Rafah
Localisation

Rafah : descriptif
- Rafah
Rafah (en arabe : رَفَح (rafaḥ)) est une ville palestinienne située dans le Sud de la bande de Gaza, à la frontière égyptienne
La ville fut également connue sous le nom de Robihwa dans l'Égypte antique, Rafihu en Assyrie, Raphia chez les Grecs et les Romains. C'est la ville la plus importante du Sud de la bande de Gaza avec plus de 150 000 habitants en 2014, dont 44 000 vivent dans le camp de réfugiés de « Rafah Camp » au sud. Elle est entièrement détruite par l'armée israélienne durant la guerre de Gaza.
Localisation
La ville est située au sud de la bande de Gaza, à la frontière avec l'Égypte.
Histoire
Antiquité
L'histoire de Rafah remonte à plusieurs millénaires. La première fois que son nom est cité se situe pendant le règne du pharaon Séthi en , et la première campagne en Israël remonte à Sheshonq Ier en
En , le roi assyrien Sargon II y défait les Égyptiens (Bataille de Raphia de -720), et le se déroule la première grande bataille, qui voit le roi d'Égypte Ptolémée IV Philopator vaincre le dernier grand roi séleucide Antiochos III lors de la Bataille de Raphia : environ 140 000 soldats se confrontent, et près de 180 éléphants sont utilisés.
Une source araméenne fait également de Rafah le lieu biblique de Chatzerim.
Moyen Âge
Pendant la période byzantine, Rafah est un diocèse, et une importante ville commerçante avant la période arabe. Elle vit ensuite son déclin puis son abandon jusqu'au XIIe siècle. La fondation, en 1387, de Khan Younès, sur la route de Gaza, détourne les échanges régionaux vers cette nouvelle ville. Avec les Mamelouks, elle redevint une station postale.
Temps modernes
Au XVIe siècle les Ottomans y enregistrèrent un village de moins de vingt contribuables. Rafah apparaît dans les registres fiscaux ottomans de 1596 comme comptant 15 foyers, tous musulmans. En 1799, l'armée française d'Orient, dirigée par le général Bonaparte, traverse Rafah lors de la campagne française en Égypte. Rafah est à la frontière entre les provinces d'Égypte et de Syrie. En 1832, la région est occupée par l'Égypte sous Muhammad Ali, occupation qui dure jusqu'en 1840.
L'explorateur français Victor Guérin, qui visite Rafah en mai 1863, remarque deux piliers de granit que les habitants appelaient Bab el Medinet, ce qui signifie « la porte de la ville ». En 1881, l'archiduc Louis-Salvator de Habsbourg-Toscane écrit : « Des fragments de piliers de granit gris, toujours debout, jonchent la route, les champs et le sable, et nous en avons vu un gisant à moitié enfoui dans le sol... Ces piliers sont les vestiges d'un ancien temple, Raphia, et revêtent une importance particulière aux yeux des Arabes, qui les appellent Rafah, car ils marquent la frontière entre l'Égypte et la Syrie. ».
Époque contemporaine
En 1917, l'armée britannique s'empare de Rafah et l'utilise comme base arrière pour attaquer les Ottomans à Gaza. La présence de cette base fait partir les habitants et en 1922, la population n'est plus que de 600 personnes pour remonter à 2 500 habitants en 1948.
Après la guerre israélo-arabe de 1948, la ville pasea sous contrôle égyptien et accueille deux camps de réfugiés arabes provenant du territoire d'Israël fraîchement créé.
Occupation israélienne
En 1967, après la guerre des Six Jours, la ville passa sous contrôle israélien. La population atteignait alors 55 000 habitants, dont seulement 11 000 habitent la ville proprement dite.
