Lachapelle-Graillouse

Localisation

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Lachapelle-Graillouse : descriptif

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Lachapelle-Graillouse

Lachapelle-Graillouse est une commune française située dans le département de l'Ardèche, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie

Situation et description

La commune est située entre les communes du Lac-d'Issarlès et de Coucouron, dans les monts du Vivarais, proche du mont Gerbier-de-Jonc, de la source de la Loire et du mont Mézenc, qui culmine à 1 754 mètres. À vol d'oiseau, elle se situe à 16,2 kilomètres au nord-est de Langogne, 27,4 kilomètres au sud-est du Puy-en-Velay et à 36,4 kilomètres au nord-ouest d'Aubenas.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 2 048 hectares ; son altitude varie entre 868 et 1 233 mètres.

Le bourg est situé à 1 111 mètres d'altitude au sein du plateau ardéchois.

Communes limitrophes

Rose des vents Issarlès Le Lac-d'Issarlès Rose des vents
Lafarre (Haute-Loire) N
O    Lachapelle-Graillouse    E
S
Coucouron Issanlas Saint-Cirgues-en-Montagne

La commune bénéficie de la proximité du lac d'Issarlès qui est la principale attraction touristique du plateau ardéchois.

Elle jouxte la commune de Coucouron, ancien chef-lieu de canton et siège de la communauté de communes de la Montagne d'Ardèche, qui concentre la plupart des activités administratives et commerciales du plateau ardéchois.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 500 mm, minimale en été, maximale en automne.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 7,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 117 mm, avec 9,8 jours de précipitations en janvier et 6,5 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Issanlas_sapc », sur la commune d'Issanlas à 5 km à vol d'oiseau, est de 7,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 017,1 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.

Hydrographie

Le chef-lieu de la commune est traversé par la rivière Le Nadalès, un affluent de la Loire en rive gauche. La Loire assure la limite de la commune avec celles d'Issarlès, du Lac-d'Issarlès et du Cros-de-Géorand.

La commune est aussi bordée à l'ouest par la Langougnole, autre affluent de la Loire (rive gauche).

Voies de communication

Toponymie

La graphie du nom de Graillouse a beaucoup évolué au cours des siècles : Graculosa vers l'an 900, Grattalosa au xie siècle, Gralhosa en 1516, Grallouse sur Loire en 1793 (durant quelques années), Graihouse au XIXe siècle, puis Graillouse.[réf. nécessaire]

Hypothèses

L'origine du toponyme est controversée : il pourrait provenir du provençal gralha (corneille)ou de « grais », de « grailles » signifiant corbeaux et grenouilles en patois ou encore de la Capella Gratiosa (Tchapello Gracillouso en patois), chapelle gracieuse en français[réf. nécessaire].

On évoque également le nom latin le plus ancien, utilisé dans le cartulaire de Saint-Chaffre qui est Graculosa.

Ce mot latin correspond aux geais, mainates ou choucas qui font partie de la famille des corvidés. Les corvidés était très nombreux dans la région jusqu'aux années 1980. Sur un des quatre chapiteaux du chœurs de l'église de Lachapelle Graillouse est représenté un oiseau en relief. De même, la sculpture d'un oiseau, aussi en relief, est présente à la base de l'arc en pierres taillées d'une des chapelles latérales. En patois local, les corvidés sont nommés les « Grails ». Ces nombreux indices peuvent laisser à penser que Lachapelle-Graillouse était à l'origine La Chapelle aux oiseaux.[réf. nécessaire]

Orthographe

Pour ce qui est du nom complet de la commune, la bonne orthographe est « Lachapelle-Graillouse » et non « La Chapelle Graillouse ». En effet, c'est par erreur que le nom orthographié « La Chapelle Graillouse » figure depuis quelques années sur les deux panneaux indicateurs situés aux entrées du village. Le classement alphabétique utilisé dans l'annuaire du téléphone, le nom utilisé pour le titre de la rubrique locale dans les journaux et sur les cartes géographiques I.G.N et Michelin, les anciens panneaux routiers (qui indiquent la direction du village et qui sont situés aux carrefours de la départementale côté Coucouron et côté Issarlès) et enfin l'usage par les habitants de la commune confirment que l'orthographe du nom du bourg est Lachapelle-Graillouse.

