Simon, Étienne

Photo de Simon, Étienne

Hum, comment me présenter? Je m'appelle Étienne Simon. Ma venue au monde a été souhaitée il y a environ 23 ans par mes parents et mon arrivée sur terre s'est faite quelque neuf mois plus tard. Si je dois parler de mon passé scolaire, je vais dire qu'il est principalement artistique, même si le latin m'a occupé quelques temps. Le résultat de toutes ces années est que j'ai pu mettre au point des techniques et définir plus ou moins un graphisme personnel, ce qui n'est déjà pas si mal. Dans ma vie de jeune auteur tout reste à faire! Je dois me bouger pour rencontrer les maisons d'éditions et continuer à leur envoyer des dossiers jusqu'au moment où… Le maître mot que l'on m'a donné est PATIENCE mais comme je suis plutôt pressé de voir les choses bouger, je tente d'attirer la chance vers moi. Pour ce qui est de la motivation, je crois que j'en ai à revendre même si parfois il y a des semaines de doute. Dans ces cas-là, la famille et ma copine arrivent à regonfler les batteries et à me faire redémarrer. Et pour finir, je parle de Tony Larivière qui est une personne que je connais depuis peu mais qui m'a déjà apporté beaucoup. Grâce à lui, j'ai rencontré des auteurs et j'ai reçu de bonnes critiques. Le festival Novonamurois qu'il a mis en place avec le Novotel et Laverdure m'a permis de rencontrer les gens et de voir leurs réactions positives face à mes dessins. La suite des festivités est déjà mise en place puisque je vais paraître dans l'inédit et que différents festivals comme Seilles ou Eghezée m'ont été proposés. Bref que des choses encourageantes pour un jeune auteur.

© http://dialogue.wallonie.be

Parcours

CinqMille : Quel est ton parcours dans le milieu de l’illustration ?

Yuio : J’ai commencé à Saint-Luc à Bruxelles car c’est plus ou moins par là que sont passés tous les auteurs que j’aimais. J’allais en plus au cours du soir en dessin de nus car, même si je pensais avoir un bon niveau, je me suis rendu compte que j’étais nul en fait…

Mes parents m’avaient laissé 3 ans pour finir mes études et, après ça, je devais travailler ou revenir chez eux. J’avais vécu 3 ans en kot donc je n’étais pas super heureux à l’idée de retourner chez eux – même si je les aime beaucoup – ! En dernière année, j’ai trouvé des petits boulots dans la création de toutes-boites, dans une boite de jeux vidéo et d’autres jobs de ce genre. C’est ce qui m’a permis d’avoir déjà des contacts dans le milieu.

Par après, je me suis retrouvé chez Artis Historia – que les plus jeunes ne doivent pas connaitre – qui faisait des collections de beaux livres. Là, j’ai pu illustrer 20 tomes pour me lancer.

Je me suis aussi jeté à l’eau et j’ai écrit à Manu Larcenet et Mike Mignola (en 98, tout le monde répondait aux e-mails tellement c’était la folie d’en recevoir…) qui étaient des références pour moi. Larcenet m’a dit qu’il cherchait un coloriste pour Pedro le Coati et c’était parti.

Je postais également des travaux sur le forum « café-salé », pour avoir un retour sur ce que je faisais. Ça m’a permis d’élargir mon réseau et de faire plein de trucs par la suite.

Jusqu’à ce dernier challenge : devenir professeur. J’avais mon CAP, j’étais prêt… mais il fallait me lancer. Ma femme m’a poussé en me disant que je devenais un ours et que je devais voir du monde !

On peut donc dire que mon parcours reste en étoile, tout est relié et part à droite à gauche.

C’est un vrai métier que nous faisons !

Pourquoi avoir voulu réaliser une BD pédagogique sur « comment réaliser une BD » ?

Deux BD m’ont fortement marqué : « L’apprenti mangaka » d’Akira Toriyama qui explique les choses façon « Dragon Ball ». C’est fun, ça bouge… mais c’est pas franco-belge ! Et puis Scott McCloud qui a fait « L’art invisible » où il parle du « concept BD » mais qui est plus pour les experts. Je me suis dit qu’il fallait un truc entre les deux.

J’avais déjà fait des planches pour mes étudiants à Saint-Luc avec qui j’étais parti du niveau « zéro » de la BD pour leur montrer qu’on pouvait en faire avec tout et n’importe quoi. Au fil du temps, j’avais 40 pages de planches. Je les ai montres à un éditeur, Eyrolles. Deux ans de boulot plus tard, le livre est sorti.

Je voulais vraiment vulgariser cet art pour qu’on arrête de croire que le dessin c’est un truc super compliqué. Je voulais que les gens puissent se dire : « Que je sois petit, moyen ou grand, avec des formes simples, je peux faire des choses ! » ou alors que, quand ils regardent une photo ou un film, ils puissent en analyser la composition.

On peut donc lire cette BD de manière fun avec l’humour que j’ai essayé d’y mettre et, en même temps, je sais que une bonne base pour commencer à dessiner.

© cinqmille

Yuio

Signe aussi sous un pseudo de Yuio Lorsqu'il se met en scène ou raconte ses propres histoires, ses personnages prennent la forme d'animaux.

Il a choisit ce pseudo officiellement parceque c'est un prénom japonais, mais aussi et surtout pour feigneantise, car yuio sont 4 lettres qui se suivent dans un clavier azerty.

jjprocureur, canalblog

Tous les rôles de Simon, Étienne

  • couleurs
    • Green Manor (infos)
      • n°3 - Fantaisies meurtrières (infos)
      • n°0 - intégrale, Green Manor - Seize charmantes historiettes criminelles (infos)

Autres coloristes

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Document créé le 04/05/2020, dernière modification le 22/06/2020
Source du document imprimé : https://www.gaudry.be/bd/couleur/simon-etienne.html

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