Saint-Martin-en-Vercors
Localisation

Saint-Martin-en-Vercors : descriptif
- Saint-Martin-en-Vercors
Saint-Martin-en-Vercors est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie
Situation et description
La commune, traversée par le 45e parallèle nord, est, de ce fait, située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km). D'aspect essentiellement rural dans un secteur de moyenne montagne, elle se positionne à 45 km de Grenoble, préfecture du département de l'Isère, et à 60 km de Valence, préfecture du département de la Drôme.
Communes limitrophes
| Échevis, Châtelus (Isère), Saint-Julien-en-Vercors |
Saint-Julien-en-Vercors | Villard-de-Lans (Isère) | ||
| Échevis | N | Corrençon-en-Vercors (Isère) | ||
| O Saint-Martin-en-Vercors E | ||||
| S | ||||
| La Chapelle-en-Vercors | La Chapelle-en-Vercors | La Chapelle-en-Vercors, Saint-Andéol (Isère), Corrençon-en-Vercors (Isère) |
Relief et géologie
La commune est située dans le massif pré-alpin du Vercors.
Sites particuliers :
- Combe du Bun
- Gourjat (1 198 m)
- la Sambue (1 575 m)
- les Grands Goulets (tunnel)
- les Pins (1 216 m)
- Pas de l'Allier
- Pas de l'Âne
- Pas de Saint-Martin
- Roche Merlière
- Rochers de l'Allier
- Roche Rousse
- Vierge du Vercors (rocher, site classé).
- La « reculée des Grands Goulets » est un site géologique de 1 645,95 hectares, parcouru par la Vernaison, qui se trouve sur les communes de Châtelus (au lieu-dit des Grands Goulets), La Chapelle-en-Vercors, Échevis, Sainte-Eulalie-en-Royans, Saint-Laurent-en-Royans, Saint-Martin-en-Vercors (dans la partie orientale du site) et Pont-en-Royans.
- Cette reculée est née d'un phénomène d'érosion karstique régressive dont l'action est toujours en action, rendant ainsi le secteur dangereux, ce qui a nécessité la construction d'un tunnel pour dévier la circulation des véhicules.
- En 2014, le site a été classé à l'« Inventaire du patrimoine géologique ».
- Le Pas de l'Âne (1 400 m) est ouvert dans une crête du Barrémien.
Hydrographie
La commune est arrosée par les cours d'eau suivants :
- l'Adouin est un ruisseau d'une longueur de 2,3 km.
- En 1590, il est dénommé la rivière de Troutres (parcellaire). En 1891, l'Adouin traverse le hameau de Tourtres et se jette dans le Ban après un parcours de 1,7 km ; sa largeur moyenne est de six mètres, sa pente de 101,46 m, son débit ordinaire de 0,90 m3, extraordinaire de 30 m3 (cf. Dictionnaire topographique).
- Avant 2020, Géoportail indique sa source à l'est du hameau de Tourtre. C'est un affluent du ruisseau le Buyèche (affluent de la Vernaison).
- la Vernaison, d'une longueur de 31,8 km, née au cœur du plateau, longe le territoire saint-martinois et traverse les gorges des grands Goulets avant de se jeter dans la Bourne, à Pont-en-Royans.
- le Buyèche.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 186 mm, avec 9,9 jours de précipitations en janvier et 6,4 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Chapelle-en-Vercors », sur la commune de La Chapelle-en-Vercors à 6 km à vol d'oiseau, est de 9,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 325,7 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.
Voies de communication et transports
Voies routières
La commune est desservie par les routes départementales D 103, D 103b, D 221, D 518 et D 612.
Transports publics
Un service de transport à la Demande (TAD) permet aux résidents de la commune d'effectuer des déplacements vers les communes voisines : Villard-de-Lans (station de ski), de Die (sous-préfecture) et La Chapelle-en-Vercors (marché local).
Une ligne régulière d'autocars relie la commune de La Chapelle-en-Vercors aux villes de Valence et de Romans sur Isère. Elle passe par la commune voisine d'Échevis. Une autre ligne régulière d'autocars circule de Villard-de-Lans à Grenoble[réf. nécessaire].