Histoire

Lachapelle-Graillouse apparaît pour la première fois dans un document écrit en 879 sous le nom de capella Graculosa. Le village possède depuis l'an 1041 une église avec clocher peigne donnant sur une petite place entourée de maisons en pierres.

La révolution de 1848 est l'occasion de faire éclater de vieilles rivalités, jusque-là contenues. L'ancien maire, révoqué par les nouvelles autorités, contre-attaque et fait circuler une pétition en blanc contre le nouveau maire, abusant une partie des signataires. Le nouveau maire lui-même fonde peu d'espoirs dans le suffrage universel, tous les habitants de la commune étant liés par un réseau d'obligations mutuelles et de parentés, les votes sont acquis d'avance.

En 1892, le village est frappé par une épidémie qui fait plus de cent morts dont le prêtre curé de la paroisse. La croix de mission située à la sortie nord du village au bord de la route départementale est érigée en remerciement pour la fin de ce fléau. Durant la Première Guerre mondiale, 101 personnes perdent la vie, soit environ 10 % de la population. À la différence de 1892, il s'agit ici pour la plupart de jeunes gens, le déclin démographique amorcé en 1892 n'en est que plus accentué. Avec la mécanisation du travail agricole, la commune subit un fort exode rural, touchant principalement les jeunes générations les mieux formées, qui culmine dans les années 1950-1960. Cet exode se fait principalement vers la basse Ardèche (Aubenas), le bassin houiller d'Alès et le midi de la France. Le Puy-en-Velay et la région lyonnaise accueillent aussi de nombreux Chapelous. Certains d'entre eux, devenus fonctionnaires, montent à Paris par le jeu des mutations de début de carrière. La plupart ne reviennent pas sur le plateau et s'établissent loin du pays. La population est alors toujours en très forte baisse par rapport aux années 1920. Les générations ne se renouvellent plus sur place. Les écoles publiques des hameaux (Villeneuve, le Pièbre…) ferment dans les années 1960. Les deux écoles (une publique et une privée) du chef-lieu disparaissent durant la décennie 1980. Les quelques enfants vivant dans la commune rejoignent alors les écoles de Coucouron ou du Lac-d'Issarlès. En conséquence, faute de clients, les nombreux commerces que le village possédait jusque dans les années 1970 ferment durant la décennie suivante. En 1979, le bourg comptait trois épiceries (dont une avec distribution de journaux), deux boulangeries, deux hôtels avec restaurants, quatre débits de boisson (dont un avec débit de tabac), un marchand de boissons en gros, un commerce de chaussures, une agence postale gérée par les P.T.T et environ huit petites exploitations agricoles (pour la plupart de moins de dix vaches). Il n'y avait pas de commerce dans les autres hameaux de la commune. Quelques commerces ambulants (boucherie, épicerie, boulangerie) sillonnaient la commune pour des tournées bi-hebdomadaires. Il existait de nombreuses exploitations agricoles dans chacun des hameaux de la commune. L'été, quelques habitants des villages ainsi que les deux hôtels de la commune proposaient aux touristes des hébergements au confort souvent sommaire. Ce type d'hébergement qui avait l'avantage d'être très peu coûteux et permettait à des familles d'ouvriers ou d'employés de pouvoir faire un séjour prolongé (souvent un mois entier) à la campagne a disparu.[réf. nécessaire]

Héraldique

Lachapelle-Graillouse possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

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Lachapelle-Graillouse dans la littérature

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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260131-041030
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