Véranne

Localisation

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Véranne : descriptif

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Véranne

Véranne est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes

La commune recouvre un certain nombre de hameaux, parmi lesquels le Buisson, le Camier et le Drevet. Mentionné pour la première fois dans les écrits en 970, le village de Véranne comprend plusieurs sites historiques

Les plus importants sont le château du Buisson, propriété de la famille de Villars puis du baron de Labeau de Bérard, et la chapelle de Saint-Sabin, édifiée au XVIIe siècle

Ses habitants sont appelés les Vérannaires.

Géographie

Localisation

Véranne est située dans le département de la Loire, au sein du parc naturel régional du Pilat. La commune est distante d'environ 9 km de Pélussin, le chef-lieu de canton, et à environ 38 km de Saint-Étienne, la préfecture. Elle couvre une superficie de 1 626 hectares.

Rose des vents Doizieux Roisey Bessey Rose des vents
Le Bessat N Maclas
O    Véranne    E
S
Colombier Saint-Appolinard Saint-Jacques-d'Atticieux

Hameaux et lieux-dits

Le village est entouré de nombreux hameaux rattachés à la commune, parmi lesquels le Buisson, le Drevet, le Camier, la Camière, Cubusson, Nurieux, Loye, le Viallon, Paradis, le Prat, le Charamel, la Terrasse, Varizières, la Tronchiat, Plode, la Nordée, chez Rambert, chez Paret, Chaumienne et Saint-Sabin.

Topographie, géologie et relief

La commune est située au pied du mont Pilat, qui culmine à 1 432 m d'altitude. Le bourg du village est quant à lui positionné à 580 m d'altitude et son point culminant est atteint à 1 391 m au crêt de Botte. Véranne est décrite dans une source comme une « toute petite localité à l'allure déjà méridionale », située dans une « zone de montagne traditionnelle ».

Hydrographie

La commune est traversée d'ouest en est par deux ruisseaux, le Fayon et le Plode. Le premier prend sa source en contrebas du col du Gratteau, et fait sa jonction avec le Plode entre les hameaux de Loye et du Viallon. Le second cours d'eau jaillit quant à lui non loin du crêt de la Camière.


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Toponymie

Un cartulaire mentionne en l'an 970 le hameau de Varriona. Le nom évolue ensuite selon les périodes, de Vaironna en 1055 à Vayranna en 1384. L'orthographe Véranne n'apparaît qu'en 1760.

Le mot Vayranna ou Vayrona signifie « endroit où l'on trouve de l'eau ». Pierre Dumas indique dans son ouvrage qu'il pourrait également se traduire par « source », « fontaine » ou « eau claire ».


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Histoire

De la Préhistoire au Moyen-Âge

Il subsiste sur la commune des vestiges préhistoriques et antiques mégalithes à cupules, ainsi que des enceintes défensives de l'âge du Fer. Sur le site de la chapelle de Saint-Sabin ont été menées des fouilles archéologiques qui ont mis en évidence la présence de peuples celtes dans la région.

Le village de Véranne est mentionné dans les documents dès le Xe siècle. Il est à cette époque protégé des attaques des Sarrasins par des fortifications érigées aux hameaux du Buisson et du Camier. L'église, construite vers l'an 870, est rebâtie au XIIIe et XIVe siècles, avant d'être une nouvelle fois restaurée en 1826 puis de 1864 à 1865. Elle fait partie au XIe siècle du diocèse de Vienne et dépend de l'abbaye de Saint-André-le-Bas. La situation change en 1312 lorsque la commune est rattachée au royaume de France et l'église relève alors du prieuré de Saint-Sauveur-en-Rue. La localité est quant à elle placée sous la juridiction de la baronnie de Malleval puis, à partir de 1349, de la seigneurie de Lupé.

Ancien Régime

Lors des guerres de religion, Véranne est occupé par les protestants de 1565 à 1567. En 1587, ces derniers reviennent au village et tuent le curé. Sur le plan religieux, la commune dépend de l'archiprêtré de Bourg-Argental, à la différence de la plupart des autres villages qui appartiennent à l'archiprêtré de Condrieu.

En 1632, Claude de Villars, grand-père du maréchal de Villars, commence la construction du château du Buisson après s'être porté acquéreur des terres de Maclas, Véranne, Roisey et Saint-Appolinard auprès de la famille de Fay, propriétaire de la baronnie de Malleval. Ces terres constituent par la suite la baronnie de Maclas, dont la création remonte au règne de Louis XIII selon Pierre Dumas ou en 1665 selon une autre source. À la mort de Claude en 1662, son fils Pierre de Villars hérite du château mais pour peu de temps seulement : le domaine est en effet cédé en 1665 pour 69 000 livres à François de Labeau de Bérard, issu d'une famille noble originaire d'Avignon. Celui-ci le revend à son tour en 1670 à Nicolas de Fontanès, seigneur de la Valette à Pélussin, avant de le racheter à nouveau quelques années plus tard, probablement à un prix très inférieur à celui de 1665, le nouveau propriétaire étant criblé de dettes. La construction du domaine est achevée vers 1730 ou 1770.