Toponymie
Attestations
Dictionnaire topographique du département de la Drôme :
- 1304 : mention de la paroisse : ecclesia Sancti Martini de Vercors (archives de la Drôme, fonds de Sainte-Croix) ;
- 1304 : mention de l'église Saint-Martin : edes San Martiniana (archives de la Drôme, fonds de Saint-Félix) ;
- XIVe siècle : mention de la paroisse : capella Sancti Martini de Vecorcio (pouillé de Die) ;
- 1449 : mention de la paroisse : ecclesia Sancti Martini Vecorcii (pouillé hist.) ;
- 1508 : mention de l'église Saint-Martin : ecclesia parrochialis Sancti Martini Vercorcii (visites épiscopales) ;
- 1516 : mention de la paroisse : parrochia Sancti Martini Vercortii (rôle de décimes) ;
- 1561 : Sainct Martin de Vercors (Fillet, Essai sur le Vercors, 220) ;
- 1576 : mention de la paroisse : cura Sancti Martini Vercorsii (rôle de décimes) ;
- 1891 : Saint-Martin-en-Vercors, commune du canton de la Chapelle-en-Vercors.
Étymologie
- Saint-Martin
Le nom Saint-Martin est issu du nom de Saint-Martin, légionnaire romain du (IVe siècle) puis évêque de Tours.
- Vercors
Ce nom, que de nombreuses communes du massif ont ajouté à leurs noms (Saint-Julien, Malleval, Lans, Corrençon) est dû aux vertacomicorii, peuple gaulois qui donna son nom au massif où ils s'étaient installés. Leur nom, d'origine celtique, signifie les « vingt tribus »[réf. nécessaire].
Étymologie
- Saint-Martin
Le nom Saint-Martin est issu du nom de Saint-Martin, légionnaire romain du (IVe siècle) puis évêque de Tours.
- Vercors
Ce nom, que de nombreuses communes du massif ont ajouté à leurs noms (Saint-Julien, Malleval, Lans, Corrençon) est dû aux vertacomicorii, peuple gaulois qui donna son nom au massif où ils s'étaient installés. Leur nom, d'origine celtique, signifie les « vingt tribus »[réf. nécessaire].
Histoire
Préhistoire
L'homme de Neandertal vivait dans le Vercors drômois.
L'abri de Bobache a été exploré en 1912. Celui-ci a permis de mettre au jour des objets de silex appartenant à la période azilienne (fin de la dernière glaciation, 10 000 avant notre ère). Dans un environnement de steppes et d'arbres clairsemés, des chasseurs nomades traquaient, entre autres, la marmotte pour sa chair et sa fourrure[réf. nécessaire].
Plus tard, durant le mésolithique (entre -6250 et -4500), la couverture forestière s'étend et sa densité gêne la circulation des hommes et la pratique de la chasse. Les traces des migrations annuelles ont été mises au jour dans un abri sous roche près du Pas de la Charmate. Les hommes y faisaient étape près d'un point d'eau quelques jours par an durant plusieurs millénaires. Ces chasseurs pratiquaient principalement la chasse (bouquetins, chamois, cerfs, sangliers). Les outils utilisés étaient de petites pointes de silex qui armaient des harpons et des flèches.
Protohistoire
Le plateau fut occupé par la tribu gauloise des Vertamocores, associée aux Voconces[réf. nécessaire].
Antiquité : les Gallo-romains
Quelques sarcophages ont été trouvés à Picot[réf. nécessaire].
Du Moyen Âge à la Révolution
La seigneurie :
- Au point de vue féodal, la communauté faisait partie de la terre et seigneurie du Vercors et plus anciennement du mandement de Ravel (voir Château-Ravel, commune de Saint-Julien-en-Vercors).
- Fief des dauphins du Viennois.
- Possession des évêques de Die.
XIe siècle : le Vercors est organisé en paroisses desservies par les chanoines de Sainte-Croix-en-Diois jusqu'en 1289, par les religieux de Saint-Antoine ensuite[réf. nécessaire].