Au mois de , 20 000 personnes sont expulsées et leurs maisons détruites afin de construire une colonie israélienne. Depuis , la ville est un des hauts lieux de la seconde intifada. Elle est en effet reliée à l'Égypte par des tunnels qui servent à acheminer vers la bande de Gaza non seulement des armes, mais aussi de la nourriture, des médicaments, et tout autre objet de la vie quotidienne. Ceci explique les fréquentes incursions de l'armée israélienne dont l'efficacité et les moyens utilisés restent contestés par la communauté internationale.
En , l'armée israélienne lance l'opération Arc-en-ciel pour tenter de mettre fin aux attaques palestiniennes, aux bombardements des villages israéliens, et particulièrement à l'utilisation des tunnels par les trafiquants d'armes à la frontière égyptienne. Cette opération détruira plusieurs centaines de maisons et fera des dizaines de morts parmi les populations civile et armée de Rafah.
Blocus israélo-égyptien de l'enclave de Gaza
À la suite du retrait israélien de la bande de Gaza, achevé le , le point de passage de Rafah est géré par l'Autorité palestinienne sous surveillance vidéo de l'Union européenne.
À partir de , de nombreux accrochages opposent miliciens du Fatah et du Hamas jusqu'à la victoire de ce dernier en . Les autorités égyptiennes ferment la frontière en réponse à l'avancée du Hamas. Fin 2007, la mission européenne EUBAM-Rafah est suspendue. Elle est maintenue en suspens, prête à reprendre ses opérations de surveillance dès que la situation politique le permettra.
Guerre de Gaza de 2008-2009
À la suite de la chute du président Moubarak, les autorités égyptiennes annoncent que le blocus sera levé fin . Les Européens espèrent pouvoir reprendre leurs activités mais en , ils réduisent, à nouveau, le niveau de la mission.
L'attentat du 7 juillet 2017 à Rafah est une attaque terroriste islamiste à la voiture piégée faisant 23 morts et 30 blessés. Le groupe terroriste État islamique revendique l'attaque. Deux voitures piégées ont explosé en traversant deux points de contrôle de l'armée dans la province du Sinaï à la frontière avec la bande de Gaza faisant 23 morts et 30 blessés.
Guerre de 2023-2024
Lors de l'offensive israélienne de 2023-2024 sur la bande de Gaza de la guerre à Gaza, près de 1,5 million de Gazaouis trouvent refuge, sur ordre de l'armée israélienne, à Rafah. À partir de , l'armée israélienne concentre ses attaques sur Rafah et mène des opérations militaires dans et autour de plusieurs hôpitaux, tandis que le gouvernement israélien se déclare déterminé à lancer une vaste offensive terrestre dans cette zone malgré la présence massive de réfugiés. Le responsable des territoires palestiniens au Programme alimentaire mondial de l'ONU, Matthew Hollingworth, avertit sur la situation humanitaire catastrophique : « il n'y a pas un autre endroit dans le monde où un aussi grand nombre de personnes font face à une famine imminente ».
Le , après l'attaque par le Hamas et la fermeture par Israël du poste-frontière de Kerem Shalom, l'armée israélienne prend le contrôle du poste-frontière de Rafah jusqu'alors sous la responsabilité du Hamas de façon à verrouiller la bande de Gaza, Israël affirmant que le Hamas l'utilisait à des fins terroristes.
Le , l'armée israélienne bombarde le camp de réfugiés de Tel al-Sultan, déclenchant un incendie et tuant une cinquantaine de personnes dont cinq enfants, et faisant des centaines de blessés. Le , au moins 37 Palestiniens sont tués dans de nouveaux bombardements sur le quartier de Tel al-Sultan. Le , au moins 12 Palestiniens sont tués dans un bombardement aérien sur Rafah. Le Croissant-Rouge palestinien annonce le la mort de deux de ses secouristes, tués dans « une frappe israélienne directe » contre une ambulance dans la région de Rafah.
Le 27 mai 2024, en réaction à l'offensive, un utilisateur du réseau social Instagram partage une image reprenant le slogan All Eyes on Rafah. Largement partagée dans le monde entier et vue par 47 millions de personnes en 48 heures, elle devient l'un des symboles du soutien à la cause palestinienne.
