Néris-les-Bains

Localisation

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Néris-les-Bains : descriptif

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Néris-les-Bains

Néris-les-Bains [neʁi le bɛ̃] est une commune française située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie

Localisation

La commune est située à huit kilomètres au sud-est de Montluçon.

Géologie et relief

À 352 mètres d'altitude, le bourg se situe sur les premiers contreforts du Massif central et plus particulièrement du plateau des Combrailles (ou Combraille).

Hydrographie

Voies de communication et transports

Voies routières

Néris-les-Bains se situe sur la route départementale 2144, qui relie Clermont-Ferrand à Bourges par Montluçon et qui reprend le tracé de l'ancienne voie romaine.

Voies ferroviaires

La commune se situe sur le parcours de la ligne Montluçon - Gouttières. La gare de Chamblet était appelée gare de Chamblet - Néris.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 820 mm, avec 10,7 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Durdat-Larequille à 5 km à vol d'oiseau, est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 879,1 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.

Toponymie

Néris vient du nom du dieu gaulois Nérios, divinité personnifiant la source thermale (latinisé en Nérius).

Son nom est Naris en bourbonnais, dialecte qui est traditionnellement parlé dans la région de Montluçon. La commune fait, en effet, partie du Croissant, une zone linguistique où se rejoignent et se mélangent la langue d'oc et la langue d'oïl.

Histoire

Préhistoire et Antiquité

L'époque gauloise : Neriomagos

À cette époque, Néris s'appelle Neriomagos (nom qui vient du nom du dieu Nerios, divinité personnifiant la source thermale) en langue gauloise. C'est alors une bourgade au commerce florissant, au carrefour de deux axes de passage.

La colonisation romaine : Aquae Nerii

Nerios est latinisé en Nerius, Neriomagos devient Aquae Nerii (« les eaux de Nérius »). Les eaux sont utilisées dans un but thérapeutique et deux établissements thermaux luxueux sont créés. De nombreux monuments sont construits : temples, thermes, villas… On a longtemps considéré que la 8e légion Augusta y avait été stationnée vers la fin du Ier siècle. Toutefois l'étude de l'histoire de la légion et de ses inscriptions a réfuté cette hypothèse : «L'hypothèse ancienne d'un cantonnement de la légion à Néris, dans l'Allier, doit aujourd'hui être complètement abandonnée, dans la mesure où il s'agit probablement d'une forgerie d'Antiquaire».Un théâtre-amphithéâtre est construit pour offrir aux habitants jeux du cirque et représentations théâtrales. Il reste de nombreux vestiges de cet âge d'or : villa de Cheberne, camp romain des Chaudes, mausolée.

La ville gallo-romaine couvre environ 200 ha. Elle est particulièrement dense sur le plateau nord-est, probablement parce que la voie reliant Lyon à Poitiers y passe. Lorsque la source est captée (pour les thermes), la vallée est asséchée. Au Bas-Empire les thermes sont détruits et la vallée reprend son ancien parcours.

Yves Menez (1989) a établi un inventaire des formes de céramique fumigée à partir de l'abondant mobilier céramique recueilli lors des fouilles de Néris, conjointement à celui recueilli sur le site de Châteaumeillant (Cher) Ces 102 formes répertoriées sont subséquemment utilisées dans la typologie de ces céramiques fumigées (« formes Menez »).

Invasions germaniques et époque mérovingienne

Vers 275 après Jésus-Christ, les invasions germaniques détruisent une partie de la ville et la population s'enfuit, laissant des trésors monétaires non récupérés. Au IVe siècle, les thermes et les habitations sont en partie réaménagés et occupés à nouveau.

Une seconde vague d'invasions détruit à nouveau la ville, dont les ruines sont utilisées comme carrière de pierres par la population mérovingienne. Des blocs de pierre appartenant aux bâtiments publics sont ainsi utilisés pour les sarcophages maintenant exposés sous la pyramide de la place de l'Église.

[réf. nécessaire]

À l'époque mérovingienne, elle conserve une certaine importance : son école est une des rares citées par Grégoire de Tours.

Moyen Âge

Saint Patrocle évangélise Néris au VIe siècle et y construit une église et un couvent. L'église romane actuelle date du XIe siècle ou XIIe siècle. Elle est construite au même endroit que la basilique primitive du VIe siècle, elle-même érigée sur les ruines d'un monument romain.