À partir de 1235, Saint-Martin, comme les autres communes du Vercors drômois, est sous la suzeraineté de l'évêque de Die qui en dispute les revenus aux religieux de Saint-Antoine jusqu'en 1305. L'évêque avait pour vassaux divers seigneurs et châtelains locaux qui levaient également l'impôt sur les habitants.
Plus tard, l'évêque nomme des « fermiers », sorte de percepteurs sur lesquels ne s'exerçait aucun contrôle. Ils donnaient une somme convenue chaque année à l'évêque et gardaient pour eux le reste[réf. nécessaire].
Le mouvement communal fut bien tardif à se manifester dans le Vercors. En 1318, Saint-Martin appartenait aux Antonins de Sainte-Croix. C'est seulement au milieu du XVIe siècle que la paroisse devint une commune. Chaque année, à Pâques, les habitants élisaient un consul qui administrait la commune pendant un an. Quand les affaires à traiter excédaient sa compétence, il était assisté d'une assemblée générale composée d'habitants de la commune, généralement choisis par les consuls des années précédentes[réf. nécessaire].
L'été 1508 fut marqué par l'apparition de la peste qui décima la population de Saint-Martin. Au cours du XVIe siècle, les pauvres sont nombreux et quelques pieuses personnes font leur testament en leur faveur[réf. nécessaire].
Les guerres de Religion ravagèrent le Vercors. Pris par Montbrun (protestant) repris par Gordes (catholique) qui fait démolir les châteaux forts. De 1573 à 1590, le pays est sans cesse traversé par des bandes rivales qui pillent et rançonnent les habitants. À la fin de cette période, la commune est criblée de dettes, l'église en partie détruite et le village en ruines[réf. nécessaire].
Sous le règne du roi Henri IV commence le relèvement, dont témoigne le vénérable tilleul de Sully qui orne la place de Saint-Martin. Le célèbre ministre avait fait planter quantités d'arbres, généralement destinés à ombrager les chemins du royaume qu'il avait fait remettre en état, mais plus probablement, dans le cas de Saint-Martin, afin d'abriter les réunions publiques, coutume en usage au XVIe siècle[réf. nécessaire].
1662 : Louis Gauthier de la Tour, sieur de Larénier, fait construire, à Saint-Martin, une belle demeure flanquée d'une tour, le château de Larénier ou l'Arénier. Ce nom de l'Arénier évoque un lieu sablonneux (arena en latin)[réf. nécessaire].
1644 (démographie) : 93 familles.
Avant 1790, Saint-Martin-en-Vercors était une communauté de l'élection de Montélimar, de la subdélégation de Crest et du bailliage de Die.
Elle formait une paroisse du diocèse de Die dont l'église était dédiée à saint Martin et dont les dîmes, qui appartenaient à la commanderie de Sainte-Croix avant 1304, passèrent alors au chapitre de Die qui en a joui jusqu'à la Révolution.
Il est intéressant de retrouver, dans les patronymes de ces nobles d'autrefois, des noms encore portés par des familles ou des lieux-dits : Faure, Malsand, Sibeud, Penchinat, Algo(ud), etc. Jean Abicel, mort vers 1550, possédait à Saint-Martin une fortune considérable dont un domaine a gardé son nom : Les Abisseaux, pluriel de Abicel. Madame de la Blachette a également laissé son nom au quartier où elle avait son domaine vers 1746[réf. nécessaire].
De la Révolution à nos jours
En 1790, la commune de Saint-Martin-en-Vercors est comprise dans le canton de la Chapelle-en-Vercors.
XIXe siècle : la construction de routes carrossables désenclavent du plateau[réf. nécessaire].
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Saint-Martin-en-Vercors a abrité le quartier-général du maquis du Vercors et un hôpital[réf. nécessaire].
Le 3 juillet 1944, la République française est restaurée à Saint-Martin-en-Vercors à l'occasion de la venue d'Yves Farge, commissaire de la République.
Ces informations proviennent du site Wikipedia (v2.1 – 05/08/2025 02:53:35). Elles sont affichées à titre indicatif en attendant un contenu plus approprié.
Saint-Martin-en-Vercors dans la littérature
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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260201-053040
Source du document imprimé : https://www.gaudry.be/lieu/fr/fr-ara/254798.html
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