La hiérarchie numérique plésiochrone (PDH) date des années '70, et a évolué principalement pour répondre à la demande de la téléphonie (voix).
PDH permet de multiplexer et de transporter des éléments binaires de débit inférieur (plusieurs trames PCM-30) en les transmettant à des débits supérieurs, chaque système étant composé de 4 systèmes d'ordre inférieur.
Nous constatons cependant que le débit d'un ordre multiplex supérieur est plus élevé que la somme des débits des ordres inférieurs qui le constituent.
Une partie de cette disponibilité de la bande passante est utilisée pour palier à la désynchronisation des voies qui composent la trame. Le multiplex élève les débits inférieurs à une valeur supérieure par injonction d'éléments binaires : du bit stuffing (bits de bourrage) est ajouté aux bits de signalisation, de supervision, et de verrouillage de trame, avec une indication de leur présence dans la trame.
Terme utilisé au sein des télécommunications, plésiochrone, dont la traduction du grec est "presque synchrone, qualifie deux signaux dont les fréquences sont proches et maintenues à l'intérieur de spécifications.
Voir la page relative à la hiérarchie numérique plésiochrone.
Les fréquences nominales sont identiques, mais les trames à grouper dans un ordre supérieur proviennent d'équipements terminaux géographiquement distincts et souvent éloignés.
Une légère variation peut donc survenir entre les fréquences d'horloges.
Ces imperfections de synchronisation portent le nom de gigue (jitter) et de dérapage (wander).
Ang : anisochronous.
Terme utilisé au sein des télécommunications, anisochrone se réfère à un signal périodique dont les durées des intervalles de temps entre les instants significatifs consécutifs ne sont pas systématiquement identiques.
En bref, anisochrone signifie que les paquets de données n'arrivent pas dans le même ordre que celui dans lequel ils ont été transmis.
Isochrone et anisochrone sont des caractéristiques, tandis que synchrone et asynchrone sont des relations.
| Ordre | Nombre de voies (64 Kb/s chacune) | Débit binaire (en Kb/s) | Désignation usuelle (en Mb/s) |
|---|---|---|---|
| 1 | 30 | 2.048 | 2 |
| 2 | 120 | 8.448 | 8 |
| 3 | 448 | 34.368 | 34 |
| 4 | 1.920 | 139.264 | 140 |
Le problème de PDH par rapport par exemple à SDH (Synchronous Digital Hierarchy) est qu'il est impossible d'accéder aux informations des différentes voies sans démultiplexer complètement le format d'ordre supérieur. SDH permet d'identifier un canal individuel dans un flot à haut débit, offre des moyens efficaces de surveillance de la qualité de transmission. PDH ne permet pas ce type de travail, ce qui en limite l'utilisation aux réseaux de téléphonie.
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