ouest.

Le 45e parallèle nord passe à Bavat et à 190 m au nord de la croix de chemin de Bonneval.

Relief

La commune est sur le bord nord-ouest du Devès. Le point le plus haut sur la commune est au mont Briançon en bordure nord-ouest, à 1 045 m d'altitude. Le point le plus bas est l'endroit où l'Allier sort de la commune, à 500 m d'altitude.
La limite sud-ouest de la commune est marquée par les gorges de l'Allier. Les monts de la Margeride commencent de l'autre côté de l'Allier, en rive gauche.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Saint-Arcons-d'Allier
Mazeyrat-d'Allier Vissac-Auteyrac
Chanteuges Saint-Arcons-d'Allier[1] Siaugues-Sainte-Marie
Saint-Julien-des-Chazes

Hameaux et villages

La commune compte 7 hameaux, avec du nord au sud :

Navat ; le Jarrisson ; Bavat ; Bonneval ; Beaune ; Vergeat ; Rognac.

Hydrographie

Les gorges de l'Allier marquent la limite sud-ouest de la commune avec Chanteuges ; Saint-Arcons n'inclut donc que la rive droite de cette rivière, sur 2,8 km puis 510 m (l'Allier fait une incursion sur le territoire de Chanteuges avant de revenir en bordure de Saint-Arcons pour un-demi km).

Sur la commune, l'Allier, qui coule du sud-est au nord-ouest, reçoit le Merdanson, la Fioule (parfois appelée le Javour), un petit ru saisonnier provenant des Combes Basses et un autre petit ru saisonnier provenant du village de Navat (commune de Saint-Arcons).

La Desges conflue avec l'Allier en face du bourg de Saint-Arcons, sur la commune de Chanteuges.

Géologie

On trouve des coulées de basaltes alcalins, une formation volcanique villafranchienne (5,2 à 1,2 ± 0,9 Ma) et récente (2β2, en mauve sur la carte géologique), sur pratiquement toute la périphérie de la commune sauf au nord-est (mont Briançon) et sur les 1,75 km de limite de commune au sud-ouest qui ne sont pas marqués par l'Allier. Certains empilements de coulées dépassent les 150 m d'épaisseur.
Cantagrel et Prévot (1971) ont montré qu'à Saint-Arcons les coulées de basalte superposées ayant envahi la vallée de l'Allier ont enregistré successivement : - coulée (1) : la fin de l'époque Gauss où la polarité est normale ; - coulée (2) : une période à polarité inverse (qui fait partie de la période d'inversion du champ magnétique terrestre dite Gauss-Matuyama (en) ou époque Matuyama, où la polarité inverse est dominante) - coulée (3) : épisode de Jaramillo (en) (qui fait partie de la période d'inversion de Gauss-Matuyama (en) ou époque Matuyama) ; - coulée (4) : période de Brunhes (une période à polarité normale).

Typiques de la région du Haut-Allier, les formations cristallophylliennes affleurent de façon prépondérante, dont deux formations cristallophylliennes allochtones : des gneiss anatectiques (ζM, en jaune orangé, au nord du Jarrisson) et des leptynites (λ, en jaune, vers Navat et Bonneval).

Trois bandes orientées sud-ouest / nord-est de micaschistes à grenat, sillimanite et staurotide (ζ2, en vert) alternent avec deux bandes de leptynites à biotite (ζλ, en vert-jaune) qui affleurent principalement à la périphérie du granite de la Margeride. Ces deux formations sont des roches cristallophylliennes autochtones.
Ces bandes sont interrompues par plusieurs surfaces plus ou moins circulaires dispersées sur la commune, faites de pyroclastites de cône strombolien (tf β, en marron) : au mont Briançon (pour une surface totale d'environ 232 ha, dont 152 ha sur Saint-Arcons) ; au sud de Navat (entre Navat et Bonneval, 53 ha) et plus près de Bonneval (2,5 ha) ; au sud de Bavat (28 ha) ; et au nord de Saint-Arcons / Vergeat (102 ha), seule surface de pyroclastites dont le contour n'est pas totalement circulaire.
Des tufs et brèches sous coulée ou de saupoudrage (tf) sont présentes à l'ouest de Rognac (64 ha).

Un petit affleurement de métadiorite — ou diorite métamorphisée — (ζη, en marron foncé) se trouve en bordure de l'Allier, dans la partie basse des flancs de vallée du Merdanson ; sa particularité est de recéler des lentilles métriques d'amphibolites (δ11, en gris-vert), associées à des coulées basaltiques. La carte indique la présence de péridotites (π) sur un point de cet affleurement.

Les fonds de vallée en eau portent des chenaux d'alluvions, anciennes (Fy, en gris, Quaternaire moyen et supérieur) ou mélangées avec des alluvions plus récentes (Fy-z), à dominante de sables et de graviers.

Deux failles orientées nord-sud affectent une bonne partie de ces roches - mais pas les basaltes (2β2) ni les pyroclastites (tf β), ni bien sûr les alluvions de fond de vallée.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montargnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 500 mm, minimale en été, maximale en automne.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 702 mm, avec 8,2 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Chavaniac-Lafa », sur la commune de Chavaniac-Lafayette à 10 km à vol d'oiseau, est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 766,4 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.


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Toponymie

Histoire

Préhistoire

L'abri du Rond est dans le sud de la commune en rive droite du ruisseau de la Fioule (aussi appelée le Javour), à environ 1 km avant la confluence de ce dernier avec l'Allier. Il est orienté au sud, au pied de grandes coulées volcaniques formant « une superbe colonnade de prismes basaltiques signalée depuis longtemps par les premiers naturalistes qui ont étudié les formations volcaniques de l'Auvergne » (le dessin de l'entrée, ci-contre, montre les reliefs en draperie de ces coulées).