En ce qui concerne l'activité économique, la captation de l'eau charriée par les ruisseaux au moyen de petits canaux et de retenues, destinés à faire tourner les meules à farines, est attestée au moins depuis le XVIIe siècle. La réponse faite en 1697 par le curé de Véranne au questionnaire d'Henri-François Lambert d'Herbigny, intendant de Lyon, révèle cependant une situation difficile au village : « laboureurs, journaliers, quelques femmes et filles qui s'occupent à dévuider de la soye qu'elles vont quérir à Pélussin ou à Saint-Chamond, où elles ne peuvent pas gagner leur vie, ce qui fait que nous avons beaucoup de pauvres ». De 1709 à 1710, la commune est durement touchée par le grand hiver qui entraîne sur deux ans la mort de 87 personnes pour seulement 34 naissances ; à ce bilan s'ajoute la mort de 67 enfants provenant de l'Hôtel-Dieu de Lyon et élevés dans des familles de Véranne. La courbe des décès retombe ensuite jusqu'à rejoindre celle des naissances en 1711. Au hameau de Paradis fonctionne un moulin à eau dont l'existence est attestée à partir de 1726. Vers 1737, un groupe de religieuses s'installe au Drevet et est affilié, à partir de 1823, à la congrégation des sœurs du Sacré-Cœur de Saint-Sauveur-en-Rue. Sous la Révolution française, une des cloches de l'église est démontée pour être fondue afin de servir à la fabrication de canons. Décision est également prise, en , de construire une route reliant Maclas à Véranne.

Époque contemporaine

Au XIXe siècle, la région bénéficie d'un essor économique grâce à l'industrie du tissage. Vers 1820, la famille de Labeau de Bérard quitte le château du Buisson. Racheté par le négociant lyonnais Ajac qui le reconvertit en fabrique de tissage, le bâtiment brûle en 1831. Le travail de la soie continue néanmoins à se développer sur le territoire de la commune, parallèlement au moulinage. Au début du XXe siècle, l'industrie textile concerne une centaine de personnes, ce qui en fait la principale activité du village avec l'agriculture. Ainsi, selon Pierre Dumas et Joseph Boucher, « on peut penser que les usines et ateliers de Véranne employaient vers 1914 de 150 à 200 personnes ». L'usine Matrat, construite en 1876, emploie par exemple 57 ouvrières à son apogée. En 1903, une machine à vapeur y est installée pour remplacer le système d'alimentation en eau. Deux autres usines, Révollon et Viornery, bénéficient également de cette technique laquelle entraîne dans le même temps le déclin du moulinage. L'industrie textile perdure jusqu'en 1996, date de la fermeture de la dernière usine. La culture de la vigne, bien présente dans la commune et ses alentours, est en revanche considérablement affectée par une épidémie de mildiou en 1847 et par l'arrivée du phylloxéra dans les années 1890, ce qui entraîne une forte chute des rendements.

En 1904, l'électricité est installée dans tout le canton de Pélussin mais tarde à s'implanter à Véranne ; l'éclairage électrique finit par être inauguré dans le bourg en , mais le hameau du Buisson n'est rattaché au réseau qu'en 1935 et il faut attendre 1956 pour qu'il reçoive l'eau courante. Le patois du pilat, déjà en déclin au début du siècle dans la région du plateau intermédiaire, recule fortement après la Première Guerre mondiale : le nombre de patoisants nés après le conflit diminue progressivement jusqu'à disparaître presque complètement après la guerre de 1939-1945. Les causes de cet abandon sont multiples et tiennent tout à la fois à la diminution du nombre des agriculteurs, aux migrations des populations — qui se développent durant l'entre-deux-guerres — et à la proximité du plateau intermédiaire du Pilat avec les grands axes de communication de la vallée du Rhône qui favorisent la pénétration du français au détriment du parler local. Entre 1914 et 1918, 34 hommes de la commune sont tués au combat, soit 13 % des hommes en âge de faire fonctionner l'économie locale. La Seconde Guerre mondiale coûte quant à elle la vie à un habitant, mort en 1940.

Cependant, Véranne, comme les autres communes du canton, franchit sans trop de péripéties ces deux conflits, notamment grâce à la diversité de son agriculture qui permet d'atténuer les effets des restrictions. Les deux principales activités économiques sont alors l'élevage et l'exploitation forestière. La période est cependant marquée par des difficultés d'ordre démographique caractérisées par un exode rural et un vieillissement de la population. L'agence postale qui existait depuis 1908 ferme ses portes en . La tempête de 1999 fait d'importants dégâts, avec 15 hectares de forêt ravagés. Aujourd'hui, la commune est un site très fréquenté des randonneurs ainsi qu'un centre de villégiature.


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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260129-140052
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