À la fin du mois de mai, tous les hôpitaux sont hors service à cause des bombardements. L'ONU qualifie la situation à Rafah d'« enfer sur terre ».
Début juin, plus d'un million de personnes ont été déplacées de force de Rafah après plusieurs semaines d'offensive israélienne.
Le 6 juin, l'armée israélienne bombarde une école de l'Unrwa, tuant 37 personnes qui y étaient réfugiées.
Le 23 mars 2025, l'armée israélienne massacre à Rafah quinze secouristes, dans le quartier de Tal Al-Sultan, alors qu'ils venaient en aide aux victimes d'une frappe aérienne. Le 31, Tsahal ordonne à la population de quitter la ville, provoquant un exode.
En avril 2025 l'armée israélienne déclenche une nouvelle offensive sur Rafah, affirmant le 12 avril encercler totalement la ville. Selon l'agence Reuters Tsahal rase les ruines de la ville après l'avoir incorporé à sa « zone de sécurité » au sein de laquelle toute présence palestinienne est interdite, ce que confirme Le Monde.
Antiquité
L'histoire de Rafah remonte à plusieurs millénaires. La première fois que son nom est cité se situe pendant le règne du pharaon Séthi en , et la première campagne en Israël remonte à Sheshonq Ier en
En , le roi assyrien Sargon II y défait les Égyptiens (Bataille de Raphia de -720), et le se déroule la première grande bataille, qui voit le roi d'Égypte Ptolémée IV Philopator vaincre le dernier grand roi séleucide Antiochos III lors de la Bataille de Raphia : environ 140 000 soldats se confrontent, et près de 180 éléphants sont utilisés.
Une source araméenne fait également de Rafah le lieu biblique de Chatzerim.
Moyen Âge
Pendant la période byzantine, Rafah est un diocèse, et une importante ville commerçante avant la période arabe. Elle vit ensuite son déclin puis son abandon jusqu'au XIIe siècle. La fondation, en 1387, de Khan Younès, sur la route de Gaza, détourne les échanges régionaux vers cette nouvelle ville. Avec les Mamelouks, elle redevint une station postale.
Temps modernes
Au XVIe siècle les Ottomans y enregistrèrent un village de moins de vingt contribuables. Rafah apparaît dans les registres fiscaux ottomans de 1596 comme comptant 15 foyers, tous musulmans. En 1799, l'armée française d'Orient, dirigée par le général Bonaparte, traverse Rafah lors de la campagne française en Égypte. Rafah est à la frontière entre les provinces d'Égypte et de Syrie. En 1832, la région est occupée par l'Égypte sous Muhammad Ali, occupation qui dure jusqu'en 1840.
L'explorateur français Victor Guérin, qui visite Rafah en mai 1863, remarque deux piliers de granit que les habitants appelaient Bab el Medinet, ce qui signifie « la porte de la ville ». En 1881, l'archiduc Louis-Salvator de Habsbourg-Toscane écrit : « Des fragments de piliers de granit gris, toujours debout, jonchent la route, les champs et le sable, et nous en avons vu un gisant à moitié enfoui dans le sol... Ces piliers sont les vestiges d'un ancien temple, Raphia, et revêtent une importance particulière aux yeux des Arabes, qui les appellent Rafah, car ils marquent la frontière entre l'Égypte et la Syrie. ».
Époque contemporaine
En 1917, l'armée britannique s'empare de Rafah et l'utilise comme base arrière pour attaquer les Ottomans à Gaza. La présence de cette base fait partir les habitants et en 1922, la population n'est plus que de 600 personnes pour remonter à 2 500 habitants en 1948.
Après la guerre israélo-arabe de 1948, la ville pasea sous contrôle égyptien et accueille deux camps de réfugiés arabes provenant du territoire d'Israël fraîchement créé.