Il est connu depuis le XIXe siècle : l'entrée, masquée par des faisceaux de prismes basaltiques éboulés, est dégagée lorsque ces basaltes sont prélevés pour construire un mur de défense contre les crues de la Fioule. Le propriétaire d'alors est Adrien Boissier, qui a déjà enlevé une centaine de chariots du remplissage archéologiquement riche du talus avant que Vernière ne passe opportunément sur les lieux lors d'une excursion et n'alerte Boule. Ces derniers publient leurs fouilles dans l'abri en 1899.

Stratigraphie

Boule et Vernière (1899) fouillent ce qui reste du talus après les prélèvements pour amendement par le propriétaire. Précisant que cette location a été préservée par la chute des colonnes basaltiques récemment enlevées, ils en donnent une stratigraphie extrêmement simplifiée (voir aussi leur schéma ci-contre) :

- A : cailloutis, 60 cm d'épaisseur, stérile. - B : cailloutis, 50 cm d'épaisseur, nombreux os d'un grand Bos, d'un grand Equus et des dents d'ours. (Moustérien ?) - C : couche archéologique d'aspect noirâtre et onctueux, très nombreux restes organiques, pierres taillées, éclats de silex et ossements brisés, plusieurs foyers. - D : éboulis.

Moustérien

Pour Raynal (1988), l'existence d'une industrie moustérienne ne fait aucun doute. Les géologues Marchand et al. (1989) sont plus pudents : une industrie sur quartz et basalte serait moustérienne.

Protomagdalénien

H. Delporte (1982) a signalé « la très grande parenté de cette industrie [protomagdalénienne] avec les niveaux correspondants de l'abri Pataud et de Laugerie-Haute », seuls gisements où le Protomagdalénien a été signalé.

Sites proches

Le site de Tatevin, sur Chanteuges à 1 km en aval du pont de la D30 sur l'Allier à Saint-Arcons, est lui aussi connu depuis longtemps. Il comprend plusieurs grottes et cavités rocheuses en rive droite de l'Allier. Il a livré du matériel de la fin du Magdalénien, dont de l'outillage microlitique (Virmont, Guérin et Daugas, 1972).
L'abri sous roche de Blassac (17 km au nord-ouest à vol d'oiseau, également en bord d'Allier) a livré une industrie de la fin du Magdalénien dans son remplissage le plus récent ; et du Moustérien dans les couches les plus anciennes (Alaux, 1972).
L' abri du Blot à Cerzat (15 km au nord-ouest par route) a livré une industrie du Paléolithique supérieur.

Ne pas confondre avec le Rond-du-Barry, site moustérien, badegoulien, magdalénien, mésolithique sur Polignac (Haute-Loire).

Temps modernes

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom d'Arcons-sur-Allier.

Époque contemporaine

L'hôtel « Les Deux Abbesses »

À la fin des années 1970, Saint-Arcons d'Allier est une commune en déshérence. La plupart des maisons tombent en ruines. Afin de faire face à cette situation, les élus de la commune imaginent de se servir du bâti comme support d'une activité touristique. Ils se lancent dans des campagnes de grands travaux subventionnés : création et enfouissement des réseaux, réfection de la voirie, sauvetage du château (propriété du maire de l'époque) et acquisition progressive des maisonnettes du village.

Jean-Paul Dienst, fut l'un des architectes-urbanistes qui a pu, grâce Mme Geneviève Fustier, maîtriser sa thèse de restauration et de développement du village, ce à partir du château. Le projet de diplôme d'architecte d.p.l.g. soutenu en 1983 à Paris-Villette, a été précédé de nombreux séjours soit au gîte soit au petit hôtel situé à l'entrée du tunnel ferroviaire. Plus tard, avec ses étudiants (puisqu'il développe son activité dans la formation de futurs architectes), il organise des stages permettant à ses futurs confrères de se confronter à la réalité du terrain - y compris le défrichage de ruines afin de mieux cerner "le théâtre d'opération" et l'indispensable relevé de "l'existant". De cette action se sont développées des esquisses d'aménagement de chambres/studios aux salles de bains confortables, fournissant aux futurs occupants une base confortable pour les activités de découverte des environs (à pied, à vélo, à cheval, en canoë). Les visiteurs peuvent suivre le cours de la Fioule, petit affluent de l'Allier, parfois le franchir à l'occasion d'un gué pour se rapprocher des formations de basalte… Les projets se succèdent : base nautique, village vacances, gîtes, jusqu'à un improbable hôtel dont les chambres seraient réparties dans les maisonnettes restaurées.

En 1999, grâce à la foi et aux investissements de Laurence Perceval, le projet prend corps, un hôtel de luxe soutenu par un environnement naturel exceptionnel. Dès la sixième année, cet hôtel pionnier du tourisme de luxe à la campagne s'étant développé grâce à la création de nouvelles chambres aux univers innovants et décalés, imaginés par Laurence Perceval, intègre l'association des Relais & Châteaux. Des hôtes du monde entier comme des Japonais, des Chinois, des Russes, des Américains composent désormais pour moitié la clientèle.

Au bout de dix saisons, l'objectif de création d'une entreprise locale est atteint avec près de 25 emplois saisonniers (de Pâques à Toussaint), une activité induite vers les entreprises locales, liées à la réhabilitation permanente de nouveaux bâtiments, comme aux approvisionnements du restaurant et des services externalisés de l'hôtel.

En 2013, Laurence Perceval ferme les portes de cet établissement.

La commune était en région Auvergne jusqu'à passer dans la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes en 2016.

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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260202-180007
Source du document imprimé : https://www.gaudry.be/lieu/fr/fr-ara/255500.html

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