Le roi carolingien Pépin Ier d'Aquitaine, le petit-fils de Charlemagne, séjourne à Néris en 835 et 838.

Sous le règne du seigneur Archambaud III de Bourbon dit le Jeune (ou du Montet), Néris est incorporée à la seigneurie de Bourbon (qui deviendra le Bourbonnais) dans la première moitié du XIe siècle. Elle faisait partie précédemment du Berry médiéval.

Temps modernes

La renommée des thermes de Néris grandit. Rabelais les évoque dans Pantagruel (ce qui vaut au collège de Néris le nom de collège François-Rabelais), et Nicolas de Nicolay, géographe du roi Charles IX de France, cite les « Baings de Nérys » en 1569.

Révolution et Empire

Époque contemporaine

Le nouvel âge d'or de Néris commence quand la dauphine Marie Thérèse de France, duchesse d'Angoulême, pose la première pierre du nouvel établissement thermal dans la première moitié du XIXe siècle. La source est à nouveau captée, la vallée asséchée comme aux premiers siècles de notre ère mais cette fois le vallon thermal est remblayé pour y créer une promenade et le parc du casino. Les hôtels, le casino (inauguré en 1898) et le théâtre sont construits. Parmi les curistes célèbres, on trouve Chateaubriand, Musset, Lamartine, l'impératrice Eugénie…

À cette époque, l'on commence aussi des fouilles archéologiques qui permettent de découvrir l'infrastructure de l'Aquae Nerii romaine.

La vie mondaine bat son plein, des fêtes grandioses sont organisées.

Au début du siècle, une intéressante controverse juridique opposant le maire de Néris et le préfet de l'Allier donne lieu à un arrêt du Conseil d'État clarifiant les liens hiérarchiques entre différentes autorités de police administrative. Le préfet avait en effet signé un arrêté le 8 août 1893 interdisant les jeux d'argent dans tous les lieux publics du département de l'Allier. Le 24 mai 1901, le maire de la ville prend un second arrêté, plus rigoureux interdisant de manière absolue tous les jeux d'argent et de hasard. Le préfet prononce l'annulation de l'arrêté municipal en soulignant son illégalité au vu de l'arrêté préfectoral, qui ne réservait un pouvoir d'intervention qu'à l'autorité supérieure, en l'espèce le Ministre de l'Intérieur. La question était donc de savoir si l'intervention administrative d'un échelon hiérarchique supérieur (le préfet) entrainait le dessaisissement de l'autorité inférieure (le maire). Le conseil d'État a réglé la question par son arrêt du 18 avril 1902 (« Commune de Néris-les-bains ») en donnant tort au préfet : il souligne que les pouvoirs municipaux de police administrative sont mis en œuvre sous la surveillance et non sous l'autorité du préfet, et qu'il est loisible au maire de prendre de nouvelles dispositions, sous réserve que celles-ci aggravent la règle établie par l'autorité supérieure et soient justifiées par des motifs propres à la localité.

Néris devient « ville-hôpital » lors de la Première Guerre mondiale ; on y soigne les blessés de guerre.[réf. nécessaire]

À la fin de la guerre, les thermes sont à nouveau florissants.

En 1930, la ligne de chemin de fer de Montluçon à Gouttières via Néris entre en service, avec la construction de la gare de Néris-les-Bains, aux pierres de grès rose et au toit multicolore, œuvre de Louis Brachet

La bourgeoisie et les milieux politiques fréquentent les thermes : la famille Poincaré, Léon Blum…

La Seconde Guerre mondiale ainsi que les avancées sociales qui l'ont précédée (sécurité sociale et congés payés) donnent à la ville un nouveau visage et une nouvelle clientèle.

Les thermes sont modernisés et la ville se dote d'un golf, d'un musée archéologique et d'une piscine. Elle s'ouvre de plus en plus au tourisme de santé et met en valeur son patrimoine.

Le succès du casino et des thermes de Néris lui permettent d'investir : création d'une salle socio-culturelle près de la gare, d'un gymnase…

[réf. nécessaire]

Héraldique

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

De gueules à la fontaine d'or jaillissant d'argent, à l'intérieur d'un portique aussi d'or.

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Néris-les-Bains dans la littérature

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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 12/11/2025 c20260203-031706
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