Occupation israélienne
En 1967, après la guerre des Six Jours, la ville passa sous contrôle israélien. La population atteignait alors 55 000 habitants, dont seulement 11 000 habitent la ville proprement dite.
Au mois de , 20 000 personnes sont expulsées et leurs maisons détruites afin de construire une colonie israélienne. Depuis , la ville est un des hauts lieux de la seconde intifada. Elle est en effet reliée à l'Égypte par des tunnels qui servent à acheminer vers la bande de Gaza non seulement des armes, mais aussi de la nourriture, des médicaments, et tout autre objet de la vie quotidienne. Ceci explique les fréquentes incursions de l'armée israélienne dont l'efficacité et les moyens utilisés restent contestés par la communauté internationale.
En , l'armée israélienne lance l'opération Arc-en-ciel pour tenter de mettre fin aux attaques palestiniennes, aux bombardements des villages israéliens, et particulièrement à l'utilisation des tunnels par les trafiquants d'armes à la frontière égyptienne. Cette opération détruira plusieurs centaines de maisons et fera des dizaines de morts parmi les populations civile et armée de Rafah.
Blocus israélo-égyptien de l'enclave de Gaza
À la suite du retrait israélien de la bande de Gaza, achevé le , le point de passage de Rafah est géré par l'Autorité palestinienne sous surveillance vidéo de l'Union européenne.
À partir de , de nombreux accrochages opposent miliciens du Fatah et du Hamas jusqu'à la victoire de ce dernier en . Les autorités égyptiennes ferment la frontière en réponse à l'avancée du Hamas. Fin 2007, la mission européenne EUBAM-Rafah est suspendue. Elle est maintenue en suspens, prête à reprendre ses opérations de surveillance dès que la situation politique le permettra.
Guerre de Gaza de 2008-2009
À la suite de la chute du président Moubarak, les autorités égyptiennes annoncent que le blocus sera levé fin . Les Européens espèrent pouvoir reprendre leurs activités mais en , ils réduisent, à nouveau, le niveau de la mission.
L'attentat du 7 juillet 2017 à Rafah est une attaque terroriste islamiste à la voiture piégée faisant 23 morts et 30 blessés. Le groupe terroriste État islamique revendique l'attaque. Deux voitures piégées ont explosé en traversant deux points de contrôle de l'armée dans la province du Sinaï à la frontière avec la bande de Gaza faisant 23 morts et 30 blessés.
Guerre de 2023-2024
Lors de l'offensive israélienne de 2023-2024 sur la bande de Gaza de la guerre à Gaza, près de 1,5 million de Gazaouis trouvent refuge, sur ordre de l'armée israélienne, à Rafah. À partir de , l'armée israélienne concentre ses attaques sur Rafah et mène des opérations militaires dans et autour de plusieurs hôpitaux, tandis que le gouvernement israélien se déclare déterminé à lancer une vaste offensive terrestre dans cette zone malgré la présence massive de réfugiés. Le responsable des territoires palestiniens au Programme alimentaire mondial de l'ONU, Matthew Hollingworth, avertit sur la situation humanitaire catastrophique : « il n'y a pas un autre endroit dans le monde où un aussi grand nombre de personnes font face à une famine imminente ».
Le , après l'attaque par le Hamas et la fermeture par Israël du poste-frontière de Kerem Shalom, l'armée israélienne prend le contrôle du poste-frontière de Rafah jusqu'alors sous la responsabilité du Hamas de façon à verrouiller la bande de Gaza, Israël affirmant que le Hamas l'utilisait à des fins terroristes.
Le , l'armée israélienne bombarde le camp de réfugiés de Tel al-Sultan, déclenchant un incendie et tuant une cinquantaine de personnes dont cinq enfants, et faisant des centaines de blessés. Le , au moins 37 Palestiniens sont tués dans de nouveaux bombardements sur le quartier de Tel al-Sultan. Le , au moins 12 Palestiniens sont tués dans un bombardement aérien sur Rafah. Le Croissant-Rouge palestinien annonce le la mort de deux de ses secouristes, tués dans « une frappe israélienne directe » contre une ambulance dans la région de Rafah.
Le 27 mai 2024, en réaction à l'offensive, un utilisateur du réseau social Instagram partage une image reprenant le slogan All Eyes on Rafah. Largement partagée dans le monde entier et vue par 47 millions de personnes en 48 heures, elle devient l'un des symboles du soutien à la cause palestinienne.
À la fin du mois de mai, tous les hôpitaux sont hors service à cause des bombardements. L'ONU qualifie la situation à Rafah d'« enfer sur terre ».
Début juin, plus d'un million de personnes ont été déplacées de force de Rafah après plusieurs semaines d'offensive israélienne.
Le 6 juin, l'armée israélienne bombarde une école de l'Unrwa, tuant 37 personnes qui y étaient réfugiées.
Le 23 mars 2025, l'armée israélienne massacre à Rafah quinze secouristes, dans le quartier de Tal Al-Sultan, alors qu'ils venaient en aide aux victimes d'une frappe aérienne. Le 31, Tsahal ordonne à la population de quitter la ville, provoquant un exode.
En avril 2025 l'armée israélienne déclenche une nouvelle offensive sur Rafah, affirmant le 12 avril encercler totalement la ville. Selon l'agence Reuters Tsahal rase les ruines de la ville après l'avoir incorporé à sa « zone de sécurité » au sein de laquelle toute présence palestinienne est interdite, ce que confirme Le Monde.
Occupation israélienne
En 1967, après la guerre des Six Jours, la ville passa sous contrôle israélien. La population atteignait alors 55 000 habitants, dont seulement 11 000 habitent la ville proprement dite.
Au mois de , 20 000 personnes sont expulsées et leurs maisons détruites afin de construire une colonie israélienne. Depuis , la ville est un des hauts lieux de la seconde intifada. Elle est en effet reliée à l'Égypte par des tunnels qui servent à acheminer vers la bande de Gaza non seulement des armes, mais aussi de la nourriture, des médicaments, et tout autre objet de la vie quotidienne. Ceci explique les fréquentes incursions de l'armée israélienne dont l'efficacité et les moyens utilisés restent contestés par la communauté internationale.
En , l'armée israélienne lance l'opération Arc-en-ciel pour tenter de mettre fin aux attaques palestiniennes, aux bombardements des villages israéliens, et particulièrement à l'utilisation des tunnels par les trafiquants d'armes à la frontière égyptienne. Cette opération détruira plusieurs centaines de maisons et fera des dizaines de morts parmi les populations civile et armée de Rafah.
Blocus israélo-égyptien de l'enclave de Gaza
À la suite du retrait israélien de la bande de Gaza, achevé le , le point de passage de Rafah est géré par l'Autorité palestinienne sous surveillance vidéo de l'Union européenne.
À partir de , de nombreux accrochages opposent miliciens du Fatah et du Hamas jusqu'à la victoire de ce dernier en . Les autorités égyptiennes ferment la frontière en réponse à l'avancée du Hamas. Fin 2007, la mission européenne EUBAM-Rafah est suspendue. Elle est maintenue en suspens, prête à reprendre ses opérations de surveillance dès que la situation politique le permettra.
Guerre de Gaza de 2008-2009
À la suite de la chute du président Moubarak, les autorités égyptiennes annoncent que le blocus sera levé fin . Les Européens espèrent pouvoir reprendre leurs activités mais en , ils réduisent, à nouveau, le niveau de la mission.
L'attentat du 7 juillet 2017 à Rafah est une attaque terroriste islamiste à la voiture piégée faisant 23 morts et 30 blessés. Le groupe terroriste État islamique revendique l'attaque. Deux voitures piégées ont explosé en traversant deux points de contrôle de l'armée dans la province du Sinaï à la frontière avec la bande de Gaza faisant 23 morts et 30 blessés.
Guerre de 2023-2024
Lors de l'offensive israélienne de 2023-2024 sur la bande de Gaza de la guerre à Gaza, près de 1,5 million de Gazaouis trouvent refuge, sur ordre de l'armée israélienne, à Rafah. À partir de , l'armée israélienne concentre ses attaques sur Rafah et mène des opérations militaires dans et autour de plusieurs hôpitaux, tandis que le gouvernement israélien se déclare déterminé à lancer une vaste offensive terrestre dans cette zone malgré la présence massive de réfugiés. Le responsable des territoires palestiniens au Programme alimentaire mondial de l'ONU, Matthew Hollingworth, avertit sur la situation humanitaire catastrophique : « il n'y a pas un autre endroit dans le monde où un aussi grand nombre de personnes font face à une famine imminente ».
Le , après l'attaque par le Hamas et la fermeture par Israël du poste-frontière de Kerem Shalom, l'armée israélienne prend le contrôle du poste-frontière de Rafah jusqu'alors sous la responsabilité du Hamas de façon à verrouiller la bande de Gaza, Israël affirmant que le Hamas l'utilisait à des fins terroristes.
Le , l'armée israélienne bombarde le camp de réfugiés de Tel al-Sultan, déclenchant un incendie et tuant une cinquantaine de personnes dont cinq enfants, et faisant des centaines de blessés. Le , au moins 37 Palestiniens sont tués dans de nouveaux bombardements sur le quartier de Tel al-Sultan. Le , au moins 12 Palestiniens sont tués dans un bombardement aérien sur Rafah. Le Croissant-Rouge palestinien annonce le la mort de deux de ses secouristes, tués dans « une frappe israélienne directe » contre une ambulance dans la région de Rafah.
Le 27 mai 2024, en réaction à l'offensive, un utilisateur du réseau social Instagram partage une image reprenant le slogan All Eyes on Rafah. Largement partagée dans le monde entier et vue par 47 millions de personnes en 48 heures, elle devient l'un des symboles du soutien à la cause palestinienne.
À la fin du mois de mai, tous les hôpitaux sont hors service à cause des bombardements. L'ONU qualifie la situation à Rafah d'« enfer sur terre ».
Début juin, plus d'un million de personnes ont été déplacées de force de Rafah après plusieurs semaines d'offensive israélienne.
Le 6 juin, l'armée israélienne bombarde une école de l'Unrwa, tuant 37 personnes qui y étaient réfugiées.
Le 23 mars 2025, l'armée israélienne massacre à Rafah quinze secouristes, dans le quartier de Tal Al-Sultan, alors qu'ils venaient en aide aux victimes d'une frappe aérienne. Le 31, Tsahal ordonne à la population de quitter la ville, provoquant un exode.
En avril 2025 l'armée israélienne déclenche une nouvelle offensive sur Rafah, affirmant le 12 avril encercler totalement la ville. Selon l'agence Reuters Tsahal rase les ruines de la ville après l'avoir incorporé à sa « zone de sécurité » au sein de laquelle toute présence palestinienne est interdite, ce que confirme Le Monde.
Personnalités liées à Rafah
- Yasser Abu Shabab, chef de la milice Forces populaires.*
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- Blocus de la bande de Gaza de 2007
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- Bande de Gaza
- Conflit israélo-arabe
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Histoire
Antiquité
L'histoire de Rafah remonte à plusieurs millénaires. La première fois que son nom est cité se situe pendant le règne du pharaon Séthi en , et la première campagne en Israël remonte à Sheshonq Ier en
En , le roi assyrien Sargon II y défait les Égyptiens (Bataille de Raphia de -720), et le se déroule la première grande bataille, qui voit le roi d'Égypte Ptolémée IV Philopator vaincre le dernier grand roi séleucide Antiochos III lors de la Bataille de Raphia : environ 140 000 soldats se confrontent, et près de 180 éléphants sont utilisés.
Une source araméenne fait également de Rafah le lieu biblique de Chatzerim.
Moyen Âge
Pendant la période byzantine, Rafah est un diocèse, et une importante ville commerçante avant la période arabe. Elle vit ensuite son déclin puis son abandon jusqu'au XIIe siècle. La fondation, en 1387, de Khan Younès, sur la route de Gaza, détourne les échanges régionaux vers cette nouvelle ville. Avec les Mamelouks, elle redevint une station postale.
Temps modernes
Au XVIe siècle les Ottomans y enregistrèrent un village de moins de vingt contribuables. Rafah apparaît dans les registres fiscaux ottomans de 1596 comme comptant 15 foyers, tous musulmans. En 1799, l'armée française d'Orient, dirigée par le général Bonaparte, traverse Rafah lors de la campagne française en Égypte. Rafah est à la frontière entre les provinces d'Égypte et de Syrie. En 1832, la région est occupée par l'Égypte sous Muhammad Ali, occupation qui dure jusqu'en 1840.
L'explorateur français Victor Guérin, qui visite Rafah en mai 1863, remarque deux piliers de granit que les habitants appelaient Bab el Medinet, ce qui signifie « la porte de la ville ». En 1881, l'archiduc Louis-Salvator de Habsbourg-Toscane écrit : « Des fragments de piliers de granit gris, toujours debout, jonchent la route, les champs et le sable, et nous en avons vu un gisant à moitié enfoui dans le sol... Ces piliers sont les vestiges d'un ancien temple, Raphia, et revêtent une importance particulière aux yeux des Arabes, qui les appellent Rafah, car ils marquent la frontière entre l'Égypte et la Syrie. ».
Époque contemporaine
En 1917, l'armée britannique s'empare de Rafah et l'utilise comme base arrière pour attaquer les Ottomans à Gaza. La présence de cette base fait partir les habitants et en 1922, la population n'est plus que de 600 personnes pour remonter à 2 500 habitants en 1948.
Après la guerre israélo-arabe de 1948, la ville pasea sous contrôle égyptien et accueille deux camps de réfugiés arabes provenant du territoire d'Israël fraîchement créé.
Occupation israélienne
En 1967, après la guerre des Six Jours, la ville passa sous contrôle israélien. La population atteignait alors 55 000 habitants, dont seulement 11 000 habitent la ville proprement dite.
Au mois de , 20 000 personnes sont expulsées et leurs maisons détruites afin de construire une colonie israélienne. Depuis , la ville est un des hauts lieux de la seconde intifada. Elle est en effet reliée à l'Égypte par des tunnels qui servent à acheminer vers la bande de Gaza non seulement des armes, mais aussi de la nourriture, des médicaments, et tout autre objet de la vie quotidienne. Ceci explique les fréquentes incursions de l'armée israélienne dont l'efficacité et les moyens utilisés restent contestés par la communauté internationale.
En , l'armée israélienne lance l'opération Arc-en-ciel pour tenter de mettre fin aux attaques palestiniennes, aux bombardements des villages israéliens, et particulièrement à l'utilisation des tunnels par les trafiquants d'armes à la frontière égyptienne. Cette opération détruira plusieurs centaines de maisons et fera des dizaines de morts parmi les populations civile et armée de Rafah.
Blocus israélo-égyptien de l'enclave de Gaza
À la suite du retrait israélien de la bande de Gaza, achevé le , le point de passage de Rafah est géré par l'Autorité palestinienne sous surveillance vidéo de l'Union européenne.
À partir de , de nombreux accrochages opposent miliciens du Fatah et du Hamas jusqu'à la victoire de ce dernier en . Les autorités égyptiennes ferment la frontière en réponse à l'avancée du Hamas. Fin 2007, la mission européenne EUBAM-Rafah est suspendue. Elle est maintenue en suspens, prête à reprendre ses opérations de surveillance dès que la situation politique le permettra.
Guerre de Gaza de 2008-2009
À la suite de la chute du président Moubarak, les autorités égyptiennes annoncent que le blocus sera levé fin . Les Européens espèrent pouvoir reprendre leurs activités mais en , ils réduisent, à nouveau, le niveau de la mission.
L'attentat du 7 juillet 2017 à Rafah est une attaque terroriste islamiste à la voiture piégée faisant 23 morts et 30 blessés. Le groupe terroriste État islamique revendique l'attaque. Deux voitures piégées ont explosé en traversant deux points de contrôle de l'armée dans la province du Sinaï à la frontière avec la bande de Gaza faisant 23 morts et 30 blessés.
Guerre de 2023-2024
Lors de l'offensive israélienne de 2023-2024 sur la bande de Gaza de la guerre à Gaza, près de 1,5 million de Gazaouis trouvent refuge, sur ordre de l'armée israélienne, à Rafah. À partir de , l'armée israélienne concentre ses attaques sur Rafah et mène des opérations militaires dans et autour de plusieurs hôpitaux, tandis que le gouvernement israélien se déclare déterminé à lancer une vaste offensive terrestre dans cette zone malgré la présence massive de réfugiés. Le responsable des territoires palestiniens au Programme alimentaire mondial de l'ONU, Matthew Hollingworth, avertit sur la situation humanitaire catastrophique : « il n'y a pas un autre endroit dans le monde où un aussi grand nombre de personnes font face à une famine imminente ».
Le , après l'attaque par le Hamas et la fermeture par Israël du poste-frontière de Kerem Shalom, l'armée israélienne prend le contrôle du poste-frontière de Rafah jusqu'alors sous la responsabilité du Hamas de façon à verrouiller la bande de Gaza, Israël affirmant que le Hamas l'utilisait à des fins terroristes.
Le , l'armée israélienne bombarde le camp de réfugiés de Tel al-Sultan, déclenchant un incendie et tuant une cinquantaine de personnes dont cinq enfants, et faisant des centaines de blessés. Le , au moins 37 Palestiniens sont tués dans de nouveaux bombardements sur le quartier de Tel al-Sultan. Le , au moins 12 Palestiniens sont tués dans un bombardement aérien sur Rafah. Le Croissant-Rouge palestinien annonce le la mort de deux de ses secouristes, tués dans « une frappe israélienne directe » contre une ambulance dans la région de Rafah.
Le 27 mai 2024, en réaction à l'offensive, un utilisateur du réseau social Instagram partage une image reprenant le slogan All Eyes on Rafah. Largement partagée dans le monde entier et vue par 47 millions de personnes en 48 heures, elle devient l'un des symboles du soutien à la cause palestinienne.
À la fin du mois de mai, tous les hôpitaux sont hors service à cause des bombardements. L'ONU qualifie la situation à Rafah d'« enfer sur terre ».
Début juin, plus d'un million de personnes ont été déplacées de force de Rafah après plusieurs semaines d'offensive israélienne.
Le 6 juin, l'armée israélienne bombarde une école de l'Unrwa, tuant 37 personnes qui y étaient réfugiées.
Le 23 mars 2025, l'armée israélienne massacre à Rafah quinze secouristes, dans le quartier de Tal Al-Sultan, alors qu'ils venaient en aide aux victimes d'une frappe aérienne. Le 31, Tsahal ordonne à la population de quitter la ville, provoquant un exode.
En avril 2025 l'armée israélienne déclenche une nouvelle offensive sur Rafah, affirmant le 12 avril encercler totalement la ville. Selon l'agence Reuters Tsahal rase les ruines de la ville après l'avoir incorporé à sa « zone de sécurité » au sein de laquelle toute présence palestinienne est interdite, ce que confirme Le Monde.
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Rafah dans la littérature
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